ZAMBIE : Le Fonds mondial contre le sida suspend son aide pour corruption - SUISSE : L’OIT adopte une nouvelle norme internationale sur le VIH/sida - ASIE : Gays stigmatisés : le VIH progresse - OUGANDA : Quand annoncer à un enfant sa séropositivité ? - RWANDA : Les victoires contre le sida - KENYA-SOMALIE : « Tu découvres très vite qui sont tes amis » - RECHERCHE : Le ténofovir : une étude pilote révèle un impact favorable sur les lipides - RECHERCHE : L’étude ASSERT : un regard sur la sécurité d’emploi de certains médicaments - RECHERCHE : Le virus du Sida contrôlé par la thérapie génique ! - ÉTUDE : Infection à VIH et maladies autoimmunes révélées lors du syndrome de reconstitution immunitaire - CANADA : Québec : Éducation sexuelle : le retour des cours réclamé - PUBLICATION : Des fiches pratiques prévention pour les acteurs de terrain
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ZAMBIE : Le Fonds mondial contre le sida suspend son aide pour corruption
AFP, 16 juin 2010
LUSAKA — Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a suspendu son aide à la Zambie, estimant que la corruption affectait le ministère de la Santé de ce pays pauvre d’Afrique australe.
La décision, figurant mercredi sur son site internet, a été prise lors d’une réunion du Fonds tenue en avril à Genève. Un rapport du Fonds indique que ses auditeurs n’ont pas pu garantir un bon usage de nouveaux versements car "les autorités nationales n’ont pas réussi pour l’instant à fournir des assurances sur une action adéquate contre la fraude sur des programmes du Fonds mondial". Toutefois, le ministre de la Santé zambien, Kapembwa Simbao, a démenti que les fonds aient été suspendus et affirmé ne pas être en possession d’indication que le Fonds arrêtera ses dons. "Il n’est pas indiqué que le Fonds global retirera ou arrêtera de financer le secteur de santé du pays", a-t-il affirmé. Le Fonds est le principal donateur au secteur de la santé de Zambie et la suspension de son aide devrait se faire sentir dans un pays où près de 230.000 personnes bénéficient de traitements contre le sida de sa part… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com
SUISSE : L’OIT adopte une nouvelle norme internationale sur le VIH/sida
Par ACTIONS TRAITEMENTS, publié le 17 juin 2010
Les gouvernements, employeurs et travailleurs réunis pour la Conférence annuelle de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont adopté jeudi une nouvelle norme internationale du travail sur le VIH/Sida, la première spécialement consacré à cette maladie dans le monde du travail.
Adoptée après deux années de débats intenses et constructifs, par 439 voix pour, 4 voix contre et 11 abstentions par les délégués à la Conférence internationale du Travail, cette norme est le premier instrument juridique approuvé au niveau international qui soit destiné à renforcer la contribution du monde du travail à l’accès universel à la prévention, au traitement et au soutien et à la prise en charge du VIH/Sida. Elle contient des dispositions relatives à des programmes de prévention et des mesures antidiscriminatoires dans les entreprises. Elle met aussi l’accent sur l’importance de l’emploi et des revenus les personnes vivant avec le VIH/Sida, en particulier pour le suivi des traitements. La Conférence a également adopté une résolution sur la promotion et l’application de cette nouvelle norme, qui invite le Conseil d’administration du BIT à allouer davantage de ressources à son entrée en vigueur. Cette résolution demande aussi un Plan d’action global pour amplifier l’application de la nouvelle norme et des rapports réguliers des Etats Membres sur sa mise en œuvre… (suite de l’article)
Source : http://www.actions-traitements.org
ASIE : Gays stigmatisés : le VIH progresse
Par jfl-seronet, posté le 21 juin 2010
Études scientifiques, recherches en sciences sociales, discours politiques de santé publique… on ne manque pas d’éléments pour montrer quel impact ont les discriminations contre les homosexuels en matière de santé. Lois homophobes, discriminations sociales, etc. ont, on le sait, des conséquences en matière de lutte contre le VIH/sida et en matière d’accès au dépistage et aux soins. L’ONUSIDA en apporte une nouvelle preuve… en Asie cette fois.
Plus de 90 % des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes n’ont pas accès à des programmes de prévention ou des traitements du VIH/Sida dans les pays d’Asie et du Pacifique, affirme l’ONUSIDA. L’explication de cette situation toute particulière vient "des législations qui criminalisent ou stigmatisent [les pratiques homosexuelles]" dans ces dits pays. Pays où la prévalence du VIH a bien souvent atteint un niveau alarmant. "Si les Etats ne changent pas leur législation, la situation déjà critique va encore s’aggraver", prévient le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
OUGANDA : Quand annoncer à un enfant sa séropositivité ?
lundi 21 juin 2010
KAMPALA, 15 juin 2010 (PlusNews) - En Ouganda, un projet de politique recommandant que les enfants séropositifs soient informés de leur statut sérologique dès l’âge de 10 ans reçoit un accueil mitigé auprès des travailleurs de la santé.
Selon l’ancienne politique, les travailleurs sanitaires ne pouvaient annoncer aux enfants de moins de 12 ans qu’ils étaient infectés par le virus sans avoir obtenu préalablement l’accord des parents. Toutefois, avec le nouveau projet, les professionnels de la santé peuvent, avec le soutien des parents et des tuteurs, révéler à un enfant son statut sérologique, après que ce dernier a subi une préparation et qu’une évaluation de ses capacités de comprendre et de gérer son état a été menée. Le docteur Benson Tumwesigye, coordinateur national des programmes de dépistage et de conseil au ministère de la Santé, a expliqué que cette nouvelle politique visait à améliorer l’observance par les enfants des traitements antirétroviraux (ARV) qui prolongent l’espérance de vie. Ainsi, les enfants auraient moins de difficulté à suivre les traitements s’ils connaissent la raison pour laquelle ils doivent prendre des médicaments, a-t-il dit.
Une observance accrue
« L’expérience m’a appris qu’un enfant ayant été informé de sa séropositivité quand il était encore petit s’en sortait mieux qu’un enfant ayant appris sa maladie à l’adolescence. Ils s’adaptent facilement à leur nouveau style de vie à mesure qu’ils deviennent des adolescents et ils suivent mieux leur traitement [ARV] », a dit Cissy Ssuuna, coordinatrice-conseillère à la clinique VIH pédiatrique du Baylor College of Medicine située dans la capitale ougandaise, Kampala. « Certains enfants, dès l’âge de quatre ans, savent que quelque chose ne fonctionne pas et ils posent beaucoup de questions sur les raisons pour lesquelles ils doivent prendre des médicaments alors que leurs frères et sœurs ne le font pas. Ils demandent à leurs parents quand ils pourront arrêter leur traitement », a-t-elle dit. Mme Ssuuna a insisté sur la nécessité d’impliquer au maximum les parents et les tuteurs afin de s’assurer que les enfants sont bien préparés face à l’annonce de leur séropositivité. Les résultats d’une étude menée en Ouganda en 2006 ont mis en évidence le besoin pour les fournisseurs de soins de soutenir les parents et les tuteurs lors de l’annonce aux enfants de leur séropositivité, afin de garantir que ces derniers suivent correctement le traitement… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
RWANDA : Les victoires contre le sida
Par Marielle Court
18/06/2010
En quatre ans, la proportion d’enfants infectés par le VIH via leur mère est passée de 11,2% à 4,1%.
De notre envoyée spéciale au Rwanda
« Mon fils est un rescapé du sida. » Lorsqu’elle s’exprime, Rose emploie des mots simples et secs. Ni emphase ni pudeur excessive, juste une histoire que partagent des milliers de jeunes femmes du Rwanda. Contaminées sans le savoir par le virus, leurs grossesses se sont transformées du jour au lendemain en cauchemar. « Je me suis dit que j’allais mourir », raconte Daphrose. Elle a découvert sa séropositivité en venant consulter pour la naissance de son troisième enfant.
C’est pour que ces histoires ne se transforment pas en désastre sanitaire et économique que les autorités du pays, avec un large appui de l’aide internationale (Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, agences des Nations unies, Unicef, Unitaid et Pepfar), se sont lancées depuis quelques années dans une lutte acharnée contre la maladie. Avec un succès certain. Grandes campagnes de prévention, diagnostics et traitements gratuits pour tous, surveillance étroite des grossesses à risque, sensibilisation des partenaires, distribution scrupuleuse des médicaments et maillage sanitaire du territoire sont les bases du système. Selon la dernière grande enquête démographique de santé, datée de 2005, 3% des Rwandais (15-49 ans) sont infectés par le VIH. Mais les femmes sont les plus touchées (3,6%), surtout les citadines (8,6%). « Éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant est un des objectifs prioritaires du plan stratégique pour 2009-2012 », insiste le Dr Anita Asiimwe, responsable de la CNLS (Commission nationale de lutte contre le sida). Dans un pays où l’on compte plus de cinq enfants par femmes, l’urgence était de les convaincre de se faire suivre, dépister et d’accoucher dans les centres de santé. Cette première étape est en très bonne voie. Aujourd’hui, plus de 63% des femmes accouchent dans un dispensaire, alors qu’il n’y en avait qu’une sur cinq en 2005. Même succès pour les tests de dépistage, puisque 73% y consentent, contre 64% il y a trois ans. Le développement constant des centres de prévention de la transmission mère-enfant (PTME) adossés aux dispensaires répartis un peu partout dans le pays a été une des clés du succès. « Aujourd’hui, on en compte 373 (72% des formations sanitaires du pays), le premier date de 1999 », rappelle Anita Asiimwe… (suite de l’article)
Source : http://www.lefigaro.fr
KENYA-SOMALIE : « Tu découvres très vite qui sont tes amis »
lundi 21 juin 2010
NAIROBI, 15 juin 2010 (PlusNews) - Dans la société musulmane conservatrice de Somalie, il est extrêmement rare pour une personne vivant avec le VIH de dévoiler son statut sérologique, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une femme. Mais Halima*, une réfugiée somalienne au Kenya âgée d’une cinquantaine d’années et mère de quatre enfants, a raconté son histoire à IRIN/PlusNews.
« J’ai découvert que j’étais séropositive en 2009. J’étais soignée pour une tuberculose lorsque l’on m’a conseillé de me rendre dans un CDV [centre de conseil et dépistage volontaire du VIH] et de faire un test. Quand les résultats sont arrivés, on m’a informée que j’étais séropositive. « Au début, j’étais effondrée – tout ce que je savais sur cette maladie était qu’elle était incurable et que quiconque la contractait mourait. Je soupçonne que c’est mon ex-mari qui me l’a transmise. Il est actuellement en Somalie, et on m’a dit qu’il était malade. « Au début, je ne l’ai dit à personne par peur que mes enfants et moi soyons [rejetés]. Heureusement, tous mes enfants ont été dépistés négatifs. « Lorsque quelque chose comme ça t’arrive, tu découvres très vite qui sont tes amis. Tout le monde a peur de toi. J’ai dû déménager au moins quatre fois parce que je ne pouvais pas supporter la discrimination de la part des autres. « Les gens ici pensent que s’ils te parlent, ils vont attraper la maladie ; il y a tant d’ignorance… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
RECHERCHE : Le ténofovir : une étude pilote révèle un impact favorable sur les lipides
Sean R. Hosein
11 juin 2010
L’infection au VIH incite le corps à accroître la production de substances chimiques qui déclenchent une réaction inflammatoire. Les traitements contre le VIH ne réussissent que partiellement à atténuer cette inflammation. Lorsque celle-ci dure longtemps, elle semble causer des changements défavorables dans plusieurs appareils du corps, y compris le système cardiovasculaire. Selon nombre d’enquêtes, une forte proportion de personnes séropositives (PVVIH) affirment fumer du tabac et consommer des drogues illicites comme la cocaïne. Ces substances augmentent les risques de lésions cardiaques et vasculaires.
Lors de plusieurs essais cliniques, des chercheurs ont remplacé le d4T (stavudine, Zerit) par le ténofovir (Viread et dans Truvada et Atripla) dans la combinaison antirétrovirale des participants. De façon générale, ce changement a permis d’améliorer les taux de lipides sanguins de ceux-ci. Cependant, les raisons pour cette amélioration ne sont pas claires. Le ténofovir serait-il simplement moins toxique que le d4T ou possèderait-il des effets hypolipidémiants (substance qui réduit les taux de lipides) ? Pour tenter de répondre à cette question, des chercheurs américains ont mené une étude pilote appelée ACTG 5206. Cette étude complexe leur a permis de montrer que le ténofovir réduisait bel et bien les taux de lipides dans le sang… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca
RECHERCHE : L’étude ASSERT : un regard sur la sécurité d’emploi de certains médicaments
Sean R. Hosein
17 juin 2010
Dans les pays à revenu élevé, les deux nucléosidiques suivants sont couramment utilisés dans les schémas de traitement anti-VIH :
Kivexa – une préparation à dose fixe et à prise une fois par jour réunissant deux médicaments anti-VIH (l’abacavir et la 3TC) commercialisée sous la marque Kivexa au Canada et dans l’Union européenne, mais connue sous le nom d’Epzicom aux États-Unis
Truvada – une association à dose fixe, également prise une fois par jour, constituée de deux médicaments anti-VIH (le ténofovir et le FTC) et commercialisée sous la marque Truvada dans les pays à haut revenu
Le ténofovir
Avant même que le ténofovir (Viread) n’ait été l’objet d’évaluations auprès de sujets humains, les résultats de quelques-unes des expérimentations animales donnaient à penser que le produit comportait, parmi ses effets secondaires possibles, des effets toxiques sur les reins et un phénomène d’amincissement osseux. Les essais cliniques qui regroupaient des personnes VIH-positives relativement en bonne santé ont été les études dont les données ont servi à l’appui de l’approbation du ténofovir auprès des autorités de réglementation des produits pharmaceutiques. Dans ces essais, les graves effets rénaux toxiques se sont avérés rares, ou aucun cas n’y a été signalé. Depuis l’approbation du ténofovir, on a fait état d’un nombre croissant de cas de grave toxicité rénale reliée à son utilisation. Récemment, de grands ensembles de données recueillies en Europe occidentale et en Australie font état de lésions rénales graves susceptibles de se produire chez une mince proportion (3 %) d’utilisateurs de ténofovir. Dans certains cas, les reins des personnes touchées peuvent prendre plus d’un an à se rétablir.
L’abacavir
L’utilisation de l’abacavir (Ziagen) a été liée à une réaction d’hypersensibilité qui s’observe chez 5 à 8 % des utilisateurs, réaction qui peut être mortelle si la prise du médicament n’est pas interrompue. Au Canada comme dans la plupart des pays à revenu élevé, les médecins disposent d’un simple test sanguin qui permet de déterminer les personnes à haut risque de cette réaction d’hypersensibilité liée à l’abacavir. Un grand ensemble de données, appelé DAD, qui regroupe des patients provenant principalement de l’Union européenne, révèle qu’environ 2 % des utilisateurs d’abacavir sont susceptibles de souffrir d’une crise cardiaque. Un autre ensemble de données, celui de la base de données des hôpitaux français, a relié ce phénomène de crises cardiaques observé parmi les utilisateurs de l’abacavir en grande partie à l’injection de drogues illicites telles la cocaïne et l’héroïne. Un autre grand ensemble de données, soit la base de données du Département américain des Anciens combattants, révèle que l’insuffisance rénale, maladie qui augmente le risque de crise cardiaque, pourrait expliquer le bon nombre de crises cardiaques observés chez les utilisateurs de l’abacavir, tout au moins en ce qui concerne les données se rapportant aux anciens combattants américains. Ces résultats contradictoires ont non seulement eu pour effet de semer la confusion parmi les médecins et leurs patients, mais, à ce jour, il n’existe toujours pas de consensus à l’échelle internationale sur la façon de concilier ces résultats. Pour l’instant, la plupart des lignes directrices de traitement dans les pays à revenu élevé recommandent que l’abacavir soit utilisé avec prudence chez les personnes à risque élevé de maladies cardiovasculaires… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca
RECHERCHE : Le virus du Sida contrôlé par la thérapie génique !
Par Claire Peltier
Le 18 juin 2010
La guérison des porteurs du virus du Sida est peut-être à la portée des chercheurs. Ils ont en effet réussi à insérer des gènes antiviraux dans des patients et à les exprimer efficacement.
Une équipe du City of Hope National Medical Center de Duarte en Californie a pu efficacement insérer des gènes anti-VIH dans des patients atteints de lymphomes, une des dramatiques conséquences possibles de l’infection par le virus du Sida. Le lymphome est habituellement traité par transplantation autologue (de soi à soi) de cellules hématopoïétiques saines pour remplacer les cellules malades de la moelle osseuse par des cellules saines. Bien que ce traitement soit efficace et permette la rémission des lymphomes, il n’a pas d’effet sur l’infection virale. Des chercheurs ont eu l’idée de traiter à la fois le lymphome et de lutter contre le virus. La stratégie, publiée dans le journal Science Translational Medicine, se base sur la thérapie normale, donc la transplantation de cellules hématopoïétiques, mais ajoute l’insertion préalable des gènes antiviraux dans ces cellules. En effet, les cellules immunitaires dérivées de la moelle osseuse, comme les lymphocytes et les macrophages, sont les cellules cibles du virus : si elles contiennent en elles-mêmes la solution antivirale, le virus ne pourra plus se multiplier et l’infection du VIH sera stoppée. Les chercheurs ont donc isolé des cellules hématopoïétiques saines de quatre patients et y ont inséré trois gènes d’intérêt. Ils ont ensuite réinjecté chez les patients un mélange de cellules transformées et normales (pour assurer le résultat thérapeutique en cas d’inefficacité des cellules modifiées)… (suite de l’article)
Source : http://www.futura-sciences.com
ÉTUDE : Infection à VIH et maladies autoimmunes révélées lors du syndrome de reconstitution immunitaire
Rédigé le 14 juin 2010
Les syndromes de reconstitution immunitaire chez les patients VIH+ sous traitement antirétroviral hautement actif (HAART), sont surtout décrits sous la forme d’aggravation ou de révélation d’infections opportunistes sous-jacentes préexistantes. Cette restauration immunitaire peut également révéler des pathologies dysimmunitaires (granulomatoses, vascularites, maladies auto-immunes), masquées jusque-là par l’immunodépression cellulaire profonde. Un cas de lupus systémique, dont les manifestations cliniques peu spécifiques n’avaient pas permis son diagnostic précoce, vient d’être publié dans la revue de Médecine Interne.
Le syndrome de restauration immunitaire (SRI) révélateur de pathologies auto-immunes systémiques. Le syndrome de restauration immunitaire peut démasquer des pathologies auto-immunes systémiques jusque-là asymptomatiques. C’est le cas d’un homme de 47 ans, infecté par le VIH, originaire des Antilles, hospitalisé pour bilan de polyarthralgies inflammatoires et myalgies.
La positivité de la sérologie au VIH est connue depuis 1995. Après un zona puis une pneumopathie aiguë, le patient accepte finalement un traitement antirétroviral en mai 2008 ; son taux de lymphocytes CD4 est alors de 89 par mm3 et la charge virale (CV) VIH1 de 100.000 copies par millilitre.
En juillet 2008, il est hospitalisé pour une pleuropéricardite sans fièvre, associée à des arthralgies inflammatoires des grosses articulations et des paresthésies des extrémités.
Sur le plan biologique, on note une Protéine C réactive (PCR) à 19 et une vitesse de sédimentation (VS) à 125, une albuminémie à 28 g par litre, une créatinémie à 113 μmol par litre, avec à la bandelette urinaire présence d’une protéinurie ++ et d’une hématurie +. Les CD4 sont à 159 par mm3 (17 %), la CV est à 64 copies par millilitre.
La tomodensitométrie thoracique montre l’existence de micronodules parenchymateux et un diagnostic de SRI infectieux avec néphropathie à VIH (HIVAN ou HIV-1-associated nephropathy) est suspecté. Une antibiothérapie est démarrée, suivie d’une amélioration des symptômes.
Un an plus tard, il persiste des arthralgies et myalgies inflammatoires accompagnées d’un syndrome de Raynaud. Le diagnostic de lupus érythémateux disséminé est porté devant des anticorps anti-nucléaires (AAN) [1] à 1/1600, avec anticorps anti-DNAnatifs positifs qui sont très spécifiques du lupus et présents dans plus de 90 % des cas, des anticorps antiphospholipides positifs, un test de Coombs positif [2].
Une ponction biopsie rénale (PBR) est réalisée devant les signes biologiques d’atteinte rénale de la maladie lupique, mettant en évidence une glomérulonéphrite stade IV avec fibrose avancée [3]. L’atteinte rénale du lupus est à la fois une des manifestions les plus communes de cette maladie systémique, mais aussi l’une des plus sévères, pesant de façon significative sur le pronostic fonctionnel et vital des patients… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
CANADA : Québec : Éducation sexuelle : le retour des cours réclamé
Daphnée Dion-Viens
Publié le 18 juin 2010
(Québec) Depuis l’arrivée de la réforme, les cours d’éducation sexuelle ont formellement disparu des écoles, au grand dam de plusieurs. Une mobilisation se met en branle afin de réclamer leur retour, une opération qui culminera avec la Marche mondiale des femmes, cet automne.
Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de l’Estrie a lancé mercredi une pétition qui sera remise en octobre au premier ministre Jean Charest et à la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne. « On croit que ça prend un cours plus approfondi que ce qui se fait présentement, affirme sa porte-parole, Marjorie Roireau. On voit beaucoup d’adolescents pour qui la sexualité est un copier-coller de ce qu’ils voient dans la pornographie et sur Internet. Parfois, la ligne est très mince entre le consentement et l’agression sexuelle. C’est assez inquiétant. » Cette revendication est partagée par le regroupement québécois des CALACS. « On recule, présentement », affirme la responsable des communications, Rosa Pires. Cette dernière estime que la hausse des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) est reliée à la disparition des cours d’éducation sexuelle. « Le lien est assez clair. Il y a un impact sur toute une génération », dit-elle. Fin mai, le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, affirmait que l’augmentation des ITSS représente une véritable « épidémie ». Selon le dernier rapport sur l’état de santé de la population québécoise, le nombre de cas de chlamydia, de gonorrhée et de syphilis a connu une augmentation rapide et constante depuis une douzaine d’années. Les jeunes comptent parmi les populations les plus touchées… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca
PUBLICATION : Des fiches pratiques prévention pour les acteurs de terrain
Par Aude Segond, Crips (France), 21/06/10
Le Crips Rhône-Alpes met en ligne sa quatrième Fiche pratique Prévention pour les intervenants, consacrée au traitement post-exposition.
Les fiches pratiques Prévention du CRIPS Rhône-Alpes proposent aux acteurs de terrain des éléments de contexte et de réflexion, des repères épidémiologiques et bibliographiques, sur les grandes questions touchant à la prévention du VIH/sida, des IST et des hépatites. Quatre ont été mise à disposition à ce jour.
Les gays face aux risques (PDF, 168 Ko), mars 2009, 3 p.
Deux décennies après l’introduction du "safer sex" et plus de dix ans après l’arrivée des trithérapies, le rapport qu’entretiennent les homosexuels masculins au risque sexuel est de nouveau à l’ordre du jour. Du risque revendiqué comme signe d’appartenance à un groupe à l’usage réitéré du déni, les différentes constructions sociales du risque VIH mettent à mal les stratégies de prévention.
Tatouage, piercing : comprendre le phénomène, connaître les risques (PDF, 145 Ko), avril 2009, 3p.
Branchés, esthétiques, symboliques, le tatouage et le piercing se parent de toutes les vertus chez les adolescents quand leurs parents et les professionnels de santé y voient plutôt un dangereux effet de mode et des risques sanitaires évidents. Les décorations et transformations corporelles sont un peut tout cela à la fois, si l’on songe à l’histoire dont elles sont porteuses… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org