Actualités VIH - 15 novembre 2011

Texte publi� le mardi 15 novembre 2011.

« Un voilier pour barrer la route au VIH » - La chlamydiose génitale en hausse - La première dame de l’Ouganda pour l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants dans son pays - Lutte contre le Vih : Objectif du SENEGAL - Journée mondiale de lutte contre le sida 1er décembre 2011 - Le virus du VIH était découvert il y a 30 ans : La Fondation l’Actuel marque le coup avec un événement-bénéfice exceptionnel mettant en vedette Diane Dufresne et les Violons du Roy - Les lymphomes des patients infectés par le VIH, des entités à part entière - Botswana : le gouvernement appelle les jeunes à renforcer leurs connaissances sur le VIH/Sida - Lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose - « J’ai le sida », le message du rappeur Lil B pour le dépistage du VIH - De plus en plus de Grecs touchés par le VIH - HCNLS : la boîte de Pandore est ouverte… - Plus de mille femmes enceintes réalisent de test volontaire de Vih/Sida - Mortalité maternelle : Seize femmes meurent par jour en couche en Côte d’Ivoire, selon l’UNFPA - HCMV renforce sa coopération avec la Californie - « Femmes en action » pour marquer le 11e anniversaire de la Résolution 1325 - Casser l’image de l’handicapé en fauteuil - Lorsque le numérique bouleverse l’humanitaire


« Un voilier pour barrer la route au VIH »

(Par : DOMactu.com ) le 15 novembre 2011

Il faut savoir que 270 000 personnes sont infectées par le VIH dans la Caraïbe, ce qui la place en 2e position après l’Afrique parmi les régions les plus touchées au monde.

La Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont, quant à elles, les départements français les plus touchés : 10% des nouveaux cas dépistés pour 2% de la population.

L’association Santé En Entreprise a donc décidé de lancer une vaste opération de sensibilisation et de conseils de dépistage de la maladie.

« Agissons ensemble pour barrer la route au sida ». Ce message sera transmis grâce à voilier emmené par le skipper Willy Bissainte entre la Guadeloupe et la Martinique.

L’animation et l’organisation des manifestations à chaque escale est à la charge d’Entraide Gwadloup et Vaincre le Sida Ensemble.

En ce qui concerne la Guadeloupe, le violier était hier au Gourbeyre, où le lancement officiel de l’opération s’est tenu au restaurant le Kafé des Signes à Rivière-Sens.

Aujourd’hui, il sera à Basse-Terre, demain à Pointe-à-Pitre, jeudi au Gosier, vendredi à Sainte-Anne et samedi au Moule.

Puis le voilier se dirigera vers la Martinique. La fin de l’opération est prévue pour le 1er décembre prochain, date de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.domactu.com/actualite/11...]


La chlamydiose génitale en hausse

(Par : NORDINFO.COM ) le 15 novembre 2011

Cette infection transmissible sexuellement se caractérise, pour les hommes, par un écoulement du pénis, une sensation de picotement au niveau de l’urètre et une sensation de brûlure au moment d’uriner. Pour ce qui est des femmes, la maladie se manifeste par un écoulement génital, des douleurs abdominales ou pelviennes, une sensation de brûlure au moment d’uriner ainsi que des saignements vaginaux anormaux. Il faut savoir que la majorité des patients infectés sont asymptomatiques, ce qui veut dire que l’infection peut persister durant des mois, peut-être même des années, augmentant significativement le risque d’infecter le(s) partenaire(s) à son (leur) insu. Sans diagnostic, ni traitement, la chlamydiose génitale peut entraîner la stérilité et augmenter le risque de contracter une infection à VIH. À ce chapitre, sachez que 15 % à 20 % des femmes sont réinfectées par leur partenaire après le traitement. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, la chlamydiose génitale est l’infection la plus répandue dans le monde entier. On estime qu’il y a eu 89 millions de cas en 1995 ; c’est l’Asie qui a été la plus touchée, suivie par l’Afrique subsaharienne. Les 15 à 24 ans plus touchés Dans les Laurentides, en 2010, plus de 1 400 cas, répartis dans tous les réseaux locaux, ont été déclarés ; ce nombre ne représente qu’une fraction des cas véritables. En 2010, les jeunes de 15-24 ans (dont 70 % de femmes) représentaient près de 70 % des cas de chlamydiose génitale déclarés (taux d’incidence de 1 503 pour 100 000). Infectées, les femmes enceintes risquent gros pour leur bébé. Troubles pulmonaires ou troubles oculaires – qui pourraient rendre aveugles les nourrissons – figurent parmi les plus grands dangers courus. Pour du soutien ou du dépistage, on peut contacter un professionnel à l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides au 450-432-8732. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.nordinfo.com/Actualites/...]


La première dame de l’Ouganda pour l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants dans son pays

(Par : ONUSIDA ) le 14 novembre 2011

La directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Est et australe, Dr Sheila Tlou, a appelé la première dame de l’Ouganda, Janet Kataaha Museveni, à lutter pour l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants dans son pays.

La requête a été faite lors de la visite officielle du Dr Tlou en Ouganda les 8 et 9 novembre 2011 dont l’objectif était d’impliquer le leadership politique de haut niveau dans le soutien du Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie. L’Ouganda est l’un des 22 pays qui a participé au développement du Plan mondial et s’est engagé à le mettre en œuvre.

« Nous devons lutter pour maintenir les mères en vie de façon à ne pas avoir plus d’orphelins », a déclaré le Dr Tlou. « Nous devons les mettre sous traitement antirétroviral dès que possible pour qu’elles puissent continuer à allaiter et s’assurer d’avoir des bébés en bonne santé », a-t-elle ajouté.

Le directeur général de la Commission ougandaise sur le sida, Dr David Kihumuro Apuuli, a noté que 150 000 enfants de moins de 15 ans étaient séropositifs en Ouganda, avec seulement 24 000 d’entre eux ayant accès à un traitement anti-VIH sur les 98 000 qui en ont besoin. Le Dr Apuuli a également souligné que les adultes, qui doivent donner l’exemple à la jeunesse, sont responsables de plus de 50 % des nouvelles infections, essentiellement à cause des partenariats domestiques multiples. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.unaids.org/fr/resources/...]


Lutte contre le Vih : Objectif du SENEGAL

(Par : Le soleil ) le 15 novembre 2011

Avec une prévalence de 0,7%, le Sénégal a capitalisé et renforcé les acquis en termes de prévention du Vih/Sida. Aujourd’hui, la nouvelle vision du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), est d’avoir, à l’horizon 2015, zéro nouvelle infection, zéro décès lié au Vih/Sida et zéro stigmatisation. En matière de lutte contre le Vih/Sida, le Sénégal est en train de marquer de bons points. C’est ce qui ressort de la réunion du Cnls sur la pandémie à Saint-Louis. Cette rencontre a permis de partager, avec le niveau régional, la situation de l’épidémie dans le monde afin de permettre aux acteurs du niveau décentralisé, d’être en phase avec l’actualité de l’épidémie. Cette réunion a également occasionné le rappel des importants résultats capitalisés ces 5 dernières années. Selon le Dr Ibra Ndoye, coordonnateur du Cnls, ces résultats montrent que le Sénégal est à une prévalence de 0,7%. Cela concorde, avec ceux de la surveillance sentinelle chez les femmes enceintes. Cela signifie, explique le Dr Ndoye, que le Sénégal a capitalisé et renforcé les acquis en termes de prévention du Vih.

Résultats probants

« La cible jeune (15-24 ans), a enregistré les résultats les plus importants avec une prévalence qui est passée de 0,5% en 2005 à 0,3% », a-t-il noté. Aussi, la féminisation de l’épidémie a diminué. D’autres baisses ont été encore enregistrées notamment chez les travailleuses du sexe avec un taux passé de 19,8 à 18,5%. Chez les pêcheurs, il est passé de 1 à 0,8%, de 1,2 à 0,6 % chez les camionneurs et de 0,6 à 0,2% chez les policiers. « Il faut également préciser que, de 2000 à aujourd’hui, 4.800 nouvelles infections ont été enregistrées. Elles concernent des adultes de plus de 15 ans, tandis que 59.000 nouvelles Personnes vivant avec le Vih, dont 32.000 femmes ont été enregistrées », a indiqué le coordonnateur du Cnls.

Pour les orphelins et enfants vulnérables affectés par le Vih/Sida, le Dr Ibra Ndoye a indiqué qu’ils sont au nombre de 19.000, tandis que 2.600 décès liés au Vih ont été recensés. Ces résultats, selon le Dr Ndoye, sont le fruit d’efforts concertés dans un cadre multisectoriel. Mais, si ces résultats constituent des motifs de fierté, la lutte contre le Vih/Sida est loin d’être gagnée. Pour y arriver, le Sénégal devra encore remporter d’autres batailles. Il s’agit d’arriver à zéro nouvelle infection, zéro décès lié au Vih et zéro stigmatisation. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lesoleil.sn/index.php?op...]


Journée mondiale de lutte contre le sida 1er décembre 2011 - Le virus du VIH était découvert il y a 30 ans : La Fondation l’Actuel marque le coup avec un événement-bénéfice exceptionnel mettant en vedette Diane Dufresne et les Violons du Roy

(Par : CNW ) le 15 novembre 2011

- La Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre prochain marque également cette année le 30e anniversaire de la découverte scientifique de la maladie. Afin de souligner l’importance de cet anniversaire marquant, la Fondation l’Actuel présente un événement-bénéfice exceptionnel réunissant l’incomparable Diane Dufresne et l’ensemble à corde renommé Les Violons du Roy.

« Nous souhaitons sensibiliser les gens et mobiliser la communauté d’affaires, tout en saluant le combat mené ici par des milliers de personnes, porteuses du VIH ou non », a souligné André Boisclair, président de la Fondation l’Actuel. « L’événement placé sous le signe de l’espoir se veut aussi une occasion de souligner le dévouement dont font preuve les professionnels de la santé, chercheurs et associations de tous horizons, de toutes missions dans cette lutte quotidienne qui, malgré ce que beaucoup croient, est encore très loin d’être gagnée », a-t-il ajouté.

Pour le porte-parole de la Fondation, le Dr Réjean Thomas, il est important de continuer la sensibilisation parce que malgré certaines croyances malheureusement répandue, le SIDA demeure une maladie mortelle et les nombreuses statistiques démontrent que le VIH et les ITSS se transmettent encore beaucoup au Québec. Il rappelle également que l’objectif d’éradiquer la maladie d’ici 10 ans a été proclamé récemment par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon. « Profitons du 30e anniversaire de la découverte scientifique de la maladie pour faire le point et surtout, de nouveau, faire de la sensibilisation », a-t-il déclaré.

Un triste anniversaire… mais de l’espoir ! Depuis son apparition il y a 30 ans, le sida a fait 25 millions de victimes. Aujourd’hui, 7000 personnes par jour contractent le VIH à travers le monde, 33 millions de personnes vivent avec le virus alors que 10 millions d’entre elles n’ont pas accès à des traitements.

Au Canada, environ 65 000 Canadiens vivaient avec le VIH en 2008 et le nombre de nouveaux cas d’infection par année a augmenté depuis 2005. Au Québec, 280 cas d’infection ont été enregistrés au premier semestre 2010 et on estime à environ 700 le nombre de nouvelles infections par année.

Un spectacle unique au profit d’une organisation essentielle Rendu possible avec le soutien de Bristol-Myers Squibb, ce spectacle sera précédé d’un cocktail. Dirigé pour l’occasion par Simon Leclerc, Les Violons du Roy, fleuron de la musique québécoise, accompagneront la grande Diane Dufresne pour offrir, le temps d’une soirée magique, une première prestation montréalaise exclusive et originale. BMO Groupe financier a accepté, au grand plaisir de la Fondation, d’agira à titre de commanditaire principal.

Fondation l’Actuel Créée en 2006, la Fondation L’Actuel a pour objectifs d’assurer le bien-être des personnes atteintes du VIH/sida, des ITS et des hépatites, de favoriser l’accès à la recherche, au dépistage, aux traitements ainsi qu’aux soins de ces mêmes personnes et, finalement, de favoriser la prévention du VIH/sida, des ITSS et des hépatites dans la population. Elle lance d’ailleurs aujourd’hui, avec le soutien de Bristol-Myers-Squibb et de l’initiative Une Vie (www.unevie.ca) une toute nouvelle campagne de dépistage du VIH afin d’en prévenir la transmission. Cette offensive permettra aux clientèles cibles d’avoir accès gratuitement à un test de dépistage rapide.

De plus, La Fondation l’Actuel complète notamment une étude afin de mieux cerner la réalité des personnes de plus de 50 ans vivant avec le VIH. Finalement, grâce à un partenariat fructueux avec la Fondation canadienne du foie, elle a pu se procurer un appareil Fibroscan, l’un des seuls au Québec et le premier à être disponible à l’extérieur du milieu hospitalier. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.newswire.ca/fr/story/877...]


Les lymphomes des patients infectés par le VIH, des entités à part entière

(Par : Femmes et SIDA ) le 15 novembre 2011

Non hodgkiniens et hodgkiniens, les incidences s’inversent actuellement. L’incidence des lymphomes non hodgkiniens est en diminution, alors qu’il semble que l’incidence des lymphomes hodgkiniens augmente. Les lymphomes non hodgkiniens restent cependant la première tumeur chez le patient séropositif avec une incidence standardisée entre 22,6 et 24,2 dans les dernières études en Suisse et aux États-Unis. Chez le patient infecté par VIH/sida, le risque d’avoir un lymphome non hodgkinien est 100 fois supérieur à celui de la population générale. Les lymphomes hodgkiniens représentent la cinquième tumeur la plus fréquente chez le patient séropositif avec une incidence standardisée entre 11,5 et 36,2 dans les dernières études en Suisse et aux États-Unis. Le risque relatif de développer un lymphome hodgkinien pour un patient séropositif varie entre 5 et 25 par rapport à la population générale. Le taux de lymphocytes bas est un facteur influençant la survenue du lymphome Dans le lymphome hodgkinien, le risque de survenue augmente quand le taux de lymphocytes CD4 est faible, entre 5 et 99/mm3. Dans 50 à 60 % des cas, le lymphome non hodgkinien survient à un stade évolué, avec un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3. Dans 25 % des cas de lymphome non hodgkinien, la charge virale du VIH est indétectable au diagnostic. De même, dans près de 25 % des cas, il survient chez des patients asymptomatiques ou présentant une polyadénopathie chronique et ayant plus de 400 CD4/mm3. Le risque de faire un lymphome hodgkinien serait significativement plus important les trois premiers mois de la mise sous multithérapie antirétrovirale. Ensuite ce risque diminuerait entre 4 et 6 mois de traitement et finirait par s’annuler. Le syndrome inflammatoire de reconstitution immunitaire serait à l’origine de ces constatations. L’infection à VIH influence le type anatomopathologique du lymphome. Les lymphomes non hodgkiniens associés au VIH Ils sont en majorité des lymphomes de type B, agressifs, diffus, à grandes cellules et des lymphomes de Burkitt. Les lymphomes des séreuses, les lymphomes non hodgkiniens plasmablastiques et les lymphoproliférations similaires à celles observées après transplantation d’organe de type PTLD (posttransplant lymphoproliferative disorders) sont plus rares. Les lymphomes hodgkiniens associés au VIH Deux types histologiques sont les plus fréquents : le type à cellularité mixte le type à déplétion lymphoïde. Ils sont riches en cellules de Reed-Sternberg et leur pronostic est défavorable. Trois facteurs principaux sont impliqués dans la lymphomagenèse. le dysfonctionnement immunitaire avec : la diminution des capacités d’immunosurveillance vis-à-vis des cellules infectées par le virus d’Epstein-Barr ; la diminution des capacités de défense antitumorale, qui favorise l’apparition de la lymphoprolifération. les virus oncogènes ; virus d’Epstein-Barr ; l’herpèsvirus humain 8 ; les anomalies moléculaires et cytogénétiques secondaires à l’infection par le VIH : l’activation polyclonale des lymphocytes B par stimulation antigénique chronique ; la dérégulation de la production des cytokines). Le séropositif atteint d’une lymphome hodgkinien a une la survie plus faible que celle de la population générale. Dans le lymphome hodgkinien, la médiane de survie demeure plus faible que celle de la population générale (environ 19 mois) et elle est stable depuis l’introduction des HAART. Par contre, dans le lymphome non hodgkinien et grâce à la trithérapie antirétrovirale, la médiane de survie est proche de celle retrouvée chez les patients non infectés par le VIH, atteignant 3 à 4 ans. Un taux de lymphocytes CD4 bas, une charge virale du VIH élevée, l’âge avancé et le sexe masculin sont des facteurs de mauvais pronostic. Les patients VIH doivent être traités comme des patients non infectés. Dans les deux types de lymphome, le traitement antirétroviral améliore la survie et doit être associé à la polychimiothérapie anticancéreuse habituelle. Quelques particularités du traitement quand le lymphome est associé à une infection à VIH surveiller les interactions médicamenteuses entre la chimiothérapie antitumorale et les antirétroviraux ; proscrire la zidovudine, en raison de la toxicité hématologique cumulée ; Surveiller la toxicité hépatique, notamment chez les patients co-infectés par les virus des hépatites ou recevant des traitements hépatotoxiques ; faire une prophylaxie systématique des infections à Pneumocystis jirovecii (à poursuivre au moins 6 mois après la fin de la chimiothérapie ; faire une prophylaxie des herpès virus et des infections fongiques en cas de récurrences fréquentes antérieures à la chimiothérapie ; surveiller les facteurs de croissance hématopoïétiques (G-CSF), du 6e au 11e jour après la chimiothérapie ; Surveiller la PCR du cytomégalovirus pour les chimiothérapies intensives. Le TEP-scan est d’interprétation délicate en cas d’infection VIH associée. Dans la population générale, le TEP-scan est utile dans les lymphomes dans le bilan d’extension au diagnostic et pour l’évaluation de la réponse au traitement. Cependant, au cours de l’infection par le VIH, du fait de l’activation immunitaire permanente, son interprétation est difficile. Au total, une en charge des patients infectés par le VIH similaire à celle de la population générale. La prise en charge multidisciplinaire et concertée de ces patients est cependant nécessaire du fait de l’obligation d’introduire ou de maintenir un traitement antirétroviral efficace parallèlement à la chimiothérapie. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]


Botswana : le gouvernement appelle les jeunes à renforcer leurs connaissances sur le VIH/Sida

(Par : Afriquinfos ) le 15 novembre 2011

La campagne de communication "AIDS Swagga", lancée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (MYSC), met l’accent sur l’enseignement pour promouvoir le dialogue sur la prévention du VIH en recourant aux nouvelles technologies comme les téléphones mobiles, Internet, la télévision et les médias.

Au lancement de la campagne, le vice-secrétaire permanent du ministère, Peter Mongwaketse, a déclaré que l’événement représentait une mesure importante dans leurs efforts continus pour développer et donner du pouvoir aux jeunes afin de combattre le VIH/Sida. "La campagne de communication utilisera les nouvelles technologies comme les téléphones mobiles, les réseaux sociaux, les médias ainsi que les plateformes de communication traditionnelles pour atteindre les jeunes du Botswana", a-t-il expliqué.

M. Mongwaketse a qualifié les jeunes de fenêtre d’espoir du gouvernement dans la lutte contre le VIH/Sida, déclarant que le gouvernement dépendait d’eux pour réaliser le rêve d’atteindre zéro nouvelle contamination d’ici 2016.

Il a indiqué que les jeunes n’étaient pas épargnés par les problèmes de crimes, de VIH/Sida et d’autres maladies sociales, et que la situation était aggravée par leurs niveaux relativement bas de participation et de contribution dans l’organisation et la mise en place d’initiatives nationales de développement.

Aussi, selon M. Mongwaketse, tous les jeunes devraient tenir compte de tous les messages disponibles et utiliser les informations pour sauver leur vie et mener une vie saine. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.afriquinfos.com/articles...]


Lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose

(Par : France Diplomatie ) le 15 novembre 2011

Conférence internationale "Eliminons la transmission du vih-sida de la mère à l’enfant, en Afrique de l’Ouest et du Centre" (16 et 17 novembre 2011)

Le ministère des Affaires étrangères et européennes est partenaire de la conférence "Eliminons la transmission du VIH-SIDA de la mère à l’enfant, en Afrique de l’Ouest et du Centre", organisée les 16 et 17 novembre, à l’Institut Pasteur, par le Comité français pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) qui réunira 300 experts africains et français. Si la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant a quasiment disparu dans les pays développés grâce aux traitements anti-rétroviraux, ce n’est toujours pas le cas dans le reste du monde où chaque année, plus de 370 000 enfants sont contaminés. La France est le premier contributeur mondial à UNITAID, financé par la taxe de solidarité sur les billets d’avion. UNITAID est avec 110 millions d’euros annuels, une facilité internationale d’achats de médicaments contre les trois pandémies (sida, tuberculose et paludisme). La France consacre 1 milliard d’euros par an (soit 12% de son aide publique au développement) à la santé, principalement dans les pays d’Afrique subsaharienne francophone. La France est le deuxième contributeur au Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme avec 360 millions d’euros annuels. Ce Fonds attache une importance toute particulière à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant au travers du renforcement des systèmes de santé et plus généralement à l’accès à la prévention au soin et au traitement du VIH-SIDA. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/en...]


« J’ai le sida », le message du rappeur Lil B pour le dépistage du VIH

(Par : MCE ) le 15 novembre 2011

Le rappeur Lil B chante qu’il a le sida dans sa dernière chanson pour sensibiliser le public au dépistage du VIH

Le rappeur Lil B continue son militantisme avec son nouveau titre I’ve got AID (j’ai le sida). Après avoir scandé Je suis gay dans sa dernière chanson, Lil B souhaite faire de la prévention contre le VIH. Le rappeur a même demandé à ses fans de filmer leur dépistage et de lui envoyer la vidéo.

« J’ai beaucoup de chansons qui comportent des paroles sexuelles, je veux dire la vérité aux gens sur la sexualité et être sûr qu’ils se font tester s’ils sont sexuellement actifs » a expliqué Lil B. Pour l’exemple, le rappeur se fera dépister et dévoilera les résultats. (...)

Source et suite de l’article : [http://mcetv.fr/news-express/1511-j...]


De plus en plus de Grecs touchés par le VIH

(Par : Slate.fr ) le 15 novembre 2011

Plus pauvres, les Grecs sont aussi de plus en plus vulnérables au virus du sida. « D’ici à la fin 2011, le nombre de personnes atteintes par le VIH pourrait augmenter de 60% », rapporte Reuters. Déjà de janvier à mai 2011, on dénombrait 384 nouveaux cas, soit 50% de plus que l’année précédente à la même période.

Jusqu’ici, en Grèce, le virus du sida touchait surtout les homosexuels ayant eu des relations non protégées. Or désormais, le nombre d’hétérosexuels infectés est en forte hausse.

L’explication est à trouver dans la consommation de drogue qui est, comme celle des anxiolytiques, en forte hausse. L’augmentation de la prostitution est aussi en cause.

Sans parler « du fait que quand les temps sont rudes, les personnes qui se droguent préfèrent s’injecter de l’héroïne plutôt que de fumer ou de sniffer, car ils sont assurés d’en avoir plus pour leur argent en utilisant une aiguille », selon des chercheurs français évoqués par l’article.

Le gouvernement grec envisagerait de fortement réduire sa contribution au traitement des patients. Pour se soigner, une personne atteinte du sida devra donc payer de sa poche. 400 euros par mois. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.slate.fr/lien/46349/grecs-vih]


HCNLS : la boîte de Pandore est ouverte…

(Par : LejournalduMali.com ) le 15 novembre 2011

La semaine dernière, nous rencontrions Malick Sène, Secrétaire exécutif du HCNLS, le Haut Conseil National de lutte contre le VIH Sida, pour faire le point sur les résultats de l’institution en matière de lutte contre le VIH sida, cette fois, c’est devant un public de journalistes maliens, que l’homme a eu faire une communication brillante, ce lundi 14 novembre, à la Maison de la presse de Bamako, pour ensuite répondre aux questions des scribouillards de la république. Rappelons le, HCNLS fait l’objet d’une enquête du Fonds Mondial depuis près de 14 mois, et est soupçonné de malversations financières. Tout est parti d’un article de presse, qui a en quelque sorte déclenché l’opération de communication du HCNLS.

Une conférence de presse s’imposait donc pour Malick Sène et son équipe. Autour de lui, à la maison de la presse, le Dr Youssouf Diallo, et Alioune Sylla du CSLS-MS, la cellule sectorielle de lutte contre le sida du ministère de la Santé, partenaire clé du HCNLS. Et dans la salle, le public. Une vingtaine de diapos, ont servi à Malick Sène, pour dérouler les résultats incontestables du HCNLS sur le round 2004-2010, où 45 millions de dollars ont été décaissés. Baisse du taux de séroprévalence de 1,7 à 1,3%, augmentation des sites de dépistage, le Mali classé comme le 3è pays africain à avoir rendu gratuit l’accès aux ARV. Mais il reste la stigmatisation sociale des malades, une des faiblesses du programme, les divorces consécutifs à la maladie, le refus culturel pour certains malades de prendre les médicaments… autant de défis qui restent à accomplir. Mais l’enquêteur du Fonds Mondial, le fameux Bourassa, a-t-il eu le temps de constater tout cela ? Il aurait été renvoyé de Bamako. Malick Sène dément formellement. Pire, précise le Secrétaire Exécutif du HCNLS, ce sont des Maliens qui ont passé près de 150 coups de fil, au Fonds Mondial pour dénoncer des fraudes dans la gestion des fonds. « C’est quand même une honte, entre nous africains d‘agir de la sorte… », s’indigne Sène. Qui appelle les journalistes à plus de véracité, de jugement et d’objectivité. « Le secrétariat du HCNLS est inclusif, il est à vous et nous sommes à votre disposition pour vous donner toutes les informations ». Et maintenant ? (...)

Source et suite de l’article : [http://www.journaldumali.com/articl...]


Plus de mille femmes enceintes réalisent de test volontaire de Vih/Sida

(Par : ANGOP ) le 15 novembre 2011

Namibe (Angola) - Mille 484 femmes enceintes ont réalisé des tests volontaires de Vih/Sida, de juillet à octobre, au centre de santé de la municipalité de Tombwa, à 93 kilomètres, au sud de la ville de Namibe, chef-lieu de la province du même nom.

Comparativement à la même période antérieure, il y a eu une réduction de 269 cas.

Un rapport du centre hospitalier parvenu mardi à l’Angop indique que 12 cas positifs et cinq décès ont été enregistrés.

Le secteur de la santé de la municipalité de Tombwa compte neuf médecins angolais, deux techniciens spérieurs, 16 superviseurs et 69 techniciens de base. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.portalangop.co.ao/motix/...]


Mortalité maternelle : Seize femmes meurent par jour en couche en Côte d’Ivoire, selon l’UNFPA

(Par : AIP ) le 15 novembre 2011

- Seize femmes meurent, en moyenne, par jour pendant l’accouchement en Côte d’Ivoire, a révélé, dimanche à Abidjan, la représentante résidente de l’UNFPA, Suzanne Maïga Konaté. "Le combat et le défi de l’UNFPA est de sauver la vie des femmes, car chaque jour, 16 femmes meurent pendant l’accouchement en Côte d’Ivoire", a indiqué Mme Maïga Konaté, lors d’une cérémonie de sensibilisation sur la prévention du VIH/Sida et la moralité maternelle organisée par le Réseau des professionnels des médias, des arts et du sport engagés dans la lutte contre le Sida et les autres pandémies en Côte d’Ivoire (REPMASCI) à l’espace Vatican de Marcory. Ces femmes, a-elle expliqué, meurent "parce qu’elles n’accèdent pas aux services de santé, faute d’informations". Elle a alors invité les professionnels des médias à s’impliquer davantage dans la sensibilisation des femmes à l’accouchement dans les maternités, la planification des naissances et l’usage des préservatifs masculins et féminins pour prévenir non seulement les grossesses non désirées et le VIH/Sida. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.aip.ci/indexL.php?idl=22...]


HCMV renforce sa coopération avec la Californie

(Par : Vietnam ) le 15 novembre 2011

Hô Chi Minh-Ville souhaite renforcer ses relations de coopération avec la Californie (Etats-Unis) dans plusieurs secteurs, a souligné Nguyen Thanh Chin, membre permanent du Comité populaire de la mégapole économique du Sud.

En recevant mardi la délégation du Sénat de la Californie conduite par son président Darrell Steinberg, Nguyen Thanh Chin s’est félicité du bon développement des relations entre les deux pays ainsi qu’entre la Californie et Hô Chi Minh-Ville, laquelle jumelée avec San Francisco.

Il a également souhaité que la Californie assiste sa localité dans le développement de ses infrastructures, des énergies renouvelables, le traitement des déchets, la formation de ressources humaines, ainsi qu’en matière de prévention et de lutte contre le VIH/Sida. (...)

Source et suite de l’article : [http://fr.vietnamplus.vn/Home/HCMV-...]


« Femmes en action » pour marquer le 11e anniversaire de la Résolution 1325

(Par : http://minustah.org ) le 15 novembre 2011

Placé cette année sous le thème de « An nou bay Fanm ayisien yo jaret pou yo jwe wol yo nan sosyete » (Renforçons les capacités des femmes afin qu’elles puissent jouer leur rôle dans la société), « Femmes en action » se donne pour vocation de promouvoir l’autonomisation des femmes haïtiennes par le biais des organisations qui les représentent.

Il s’agira, tout au long de ce mois de novembre, de leur consacrer une série d’activités visant entre autres à les informer sur leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels, à les sensibiliser sur les violences à leur encontre ou encore à les doter d’outils nécessaires afin qu’elles s’assument comme des acteurs économiques et se considèrent davantage comme des individus jouant un rôle à part entière dans la société. Au menu, des séances de formation sur « l’Entreprenariat féminin » avec des modules sur la création et la gestion des entreprises ; des conférences-débats et un atelier de travail sur les conditions de vie des femmes rurales ; des ateliers de sensibilisation sur le VIH/SIDA et la projection du film « Tina », relatant la vie de la musicienne américaine Tina Turner qui a longtemps été soumise à des violences conjugales. Une Journée « Portes ouvertes » et une foire artisanale mettront fin au programme. Aux Cayes -département du Sud-, le chef (ai) du Bureau régional/Sud de la MINUSTAH, Mme Dona Plotkin, s’adressant aux 64 participants -32 femmes et 32 hommes- qui ont pris part à la cérémonie de lancement de cette 4e édition, a exprimé le souhait que les femmes soient en mesure de « donner leurs opinions dans l’élaboration des politiques publiques du pays pour que le développement puisse se faire dans le respect de leurs droits ». Intervenant sur le rôle des organisations de femmes dans l’intégration de leurs sœurs dans les sphères décisionnelles, Mme Sylvie Rameau, de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, a quant à elle plaidé en faveur de la solidarité au profit des femmes car, dit-elle, « pour qu’elles puissent réussir, il faut que toutes les institutions de la société civile les appuient dans leurs démarches ». (...)

Source et suite de l’article : [http://minustah.org/?p=32732]


Casser l’image de l’handicapé en fauteuil

(Par : clicanoo.re ) le 15 novembre 2011

Au niveau national, les personnes handicapées étaient près de 270000 à être au chômage en mars de cette année. Un chiffre en hausse de 13,1% en un an et qui tire la sonnette d’alarme auprès des organismes d’accompagnement des handicapés. Lors de cette semaine de l’emploi sont visées notamment les entreprises, qui doivent faire plus de place dans leurs équipes à ceux souffrant d’une « altération d’une ou plusieurs de leurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique », comme le précise la définition du code du travail. Car l’handicapé, c’est loin d’être uniquement la personne en fauteuil roulant, comme le laissent penser les idées reçues. « C’est peut-être à cause du logo « handicapé » qu’on trouve partout, sur les places de parking par exemple, du petit bonhomme en chaise roulante », tente d’expliquer Nayma Ali, référente à l’insertion professionnelle à la Maison départementale des personnes handicapées. Elle se rappelle par exemple d’employeurs ayant appelé pour demander à embaucher des handicapés, parce que « Ça y est, une rampe a été installée ». L’image du fauteuil roulant fait encore peur, et il faudrait la casser. D’ailleurs, il est des handicaps qui sont aussi invisibles aux yeux des autres, et parfois de la personne concernée elle-même. De ce fait, certains hésitent à se reconnaître comme handicapé sous prétexte qu’ils ne sont pas en fauteuil.

Appréhensions et idées reçues

Or, les victimes de maladies invalidantes - diabètes, cancers, VIH - peuvent aussi prétendre au statut d’handicapé, mais n’y pensent pas ou ne veulent pas le reconnaître. « Après une chimiothérapie épuisante par exemple, les malades peuvent bénéficier d’une reconnaissance d’handicap pour un aménagement du travail », rappelle Nayma Ali. Sous réserve, bien sûr, de validation du dossier par la MDPH. Elle justifie ainsi la difficulté pour les personnes de faire cette démarche : « Le mot handicap est encore très lourd, alors que c’est juste un désavantage, une limitation d’un point de vue médical, sans que ça affecte les aptitudes professionnelles ». Bien que de moins en moins courants, les préjugés sont aussi présents chez les employeurs, qui hésitent encore à recruter parmi les porteurs de handicaps malgré une obligation légale d’embaucher 6% de personnel handicapé dans les entreprises de plus de 20 personnes. Les appréhensions et les idées reçues sont toujours monnaie courante et freinent l’insertion au travail. « Les entreprises se demandent : est-ce que la personne pourra effectuer toutes les tâches demandées ? Est-ce qu’elle va réussir à s’intégrer dans l’équipe ? », relève Max Técher, responsable de Cap emploi, agence d’insertion spécialisée et rattachée au Pôle emploi. Malgré des avancées dans les mentalités, le résultat n’est pas toujours au rendez-vous, comme le montrent les réactions de certains, dont se rappelle Nayma Ali de la MDHP : « Il y a des employeurs qui cherchent à recruter des gens porteurs de handicaps, « mais quelque chose qui ne se voit pas trop ». Manifestement, des efforts restent à faire, malgré un début de bonne volonté. Généralement, le premier recrutement demeure le plus dur. Après une première expérience positive pour l’entreprise, les appréhensions tendent à s’effacer, selon le responsable du Cap emploi, Max Técher. Toujours est-il qu’à la Réunion, un peu moins de 30% des entreprises ne remplissent pas leur quota de 6% de personnel handicapé et continuent à verser une côtisation en contrepartie. Ce qui n’est pas toujours leur faute, selon Nayma Ali : « Parfois certaines entreprises emploient déjà des travailleurs handicapés sans le savoir. Mais ils ne veulent pas se déclarer comme handicapés de peur d’être stigmatisés, mis à l’écart, ou parfois même parce qu’ils n’en ressentent pas le besoin ». (...)

Source et suite de l’article : [http://www.clicanoo.re/11-actualite...]


Lorsque le numérique bouleverse l’humanitaire

(Par : THOT CURSUS ) le 15 novembre 2011

la fin du mois d’octobre 2011, le quotidien canadien The Globe and Mail a publié un copieux dossier consacré aux nouvelles formes d’aide internationale et de philanthropie. Dans ce dossier, on pouvait lire un passionnant article de Doug Saunders intitulé "Save the World, Inc. : The Revolution of Philanthropy 3.0". L’article, toujours disponible sur le site du Globe and Mail, peut être lu de façon plus confortable sur le site de l’auteur.

Que nous apprend cet article ? Entre beaucoup d’autres choses, que le numérique a bouleversé le "tiers secteur", celui des organismes sans but lucratif et, plus précisément, celui de la solidarité internationale, qu’il s’agisse d’action d’urgence ou d’aide au développement.

Ce bouleversement est intervenu aux deux extrémités de la chaîne de l’aide, depuis le donateur privé jusqu’aux principaux organismes chargés de récolter et distribuer les fonds destinés à l’aide.

Les métamorphoses du don privé

Le don privé a en effet changé avec les outils numériques : désormais, le chèque annuel adressé à une ONG traditionnelle (MSF, Care, Oxfam, Croix-Rouge...) semble sur le point de se faire dépasser par les innombrables appels aux dons réalisés par de micro-organismes qui affirment pouvoir acheminer l’aide ainsi collectée plus rapidement et plus directement à ses bénéficiaires. Dons par SMS, campagnes menées sur Facebook et Twitter, permettent à de nouveaux publics (les jeunes d’une part, les habitants des pays émergents d’autre part) de participer à la solidarité internationale.

Saunders souligne que l’aide apportée à Haïti après le tremblement de terre du début de l’année 2010 est représentative de cette tendance : d’innombrables organismes petits et gros se trouvent sur place pour utiliser l’argent collecté par le biais des outils numériques. Ils entrent en concurrence directe avec les organismes d’aide traditionnels, qui se plaignent de voir leurs actions (mal) répliquées par des amateurs qui n’adoptent pas les bonnes pratiques du secteur. Cet ensemble d’acteurs d’un nouveau genre constitue ce que Saunders appelle "la troisième vague (des organismes d’aide), née de la mondialisation, de la crise et de la technologie, qui est à la fois plus dynamique et moins stable que le groupe d’acteurs d’hier".

Ces nouveaux acteurs omniprésents dans l’espace numérique mettent en avant plusieurs caractéristiques de leur action :

- Elle permet les micro-dons. la fondation One créée par l’acteur chinois Jet Li par exemple, permet des dons de un yuan (11 centimes d’euros, 16 cents de dollar canadien).

- Elle est ciblée sur des projets ultra-précis, parfois même sur des individus : financer une année scolaire pour un enfant, assurer une année de nourriture pour une famille...

- Elle n’est pas nécessairement réalisée à fonds perdus. Le prêt gagne du terrain pour financer des initiatives génératrices de revenus. Sur le site Kiva par exemple, les volontaires financent des projets individuels, par exemple pour aider un vendeur des rues de Kinshasa à acheter son stock. ils récupèrent ensuite leur mise (25 dollars) avec intérêts, et le site prend lui aussi une commission. Le modèle est donc celui du "profit" aux trois niveaux : le prêteur, le site (l’intermédiaire) et le bénéficiaire du prêt. Et le modèle fonctionne, d’après ce qu’on lit sur le site, puisque plus d’un million de dollars est distribué sous forme de prêts chaque semaine, et que le taux de remboursement est de près de 85 %.

Les milliards du roi de l’informatique personnelle

A l’autre bout de la chaîne, là où les organisations géantes collectent et distribuent d’énormes sommes d’argent, on trouve des consortium qui réunissent gouvernements, ONGs et entreprises, et quelques milliardaires qui cherchent à corriger les effets d’un capitalisme débridé sur le spopulations les plus défavorisées avec les produits du capitalisme. Parmi eux : Bill Gates. "La Fondation Gates est désormais à la philanthropie ce que Microsoft est à l’industrie du logiciel pour ordinateur personnel", dit Saunders. Il dit aussi que Gates a abordé le domaine de la philanthropie avec les lunettes de l’ingénieur. Là où, dans les organisations internationales, il faut des années de discussion et de planification avant d’engager une action, là où on peine à mesurer l’impact des projets et où ces derniers sont mis en oeuvre sur 3 ou 5 ans au maximum, la fondation Gates promeut la mesure quotidienne de l’efficience et de l’efficacité de l’aide, une réactivité extrême en dotant les organisations au plus près du terrain et travaillant sur des problématiques ciblées, et des projets de 5, 10 ou 20 ans.

Les milliards ainsi déversés font tourner des projets extrêmement ambitieux, auxquels nul organisme d’aide traditionnel n’oserait penser : créer une nouvelle espèce de riz à cultiver dans toute l’Afrique, à la fois résistante aux inondations et à la sécheresse, en prévision du changement climatique à venir ; réformer de fond en comble l’enseignement secondaire et post-secondaire aux Etats-Unis ; éradiquer le VIH. La Fondation Gates est, avec la Clinton Global Initiative, à l’origine de la création du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2002. Sa puissance financière est telle (dotation initiale de plus de 33 milliards de dollars, puis dotation annuelle de 3 milliards de dollars) qu’elle sert de catalyseurs aux autres donateurs et finance aujourd’hui tous les maillons de la chaîne de l’aide, des Nations Unies aux organisations de base, en passant par les grosses ONGs et les Etats. Certains estiment même que les sommes mises à disposition sont trop importantes, que les acteurs de l’aide n’ont pas les capacités de les absorber. (...)

Source et suite de l’article : [http://cursus.edu/dossiers-articles...]




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