Actualités VIH

Texte publié le mardi 22 juin 2010.

RUSSIE : le sida progresse chez les 20-40 ans - BURKINA-FASO : Patients formateurs - CANADA : Québec : Entretien avec Réjean Thomas - PATHOLOGIE : Insuffisance respiratoire aiguë et infection à VIH/sida - RECHERCHE : Biomarqueurs candidats émergents pour la surveillance de la santé rénale - SUÈDE : un médecin séropositif condamné à la prison pour avoir contaminé un partenaire - AUTRICHE : Vienne : Conférence mondiale sur le sida : peu de dirigeants d’Europe de l’Est et d’Asie centrale annoncés - AFGHANISTAN : Toxicomanie record : 8 % de la population dépendante - AFRIQUE DU SUD : Faibles connaissances de la MDR-TB parmi les infirmiers - FRANCE : Vers une meilleure prise en charge des coinfections VIH-VHB et VIH-VHC - FRANCE : Bordeaux : Banaliser le dépistage pour repérer la séropositivité plus tôt - IRAN : trois hommes menacés de peine de mort pour homosexualité

Moscou  [1]

RUSSIE : le sida progresse chez les 20-40 ans

RIA Novosti, 22 juin 2010

Le sida progresse en Russie au sein de la tranche d’âge des 20-40 ans, qui constituent 82% des personnes dépistées, lit-on dans un communiqué du Service fédéral russe de contrôle sanitaire, (Rospotrebnadzor) rendu public mardi lors d’une conférence de presse à RIA Novosti.

"L’épidémie progresse dans la couche la plus active de la population. Plus de 82% des personnes infectées au cours des cinq derniers mois sont âgées de 20 à 40 ans", annonce le communiqué qui précise qu’entre janvier et mai, 25.535 personnes ont contracté le virus… (suite de l’article)

Source : http://fr.rian.ru

BURKINA-FASO : Patients formateurs

Par Réseau jeunes chercheurs en sciences Sociales et VIH/sida

21/06/10

Cette présentation de Florence Thune (DU « Ingénierie de formation », Université Paris 1) portait sur l’Intervention de personnes séropositives au sein des formations de médecins sur la prise en charge médicale du VIH/sida. Au Burkina-Faso, sous l’égide de l’OMS, des formations sont proposées au personnel médical, principalement des médecins et des infirmiers, pour renforcer leurs compétences dans le suivi clinique des personnes séropositives sous traitement antirétroviral.

Ces formations font intervenir des « patients aide-formateurs », recrutés la plupart du temps au sein des associations de lutte contre le sida dans le pays. En tant qu’aide-formateurs, ces personnes séropositives sont amenées à la fois à jouer un rôle qui n’est pas le leur (dans le cadre d’un jeu de rôles pour lesquels ils sont préalablement formés) et à partager leur propre expérience de vie avec le VIH. Ces « patients-aide formateurs » sont également amenés à évaluer les médecins à l’issue du jeu de rôles, sur la base de critères préalablement définis et standardisés pour toutes les formations… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

CANADA : Québec : Entretien avec Réjean Thomas

Le 18 juin 2010

Réjean Thomas est médecin spécialiste des questions sida et fondateur de la Clinique L’Actuel à Montréal. Premier médecin à s’être exprimé publiquement en 2008 en faveur de l’avis suisse sur la prévention par le traitement, Réjean Thomas revient sur ce moment… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

PATHOLOGIE : Insuffisance respiratoire aiguë et infection à VIH/sida

Rédigé le 22 juin 2010

Chez le patient VIH+, l’insuffisance respiratoire aiguë (IRA) est responsable de 25 % à 50 % des admissions en réanimation. Cette défaillance est révélatrice de la séropositivité au VIH dans 30 % des cas. Les pneumonies bactériennes et la pneumonie à Pneumocystis jirovecii ou pneumocystose pulmonaire (PCP) sont les principales étiologies responsables de cette pathologie. Devant la forte incidence des formes inaugurales, il convient de rechercher une séropositivité au VIH au moindre doute et notamment devant un tableau de pneumonie bactérienne et de tuberculose grave.

Plus de 80 % de ces IRA sont d’origine infectieuse

Les principales étiologies sont :
- les pneumonies bactériennes dans 35 à 50 % des cas, avec comme agent infectieux prédominance de Streptococcus pneumoniae ;
- la pneumocystose ou pneumonie à Pneumocystis jirovecii dans 25 à 40 % des cas ; elle représente 70 % des IRA inaugurales ;
- la tuberculose à Mycobacterium tuberculosis dans 5 à 10 % des cas.

En ce qui concerne les étiologies non-infectieuses

Exceptionnelles avant 1996, ces étiologies sont en augmentation. En effet depuis l’introduction des antirétroviraux, on assiste à une réduction du risque d’infections opportunistes et à un allongement de l’espérance de vie avec la possibilité de développer des pathologies chroniques susceptibles de se décompenser, à savoir :
- les bronchopneumopathies obstructives chroniques (BPCO) post-tabagiques ;
- l’asthme ;
- l’insuffisance cardiaque qui est en augmentation croissante. Il peut s’agir de cardiopathies sans lien avec le VIH et identiques à celles des sujets séronégatifs, de coronaropathies secondaires au traitement par antirétroviraux, de cardiopathies directement induites par le VIH (cardiomyopathies dilatées, hypertension artérielle pulmonaire) ;
- des carcinomes bronchiques. Les complications non-infectieuses classiques du sida (complications cardiaques exclues) représentent actuellement moins de 5 % des étiologies. L’incidence du sarcome de Kaposi a largement diminué depuis l’introduction des antirétroviraux. Celle des complications pulmonaires de la maladie de Castelman dépend du recrutement spécifique de chaque centre hospitalier. Les lymphomes non-Hodgkiniens à localisation pleuropulmonaire ou médiastinale, inauguraux ou en cours de chimiothérapie, restent une cause occasionnelle d’IRA dans cette population… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

RECHERCHE : Biomarqueurs candidats émergents pour la surveillance de la santé rénale

Sean R. Hosein, 15 juin 2010

La créatinine, déchet organique que l’on retrouve dans le sang, est une substance couramment utilisée dans le cadre de l’évaluation de la fonction rénale. Pour ce faire, on mesure soit la substance elle-même (en tant que concentration absolue de créatinine) ou, au moyen d’équations, on s’en sert pour déterminer le taux de filtration glomérulaire estimé (TFGe). Cependant, néphrologues et autres spécialistes en matière de toxicité rénale (néphrotoxicité) savent bien quels sont les problèmes d’une trop grande fiabilité attachée aux taux de créatinine en tant qu’indicateurs du degré d’atteinte rénale. Avant d’examiner en profondeur cette question, il nous faut tout d’abord aborder quelques notions de base sur les fonctions dont s’acquittent les reins, ce qui est pertinent lorsqu’on envisage l’atteinte rénale consécutive à l’exposition à certains médicaments.

Structures internes du rein

Les reins sont des organes complexes, chacun des reins renfermant un million de minuscules unités de filtration appelées néphrons. Chaque jour, une paire de reins en bonne santé filtrera environ 150 litres de sang. Le liquide filtré (appelé filtrat) subit un traitement par les reins en plusieurs étapes dont les suivantes :

- l’acidité du filtrat est ajusté de sorte qu’au moment de la réabsorption, l’équilibre acido-basique du sang est soigneusement maintenu ;

- le taux des minéraux dans le sang — sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore et ainsi de suite — est soigneusement régulé de sorte qu’une proportion adéquate de minéraux soit réabsorbée dans le sang à partir du filtrat.

Les produits issus de la dégradation organique sont donc éliminés du sang par la filtration rénale et les substances importantes y sont réabsorbées. Les reins produisent aussi des hormones qui contribuent à maintenir la santé du système cardiovasculaire, des muscles et des os, en plus de surveiller la teneur du sang en oxygène. Ainsi, lorsque le taux sanguin d’oxygène baisse sous un niveau seuil, les reins sécrètent alors des hormones qui ont pour effet de stimuler la moelle osseuse à produire davantage de globules rouges porteuses d’oxygène. Les reins sont vulnérables aux effets toxiques des médicaments en raison de leur morphologie (disposition de leurs structures) et des fonctions qu’ils remplissent. À mesure que le filtrat progresse le long du réseau complexe de tubes et tuyaux des reins (appelés tubules) que l’on retrouve dans chaque néphron, il s’ensuit une augmentation de la concentration des substances présentes, notamment des médicaments, dans le filtrat. Cette augmentation de la concentration de substances médicamenteuses est initialement près de trois fois supérieure à celle que l’on retrouve dans le sang. Mais à mesure que le filtrat s’éloigne du néphron vers les segments plus distants des tubules, la concentration des substances médicamenteuses peut grimper à un niveau 100 fois supérieur à celui qui prévaut dans le sang. De plus, les médicaments qui sont métabolisés au niveau des reins peuvent produire lors de leur dégradation des substances toxiques susceptibles de porter atteinte aux cellules rénales. Le réseau dense de vaisseaux sanguins présents à l’intérieur des reins est tel qu’il peut accroître l’accumulation de substances toxiques au sein de ces organes. Des chercheurs se concentrent actuellement sur la recherche d’un éventail de protéines et autres substances produites par les reins (appelés biomarqueurs) qui peuvent contribuer à identifier les parties ou segments atteints de ces organes… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca

SUÈDE : un médecin séropositif condamné à la prison pour avoir contaminé un partenaire

Mis en ligne le 22/06/2010

Un médecin séropositif suédois a été emprisonné après avoir été reconnu coupable d’avoir eu des rapports sexuels non protégés avec deux hommes.

Le médecin a déclaré ignorer pas qu’il était séropositif avant les rencontres en cause. Un des hommes a été contaminé par le VIH tandis que l’autre n’a pas été infecté. La justice suédoise a considéré qu’en tant que prestataire de soins professionnel, le médecin était présumé être au courant du mode de transmission des maladies infectieuses et des règles de prévention à respecter… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com

AUTRICHE : Vienne : Conférence mondiale sur le sida : peu de dirigeants d’Europe de l’Est et d’Asie centrale annoncés

AFP, 17 juillet 2010

VIENNE — Peu de dirigeants politiques d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ont annoncé leur participation à la 18e conférence internationale sur le sida en juillet à Vienne, malgré la progression de la maladie dans ces régions, a regretté un des responsables de l’organisation de la manifestation.

"Nous avons envoyé de nombreuses invitations mais nous n’avons pas eu beaucoup de succès. Nous espérions que plus de responsables d’Europe de l’Est et d’Asie centrale viendraient", a reconnu Mats Ahnlund, directeur exécutif adjoint de la Société internationale sur le sida (IAS) qui organise cette conférence, la plus vaste rencontre sur le sujet. Avec 1,5 million de personnes contaminées, cette région est la seule au monde où le pourcentage de la population vivant avec le VIH est encore en augmentation, un phénomène largement généré par la consommation de drogues injectables… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

AFGHANISTAN : Toxicomanie record : 8 % de la population dépendante

Par Olivier Caron, mardi 22 juin 2010

Une étude menée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et rendue public lundi a tiré la sonnette d’alarme quant à la toxicomanie en Afghanistan.

Selon les données publiées hier, près d’un million d’Afghans âgés de 15 à 64 ans sont dépendants aux opiacés, soit 8% de la population. Ce taux représente deux fois plus que la moyenne mondiale. En fait, le nombre de consommateurs d’opium est passé de 150 000 à 230 000 en cinq années, soit une augmentation de 53%. En ce qui concerne l’héroïne, le nombre de consommateurs est passé de 50 000 en 2005 à 140 000 cette année, une augmentation de 140%. Par ailleurs, l’étude montre que beaucoup d’Afghans commencent, ou ont commencé, à consommer dans les camps où ils ont dû aller en raison des conflits à répétition, notamment en Iran et au Pakistan. De plus, le rapport montre que beaucoup d’adultes toxicomanes n’hésitent pas à donner de la drogue à leurs enfants. Dans le nord et le sud du pays, la moitié des parents consommateurs réguliers agirait ainsi… (suite de l’article)

Source : http://matin.branchez-vous.com

AFRIQUE DU SUD : Faibles connaissances de la MDR-TB parmi les infirmiers

mardi 22 juin 2010

DURBAN, 16 juin 2010 (PlusNews) - L’Afrique du Sud enregistre l’un des taux de tuberculose multi-résistante (MDR-TB) les plus élevés au monde, mais une étude a révélé que de nombreux infirmiers n’avaient pas été formés pour prendre en charge cette souche difficile à traiter, voire mortelle, de la maladie. La recherche, présentée lors de la récente Conférence sud-africaine sur la tuberculose dans la ville côtière de Durban, a révélé que seuls 19 pour cent des 16 structures sanitaires enquêtées dans les milieux ruraux et urbains des provinces de Limpopo et du KwaZulu Natal disposaient d’infirmiers ayant reçu une formation qualifiée sur la manière de prendre en charge la MDR-TB. Le docteur Tsholofelo Mhlaba, de Health system trust, une ONG de recherche en santé, a dit que certains infirmiers qui avaient été formés à la prise en charge de la MDR-TB présentaient des niveaux de connaissance similaires à ceux n’ayant bénéficié d’aucune formation. Des infirmiers ont essayé de combler leurs lacunes en lisant et en faisant des recherches sur internet, mais beaucoup d’entre eux considèrent la MDR-TB comme étant un problème rare, même au KwaZulu Natal qui enregistre pourtant la plus forte incidence de tuberculose pharmaco-résistante du pays. En raison d’une mauvaise compréhension de la maladie, les dossiers médicaux des patients n’ont pas été suffisamment renseignés et les personnes ayant été en contact rapproché avec des patients souffrant de MDR-TB, notamment les membres de leur famille, n’ont bénéficié d’aucun suivi… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

FRANCE : Vers une meilleure prise en charge des coinfections VIH-VHB et VIH-VHC

Rédigé le 16 juin 2010

En France, chez les patients co-infectés VIH-VHB et VIH-VHC, l’infection par le virus de l’hépatite B ou C est mieux explorée, suivie et traitée. Des études françaises soulignent l’importance de la formation des médecins et des malades pour un meilleur accès aux soins des patients co-infectés.

Des études françaises se sont penchées récemment sur le traitement de l’infection chronique par les virus de l’hépatite B ou C chez les patients co-infectés VIH :

- une première étude a inclus 451 patients (dont 246 co-infectés VIH-VHB) présentant ou ayant présenté un Ag HBs positif, vus entre le 29 septembre et le 31 octobre 2008 ;

- une deuxième étude a prospectivement inclus 280 patients coinfectés VIH-VHC entre le 22 et le 29 novembre 2004 (cohorte 2004) ;

- une troisième étude a prospectivement inclus 416 patients du 3 au 10 avril 2006 (cohorte 2006) ;

- une quatrième étude a prospectivement inclus 419 patients entre le 15 et le 22 juin 2009 (cohorte 2009).

La co-infection par le VIH n’a pas d’impact négatif sur les taux de succès thérapeutique des traitements anti-VHB.

- La présentation clinique et les scores de fibrose hépatique étaient identiques chez les co-infectés VIH-VHB que chez les mono-infectés VHB.

- Les patients VIH-VHB étaient plus souvent sous traitement anti-VHB que les mono-infectés VHB (92,7 %vs 57,1 %), conduisant à une plus grande fréquence d’ADN VHB indétectable (71,0 % vs 44,1 %)… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

FRANCE : Bordeaux : Banaliser le dépistage pour repérer la séropositivité plus tôt

Stéphanie Lacaze

Créé le 21.06.10

Sida Un test rapide étudié à Bordeaux devrait être généralisé à la rentrée

Parce que près d’un tiers des personnes infectées par le VIH ignorent leur séropositivité, la nécessité d’étendre le dépistage fait l’unanimité parmi les acteurs engagés dans la lutte contre l’épidémie. Une étude biomédicale menée à Bordeaux comme dans trois autres villes françaises, depuis près d’un an et qui arrive à terme à la fin du mois, expérimente justement un nouveau processus de dépistage rapide. Baptisé Com’Test, il s’adresse pour l’instant dans le cadre de l’étude uniquement aux hommes ayant des relations avec d’autres hommes, qu’ils soient homosexuels, bisexuels ou même hétérosexuels… (suite de l’article)

Source : http://www.20minutes.fr

IRAN : trois hommes menacés de peine de mort pour homosexualité

Par Habibou Bangré, 19 juin 2010

Un quatrième homme aurait été battu à mort lors de sa détention. Reza, Alireza et Hamid en danger de mort ? Ces trois Iraniens ont été arrêtés en mai à Sari (province de Mazandaran, Nord) pour homosexualité, explique l’Iranian Railroad for Queer Refugees (IRQR), une organisation d’aide aux réfugiés LGBT iraniens.

Pendaison fréquente

Lors de leur raid, les forces de sécurité ont saisi pour preuve un ordinateur et des effets personnels d’Alireza, 28 ans, et Reza, 23 ans. Ils ont en outre arrêté leurs invités - libérés après qu’ils ont avoué de force que leurs hôtes vivaient en couple.

La condamnation des amants n’est pas connue mais, au pays des ayatollahs, la pendaison est fréquente pour châtier les homosexuels. D’ailleurs, selon la rumeur, c’est le sort qui attend le troisième homme, Hamid, un quadragénaire qui a déjà reçu 74 coups de fouets parce que sa femme a dénoncé sa relation sexuelle avec un jeune de 17 ans. Jeune dont on ignore le devenir... (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Author : Richard Huska Moscow’s Red Square.



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