CANADA : G8 : La valse des promesses - ÉTUDE : La fonction sexuelle chez la femme séropositive - ONU : Sida : contre les discriminations - SYRIE : vague d’arrestations d’homosexuels dans des lieux privés - PATHOLOGIE : Angiomatose bacillaire et péliose hépatique lors de l’infection à VIH/sida - ÉTUDE : Conséquences à long terme de l’atteinte rénale dans le VIH - INTERNET : Des chercheurs de l’UE créent un laboratoire virtuel pour traiter le VIH - INTERNET : Reactup veut informer et remobiliser les gays sur la prévention - MSF : Un webdocumentaire coup de poing sur le sida en Afrique - ALGÉRIE : Accélération du rythme de propagation du virus : Le Sida touche plus les femmes que les hommes - CANADA : Montréal : Theratechnologies annonce la publication des résultats combinés de l’étude de phase 3 pour la tésamoréline dans la revue JCEM
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CANADA : G8 : La valse des promesses
Agnès Gruda
Publié le 25 juin 2010
Il y a cinq ans, après trois jours de discussions au chic hôtel de Gleneagles, en Écosse, les leaders des huit pays les plus riches de la planète s’étaient laissés sur une double promesse à l’égard de l’Afrique.
D’abord, ils allaient dégager 25 milliards de dollars pour les pays africains. Ensuite, grâce à cette injection de fonds, la médication permettant de neutraliser les effets du sida deviendrait universellement accessible -ou presque. Cet engagement était arrimé à un échéancier : 2010. Autrement dit, maintenant. Ces généreuses promesses ont-elles été honorées ? En partie, oui. Beaucoup d’argent a été dépensé, mais de 8 à 10 milliards de dollars manquent toujours à l’appel. Environ 4 millions d’Africains atteints du sida ont aujourd’hui accès aux médicaments antirétroviraux. Mais 9 millions de sidéens sont toujours abandonnés à leur sort, faute d’argent. Pire : après l’intense rattrapage qui a suivi le sommet de Gleneagles, la situation tend aujourd’hui à se dégrader. « Au cours des 18 derniers mois, les bailleurs de fonds ont décidé de plafonner, de réduire, voire de supprimer leurs dépenses pour les traitements du VIH et l’achat d’antirétroviraux », dénonce Médecins sans frontières dans un rapport publié à la fin du mois de mai. Stephen Lewis, ancien ambassadeur du Canada à l’ONU, s’inquiète lui aussi. Directeur de l’organisme AIDS-Free World, le « monsieur sida » canadien a l’impression d’assister à un vertigineux retour vers les années 90, une époque où, en Afrique, un diagnostic de sida équivalait à une condamnation à mort. « Le G8 réduit de façon explicite le traitement du VIH et du sida », dénonce-t-il… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca
ÉTUDE : La fonction sexuelle chez la femme séropositive
Sean R. Hosein, 24 juin 2010
Grâce aux bienfaits des traitements anti-VIH, les femmes séropositives des pays à revenu élevé vivent plus longtemps de nos jours. De plus, à en croire des enquêtes menées aux États-Unis, la majorité des femmes demeurent sexuellement actives après un diagnostic de séropositivité. La plupart des études sur les comportements sexuels des femmes séropositives mettent l’accent sur l’évaluation des risques de transmission du VIH. Or, les autres questions liées à la santé sexuelle de ces femmes semblent avoir suscité peu d’intérêt, notamment les suivantes :
- perte du désir sexuel
- difficultés à éprouver du désir
- difficultés avec l’excitation et l’orgasme
- douleur lors des rapports sexuels
Certains chercheurs soupçonnent que les problèmes sexuels sont plus courants chez les femmes séropositives que chez leurs consœurs séronégatives. Entre autres, ils soulignent que nombre d’affections médicales chroniques associées à la dysfonction sexuelle semblent se produire plus fréquemment chez les femmes séropositives, comme les suivantes :
- maladies cardiovasculaires
- diabète
- problèmes de santé mentale
- toxicomanie
Il est également possible que la prise de médicaments anti-VIH ait un impact négatif sur la santé sexuelle. Des chercheurs aux États-Unis ont mené une étude pour recueillir des données au sujet du fonctionnement sexuel des femmes séropositives et des femmes courant des risques élevés d’infection. Ils ont trouvé que les femmes séropositives se plaignaient davantage de problèmes sexuels que les femmes séronégatives… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca
ONU : Sida : contre les discriminations
AFP
24/06/2010
Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et Onusida ont annoncé aujourd’hui le lancement d’une Commission chargée de faire un état des lieux des lois discriminatoires dans le monde dont certaines entravent considérablement la lutte contre le sida.
Certaines lois, criminalisant notamment les relations sexuelles entre hommes, les toxicomanes, les travailleurs de l’industrie du sexe, "punissent plutôt qu’elles ne protègent les personnes touchées", déplorent ainsi le Pnud et l’Onusida. La commission devrait ainsi permettre de répondre à "l’un des principaux handicaps" de la lutte contre la maladie qui a fait 2 millions de morts en 2008, a expliqué le directeur du programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida), le Malien Michel Sidibé.
"Obstacles légaux universels"
"Dans de nombreux endroits, ce que j’ai vu est très simple : au lieu d’un accès universel pour lutter contre l’injustice sociale (...), les gens sont confrontés à des obstacles légaux universels", a poursuivi Michel Sidibé. Selon le responsable, 49 pays de la planète ont ainsi des lois criminalisant la transmission ou l’exposition au VIH. De même, 86 Etats ont établi des législations homophobes, dont 7 considèrent que l’homosexualité est passible de la peine de mort, pour la plupart au Moyen Orient, a-t-il précisé sans vouloir nommer ces pays. Par ailleurs, l’ONU a dénombré 52 pays appliquant des restrictions de mouvement aux personnes atteintes du sida… (suite de l’article)
Source : http://www.lefigaro.fr
SYRIE : vague d’arrestations d’homosexuels dans des lieux privés
Mis en ligne le 23/06/2010
Les autorités syriennes ont perquisitionné plusieurs appartements où se déroulaient des parties privées gay ces dernières semaines, arrêtant plus de 25 hommes au cours de la descente surprise la plus récente.
Selon le site gaymiddleeast.com, la majorité des hommes arrêtés ont été accusés de se livrer à des "actes homosexuels", tandis que d’autres ont été accusés de possession ou de consommation de drogues illicites, d’organisation de réunion clandestine "obscène" et "encourageant" le comportement homosexuel. Tous les hommes arrêtés seraient toujours en garde à vue et leurs familles auraient refusé de payer leur caution ou même de leur rendre visite… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com
PATHOLOGIE : Angiomatose bacillaire et péliose hépatique lors de l’infection à VIH/sida
Rédigé le 24 juin 2010
Chez les patients infectés par le VIH et au stade sida de la maladie, l’infection à Bartonella henselae, agent de la maladie des griffes du chat, se traduit par l’angiomatose bacillaire et la péliose hépatique qui sont les manifestations cliniques les plus fréquentes chez les immunodéprimés.
Une zoonose transmise par les chats
La maladie des griffes du chat est une zoonose dont la transmission à l’homme se fait principalement par griffures et/ou morsures de félins.
Les chatons sont le principal réservoir de la bactérie, entraînant donc une répartition ubiquitaire de la maladie. Géographiquement, la répartition de la maladie est corrélée à celle des ectoparasites. Il s’agit des puces du chat ou Ctenocephalides felis, responsables de la transmission de Bartonella henselae parmi la population féline. La prévalence de Bartonella henselae semble plus importante dans les pays chauds et tempérés. La fréquence des bactériémies à Bartonella chez les chats, qui sont généralement asymptomatiques, dépasse 50% dans les régions où les puces sont endémiques. Bartonella est une bactérie intracellulaire qui infecte les cellules endothéliales et les globules rouges. Il s’agit chez le sujet immunocompétent d’une infection bénigne qui se manifeste habituellement par une adénopathie régionale persistante.
La pathogénicité bactérienne s’exprime cependant différemment en fonction du statut immunitaire des sujets infectés… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
ÉTUDE : Conséquences à long terme de l’atteinte rénale dans le VIH
Sean R. Hosein, 23 juin 2010
L’atteinte rénale aiguë ou ischémie rénale (autrefois l’insuffisance rénale aiguë nouvellement appelée « acute kidney injury » ou AKI), est un déclin rapide du fonctionnement des reins. En règle générale, l’atteinte rénale aiguë (AKI) se développe lorsque la concentration de la créatinine, déchet organique que l’on retrouve le sang, augmente de façon significative. Par comparaison à des personnes VIH-négatives, certaines études montrent que les personnes séropositives sont deux fois plus susceptibles de souffrir d’AKI. Des chercheurs de l’Université de la Californie à San Francisco et de l’Université Yale ont étudié l’importance de l’AKI parmi un groupe de 17 000 personnes séropositives. Leurs résultats donnent à penser que l’AKI devrait être réexaminé dans le contexte de l’infection par le VIH. Plus précisément, ils postulent que l’AKI devrait être envisagée non pas seulement comme un événement profondément perturbateur, mais en tant que trouble organique vulnérabilisant le corps à une série de crises futures.
Détails de l’étude
L’équipe de recherche a examiné les données sur l’état de santé de 17 323 personnes séropositives (2 % de femmes, 98 % d’hommes) qui étaient d’anciens militaires américains et dont les données médicales sont conservées dans la base de données du Département américain des Anciens Combattants. Quelque 18 % de ces personnes ont développé l’AKI dans le contexte d’un séjour à l’hôpital. Les personnes qui ont développé l’AKI étaient significativement plus susceptibles de présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- âge – 47 ans environ
- tension artérielle supérieure à la normale
- diabète
- insuffisance cardiaque
- cancer
- hauts taux de protéines urinaires
Seulement 25 % des personnes souffrant d’AKI prenaient des agents anti-VIH au moment où s’est manifestée cette complication. De plus, les personnes atteintes d’AKI ont tendance à présenter moins de 200 cellules CD4 +. Et pourtant, 50 % des personnes souffrant d’AKI ont été hospitalisées après 1995, année qui correspond à l’arrivée de la multithérapie antirétrovirale (HAART)… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca
INTERNET : Des chercheurs de l’UE créent un laboratoire virtuel pour traiter le VIH
2010-06-23
Des chercheurs de l’UE ont développé un laboratoire virtuel pour aider les médecins à travers le monde à personnaliser la prise de médicaments en fonction des patients et à préparer des traitements plus efficaces contre le VIH, le virus qui provoque le sida, et d’autres maladies infectieuses. L’étude bénéficie du soutien du projet VIROLAB (« Virtual laboratory for decision support in viral diseases treatment »), lequel est financé à hauteur de 3,3 millions d’euros au titre du domaine thématique « Technologies de la société de l’information » (TSI) du sixième programme-cadre (6e PC).
Le projet VIROLAB, dont le lancement en ligne est prévu pour fin 2010, se base sur les derniers progrès dans les domaines de l’apprentissage machine, de l’extraction de données, de l’informatique en grille, de la modélisation et de la simulation pour transposer le contenu de millions d’articles puisés dans des revues scientifiques, de bases de données et de dossiers médicaux de patients en connaissances pouvant être utilisés pour traiter la maladie. Sept hôpitaux utilisent déjà le laboratoire virtuel afin de proposer un traitement personnalisé aux patients atteints du VIH ; cette méthode représente un grand intérêt comme outil potentiel d’aide à la décision pour les médecins. « VIROLAB découvre de nouvelles voies de traitement en intégrant différents types de données, telles que des informations génétiques et des interactions moléculaires dans l’organisme, mesurées en nanosecondes, ainsi que des interactions sociologiques au niveau épidémiologique s’étendant sur des années de progression de la maladie », expliquait Peter Sloot, informaticien à l’université d’Amsterdam, aux Pays-Bas, et coordinateur de VIROLAB. Le VIH, à l’instar d’autres virus, est très difficile à combattre car il mute fréquemment et peut rapidement devenir résistant aux médicaments. Les médecins ont ainsi besoin de déterminer quels médicaments seront efficaces pour ralentir la progression de la maladie, en prenant en compte la souche du virus, le passé médical du patient, les informations génétiques et même les facteurs sociologiques. « C’est un peu comme une serrure et une clé », explique le professeur Sloot. « Les médicaments sont les clés qui fonctionnent avec certaines serrures, en d’autres termes les virus. Si la serrure change, la clé ne sert plus à rien ; chaque patient possède une serrure différente. C’est là que la médecine personnalisée trouve toute son utilité »… (suite de l’article)
Source : http://cordis.europa.eu
INTERNET : Reactup veut informer et remobiliser les gays sur la prévention
Mis en ligne le 25/06/2010
Act Up-Paris a lancé hier "REACTUP", un nouveau site web d’information et de "remobilisation des gays sur la prévention et la recherche préventive".
"REACTUP" annonce proposer "une information fiable et objective sur la transmission du VIH et des Infection Sexuellement Transmissbles (IST), l’épidémiologie ou les différentes approches de prévention". Sucer sans capote, on risque quoi ? Entre séropos, on risque quoi ? Charge virale indétectable, on risque quoi ? : voici quelques exemples de questions auxquelles le site d’Act-Up répond. "REACTUP" propose aussi des informations issues des derniers travaux de recherche publiés dans le domaine de la prévention. Le site se veut "ouvert et participatif". On peut s’y inscrire, commenter les articles et les partager sur les réseaux sociaux… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com
ALGÉRIE : Accélération du rythme de propagation du virus : Le Sida touche plus les femmes que les hommes
Par : M. Houari/Mascara
vendredi 25 juin 2010
Le président de l’Association de prévention contre le sida, le professeur Abdelaziz Tadj, a assuré que la probabilité de contracter ce virus en prison est vingt fois plus élevée qu’à l’extérieur, ce qui fait des prisonniers une catégorie nécessitant une protection.
Le professeur Tadj qui a présidé un colloque autour des risques qu’encourent les catégories vulnérables de la société d’être atteint du virus du sida, hier, à la maison de la culture de Mascara en collaboration avec l’organisation des avocats, a affirmé que le milieu pénitencier comportait de nombreux risques de maladies, et ce par des rapports homosexuels, ce qui exige une prise en charge de cette catégorie afin qu’elle ne transmette pas la maladie… (suite de l’article)
Source : http://elkhabar.com
MSF : Un webdocumentaire coup de poing sur le sida en Afrique
YOUPHIL, 23/06/2010
L’ONG Médecins sans Frontières présente un webdocumentaire alarmant sur les ravages du VIH en Afrique du Sud.
"La bataille contre le sida est loin d’être gagnée". Plus de 5, 7 millions de personnes sont atteintes du virus en Afrique du Sud. Le pays détient en effet "le taux de contamination le plus élevé au monde", selon l’ONG Médecins sans frontières qui présente le webdocumentaire "Half-Time". Rappelant que "la crise du sida est une question pressante", MSF en appelle à "une intervention continue et accrue" afin de ne pas laisser des millions de personnes dans le besoin… (suite de l’article)
Source : http://www.youphil.com
CANADA : Montréal : Theratechnologies annonce la publication des résultats combinés de l’étude de phase 3 pour la tésamoréline dans la revue JCEM
4 juin 2010 10h35 HE
MONTRÉAL, CANADA—(Marketwire - 24 juin 2010) - Theratechnologies (TSX:TH) a annoncé aujourd’hui la publication de l’article intitulé « Effects of Tesamorelin (TH9507), a Growth Hormone-Releasing Factor Analog, in Human Immunodeficiency Virus-Infected Patients with Excess Abdominal Fat : A Pooled Analysis of Two Multicenter, Double-Blind Placebo-Controlled Phase 3 Trials with Safety Extension Data » sur le site web de la revue Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (http://jcem.endojournals.org), avant sa parution sous forme imprimée. L’article expose, en détail, une analyse regroupée de deux études de phase 3 évaluant la tésamoréline pour le traitement de l’excès de graisse abdominale chez les patients atteints de lipodystrophie associée au VIH.
Le Dr Steven Grinspoon, M.D., un des auteurs de l’article et chercheur au Massachusetts General Hospital et au Harvard Medical School, fit la synthèse des résultats lors d’une présentation orale au congrès annuel de la Endocrine Society, ENDO 2010, qui se tenait cette semaine à San Diego, en Californie. Sa présentation avait pour titre : « Effects of Tesamorelin, a Growth Hormone-Releasing Analog, over 52 Weeks in HIV-Infected Patients with Excess Abdominal Fat : A Pooled Analysis of 2 Multicenter, Randomized, Placebo-Controlled Phase 3 Trials »… (suite de l’article)
Source : http://www.marketwire.com