Actualités VIH

Texte publi� le mercredi 23 juin 2010.

TCHAT : Le sérochoix en est-il un ? - CANADA : Toronto : Lutte contre le sida : Le G8 sommé de tenir ses promesses - MÉDECINS SANS FRONTIÈRES : Baisse des financements : au front ! - JOURNÉES SCIENTIFIQUES 2010 : Circulation des savoirs profanes en relation avec la mobilisation contre le sida sur les sites Internet communautaires chinois - FRANCE : Act Up : Sida, ça plombe l’ambiance ! - SÉNÉGAL : VIH Sida : l’épidémie est plus concentrée sur les couches exposées (rapport) - CAMEROUN : 10 personnes sur 100 souffrent d’hépatites - AFRIQUE DU SUD : Les campagnes VIH de la Coupe du monde - SWAZILAND : France-Mexique : un moment magique - SUISSE : Genève : Exposition : « Dans mon pays, ma sexualité est un crime »

Couple  [1]

TCHAT : Le sérochoix en est-il un ?

Par emy-seronet, posté le 22 juin 2010

On en parlait sur le tchat il y a quelques semaines. Choisir son partenaire en fonction de sa sérologie ; la pratique – ou au moins l’idée – est entrée dans la vie de chacun, en même temps que le VIH. Et il existe, désormais, un terme pour la nommer : le sérochoix*.

Peur du rejet, peur de la contamination, lassitude parce qu’il faudrait, encore une fois, expliquer sa vie intime à l’autre... Les raisons invoquées pour justifier le sérochoix sont diverses, et elles invitent à s’interroger sur la nature des motivations de ceux qui le pratiquent.

L’incompréhension...

Privilégier les partenaires séropositifs quand on est soi-même séropositif ; sur le tchat du 4 mai 2010 ("Le sérochoix, ça vous concerne ?"), les arguments ne manquaient pas pour justifier cette préférence. Il y aurait, tout d’abord, une grande majorité de prudents qui craignent de contaminer leur partenaire malgré les affirmations scientifiques rassurantes, telles les déclarations du professeur suisse Bernard Hirschel qui explique que le traitement réduit considérablement le risque de transmission. Cette crainte de nuire à l’autre, même infondée, serait d’ailleurs le premier obstacle à l’épanouissement sentimental et sexuel des personnes séropositives. D’autres, qui connaissent leur statut et ne souhaitent pas se protéger pendant leurs rapports sexuels, optent pour cette liberté que permet le sérochoix. Mais, si la question est d’ordre pratique dans ces exemples (puisqu’elle permet à ceux qui l’ont choisi de se passer de préservatif), le recours au sérochoix semble regrettable dans les autres cas… lorsque le choix n’en est plus un. Pendant le tchat, en effet, les séronautes semblaient s’accorder sur un point : la représentation que le public séronégatif se fait du VIH/sida (conséquence d’un mode de vie "déviant", image morbide de la maladie...) continuerait de faire obstacle aux éventuelles relations entre partenaires sérodifférents. D’après les témoignages recueillis sur les lignes d’écoute de l’association Sida Info Service, révéler sa séropositivité à un conjoint ou à un partenaire sexuel serait d’ailleurs source de rejet dans près d’un cas sur cinq (Enquête sur les discriminations liées à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2009). Parce que les séronégatifs seraient mal informés et parce que les représentations du début de l’épidémie persistent, les séropositifs victimes de discrimination dans la sphère intime demeureraient donc très nombreux. Dans un tel contexte, rester entre séropositifs permettrait donc aussi de se sentir soutenu et compris… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

CANADA : Toronto : Lutte contre le sida : Le G8 sommé de tenir ses promesses

Mise à jour le mardi 22 juin 2010

Des experts dans la lutte contre le sida se sont rassemblés mardi à l’Université Ryerson, à Toronto, pour rappeler aux pays membres du G8 leur engagement afin de rendre les traitements accessibles à tous d’ici la fin de l’année.

En 2005, les états membres du G8 avaient promis d’investir 25 milliards de dollars pour rendre les traitements accessibles avant la fin de 2010. Or, leur objectif n’a pas été atteint. L’année dernière, ils ont plutôt reporté l’échéance et convenu d’amasser 60 milliards de dollars avant 2013… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

MÉDECINS SANS FRONTIÈRES : Baisse des financements : au front !

Par jfl-seronet, posté le 23 juin 2010

Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé (27 mai) le désengagement des bailleurs internationaux (organismes, pays…) dans la lutte contre le VIH/sida. MSF montre, dans un Rapport inédit, quelles sont les conséquences directes pour les personnes touchées par le VIH/sida en Afrique subsaharienne d’un tel désengagement.

MSF (Médecins sans frontières) publie un rapport "No Time To Quit : HIV/AIDS Treatment Gap Widening in Africa" pour mettre en garde contre le retrait des bailleurs de fonds internationaux dans la lutte contre le VIH/sida. Dans un communiqué, MSF (qui a présenté son rapport lors d’une conférence de presse en Afrique du Sud, le 27 mai), explique qu’une "diminution de leurs financements risque d’anéantir des années d’avancées dans ce domaine et de causer un grand nombre de morts évitables". Ce rapport s’appuie sur des analyses réalisées dans huit pays d’Afrique subsaharienne et illustre le désengagement des principales institutions internationales de financement telles que PEPFAR (plan américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida, dont les responsables contestent une baisse des financements), la Banque mondiale et UNITAID (centrale d’achats internationale de médicaments), ainsi que celui des donateurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. "Au cours des 18 derniers mois, ces bailleurs de fonds ont décidé de plafonner, de réduire, voire de supprimer leurs dépenses pour les traitements VIH et l’achat d’antirétroviraux", dénonce MSF. L’ONG française rappelle que "ces coupes généralisées se sont directement traduites par une réduction du nombre de patients mis sous antirétroviraux. Cette tendance a pu être observée en Afrique du Sud, en Ouganda et en République démocratique du Congo, où le nombre de patients ayant démarré un traitement antirétroviral a été divisé par six. La plupart des systèmes de santé ne pourront pas faire face à un nombre de patients toujours plus élevé et ayant besoin de soins plus importants". Pour l’ONG, malgré les progrès enregistrés ces dernières années, il reste dans le monde neuf millions de séropositifs ayant besoin de médicaments antirétroviraux (ARV), dont deux tiers en Afrique sub-saharienne. "Si les mesures nécessaires ne sont pas prises, un grand nombre d’entre eux risquent de mourir", a expliqué une responsable de MSF… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

JOURNÉES SCIENTIFIQUES 2010 : Circulation des savoirs profanes en relation avec la mobilisation contre le sida sur les sites Internet communautaires chinois

Par Réseau jeunes chercheurs en sciences Sociales et VIH/sida, 22/06/10

Cette communication de Yuvany Gnep (GReCSS, Université Aix Marseille) propose d’explorer la question de la construction d’une expertise profane dans le contexte de la lutte contre le sida en Chine.

Il s’agit plus précisément de traiter de la façon dont les savoirs liés à ce type de militantisme circulent sur la Toile chinoise, et comment les personnes vivant avec le VIH/sida (PvVIH) se les approprient à travers Internet. Le contexte politique et la nature émergeante de l’implication des PvVIH n’ont pour l’instant fait intervenir qu’un nombre limité de formes d’engagement de ces personnes dans les processus institutionnalisés de lutte contre le sida. Cependant, l’influence grandissante des organismes de développement internationaux encourage ces dernières à s’organiser et à faire entendre leur point de vue par différents biais. Cet exposé propose donc plutôt d’illustrer des processus de transmission et d’appropriation de connaissances aboutissant à un nouveau positionnement des PvVIH dans l’espace politique de la lutte contre le sida, et non des initiatives concrètes où leur savoir est effectivement pris en compte. En effet, la prise en compte de l’expertise profane d’acteurs associatifs ou de PvVIH, et le positionnement en tant qu’expert par ces derniers, dépend de la configuration sociopolitique du contexte envisagé. Dans le cas de la Chine, le système semi-autoritaire tolère et quelque fois applique poliment les impératifs de l’aide internationale concernant l’implication de la société civile, sans qu’une réelle volonté politique ne vienne encourager la mise en œuvre de telles initiatives. A cet égard, l’analyse des contenus circulant sur Internet permet de mieux cerner l’éventail des possibles à la fois en termes d’appropriation des impératifs internationaux, mais également en termes d’adaptation aux limites incarnées par les restrictions pesant sur la liberté d’expression.

Un espace privilégié d’échange pour les PvVIH

La Toile est en effet un espace privilégié d’échange pour les PvVIH, notamment parce que ce media garantit leur anonymat et contourne les problèmes liés à la fois à la stigmatisation, ou de répression par les autorités. Dans ce contexte, Internet est souvent assimilé à un lieu de résistance, non seulement politique, mais aussi identitaire. On peut en effet penser que le silence longtemps imposé à ces personnes (au début de l’épidémie), leur catégorisation comme éléments nuisibles à la société, ainsi que le contact avec d’autres « cultures » du sida (venues de l’Occident par exemple) amènent les PvVIH chinois à se souder autour d’une nouvelle identité, dont les contours commencent de se définir. Les blogs, forums et listes de diffusion d’informations, par le biais des communautés virtuelles qu’ils font apparaître, sont alors le théâtre mouvementé de ces phénomènes de réappropriations. En ce qui concerne le modèle de démocratisation sanitaire, Internet joue un rôle central dans l’accélération de la relocalisation des concepts et pratiques attachés à l’ « empowerment » thérapeutique et politique des populations concernées. A cet égard, la circulation de savoirs spécialisés mis en ligne par des militants provenant des sphères savantes de la société chinoise (professeurs de sciences sociales ou de droit, médecins) influence remarquablement les débats. Les PvVIH impliqués dans le monde associatif les republient et les commentent dans leurs blogs ou listes de diffusions d’information. On peut dès lors voir à travers ces publications comment le monopole de la production de savoirs militants est critiqué et parfois brisé par les PvVIH activistes… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

FRANCE : Act Up : Sida, ça plombe l’ambiance !

Mis en ligne le 22/06/2010

"Sida, ça plombe l’ambiance !", c’est le slogan que portera Act Up-Paris lors la marche des fiertés LGBT samedi 26 juin. Aides, quant à elle, insiste sur le dépistage communautaire. Act Up-Paris souhaite ainsi interpeller la communauté LGBT sur "son silence face au sida et sur les difficultés que rencontrent les séropositifVEs, pour l’enjoindre à davantage de combativité et de solidarité".

Avant d’être martelé lors de la marche des fiertés LGBT samedi 26 juin sur le char de l’association, le slogan fleurit déjà sous forme d’inscriptions au pochoir sur les trottoirs du Marais depuis quelques jours. "Aujourd’hui à Paris, 1 pédé sur 5 vit avec le VIH et 7,5 % des pédés deviennent séropos chaque année. Quant aux trans, aucun chiffre alors que cette communauté est particulièrement touchée", affirme Act Up qui tient pour responsables de ces chiffres les pouvoirs publics, "mais aussi la démobilisation de la communauté LGBT".

"Avec les progrès thérapeutiques, le sida tue certes moins vite. Mais il tue encore et ne se guérit pas", fait valoir l’association qui brosse un panorama dur mais réaliste de la situation vécue par de nombreux malades.… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com

SÉNÉGAL : VIH Sida : l’épidémie est plus concentrée sur les couches exposées (rapport)

22/06/2010

Mbour, 22 juin (APS) - L’épidémie du VIH au Sénégal est de type concentré, avec une faible prévalence au niveau de la population générale (0,7%), mais une présence plus élevée chez les populations les plus exposées dont les MSM (21,8 pour cent) et les travailleurs du sexe (19,8 pour cent), indique un rapport présenté mardi à Mbour.

La situation épidémiologique est de même marquée par de nouveaux défis liés notamment "à la féminisation" de la maladie, selon ce rapport rendu public au cours d’un atelier d’information et d’orientation des parlementaires sur la lutte contre le VIH et la loi/VIH. De quatre hommes pour une femme en 1996, le ratio est passé à un homme pour deux femmes en 2005, précise cette étude, rapportant qu’en 2007, 33 millions de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dont la moitié sont des femmes et 2 millions d’enfants de moins de 15 ans… (suite de l’article)

Source : http://www.aps.sn

CAMEROUN : 10 personnes sur 100 souffrent d’hépatites

Adrienne Engono, mercredi 23 juin 2010

La Société camerounaise des hépatites a organisé une journée d’information en faveur d’une politique nationale de prise en charge des patients.

En rappel à la Journée mondiale des hépatites célébrée le 19 mai dernier, hier au Cercle muicipal, la Société camerounaise des hépatites a organisé une séance d’information sur la maladie. Elle a été présidée par le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda.

Selon le Dr Noah, gastro-anthérologue à l’hôpital central de Yaoundé, les hépatites virales sont des inflammations aigues du foie provoquées par des virus. Pour le Pr Njoya Oudou, gastro-entérologue, président national de la Société camerounaise des hépatites, les hépatites A, B, C, D et E sont les types fréquemment rencontrés au pays. Selon lui, 10 Camerounais sur 100 souffrent d’hépatite B et l’hépatite C touche 13 personnes sur 100, contre 5 sur 100 pour le vih. D’où, pense le Pr Njoya, la nécessité pour le Cameroun de définir une politique nationale de lutte contre les hépatites virales qui sont plus une menace pour la population que le Vih sida… (suite de l’article)

Source : http://www.quotidienlejour.com

AFRIQUE DU SUD : Les campagnes VIH de la Coupe du monde

mercredi 23 juin 2010

NAIROBI, 18 juin 2010 (PlusNews) - La Coupe du monde de football 2010 a commencé en Afrique du Sud et les spécialistes des campagnes VIH/SIDA profitent de l’attention que suscite l’événement sur la scène internationale pour sensibiliser sur la pandémie. IRIN/PlusNews dresse ici une liste de certaines des campagnes organisées au cours du mois que dure la compétition, du 11 juin au 11 juillet.

Donnons un carton rouge au sida

Les capitaines d’équipes nationales de football, parmi lesquelles l’Afrique du Sud, le Nigeria et la France, ont mis tout leur poids dans une campagne du Programme commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA) destinée à éviter que les mères meurent et que les bébés soient infectés par le virus. D’après l’ONUSIDA, en l’espace de 90 minutes – la durée d’un match de football - près de 80 bébés sont infectés au VIH.

Brothers for life (Frères pour la vie)

Des stars internationales du football, telles que Thierry Henry et Lionel Messi, se sont jointes à cette campagne sud-africaine, qui encourage les hommes à prendre position contre les violences basées sur le genre et le VIH/SIDA. La campagne fait la promotion d’une opération nationale de dépistage du VIH à la télévision, sur les radios et sur des affiches placardées un peu partout, et a été lancée en avril par le président sud-africain Jacob Zuma.

Projections publiques en Afrique du Sud

Le géant technologique Sony a établi un partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement et l’agence japonaise de coopération internationale pour permettre la diffusion de 20 matchs de Coupe du monde au sein de communautés pauvres du Cameroun et du Ghana, leur offrant en même temps dépistage et conseil du VIH… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

SWAZILAND : France-Mexique : un moment magique

Lungile Dlamini, chargée de communication MSF à Mbabane, Swaziland

lundi, 21 juin 2010

La famille Thwala se réunit autour de la petite radio pour écouter les commentaires : le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2010 est donné. La fièvre qui monte dans la petite maison de quatre pièces est tellement palpable que les voisins qui passent à côté peuvent la sentir.

Comme des millions d’amateurs de football du monde entier, les Thwala attendaient impatiemment cette occasion depuis longtemps. Pour eux, cette Coupe du Monde est d’autant plus excitante que le plus grand évènement sportif au monde a lieu pour la première fois de l’histoire en Afrique. Et en Afrique du Sud voisine ! La famille Thwala vit à Jerusalem, une petite communauté rurale de la région de Shiselweni, dans la partie méridionale du Swaziland. Le petit royaume du Swaziland est enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. C’est le pays au monde où l’incidence de VIH/sida est la plus élevée : une personne sur quatre y vit avec le VIH. Pour le chef de famille, Jeremiah Thwala, 48 ans, ce moment représente un soulagement bienvenu face à la maladie qui l’a rongé ces deux dernières années. Il ne peut s’empêcher de penser qu’il a failli ne pas assister à ce moment historique, après être passé à deux doigts de la mort en raison d’une double infection VIH/tuberculose. En voyant le visage excité de ses trois enfants, deux garçons adolescents et une fille, il ne peut que goûter à cette deuxième chance à la vie qui lui a été donnée. Les antirétroviraux (ARV) et les traitements contre la tuberculose multi-résistante (MDR TB) lui ont permis de revivre. Jeremiah est l’un de ces milliers de Swazis souffrant d’une coinfection VIH et tuberculose (et dans son cas VIH/MDR TB, une forme de tuberculose bien plus mortelle et difficile à traiter). « Les ARV et les traitements contre la tuberculose m’ont donné une seconde chance, mais il est malheureux que ma femme ne l’ait pas eue, cette chance », regrette-t-il… (suite de l’article)

Source : http://msfenafriquedusud.blogs.nouv...

SUISSE : Genève : Exposition : « Dans mon pays, ma sexualité est un crime »

22.06.2010

Dialogai accueillera l’exposition Les condamnés « Dans mon pays, ma sexualité est un crime », un projet photographique de Philippe Castetbon du 23 juin au 14 juillet 2010. Cette exposition, montée en collaboration avec ONUSIDA, Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida, et le PNUD, Programme des Nations Unies pour le développement, et avec le soutien de l’amfAR, l’American Foundation for AIDS Research, est accueillie à Genève après avoir remporté un grand succès à Paris et Montpellier et avant d’être présentée à Vienne lors de la XVIII° Conférence internationale sur le VIH en juillet prochain… (suite de l’article)

Source : http://pinkcross.blog.tdg.ch

[1] Wikimedia Commons Ernst Ludwig Kirchner (1880 - 1938) Nacked couple on a couch



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