Actualités VIH

Texte publi� le mardi 29 juin 2010.

ALGÉRIE : Oran : Les familles et les malades du SIDA saisissent les autorités pour non assistance à personne en danger - FRANCE : Antirétroviraux : Le nouveau comprimé Norvir® enfin disponible - FONDS MONDIAL : Sida, tuberculose et paludisme : le Canada peut faire une différence - CANADA : G8 : L’occasion manquée - SOMMETS G8 ET G20 : VIH : Sarkozy déçoit…une fois encore - CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE VIENNE : Une stratégie innovante pour faire reculer le sida - DÉCLARATION DE VIENNE : VIH/sida : Décriminaliser pour mieux contenir ? - KENYA : « Que se passerait-il si mon pénis ne voulait pas guérir ? » : Les hommes et la circoncision - SÉNÉGAL : Multiplication de cas de résistance au traitement du vih au pays - SÉNÉGAL : Prise en charge de la tuberculose et du sida : Plaidoyer pour la mise en place de structures intégrées - FRANCE : Solidays : Des maisons pour rompre l’isolement des femmes - FRANCE : Douze appartements thérapeutiques hébergent des malades du sida, à Tourcoing, depuis cinq ans

In peril  [1]

ALGÉRIE : Oran : Les familles et les malades du SIDA saisissent les autorités pour non assistance à personne en danger

Fayçal Moulay, 29 juin 2010

Après être passé par l’incompréhension et le désarroi, c’est la colère qui envahit les personnes séropositives et leurs familles à Oran.

La cause : depuis deux mois, les quelques 900 patients de l’Hôpital d’Oran qui suivent le traitement « antirétroviraux » ne parviennent plus à se procurer la trithérapie à cause d’une pénurie : la trithérapie qu’ils ne peuvent obtenir qu’au niveau du centre hospitalier qui leur fournissait jusqu’ici chaque mois leur quota de médicaments. « Je ne comprends pas comment ça marche dans ce pays (…), ils sont capables de débourser des milliards pour organiser un pont aérien entre Khartoum et Alger pour le foot mais pour nous assurer la disponibilité des médicaments, rien … » lâche avec un profond sentiment de dégoût un père de famille séropositif, dont ses deux enfants sont également atteints par cette maladie. Et à un autre de surenchérir :« mais tu ne comprends pas qu’ils veulent se débarrasser de nous parce que l’on a le SIDA ! Ils savent que c’est la maladie de la honte et que personne n’ose parler de nous, de notre souffrance… » En effet, le SIDA reste encore un sujet tabou dans notre société, les séropositifs souffrent en silence cette terrible maladie, la cachant à leurs familles, à leurs voisins, à leurs collègues de bureau, ils n’ont pas trop le choix… (suite de l’article)

Source : http://www.algerie-focus.com

FRANCE : Antirétroviraux : Le nouveau comprimé Norvir® enfin disponible

Par Eugène RAYESS, publié le 29 juin 2010

La communauté des patients le réclamait et l’attendait depuis longtemps, le nouveau comprimé de Norvir® (ritonavir) est enfin disponible.

Le ritonavir est indiqué en association avec d’autres antirétroviraux pour le traitement des patients infectés par le VIH-1. Cet inhibiteur de la protéase qui a été parmi les premiers antirétroviraux utilisés dans le traitement de l’infection par le VIH a vu son utilisation détournée en "booster" (potentialisateur d’efficacité). En effet, sa toxicité à pleine dose entraînait beaucoup d’effets indésirables, mais semblait potentialiser l’effet des autres antiprotéases auxquelles il était associé. Depuis ce jour, le Norvir® remplit bien sa mission de "booster", sauf qu’il fallait, du fait de sa formulation (capsules molles) le réfrigérer. Cette contrainte n’aidait pas à la discrétion souvent recherchée par les personnes infectées par le VIH. Kaletra® (lopinavir/ritonavir) qui était également sous forme de capsules molles car contenant le ritonavir a depuis (2006), grâce à une technique appelée "meltrex" réussi à être formulé en comprimés secs. Mais le laboratoire Abbott qui produit ces deux molécules traînait des pieds pour en faire de même pour le ritonavir. Avec la pression des associations, et après une bien longue attente, le comprimé pelliculé de Norvir® est enfin disponible ! Le prix en ville a été fixé à 27,23 € H.T. pour la boîte de 30 comprimés.

Source : http://www.actions-traitements.org

FONDS MONDIAL : Sida, tuberculose et paludisme : le Canada peut faire une différence

Michel Kazatchkine

Publié le 25 juin 2010

L’auteur est directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Le Canada a l’occasion de déterminer si le monde pourra remporter la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il est également en position de faire une différence majeure au chapitre de la santé des mères et des enfants. Mais le temps presse, car nous ne sommes qu’à quelques années de 2015, date visée pour l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), un ensemble de huit buts pour le développement et la santé, adoptés au début du millénaire par tous les pays membres des Nations unies. De récents développements historiques font foi de ce qu’il est possible de réaliser en présence de volonté politique.

Il y a dix ans, le monde pataugeait péniblement, dans sa riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme dans les pays en développement. Des traitements efficaces contre le VIH étaient disponibles depuis 1996 dans les pays à revenu élevé, mais hors d’atteinte presque partout ailleurs où l’on en avait besoin. La propagation du paludisme semblait imparable et la prévalence de la tuberculose se maintenait à un niveau inacceptable. Après un « appel à l’action » de Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été fondé, en 2002, afin d’accélérer considérablement la réponse à ces trois pandémies. En huit ans d’existence, le Fonds mondial s’est constamment avéré un mécanisme très efficient pour renforcer massivement la réponse mondiale au sida, à la tuberculose et au paludisme. Chaque dollar versé au Fonds mondial est directement alloué au financement de programmes, dans plus de 140 pays ; l’organisme ne possède pas de bureaux dans les pays et ses frais de fonctionnement sont presque entièrement absorbés par les revenus de l’investissement des contributions qu’il reçoit. À la fin de 2010, les programmes soutenus par le Fonds mondial fourniront des médicaments antirétroviraux salvateurs à quelque trois millions de personnes vivant avec le VIH. Le Fonds mondial est aussi le principal bailleur de fonds pour des mesures de prévention des trois infections. Par exemple, seulement en 2009, ses subventions ont permis à 340 000 femmes de prendre des médicaments pour prévenir la transmission du VIH à leur bébé pendant la grossesse. Depuis 2004, il a financé la distribution de plus de 100 millions de filets anti-moustiques imprégnés d’insecticide afin de prévenir le paludisme, et il a grandement intensifié les efforts de prévention de la tuberculose. Grâce à nos efforts et à ceux de nos partenaires, le nombre de décès liés au sida a reculé, dans plusieurs pays, et le nombre de nouveaux cas d’infection par le VIH dans divers pays de l’Afrique subsaharienne est en baisse. Des réductions de l’ordre de 50 à 80% sont observées dans le nombre de nouveaux cas et de décès du paludisme, dans les pays d’Afrique. La prévalence de la tuberculose à l’échelle mondiale est également en déclin. Au cours des six dernières années, les programmes financés par le Fonds mondial ont sauvé plus de cinq millions de vie -et chaque jour 3600 autres vies sont sauvées et des milliers de nouveaux cas de VIH, de tuberculose et de paludisme sont évités… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca

CANADA : G8 : L’occasion manquée

Manon Cornellier, 28 juin 2010

Avec son consensus autour de la réduction à moyen terme des déficits publics et la poursuite, à court terme, des plans de relance économique, le G20 a démontré une fois de plus qu’il a bel et bien ravi au G8 le titre de véritable forum des puissances économiques mondiales. Quand vient le temps d’agir avec « cohésion » pour éviter de replonger dans la crise, c’est vraiment là que ça se passe.

Le G8, qui se cherche maintenant une nouvelle vocation, a en revanche déçu ceux qui espéraient assister à une mobilisation des pays les plus riches du globe en faveur des femmes et des enfants les plus vulnérables. Après tout, le premier ministre Stephen Harper avait fait de l’amélioration de la santé maternelle et infantile dans les pays les plus pauvres LA priorité du sommet de Muskoka. Son « projet-signature » était l’occasion parfaite de prouver que le club de riches qu’est le G8 demeurait pertinent. Mais le riche éléphant a accouché une souris. Pour prendre toute la mesure de cet état de fait, il suffit de comparer l’ampleur du problème aux engagements pris.

Chaque année, il y a entre 350 000 et 500 000 mères qui meurent en couches et 9 millions d’enfants de moins de cinq ans qui décèdent. Avec ses maigres cinq milliards sur cinq ans, le G8 devrait prévenir la mort de 1,3 million d’enfants et de 64 000 mères... sur cinq ans. Une différence, certes, mais lilliputienne. On parle d’une réduction d’à peine 2,6 % de la mortalité maternelle et de 2,9 % de la mortalité infantile, calculaient mes collègues du Devoir en fin de semaine. Or, la communauté internationale s’est donné des Objectifs du millénaire pour le développement qui prévoient, d’ici 2015, une réduction de 75 % de la mortalité maternelle et de 67 % de la mortalité infantile, par rapport aux taux de 1990. Selon une analyse réalisée par le groupe de recherche sur le G8 de l’Université de Toronto, il faudrait 30 milliards de plus pour en arriver là, et c’est sans compter les 650 millions qui manquent pour atteindre les objectifs en matière de soins pédiatriques pour le VIH-sida et les 5,9 milliards qu’il faudrait pour prévenir la transmission du sida de la mère à l’enfant. Le G8, lui, n’offre que cinq milliards. Six autres pays, qui ne sont pas membres du club, et la fondation de Bill et Melinda Gates ont accepté de participer à cette Initiative de Muskoka à hauteur de 2,3 milliards sur cinq ans, mais la Fondation Gates versera à elle seule 1,5 milliard de cette somme. Si les pays les plus riches ne sont pas capables d’apporter une juste contribution, qui le sera ?... (suite de l’article)

Source : http://www.ledevoir.com

SOMMETS G8 ET G20 : VIH : Sarkozy déçoit…une fois encore

Par jfl-seronet, posté le 28 juin 2010

Il faut beaucoup d’aplomb, un sens des priorités particulier, un léger déphasage, pour préférer recevoir un joueur de football récemment abonné à cirer les bancs de touche plutôt que des représentants des ONG françaises investies dans le domaine du développement. C’est exactement ce qu’a fait Nicolas Sarkozy avant de partir au sommet du G8. Rappelons au passage que, comme ses éditions précédentes, le G8 n’envisageait bien évidemment pas de parler foot, mais de développement. Comprenne qui peut.

Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il voulu s’éviter les remontrances (même polies) des ONG concernant l’attitude pusillanime de la France en matière d’aide internationale ? Peut-être a-t-il craint de prendre ombrage qu’on lui demande d’être à de la "hauteur" des "enjeux et des attentes d’un tel sommet ? Peut-être… Une chose est sûre, il n’a pas pu entendre l’avis des ONG sur trois points essentiels qui auraient pu et dû être abordés et résolus au sommet du G8, puis du G20 (les deux sommets se déroulent à la suite au même endroit).

Le premier portait sur son engagement à faire aboutir l’objectif d’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements contre le sida d’ici 2010. Une promesse non tenue et un point que même son épouse lui rappelle dans une tribune publiée (26 juin) dans Libération. "Année après année, depuis l’engagement des Nations Unies pour les Objectifs du millénaire pour le développement, d’assurer cet accès universel, les leaders des pays riches se sont hélas montrés incapables de tenir leur promesse", rappellent des associations (AIDES, Coalition Plus, Sidaction, Act Up-Paris…) dans un communiqué commun (25 juin). "Au moment de l’échéance, le bilan est bien trop maigre : seul un tiers des malades ont accès aux antirétroviraux. Nicolas Sarkozy doit traduire en actes ses engagements, et faire tout ce qui est en son pouvoir pour que les difficultés de financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, mis à mal par les défections répétées des Etats donateurs, soient résolues au plus vite", argumentent les associations… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE VIENNE : Une stratégie innovante pour faire reculer le sida

Paul Benkimoun, 29.06.10

C’est un tournant dans la lutte contre le sida. Longtemps opposés l’un à l’autre, surtout quand les traitements étaient au Nord et les malades au Sud, la prévention de la transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le traitement antirétroviral iront de plus en plus de pair. L’idée sera au cœur de la conférence internationale sur la pandémie qui se tiendra à Vienne, en Autriche, du 18 au 23 juillet.

Alors que le virus continue de progresser – 300 nouvelles infections par heure dans le monde –, les institutions internationales, s’appuyant sur les travaux de chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devraient recommander dans les semaines qui viennent d’utiliser les traitements contre le VIH comme une arme antitransmission.

En novembre 2008, des chercheurs de l’OMS ont présenté sur le site du Lancet, l’hebdomadaire médical britannique, un modèle mathématique qui avance des résultats importants : le dépistage volontaire universel du VIH chez l’ensemble des adultes (en moyenne une fois par an), suivi immédiatement d’un traitement antirétroviral en cas d’infection, permettrait de réduire de 95 % l’incidence annuelle de l’infection par le VIH en dix ans. "Sur cette période, le nombre annuel de nouvelles infections au VIH serait abaissé de 20 à 1 pour mille adultes", résume l’OMS. Ces résultats vont dans le sens d’autres publications scientifiques démontrant la capacité des traitements antirétroviraux à considérablement réduire le risque de transmission du virus. Et pour cause : il est clairement établi que plus la concentration de virus dans le sang (la charge virale) est élevée, plus le risque de transmission est important. Un traitement bien conduit et bien suivi rend la charge virale indétectable dans le sang et dans les fluides… (suite de l’article)

Source : http://www.lemonde.fr

DÉCLARATION DE VIENNE : VIH/sida : Décriminaliser pour mieux contenir ?

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

Mise à jour le lundi 28 juin 2010

La criminalisation des drogues contribue à la propagation du VIH dans certains pays, avertissent les chercheurs signataires de la « Déclaration de Vienne » publiée à trois semaines de l’ouverture de la 18e conférence mondiale sur le sida.

Cette rencontre réunira quelque 25 000 professionnels dans la capitale autrichienne. Selon les auteurs du document, la criminalisation des drogues amène ceux qui souffrent de toxicomanie à vivre leur dépendance seuls, à échanger leurs seringues et à ne pas demander de soins… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

KENYA : « Que se passerait-il si mon pénis ne voulait pas guérir ? » : Les hommes et la circoncision

mardi 29 juin 2010

KISUMU, 25 juin 2010 (PlusNews) - Le gouvernement kényan a lancé un programme ambitieux qui a pour objectif d’amener 80 pour cent de l’ensemble des hommes non-circoncis – soit environ 1,1 million de personnes – à être circoncis d’ici 2013. La plupart des hommes non-circoncis vivent dans la province occidentale de Nyanza, et la campagne est considérée comme étant un grand succès.

IRIN/PlusNews s’est rendu à Kisumu, la capitale de la province de Nyanza, et s’est entretenu avec plusieurs hommes des raisons pour lesquelles ils refusent d’être circoncis.

La douleur : Boniface Oyoo, âgé de 25 ans, conduit un ‘boda-boda’, une moto-taxi, à Kisumu. Il a dit qu’il avait entendu parler de la circoncision masculine médicale volontaire et de ses avantages, et qu’il savait même où il pourrait se rendre pour bénéficier de ces services, mais qu’il avait peur de la douleur et des éventuelles complications. « J’ai parlé à mes amis qui y sont allés. Ils m’ont dit que ce n’est pas douloureux quand on vous coupe, mais après que vous soyez rentré à la maison, il y a de la douleur, c’est cela que je crains », a dit M. Oyoo. « Alors, des fois je pense, ‘Que se passerait-il si mon pénis ne voulait pas guérir ? »

Perte de revenus : Toby Onyango, âgé de 22 ans, peintre dans un atelier de réparation de voitures à Kisumu, a dit craindre de perdre une partie de son salaire s’il s’arrêtait de travailler pour se faire circoncire et ensuite cicatriser. « Je veux y aller… [Mais] je suis payé au jour le jour – je dois manger et nourrir ma famille », a-t-il dit. « Si je pouvais avoir une autre source de revenus durant cette période, j’irais ».

Que penserait ma femme ? Jairus*, 41 ans, un père de famille, sait que l’intervention réduirait ses risques de contracter le VIH, mais il a dit que sa femme deviendrait suspicieuse. « Ma femme croit que je suis fidèle – et si je vais me faire circoncire, elle va penser que je l’ai trompée », a-t-il dit. « Je ne veux pas créer cette méfiance »… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

SÉNÉGAL : Multiplication de cas de résistance au traitement du vih au pays

Cheikh Tidiane Mbengue, 28 Juin 2010

Au Sénégal près de 500 personnes infectées par le Vih/Sida, soit 2% des cas officiellement enregistrés au niveau national sont mis sous traitement de deuxième ligne. Pour cause, le traitement de première ligne avec les anti-rétroviraux a connu un échec. L’explication qu’en donnent les spécialistes c’est que les malades ne respectent pas scrupuleusement les prescriptions liées à la prise des médicaments. Au finish, l’Etat risque de casquer lourd pour traiter ces malades.

Au Sénégal la prévalence de la résistance aux médicaments antirétroviraux (Arv) touche près de 2 % des malades infectés par le virus du Sida. Autrement dit, 500 malades environ sont mis sous traitement de deuxième ligne à cause de l’échec du traitement de première ligne du protocole thérapeutique. Dès lors se pose la légitime question de savoir si cette résistance ne remet pas en cause l’efficacité des molécules ou si elle ne va pas avoir une incidence certaine sur le suivi de ces malades ? Mais de l’avis du Pr Souleymane Mboup, il faut surtout que les pays africains pensent à se mobiliser pour engager un véritable plaidoyer en faveur de l’accessibilité des ARV de deuxième ligne dont le coût reste encore très élevé. Déjà dans les pays du Nord le sujet est très préoccupant. Cette bataille aura « un enjeu financier pour les Etats africains », prévient toujours le Pr Mboup qui renseigne également que même si la situation n’est pas alarmante au Sénégal, il est temps de songer à de nouvelles molécules pour anticiper éventuellement à l’augmentation de la prévalence à la résistance aux Arv dans le monde… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

SÉNÉGAL : Prise en charge de la tuberculose et du sida : Plaidoyer pour la mise en place de structures intégrées

Eugène KALY, lundi 28 Juin 2010

La prise en charge du Vih/Sida et de la tuberculose se fait dans différentes structures sanitaires, obligeant la personne atteinte par les deux maladies à se faire traiter dans des structures différentes. L’Institut de recherche pour le développement (Ird) plaide pour des structures capables de prendre en charge les deux maladies.

La prise en charge croisée du Vih et de la tuberculose dans les structures sanitaires du Sénégal intéresse l’Institut de recherche pour développement (Ird). L’étude intitulée « Prises en charge croisées du Vih et de la tuberculose au Cameroun et au Sénégal : processus historique et contraintes sociales » a été menée dans plusieurs structures sanitaires. Elle a permis de comprendre, au niveau institutionnel, quelles sont les méthodes mises en place dans la lutte contre le Sida et la tub erculose et comment elles sont appliquées dans les structures sanitaires. « Sur le terrain, nous avons constaté que, malgré l’élaboration en cours d’un bon cadre institutionnel entre les programmes du Sida et de la tuberculose, les personnels de Santé n’ont pas attendu la mise en place de ce cadre pour commencer de prendre en charge des patients souffrant de ces deux maladies », a commenté la socio-anthropologue Fatoumata Hane de l’Ird, présentant les résultats de l’étude. Cependant, elle a déploré le déficit de communication et de collaboration entre personnels, structures de Santé et Ong qui soutiennent financièrement la prise en charge de ces malades… (suite de l’article)

Source : http://www.lesoleil.sn

FRANCE : Solidays : Des maisons pour rompre l’isolement des femmes

Par Angel Herrero Lucas, publié le 28/06/2010

Parmi les 100 associations présentes à Solidays, certaines se concentrent sur l’accompagnement des femmes malades.

"Ikambere", "Dessine moi un mouton" et "Ucara" accompagnent des milliers de femmes dans leur lutte contre la maladie et leur re-donnent confiance en l’avenir. De nombreux services sont offerts : prévention, formation professionnelle, soutien ethno-psychiatrique... Mais l’objectif premier est d’offrir un lieu de parole pour lutter contre le silence.

IKAMBERE, en rwandais cela veut dire : "La maison accueillante". Cette association fondée en 1997 a créé un cadre convivial où les femmes touchées par le VIH se retrouvent pour rompre l’isolement. Sa directrice, Bernadette Rwegera, nous présente le travail d’Ikambere. Bernadette Rwegera : "Depuis 1997, 1.560 femmes sont venues nous voir. On reçoit uniquement des femmes infectées du Sida et il y en a 100 de plus chaque année. Notre objectif est d’aider les femmes à se former et à trouver du travail. Pour chacune d’elle, nous mettons en place un projet professionnel, thérapeutique et social. Les femmes que nous accueillons sont vulnérables. Elles ont laissé leur famille, leur travail et trouvent ici la précarité, la rue et rien à manger. La convivialité que l’on installe leur permet de faire le deuil de leur séropositivité. L’expérience des plus anciennes leur permet d’évoluer et d’imaginer d’avancer dans la vie, de faire un enfant, de trouver un travail... Car ce n’est pas gagné d’avance. Quand on est séropositif, on perd confiance. En dehors d’Ikarembe, elles ont peur de parler du Sida. Quant elles en parlent à l’extérieur elles disent qu’elles sont à "la maison blanche", à "Ika" ou au "Café". Ici elles ont confiance. C’est une deuxième maison pour elles. Nous proposons des cours d’alphabétisation, d’informatique, de couture, et chaque jour nous préparons un repas. Et comme les gens n’ont pas beaucoup de moyens avec la crise, nous distribuons aussi aux femmes des colis alimentaires une fois par semaine. Des fruits et des légumes surtout, c’est mieux pour leur traitement.

Nous faisons aussi beaucoup de prévention car ce n’est pas parce qu’elles sont contaminées, que le monde entier doit être contaminé. Pour cela nous faisons venir des médecins à Ikambere. A l’hôpital, l’homme est en blouse blanche, dans sa toute puissance. C’est mieux quand ils viennent ici à l’association habillés comme vous et moi. Ils prennent le temps de parler et les femmes ont le temps de poser toutes les questions qu’elles veulent… (suite de l’article)

Source : http://info.france2.fr

FRANCE : Douze appartements thérapeutiques hébergent des malades du sida, à Tourcoing, depuis cinq ans

Par Christian Vincent, mardi 29.06.2010

Depuis cinq ans,Tourcoing bénéficie de douze appartements thérapeutiques, une expérience unique dans la région. Permettre un hébergement, une réinsertion sociale, et assurer un accompagnement dans la prise en charge de la santé sont les buts de l’opération gérée par Stop sida, en lien avecle service universitaire des maladies infectieuses de l’hôpital de Tourcoing.

Pour bien comprendre l’utilité d’une telle structure, nous avons discuté avec deux locataires. Si cela n’existait pas ? Alain (un prénom d’emprunt) lève les yeux au ciel. « J’aurais arrêté mon traitement une nouvelle fois. » Sa maladie a été diagnostiquée en 1994. Au départ, il continuait à travailler mais, très vite, la dépression l’a emporté. Il a perdu son logement et est reparti vivre chez sa mère. « Le soutien de ces appartements est important, il y a toujours quelqu’un pour écouter. » Son état ? « Ça dépend des jours, c’est un état d’esprit quand on se lève le matin et les traitements sont un petit peu moins lourds qu’au début. » Depuis seize ans, la médecine a fait des progrès, mais le combat est loin d’être gagné. Le plus dur pour lui, c’est bien les coups de découragement, les envies de tout envoyer bouler, de ne plus se soigner. « Avec ces appartements, on passe au-dessus de ces difficultés. » Alain insiste. « Quand on vous l’annonce et qu’on doit le dire à ses proches, c’est toujours un gros coup de massue… (suite de l’article)

Source : http://www.lavoixdunord.fr

[1] Wikimedia Commons Painting Artist=John Atkinson Grimshaw. Title=’’In Peril’’ Year =1879 Technique=oil canvas Dimensions=76.2 × 127 cm



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