ASIE : Les Nations Unies plaident pour inclure le genre dans les politiques VIH - FRANCE : Entrevue : Droits du patient - OIT : Droits des séropositifs et des malades du sida : l’organisation fait oeuvre de pionnier - FRANCE : Le CNS très critique envers le Plan national VIH/sida 2010/2014 - FRANCE : Plan national : Roselyne Bachelot répond aux CNS - ÎLE MAURICE : L’hyperactivité sexuelle des jeunes inquiète - AFRIQUE DU SUD : Qui surveille le plus vaste programme de distribution d’ARV au monde ? - SWAZILAND : pays rongé par le sida - ANGOLA : Amélioration de l’assistance sanitaire aux sidéens à Ombadja - FRANCE : VIH : l’Inpes lance une campagne nationale d’information à destination des hommes gays - SIDA INFO SERVICE : « Le VIH n’est pas une maladie chronique comme les autres » - FRANCE : VIH/sida : quand discrimination et précarité s’en mêlent
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ASIE : Les Nations Unies plaident pour inclure le genre dans les politiques VIH
Mercredi, 30 juin 2010
BANGKOK, 29 juin 2010 (PlusNews) - Les Nations Unies ont exhorté les gouvernements de la zone Asie Pacifique à accroître leurs efforts pour combattre les inégalités fondées sur le genre dans leur réponse au VIH, alors que les taux d’infection parmi les femmes continuent à augmenter dans la région.
Quelque 1,6 million de femmes vivent avec le VIH dans la région Asie Pacifique, et 35 pour cent des personnes infectées par le virus en Asie sont des femmes, contre 18 pour cent il y a deux décennies, selon le Programme commun des Nations Unies sur le sida ONUSIDA. « Lutter contre les normes sexistes préjudiciables qui constituent les racines de la vulnérabilité des femmes au VIH est crucial pour enrayer la propagation de l’épidémie », a dit Moni Pizani, directrice des programmes du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme UNIFEM dans la région… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
FRANCE : Entrevue : Droits du patient
28/06/2010
Un médecin peut-il refuser de me soigner ? Puis-je refuser de me soigner ? Ai-je le droit de consulter deux ou trois médecins avant de choisir un traitement VIH ?... Questions/ réponses avec Romain Farina-Cussac, un des deux coordinateurs de Sida Info Droit… (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org
OIT : Droits des séropositifs et des malades du sida : l’organisation fait oeuvre de pionnier
ROBERT JAMES PARSONS, paru le mardi 29 Juin 2010
Solidarité TRAVAIL - Bastion de la discrimination, le monde du travail peut-il se muer en rempart contre l’exclusion ? C’est le sens des « recommandations » adoptées par l’Organisation internationale du travail (OIT).
« Nous pouvons en être bien fier ! » La doctoresse Sophia Kisting ne cachait pas son immense plaisir la semaine dernière à l’issue de la dernière conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT). Après quatre ans de négociations, l’organisation tripartite vient en effet d’édicter les premières normes internationales de protection et de non-discrimination sur le lieu de travail des personnes vivant avec le VIH/sida. La directrice du Programme VIH/sida et monde de travail au sein de l’OIT est particulièrement « encouragée » par le large consensus trouvé tant auprès des syndicats que des employeurs et des gouvernements. Votées avec seulement quatre oppositions sur les 178 pays membres, les nouvelles normes de protection prennent la forme d’une « recommandation » aux gouvernements. Au départ, les syndicats militaient pour une convention, mais cette option risquait de tout faire échouer. Plus souple, la recommandation a permis d’élargir au maximum le spectre du texte adopté. « Nous avons pu inclure les plus défavorisés – les ouvriers migrants, le travailleuses domestiques, les handicapés, même les militaires », se réjouit-elle. Si le texte interdit la discrimination à l’embauche, il encourage surtout les gouvernements à favoriser le travail des personnes vivant avec le VIH. Il demande également aux entreprises d’offrir des formations aux travailleurs séropositifs qui, en raison de leur maladie, ne peuvent plus assurer leurs horaires ou certaines fonctions… (suite de l’article)
Source : http://www.lecourrier.ch
FRANCE : Le CNS très critique envers le Plan national VIH/sida 2010/2014
Par Charles Roncier, vih.org, 28/06/10
Dans un avis rendu public lundi 28 juin, le Conseil national du Sida (CNS) associé à la Conférence nationale de santé fustige le contenu actuel du Plan national VIH/sida - IST 2010-2014, censé guider la politique publique française de lutte contre le sida.
Avis conjoint du Conseil National du Sida et de la Conférence Nationale de Santé relatif au projet de plan national VIH/sida - IST 2014-2018 17 juin 2010 (PDF, 575Ko)
Le quotidien Libération n’aura pas attendu la conférence de presse officielle, prévue initialement mercredi 30 juin, pour parler d’un avis qui risque d’agacer le gouvernement. Dans un avis conjoint, le CNS et la Conférence nationale de santé, pour leur première saisine conjointe par le directeur générale de la Santé, Didier Houssin, ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer le futur Plan national VIH/sida, tant en ce qui concerne les orientations du plan, que les dysfonctionnements de son élaboration.
La lettre de Mission signée le 14 Mai dernier par le directeur général de la Santé, fait explicitement référence aux changements induits par le dernier avis du CNS, le rapport de l’HAS sur le dépistage, le rapport Lert-Pialoux sur les nouvelles méthodes de prévention et les recommandations du rapport de la Cour des comptes. Rapport de la cour des comptes qui avait quasiment donné injonction au Ministère de la Santé de modifier la conduite des politiques publiques en matière de prévention VIH et de dépistage… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
FRANCE : Plan national : Roselyne Bachelot répond aux CNS
Le 29 juin 2010
La ministre de la santé a communiqué des "précisions", hier, après que le Conseil national sur le sida et que la Conférence nationale aient rendu public leur Avis conjoint sur le projet de Plan national de lutte contre le VIH/sida 2010-2014 (voir notre article). Même si la parution du Plan final est programmée pour la troisième semaine de juillet, la ministre explique que le projet de Plan qui a été envoyé aux deux instances est un document non définitif, et que les remarques contenues dans l’avis en question seront prises en compte pour l’élaboration de la version finale du Plan. "Les deux instances ont été saisies pour se prononcer sur les orientations stratégiques du futur plan, sur les méthodes de construction et sur la gouvernance de celui-ci", explique le communiqué. "Les deux instances se sont prononcées sur ces principes et en aucun cas sur le plan lui-même". Pour lire le communiqué du ministère dans son intégralité : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/precisions-a-propos-du-plan-de-...
Source : http://www.seronet.info
ÎLE MAURICE : L’hyperactivité sexuelle des jeunes inquiète
Jimmy Jean-Louis
mercredi 30 juin 2010
PORT-LOUIS , 24 juin (IPS) - L’examen médical d’une jeune collégienne de 12 ans, violée récemment à Flacq, un village situé dans l’est de l’Ile Maurice, a révélé que l’adolescente était déjà sexuellement active. Ce qui a provoqué une onde de choc dans le pays, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la jeunesse moderne.
L’hyperactivité sexuelle des jeunes Mauriciens est connue de tous, même si la plupart des parents, des enseignants et des responsables politiques du pays préfèrent se voiler la face à ce sujet. En tout 55 cas de viols sur des mineurs ont été rapportés à la police en 2009, sans compter de nombreux cas de relations sexuelles avec des mineures consentantes. Durant la dernière semaine de mai 2010, une adolescente de 13 ans a rapporté à la police avoir eu des relations sexuelles à maintes reprises avec son amoureux, dont elle dit ignorer l’âge. Une autre fille de 12 ans a fait pire. Son copain de 18 ans, de même que deux autres habitants de son village, âgés respectivement de 23 ans et 21 ans, auraient eu, eux aussi, des relations sexuelles avec elle sur une plage. Une adolescente de 14 ans, qui était portée disparue, a été retrouvée chez son amoureux de 20 ans, avec qui elle a eu des relations sexuelles au Champ de Mars, le 20 mai dernier.
Selon la psychologue Emilie Duval, les activités sexuelles, la consommation d’alcool et de drogue sont les réalités de beaucoup de jeunes d’aujourd’hui. Si le développement physique est précoce chez les adolescents, tel n’est pas le cas pour leur développement psychologique. Ils ne sont pas préparés aux conséquences de leurs actes. Le syndicat des enseignants du primaire, la ’Governement Teachers Union’ (GTU), a décidé de prendre les choses en main, étant donné que l’adolescente violée de Flacq avait fait l’école buissonnière le jour de son agression sexuelle. En collaboration avec la ’Mauritius Family Planning and Welfare Association’ (MFPWA), une association chargée du planning familial à Maurice, la direction du GTU s’est lancée dans une session de formation de trois jours à l’intention de tous les enseignants du primaire. L’objectif principal était de faire de la prévention contre le VIH/SIDA… (suite de l’article)
Source : http://www.ipsinternational.org
AFRIQUE DU SUD : Qui surveille le plus vaste programme de distribution d’ARV au monde ?
Mercredi, 30 juin 2010
JOHANNESBOURG, 28 juin 2010 (PlusNews) - Le plus vaste programme de distribution d’antirétroviraux (ARV) au monde pourrait opérer dans le noir, selon les résultats d’une étude très attendue sur le plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA (NSP en anglais), publiés par le Conseil national sud-africain de lutte contre le sida (SANAC en anglais).
Certains résultats sont positifs. Par exemple, l’ébauche préliminaire élaborée par le SANAC indique que depuis le lancement du NSP en 2007, l’usage du préservatif a doublé, que le nombre d’adultes séropositifs sous traitement ARV a presque triplé et que 76 pour cent des femmes enceintes séropositives ont accès aux services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME). D’autres sont moins glorieux. En effet, l’accès à la bithérapie antirétrovirale dans le cadre de la PTME pose problème et compte tenu du manque de suivi et d’évaluation, les décideurs pourraient opérer dans le vide, peut-on lire dans le rapport. Mark Heywood, président-adjoint du SANAC, n’a pas été surpris par de tels résultats. « Selon moi, le message à retenir est le suivant : les politiques sont bonnes, mais leur mise en œuvre demeure médiocre. Nous devons concentrer nos efforts sur la mise en œuvre et l’efficacité », a-t-il déclaré. L’élaboration d’un nouveau NSP n’a pas encore débuté, mais M. Heywood a précisé que le plan actuel se poursuivrait jusqu’à la mi-2011. Le pays dispose ainsi d’une année complète pour formuler un nouveau plan et concentrer ses efforts notamment sur le programme national de conseil et de dépistage volontaire, lancé récemment et qui en est à ses balbutiements. L’Afrique du Sud mène probablement le plus vaste programme de distribution d’ARV au monde : plus de 700 000 personnes reçoivent des ARV auprès d’établissements publics.
La bithérapie mise à mal par des manques de financement
Le programme national de conseil et de dépistage volontaire n’est pas le seul projet à en être à ses balbutiements. En effet, la bithérapie antirétrovirale dans le cadre de la PTME, selon laquelle les mères séropositives et leurs nouveaux-nés reçoivent une combinaison de deux médicaments (névirapine et zidovudine), a été introduite en Afrique du Sud en 2008. La bithérapie se révèle plus efficace que l’ancien traitement qui préconisait l’administration d’une seule dose de névirapine, et peut réduire les risques de transmission du VIH de la mère à l’enfant jusqu’à cinq pour cent. Bien que les provinces aient adopté la bithérapie et qu’il existe des travailleurs sanitaires dûment formés afin de prescrire le traitement, certains districts continuent d’administrer une seule dose de névirapine aux mères et aux bébés, car trouver les fonds pour acheter les doses de névirapine et zidovudine constitue un défi, souligne le rapport. L’étude de 452 pages met également l’accent sur le manque de données relatives aux bébés nés avec le virus. Cependant, selon les chiffres avancés par le ministère de la Santé, près de 40 pour cent des nourrissons exposés aux dangers du VIH courraient le risque de contracter le virus en raison de services de PTME insuffisants… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
SWAZILAND : pays rongé par le sida
Par SOPHIE BOUILLON, envoyée spéciale au Swaziland
28/06/2010
Route du Sud. Le road-movie de notre correspondante au cœur de la nation arc-en-ciel.
Chaque matin, Rudolf Makwara, infirmier de l’équipe de Médecins sans frontières (MSF), part sur les routes du Swaziland, en consultation « à domicile ». Il lui faut cinq heures de route, plusieurs rivières à traverser en 4 x 4, et quelques kilomètres à pieds pour rencontrer trois patients. L’une d’elle, Sibaye, vit seule avec son fils de 4 ans dans un village perdu. Elle ne connaît pas son âge, « car on ne lui a jamais dit ». Séropositive, elle a attrapé une tuberculose multirésistante aux médicaments et doit suivre un traitement extrêmement lourd sur deux ans. Dans n’importe quel autre pays, elle irait faire ses injections quotidiennes à la clinique du coin. Mais ici, même la « clinique du coin » est trop loin. Le Swaziland, qui fait la moitié de la superficie de la Belgique, est enclavé au cœur de l’Afrique du Sud. C’est la dernière monarchie absolue en Afrique. On y parle une langue dérivée du zoulou, on y célèbre les mêmes rites traditionnels qu’en Afrique du Sud, tous les hommes partent travailler à Johannesburg ou à Durban, et ce pays minuscule a les mêmes problèmes sanitaires que son grand frère de voisin : 26% de la population est porteuse du VIH, le taux d’infection le plus important au monde.
« Urgence ». Hier, dans la minuscule clinique de Lavumisa, près de la frontière avec l’Afrique du Sud, 54 personnes sont venues faire des tests et des prises de sang. Sept ont commencé leur traitement d’antirétroviraux. Des pourcentages, des chiffres. Un lieu commun. Devant l’ampleur de la crise, l’équipe de MSF a dû mettre en place un programme de santé très controversé : former des gens dans les villages reculés, pour qu’ils puissent administrer eux-mêmes les soins aux patients les plus malades. C’est une vieille femme du village qui apporte donc ses médicaments à Sibaye et fait les injections. Rudolf lui a appris comment procéder. « Ce n’est pas l’idéal, reconnaît Aymeric Peguillan, chef de mission. Mais nous n’avons pas le choix. C’est une situation d’urgence »… (suite de l’article)
Source : http://www.liberation.fr
ANGOLA : Amélioration de l’assistance sanitaire aux sidéens à Ombadja
29 Juin 2010
Ombadja (Angola) – L’assistance sanitaire aux personnes affectées par le virus du Sida, à Ombadja, dans la pronvice de Cunene, connaît des améliorations significatives avec la construction de 14 centres d’accompagnement psychologique et de test volontaire sur le VIH/sida et cinq salles d’ immunisation pour mineur de cinq ans et les femmes enceintes.
Le fait a été révélé lundi, par l’administrateur d’Ombadja, Manuel Domingos Taby, qui a souligné que ces unités sont situées au centre de la municipalité, ainsi que dans les communes et villages, permettant à la population de connaître son état sérologique concernant la maladie. “Dans les éventuels cas positifs, il est garanti l’assistance médicale moyennant l’octroi de médicaments néssaires pour le traitement ”, a-t-il dit… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
FRANCE : VIH : l’Inpes lance une campagne nationale d’information à destination des hommes gays
28.06.2010
L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) lance un dispositif d’information sur la primo-infection à destination des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Les populations concernées pourront découvrir de nombreuses affiches de prévention, mais également accéder à des brochures d’information durant les évènements gays et lesbiens organisés pendant l’été pour s’informer sur les réflexes à adopter en cas de prise de risque sexuelle.
Ce dispositif vise à informer les hommes gays sur la primo-infection, c’est à dire la période de 2 à 6 mois suivant la contamination d’une personne par le virus du sida. Selon l’Inpes, les rapports sexuels non protégés réalisés durant cette période "contribuent de manière importante à l’épidémie d’infection par le VIH chez les gays"… (suite de l’article)
Source : http://www.leparisien.fr
SIDA INFO SERVICE : « Le VIH n’est pas une maladie chronique comme les autres »
30/06/2010
Lire l’analyse des appels reçus sur SIS en 2009
En 2009, les appels concernant une personne vivant avec le VIH (PVVIH) représentent 6, 8 % de la totalité des appels reçus sur Sida Info Service (SIS). Cette proportion est relativement stable depuis des années.
Sur les 5 377 entretiens, les trois premières régions d’appel sont l’Île-de-France (39, 8 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (13, 1 %) et Rhône-Alpes (7, 2 %). Plus des deux tiers des appelants vivant avec le VIH (69 %) ont déjà fait appel à Sida Info Service au cours de l’année écoulée. Plus des deux tiers des entretiens avec un PVVIH se déroulent avec un homme (70, 2 %), à l’instar de ce que l’on observe pour l’ensemble des appels sur SIS (71, 9 %). En moyenne, les PVVIH ayant composé le numéro vert (0 800 840 800) sont âgées de 41 ans, tant les hommes que les femmes. Ce public est significativement plus âgé que la moyenne des appelants sur SIS (32 ans). Les thèmes abordés lors des entretiens sont propres aux PVVIH. Alors qu’en général, les aspects psychologiques ne sont présents que dans un appel sur cinq (19, 6 %), ils ont une part importante dans près de la moitié (46, 2 %) des appels de PVVIH, montrant ainsi que le soutien est une dimension importante dans ces entretiens… (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org
FRANCE : VIH/sida : quand discrimination et précarité s’en mêlent
Par Aude Segond, Crips (France), 24/06/10
Le mardi 29 juin, à Paris, le 16ème Alter mardi : parlons solutions (AMPS) donne la parole aux associations. L’accès aux logements sociaux peut-il être soumis à des critères de santé ? Quelles questions posent les démarches de Reconnaissance Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), considérées par certains comme trop complexes, par d’autres comme stigmatisantes ? Comment lutter contre la double exclusion liée à un phénomène nouveau pour une épidémie apparue dans les années 80 : le vieillissement des malades ? Quelles réponses dans les établissements pour personnes âgées ? Quelles solutions pour les populations éloignées des systèmes d’accès aux soins comme les "sans papiers" ?
Le Groupe SOS et Ashoka vous donnent rendez-vous mardi 29 juin pour le 16ème AMPS : VIH/sida, quand discrimination et précarité s’en mêlent, quelles solutions pour faire évoluer les consciences. Non, le sida n’est pas la maladie des années 90 ! Les années 2000 ont posé de nouvelles questions, sans apporter beaucoup de réponses. Ce soir, les AMPS donnent la parole aux associations, et interpellent sur le nécessaire changement. On a souvent souligné le fait que l’épidémie du sida était un révélateur de l’état des systèmes sociaux. Dans les pays en développement d’une façon générale et en Afrique plus particulièrement, sa forme et son intensité sont étroitement liées à la pauvreté, à l’inégalité, à la déstructuration sociale, au déracinement des personnes. Précarité croissante, système de santé remis en cause au détriment des publics les plus fragiles, contexte économique toujours défavorable, développement des génériques menacé... Au Nord comme au Sud, pour les personnes vivant avec le VIH, le changement se fait attendre.
En France, 47% des personnes atteintes du VIH vivent avec moins de 760 euros par mois
Au Nord, les questions de vie quotidienne sont centrales : maintien et accès au logement et à l’emploi, assurances, isolement social, vieillissement... En France 47% des personnes atteintes du VIH vivent avec moins de 760 euros par mois et 22% n’ont pas de logement personnel. 43% des personnes séropositives en âge de travailler n’ont pas d’activité professionnelle. La lente érosion du traitement du sujet dans les médias et dans l’opinion n’arrange rien : si l’efficacité de la prévention est évidemment menacée, c’est aussi la « sérophobie » qui gagne du terrain… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org