MONDE : La fermeture d’une usine risque de priver 7 000 bébés d’ARV - SÉNÉGAL : Un officiel déplore la faiblesse de la prise en charge pédiatrique du Vih - TCHAD : Repenser le dépistage du VIH sur les îles - CANADA : Toronto : Deux militants lanceront un vif message aux dirigeants du G8 et du G20, à propos du VIH et des droits humains - FONDS MONDIAL : Santé mondiale : Le G8 doit s’investir malgré la crise - ONUSIDA : Débat sur le VIH/Sida : plus de fonds nécessaires pour financer la lutte contre la maladie - AFRIQUE : Lutte contre le sida : L’accès au traitement, un casse-tête pour les PvVih - FRANCE : Sida : Lagarde continuera-t-elle de bloquer l’accès aux médicaments en Afrique ? - ÉTUDE : Cholestérol : la piste de la niacine - AFRIQUE DU SUD : Pharmaco-résistance, alcool et argent - FRANCE : Sida Info Service : les appels des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
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MONDE : La fermeture d’une usine risque de priver 7 000 bébés d’ARV
11 juin 2010
NAIROBI, 11 juin 2010 (PlusNews) - Les activistes de la société civile protestent contre la fermeture de l’usine qui produit la seule version pré-approuvée par l’Organisation mondiale de la santé d’un médicament antirétroviral permettant de prolonger l’espérance de vie des nourrissons.
Le géant pharmaceutique Bristol-Myers Squibb BMS, propriétaire de l’usine française qui fabrique la Didanosine, un ARV de deuxième intention permettant de soigner les bébés de moins de 10 kilos, va fermer son établissement en juin 2010, mettant fin à la production de ce médicament au moins jusqu’en février 2011, le temps que les autorités réglementaires américaines approuvent l’ouverture d’un nouveau site de production aux Etats-Unis. « Si cette usine ferme ses portes, 4 000 à 7 000 bébés actuellement inscrits à des programmes de traitement dans les pays en développement par le biais d’UNITAID [un mécanisme de financement des traitements contre le VIH] risquent de se trouver privés des médicaments dont ils ont besoin », ont averti les auteurs d’un courrier adressé à Lamberto Andreotti, président directeur général de BMS. « La Didanosine est la dernière possibilité thérapeutique qui s’offre à ces bébés ; sans elle, ils risquent la mort ... il y aura probablement un déficit d’environ 15 000 boîtes de Didanosine 25mg dans l’ensemble des pays bénéficiaires d’UNITAID entre aujourd’hui et la période prévue de reprise de la production, en avril 2011 », pouvait-on lire dans la lettre, parue dans The Lancet. UNITAID, principal acheteur de Didanosine à des fins de distribution dans les pays en développement, a publié un communiqué exhortant BMS à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un approvisionnement continu en Didanosine 25mg et 50mg pendant la transition de son site de production, afin d’éviter d’interrompre les traitements des enfants, dont leur vie dépend… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
SÉNÉGAL : Un officiel déplore la faiblesse de la prise en charge pédiatrique du Vih
10/06/2010
Dakar, 10 juin (APS) – Le chef de la division Sida du ministère de la Santé et de la Prévention a fait état de la faiblesse de la prise en charge pédiatrique de l’infection à Vih avec un gap important qui persiste dans le diagnostic et la prise en charge des enfants vivant avec l’infection.
« Force est de constater qu’il y a une différence notable entre la prise en charge des adultes et des enfants, puisque dans la prise en charge pédiatrique, les performances réalisées jusqu’à ce jour sont loin des objectifs fixés », a reconnu Dr Abdoulaye Sidibé Wade, jeudi à Dakar en marge d’un atelier de réflexion sur ce problème. « Moins de 40% des enfants ayant besoin de traitement sont effectivement sous traitement d’anti-rétroviraux (ARV), malgré l’élaboration d’un plan de prise en charge de l’infection à VIH pédiatrique en 2006, une mise à disposition plus grande des ARV pédiatriques, du dépistage précoce des enfants et l’augmentation des sites de prise en charge », a fait valoir le docteur Wade. « Il y a un gap à combler et la Division du Sida en est conscient. Il s’agit, au-delà du constat, de voir dans quels domaines les efforts doivent être faits, dans quelles régions et avec quelles nouvelles stratégies », a-t-il dit pour justifier l’opportunité de la rencontre de réflexion dans ce sens. « Le processus de prise en charge des adultes et des enfants, enclenché en 2001, décentralisé sur l’ensemble des 14 régions, a permis de mettre sous traitement 12.427 patients en fin 2009, mais dans ce lot, seuls 800 enfants sont enregistrés, alors que les besoins de couverture atteignent le plus du double », selon toujours Dr Wade… (suite de l’article)
Source : http://www.aps.sn
TCHAD : Repenser le dépistage du VIH sur les îles
11 juin 2010
LAC TCHAD, 11 juin 2010 (PlusNews) - Les autorités sanitaires au Tchad envisagent de relancer le dépistage VIH sur les îles du lac Tchad après avoir été forcées de mettre fin à leur première tentative en avril. Les tests étaient proposés sans conseil ni éducation sanitaire – et se sont achevés dans les rumeurs et la confusion.
« Nous devons trouver comment gagner la confiance de la population locale pour reprendre les tests. Il n’y a pas eu [assez] d’éducation sanitaire réalisée avant la campagne », a dit à IRIN Raoul Ngarhounoum, le délégué régional sanitaire du ministère de la Santé, en charge des îles. Les travailleurs sanitaires sur l’île de Kinaserom ont annoncé les tests de dépistage comme [étant] des bilans généraux de santé afin d’avoir un taux de participation plus élevé, a dit Mahamat Boukar Moussa, directeur de la clinique et infirmier. « Il était alors douloureux de communiquer les résultats parce que les gens étaient choqués lorsqu’ils apprenaient qu’ils étaient séropositifs. Ils ne savaient même pas quels tests ils avaient subis. Les gens ont arrêté de venir pour les résultats et ils ont commencé à dire aux autres que le test rendait les gens malades », a dit M. Moussa à IRIN. Sur les 200 personnes dépistées à Kinaserom, 30 personnes ayant reçu les résultats ont appris qu’elles étaient séropositives. Peu à peu, le nombre de personnes venant chercher ses résultats a baissé. « Les gens ont eu peur et se sont enfuis en ville », a dit M. Moussa. M. Ngarhounoum a dit qu’il fallait travailler davantage pour préparer et éduquer la population de l’île au sujet du test VIH. Des ONG de lutte contre le VIH/SIDA venant des îles, des représentants d’organisations nationales de lutte contre le VIH/SIDA et des travailleurs sanitaires ont été invités à un forum régional le 15 juin à Bol, la capitale régionale près du lac Tchad, pour parler des moyens d’améliorer le dépistage du VIH sur les îles, ensuite le dépistage reprendra, a dit M. Ngarhounoum… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
CANADA : Toronto : Deux militants lanceront un vif message aux dirigeants du G8 et du G20, à propos du VIH et des droits humains
10 juin 2010
TORONTO, le 10 juin /CNW/ - Deux figures de proue mondiales du plaidoyer sur le VIH/sida lanceront un message ferme aux dirigeants du G8 et du G20, ce vendredi soir.
Demain soir au Grand Banking Hall, dans le quartier financier de Toronto, le Dr Michel Kazatchkine, directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, prononcera une conférence publique. Il s’adressera à quelque 200 membres de la communauté, responsables de politiques, professionnels du droit, chercheurs en santé, activistes et personnes vivant avec le VIH/sida ou vulnérables au VIH, dont plusieurs participent au 2e Symposium annuel sur le VIH, le droit et les droits de la personne du Réseau juridique canadien VIH/sida (pour information : www.aidslaw.ca/lesymposium). L’on s’attend à ce que le Dr Kazatchkine y livre un message pointu sur l’importance cruciale du plaidoyer pour les droits humains dans la riposte à la crise mondiale du sida. Le Dr Kazatchkine contribue depuis 25 ans à la lutte contre le sida, à titre d’éminent médecin, chercheur, administrateur, activiste, responsable de politiques et diplomate (pour connaître son parcours complet, voir www.theglobalfund.org/fr/sec...).
Lors de cette soirée, on rendra aussi hommage au lauréat canadien du Prix 2010 de l’Action contre le VIH/sida et pour les droits humains, un prix annuel présenté conjointement par le Réseau juridique et Human Rights Watch. Le Prix de cette année est décerné à M. Ralf Jürgens, avocat au riche parcours de plaidoyer sur le sida et les droits humains dans la plupart des régions du monde. M. Jürgens est un des cofondateurs du Réseau juridique canadien VIH/sida ; il en fut directeur général de 1998 à novembre 2004. Depuis décembre 2004, il est consultant et militant en matière de VIH/sida, de santé, de politiques et de droits humains, en Europe de l’Est, en Asie centrale, en Afrique et au Canada, notamment pour l’Alliance internationale contre le VIH/sida, l’Open Society Institute, l’ONUSIDA, l’OMS, et plus récemment le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il siège au Groupe de référence de l’ONUSIDA sur le VIH et les droits de l’homme ainsi qu’au Comité du leadership et de la reddition de compte du Congrès international sur le sida de 2010 (du 18 au 23 juillet, à Vienne)… (suite de l’article)
Source : http://www.cnw.ca
FONDS MONDIAL : Santé mondiale : Le G8 doit s’investir malgré la crise
Manon Cornellier, 11 juin 2010
Les objectifs du millénaire sont atteignables, rappelle le patron du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Ottawa — Il ne reste que cinq ans pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, mais la tâche n’est pas impossible, en particulier en matière de santé. Il faut cependant que les pays riches, en particulier le G8, ne prennent pas prétexte de la crise pour modérer leurs investissements, prévient le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Kazatchkine.
Ils ne doivent pas non plus prendre prétexte de l’initiative sur la santé maternelle et infantile, pilotée par le premier ministre Stephen Harper, pour oublier l’importance de la lutte contre le sida et de la promotion des droits des femmes, poursuit-il. « Nous sommes tous conscients que [les leaders du G8] auront à prendre des décisions difficiles dans un contexte économique et financier défavorable, mais en ce qui concerne la santé maternelle et infantile, les progrès ont été considérables [depuis 10 ans]. Si le financement était poursuivi et accru, on devrait atteindre ou venir très près d’atteindre les objectifs du millénaire », a-t-il confié au cours d’une entrevue téléphonique au Devoir. En 2000, les Nations unies se sont donné huit objectifs à atteindre en matière de développement d’ici 2015. L’un d’entre eux visait à réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans ; un autre, à réduire des trois quarts le taux de mortalité maternelle ; et un troisième, à enrayer la propagation du VIH/sida et à commencer à inverser la tendance actuelle… (suite de l’article)
Source : http://www.ledevoir.com
ONUSIDA : Débat sur le VIH/Sida : plus de fonds nécessaires pour financer la lutte contre la maladie
9 juin 2010
9 juin 2010 – L’Assemblée générale de l’ONU se retrouvait mercredi pour un débat sur la progression du VIH/Sida dans le monde. L’occasion pour l’ONU de rappeler la nécessité d’augmenter les financements destinés à la lutte contre le virus qui touche désormais plus de femmes que d’’hommes.
Ban Ki-moon est en Afrique, c’est donc la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migiro, qui s’est chargée de transmettre son message à l’Assemblée générale de l’ONU. Devant les Etats Membres, elle a donc plaidé, au nom du chef de l’ONU, pour l’accès universel au traitement contre le virus du VIH/Sida. Ban Ki-mmon a également défendu l’accès universel à la prévention et à l’information sur les modes de contaminations et les moyens de protection. « Les individus les plus à risques sont les populations les plus marginalisées par la société », a déploré Ban Ki-moon dans son message, rappelant que les personnes ayant des pratiques sexuelles homosexuelles, les toxicomanes et les hommes et femmes se livrant à la prostitution étaient les plus exposées et les plus marginalisées par les sociétés. « L’accès universel signifie plus que garantir simplement à ceux qui en ont besoin, un traitement ou des services de prévention. Cela implique un effort supplémentaire pour atteindre les personnes marginalisées et criminalisées », a-t-il ajouté. Se félicitant ensuite de la baisse de 17% du nombre de nouvelles infections depuis 2001 dans le monde, soulignant aussi que plus de quatre millions de personnes dans les pays à faibles et moyens revenus bénéficient aujourd’’hui de traitements adéquats, Ban Ki-moon a appelé les Etats membres à continuer de financer la lutte contre le Sida, en dépit de la crise financière qui limite la disponibilité de fonds. En marge de la réunion de l’Assemblée générale, le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, a présenté à la presse le nouveau plan d’action quinquennal (2010-2014) lancé par l’agence onusienne. Il vise à répondre aux inégalités entre les sexes, les femmes continuant d’’être exposer davantage que les hommes au risque d’infection. « L’épidémie devient malheureusement une épidémie qui touchent principalement les femmes », a-t-il déploré mercredi lors d’’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York, rappelant que 16 millions de femmes étaient infectées aujourd’hui dans le monde et qu’environ 850.000 mourraient chaque année de la maladie… (suite de l’article)
Source : http://www.un.org
AFRIQUE : Lutte contre le sida : L’accès au traitement, un casse-tête pour les PvVih
Eugène KALY
Vendredi 11 Juin 2010
Les Personnes vivant avec le Vih (PvVih) des pays africains, en atelier de formation à Dakar, ont plaidé pour un accès universel au traitement. Elles sont confrontées aux ruptures des antirétroviraux, médicaments nécessaire à la prise en charge du Sida.
En Afrique, l’accès universel au traitement reste un luxe pour les Personnes vivant avec le Vih (PvVih). Pourtant, d’énormes efforts sont faits dans l’achat des antirétroviraux (Arv) et autres médicaments, pour la prise en charge du Vih/Sida. Malgré ces efforts, les PvVih sont confrontées aux ruptures de stock des Arv. Les spécialistes pour prescrire les médicaments constituent une autre difficulté. Pis, pour se faire traiter, les malades de certains pays font des kilomètres avant de trouver un spécialiste ou bénéficier des médicaments. En atelier de formation et de sensibilisation à Dakar, des PvVih ont organisé une soirée de plaidoyer pour plaider l’accès universel au traitement du Vih/Sida. Fatima Guèye de la Gambie est la première à hausser le ton, indiquant que son pays ne compte qu’un médecin spécialiste pour la prise en charge du Vih/Sida. Elle n’a pas manqué de souligner les ruptures récurrentes des Arv, les obligeant à quitter leur pays pour le Sénégal où elles se font souvent traiter. Au Nigeria, les médicaments pour la prise en charge du Sida sont disponibles et gratuits dans toutes les structures sanitaires du pays. Seulement, la gratuité de ces médicaments est assurée à 99% par les Etats-Unis qui menacent de ne plus les financer… (suite de l’article)
Source : http://www.lesoleil.sn
FRANCE : Sida : Lagarde continuera-t-elle de bloquer l’accès aux médicaments en Afrique ?
publié en ligne : 11 juin 2010
Ce matin, à l’occasion du 10ème forum économique international sur l’Afrique, des militantEs d’Act Up-Paris ont interrompu le discours de Christine Lagarde, ministre française de l’Économie, pour dénoncer sa complicité dans l’action de la France contre la production de médicaments génériques à bas prix.
GENERIQUES = VIE
La France s’est engagée en 2005 à l’accès universel aux traitements pour 2010. Aujourd’hui, moins d’un tiers seulement des personnes séropositives des pays en voie de développement ont accès aux traitements antirétroviraux. Les pays industrialisés refusent, pourtant, d’augmenter leur contribution financière à la lutte contre les trois grandes pandémies. Dans ce contexte, bloquer l’accès à des traitements antirétroviraux à bas prix est criminel.
ACTA = MORT
Entraver la production de médicaments génériques à bas prix, c’est pourtant ce que prévoit l’ACTA, accord sur la contrefaçon négocié depuis deux ans dans la plus grande opacité par les pays industrialisés, et quelques pays en développement (Mexique, Maroc, Singapour). En jouant notamment sur l’amalgame entre médicaments génériques et faux médicaments – ou sub-standard – cet accord entend renforcer le pouvoir donné aux douanes de garder à la frontière des stocks entiers de médicaments en provenance d’Inde et à destination de pays d’Afrique (où le brevet sur le médicament concerné n’est pas forcément enregistré contrairement à l’Union Européenne). Il s’agirait par ce biais de décourager la production de médicaments génériques en les renvoyant à l’expéditeur à ses frais. Au final, la conséquence dans les pays en développement est simple : des ruptures de traitements et des milliers de mortEs… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org
ÉTUDE : Cholestérol : la piste de la niacine
Par jfl-seronet, posté le 04 juin 2010
Une récente étude du Centre sida de l’université d’Hawaï (États-Unis) montre qu’un traitement par niacine (vitamine B3) pourrait améliorer la souplesse des vaisseaux sanguins, un bon signe de leurs fonctions retrouvées, généralement contrariées par le développement de l’athérosclérose (durcissement des artères) avec le VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
AFRIQUE DU SUD : Pharmaco-résistance, alcool et argent
jeudi 10 juin 2010
DURBAN, 9 juin 2010 (PlusNews) - Une combinaison complexe de facteurs, parmi lesquels l’alcool et l’argent figurent en bonne place, conduit les patients tuberculeux pharmaco-résistants à ne pas suivre correctement leur traitement, selon une nouvelle étude présentée par l’organisation médicale internationale Médecins sans frontières (MSF) lors de la Conférence sud-africaine sur la tuberculose qui s’est tenue dans la ville portuaire de Durban.
Lorsque 22 pour cent des patients atteints de tuberculose (TB) et présentant des résistances aux médicaments ont manqué leur traitement dans les cliniques de MSF du bidonville de Khayelitsha, dans la ville du Cap, en dépit de leur accès à des services tels que les conseils et des groupes de soutien au traitement, les conseillers en matière de tuberculose ont entrepris de réétudier les dossiers des patients pour comprendre pourquoi. Busisiwe Beko, conseiller et ancien patient tuberculeux pharmaco-résistant, a découvert que l’instabilité du foyer – souvent provoquée par l’addiction à l’alcool de l’un des membres du ménage -, la migration de et vers la province voisine du Cap Oriental ainsi que les pressions financières constituaient les principaux facteurs à l’origine de la mauvaise observance du traitement. Soigner la TB pharmaco-résistante – y compris les TB multi-résistante (MDR-TB) et ultra-résistante (XDR-TB) – peut prendre jusqu’à 24 mois et s’accompagne d’une batterie d’injections, de comprimés et d’effets indésirables qui laissent de nombreux patients dans l’incapacité de travailler, même lorsqu’ils ne sont plus contagieux… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
FRANCE : Sida Info Service : les appels des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
Par Aude Segond, Crips (France), 10/06/10
Prises de risque, comportements de réduction des risques sexuels, dépistage, infections sexuellement transmissibles (IST), mal-être : Sida Info Service analyse 7968 appels reçus en 2009 et émanant d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH).
L’âge moyen de ces appelants est de 33 ans et quatre sur dix (41,3%) ont entre 25 et 34 ans. De façon générale, les entretiens avec les HSH sont plus complets. Le sujet des risques de transmission est abordé dans 85,6% des cas et la moitié d’entre eux concerne les contacts oro-génitaux. Les examens et traitements sont évoqués dans un appel sur cinq (21,4%). Les HSH sont trois fois plus nombreux à indiquer une prise de risque sexuel (60,6% contre 22,7% pour la totalité des appelants) et deux fois plus pour une prise de risque sexuel majeur (22,3% contre 11,8%). Plusieurs témoignages évoquent le risque de transmission sexuelle du VIH par une personne sous traitement antirétroviral. Ils soulignent combien les informations accessibles sont peu claires et varient selon les acteurs de santé publique (professionnels de santé, membres d’association...). Même si les pratiques de réduction des risques de transmission en l’absence d’utilisation du préservatif sont encore peu abordées (150 appels), certains témoignages les mettent en avant : sérotriage, séropositionning, retrait avant éjaculation, circoncision. Les connaissances sur ces pratiques peuvent être fragmentaires ou mal comprises. Le traitement post-exposition, et surtout le fait qu’il s’agisse d’une urgence, reste mal connu… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org