Actualités VIH

Texte publi� le vendredi 2 juillet 2010.

ÉTUDE : Belgique : Problèmes posés par l’accueil des enfants VIH+ dans leurs différents milieux de vie - OPINION : Indésirables effets... - OUGANDA : La population irritée par une nouvelle pénurie de préservatifs - SÉNÉGAL : Vih/Sida : L’Alliance des religieux chrétiens et musulmans s’érige en bouclier - MOYEN-ORIENT : Un nouveau rapport sur le VIH révèle quelques surprises - FRANCE : Chermann, codécouvreur du virus du sida, dénonce une tentative de spoliation - TÉMOIGNAGE : Commencer un traitement en 2010... - ENQUÊTE : Participez à l’enquête gay de MSMGF - SIDA INFO SERVICE : enquête sur les usages du dépistage VIH - SUISSE : Lutte contre le sida : des préservatifs livrés à vélo aux imprévoyants

Enfants  [1]

ÉTUDE : Belgique : Problèmes posés par l’accueil des enfants VIH+ dans leurs différents milieux de vie

Rédigé le 1er juillet 2010

Le centre pédiatrique de référence sida du Centre hospitalier universitaire (CHU) Saint-Pierre, de Bruxelles (Belgique), a mené une étude ayant pour objectif d’apporter des solutions pour améliorer les conditions d’accueil des enfants touchés par le VIH/sida dans le milieu scolaire ou résidentiel. La confidentialité et le secret entourant le diagnostic d’infection à VIH, ainsi que l’angoisse du personnel gravitant autour du jeune, liée à la crainte d’être contaminé, semblent être les deux points au centre de cette problématique.

- Une méthodologie intégrant 4 points de vue

Pour faire émerger les problèmes relatifs à l’accueil d’un enfant contaminé par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’équipe bruxelloise a constitué des groupes de discussion composés de représentants de 28 institutions ayant accueilli un enfant infecté par le VIH. Afin d’enrichir le débat, les 4 acteurs de la problématique, à savoir l’enfant, ses parents, son médecin et le professionnel de l’accueil ont été réunis afin d’échanger leurs points de vue. Le cadre théorique de la recherche a été l’option constructiviste, qui interprète les actions et leur logique par rapport à la construction de sens élaborée par les acteurs. Le but n’était pas d’établir qui avait raison dans sa façon de concevoir l’accueil de ces enfants VIH+ mais plutôt de comprendre les divergences de points de vue entre professionnels de l’accueil, soignants, jeunes infectés par le VIH et leur famille.

- Le secret et la confidentialité entourant le diagnostic d’infection à VIH

Les professionnels de l’accueil étaient déconcertés face à la confidentialité entourant ce diagnostic. L’impression de mieux contrôler les risques, par ailleurs rarement définis, justifiait leur volonté d’accéder à l’information médicale. La question de la transmission du diagnostic de la maladie dont l’enfant est atteint, aux professionnels de l’institution, est le point fondamental de la problématique de l’accueil des jeunes atteints par le VIH/sida. Pour les professionnels de l’accueil, cette information est génératrice d’angoisse, bien sûr plus ou moins importante selon les personnes et liée à la crainte d’être contaminé. Pour le jeune infecté et ses parents, cette question fait partie de l’intimité familiale et relève du respect de la vie privée. Elle est également indissociable de réflexions éthiques, voire philosophiques. En effet, banaliser ce diagnostic dans le but de faire évoluer les esprits serait méconnaître et mésestimer les enjeux que recouvrent une telle maladie… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

OPINION : Indésirables effets...

Par B. TESSIER, publié le 1er juillet 2010

Les effets indésirables des antirétroviraux constituent un problème majeur pour tous les acteurs concernés : les professionnels de santé misant sur l’efficacité thérapeutique ; l’Assurance Maladie qui craint les dépenses inutiles ; les autorités chargées de la sécurité sanitaire ; enfin les firmes pharmaceutiques qui craignent les difficultés de commercialisation de leurs produits. Mais c’est avant tout le patient, victime de ces effets indésirables, qui est en première ligne, le plus touché et le plus concerné.

Pour prévenir ces effets, la pharmacovigilance occupe une place discrète sur le terrain, avec une procédure de notification employée le plus souvent par les médecins pour les effets rares ou graves. L’on souhaiterait un renforcement du rôle des centres de pharmacovigilance, particulièrement dans la phase d’évaluation des médicaments après leur mise sur le marché. À ce moment clé où une autorité indépendante des firmes pharmaceutiques devrait pouvoir s’affirmer en utilisant les données fournies par les acteurs médicaux et les patients-usagers de ces médicaments… (suite de l’article)

Source : http://www.actions-traitements.org

OUGANDA : La population irritée par une nouvelle pénurie de préservatifs

Vendredi 2 juillet 2010

KAMPALA, 30 juin 2010 (PlusNews) - Une organisation non gouvernementale (ONG) basée à Kampala, la capitale ougandaise, lance un appel au gouvernement, au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et à diverses ONG afin de trouver les préservatifs dont elle a urgemment besoin pour les travailleuses du sexe auxquelles elle vient en aide.

« Le centre où nous nous les procurons habituellement n’en a plus et l’UNFPA dit qu’il peut les donner seulement au gouvernement, donc nous sommes coincés », a dit Macklean Kyomya, fondatrice de la Women’s organization networking for human rights advocacy. « Nos membres [travailleuses du sexe] à l’intérieur du pays ont besoin de préservatifs ou bien elles seront exposées au risque d’infection sexuellement transmissibles et VIH ». Plusieurs districts se sont retrouvés à court de préservatifs après que les réserves du National medical stores (NMS) ont été revues à la baisse. Par le passé, le NMS avait un stock minimum de six mois et maximum de 12 mois, mais cela a été modifié ensuite pour atteindre un stock maximum de six mois en raison du vaste espace de stockage que cela nécessitait. « Le processus d’achat est très long et l’approvisionnement ne se fait pas à intervalles réguliers donc parfois, nous sous-estimons [le temps nécessaire à] leur arrivée », a dit Vastha Kibirige, responsable de l’unité de contrôle des préservatifs au ministère de la Santé. « Nous avons besoin d’une structure de stockage réservée aux préservatifs – ou aux contraceptifs – et un distributeur exclusif sous contrat pour ces produits ». Les Ougandais utilisent entre huit et 10 millions de préservatifs par mois, mais le gouvernement estime que pour couvrir la totalité des actes sexuels à risque, le pays aurait besoin d’au moins 208 millions de préservatifs chaque année. La pénurie ne devrait pas durer plus d’un mois – le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et les gouvernements américain et britannique sont en train de donner respectivement 96 millions, 15 millions et cinq millions de préservatifs, tandis que le NMS attend une livraison de 45 millions d’unités d’ici la fin de l’année… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

SÉNÉGAL : Vih/Sida : L’Alliance des religieux chrétiens et musulmans s’érige en bouclier

Issa NIANG, 2 juillet 2010

Quand les religieux chrétiens et musulmans se donnent la main pour mener la croisade contre le sida, les autorités ne peuvent que se frotter la main. Un partenariat qui a donné naissance à un guide lancé hier sous la présidence du Premier ministre et en présence du Cardinat Théodore Adrien Sarr et de l’Imam Ousmane Guèye de l’Association nationale des imams et oulémas du Sénégal.

Les religieux chrétiens et musulmans et des experts médicaux sonnent la croisade contre le Vih/Sida. À travers un Guide lancé hier, en présence du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, l’Alliance des religieux chrétiens et musulmans contre le Sida porte à la connaissance des populations ‘les principes médicaux, coraniques et bibliques que tout croyant doit lire, savoir et appliquer’. En saluant la communion des leaders religieux, chrétiens et musulmans, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye souligne que ce guide, mis à la disposition des populations, vise à orienter les interventions dans la prévention et l’accompagnement psychologique des malades. Le chef du gouvernement présidait ainsi hier la cérémonie de lancement du guide sur ‘les principes médicaux, bibliques et coraniques sur le Vih/Sida’. Il avait, à ses côtés, Bécaye Diop et Modou Diagne Fada, respectivement ministre de l’Intérieur et ministre de la Santé et de la Prévention. Etaient également présents à ce lancement le Cardinal Théodore Adrien Sarr et l’Imam Ousmane Guèye de l’Association nationale des imams et oulémas du Sénégal… (suite de l’article)

Source : http://www.walf.sn

MOYEN-ORIENT : Un nouveau rapport sur le VIH révèle quelques surprises

Vendredi 02 juillet 2010

DUBAI, 1 juillet 2010 (PlusNews) - Les statistiques en matière de VIH/SIDA au Moyen-Orient sont difficiles à obtenir, mais une nouvelle étude lancée aux Emirats arabes unis a tenté de rassembler toutes les données existantes dans différents pays, et les a enrichies d’analyses et points d’action destinés aux décideurs politiques.

« Dans tous les rapports précédents, nous pensions qu’il n’y avait pas de données sur le VIH concernant cette région. Mais il s’est avéré qu’il y en avait beaucoup », a dit Laith Abu Raddad, directeur du the Biostatistics and Biomathematic Research Core du Weill Cornell Medical College au Qatar, et l’un des principaux auteurs de l’étude – pas encore disponible en ligne. « En résumé, cette étude se présente comme une étude épidémiologique scientifique : obtenir des données, des milliers de données que nous avons réussi à collecter dans chaque pays de la région, les rassembler et les analyser pour voir ce qu’elles nous disent en termes d’épidémiologie du VIH », a-t-il dit. L’étude, qui dépeint l’épidémie de VIH/SIDA au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, est un effort conjoint de la Banque mondiale, du Programme commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle couvre 23 pays que les trois organisations incluent dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord, en anglais). D’après l’ONUSIDA, environ 412 000 personnes vivaient avec le VIH dans la région MENA en 2008, contre 270 000 en 2001. L’étude note que la plupart des nouvelles infections sont intervenues au sein de populations liées au commerce du sexe et à la consommation de drogues. L’étude divise la région MENA en deux catégories, en fonction de leur prévalence du VIH : la « sous-région avec une prévalence considérable » (Djibouti, Somalie, Sud-Soudan), et le cœur de la région MENA, où la prévalence du VIH est décrite comme « très limitée » (le reste des pays du MENA)… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

FRANCE : Chermann, codécouvreur du virus du sida, dénonce une tentative de spoliation

Mis en ligne le 01/07/2010

Le codécouvreur du virus du sida Jean-Claude Chermann a dénoncé une tentative de spoliation de la part de ses associés suisses, contre lesquels il a déposé plainte mi-juin, a-t-on appris mercredi auprès du chercheur et du parquet de Marseille.

Jean-Claude Chermann, 73 ans, qui travaille depuis plus de 20 ans à la recherche d’un vaccin contre le sida, avait créé en 2001 la société Urrma R&D, pour faire de la recherche sur un brevet qu’il avait déposé, a-t-il raconté à l’AFP. En 2005, des investisseurs suisses investissaient dans sa société, décidant, avec son accord, de créer une maison mère à Bâle, Urrma AG. "On a très bien travaillé ensemble jusqu’en novembre 2009", date à laquelle lors d’un conseil d’administration, il a été accusé de fraude scientifique. "Comme ils ont constaté que j’étais inattaquable sur le plan de la science, ils m’ont accusé d’abus de biens sociaux", a ajouté Jean-Claude Chermann, soulignant que Urrma AG lui avait coupé les vivres en janvier. Les relations se sont encore dégradées et début juin, Jean-Claude Chermann a été mis à la retraite d’office. Un huissier, accompagné de policiers, est venu mettre des scellés sur son laboratoire, basé à Aubagne, près de Marseille, lui en interdisant désormais l’entrée, a-t-il expliqué, confirmant une information de France Info. "Toute ma collection de sérums, mes dossiers médicaux très secrets s’y trouvent. Je n’ai plus d’ordinateur, ni agenda, ni répertoire téléphonique", a-t-il déploré… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com

TÉMOIGNAGE : Commencer un traitement en 2010...

Par Arnaud, publié le 1er juillet 2010

J’ai 35 ans. Je sais que je suis séropositif depuis août 2009. Ayant des amis séropositifs, c’est vers eux, que je voyais vivre au quotidien comme si de rien n’était, que je me suis tourné pour calmer mes angoisses. À mes amis, ma famille, mes collègues, je n’ai rien dit et n’en ai pas l’intention. Par peur de leurs réactions, d’être stigmatisé, ou pour les protéger ? Un peu pour toutes ces raisons.

Mon médecin consulte en ville. Dès ma première visite, il a pris le temps de m’écouter, avant de me prescrire des bilans et, dans la foulée, des antirétroviraux (ARV). Il m’a expliqué comment prendre mes ARV et surtout rassuré sur les effets indésirables que je craignais.

Les mois suivants, j’ai fait un bilan complet : biologie, proctologue, cardiologue, ophtalmologue, IRM, ORL, radiologue… J’ai jonglé avec mon agenda pour caser des consultations, mais je n’ai jamais renoncé à mes activités. Les trois premiers mois, je m’endormais sous hypnotique, puis je suis tombé amoureux et depuis, je n’ai plus eu besoin de pilule pour m’endormir ! Les effets secondaires ? Quelques légers vertiges m’ont inquiété durant deux mois. Depuis ? Je crois bien que je n’en ai pas. De toute façon, j’ai toujours été un peu hypochondriaque, avec du paracétamol et du nifuroxazide en permanence sur moi… (suite de l’article)

Source : http://www.actions-traitements.org

ENQUÊTE : Participez à l’enquête gay de MSMGF

Par Eugène RAYESS, publié le 30 juin 2010

Le MSMGF (forum mondial sur les HSH et le VIH) est né à la Conférence de Toronto en 2006 des préoccupations liées à l’inadéquation entre les stratégies et les ripostes actuelles au VIH et les besoins des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), situation exacerbée par les préjugés, la discrimination, la violence et les violations des droits humains.

Leur réseau regroupe des associations de la société civile, des organisations qui travaillent dans le domaine du VIH, des réseaux et des défenseurs des HSH qui travaillent au niveau mondial, régional et national pour défendre la nécessité d’une amélioration de la programmation VIH et de l’accès à la prévention, aux soins et au traitement. Ils proposent aux gays de participer à une enquête dont nous nous faisons le relais.

Suivez ce lien pour y accéder.

Cette enquête est également disponible en anglais, espagnol, et russe

Source : http://www.actions-traitements.org

SIDA INFO SERVICE : enquête sur les usages du dépistage VIH

Publié par Audrey Banegas, 1 juillet 2010

L’association Sida Info Service lance une enquête sur son site pour en savoir plus sur les usages actuels du dépistage VIH et le profil des personnes passant un test, et pour connaître les freins à ce dépistage en 2010.

Une enquête importante pour Sida Info Service qui fait un triste constat : en France, environ un tiers des personnes séropositives ignorerait leur statut vis-à-vis du virus du sida. Ce retard au dépistage met en évidence la nécessité d’élargir l’offre des tests. L’association insiste sur ses deux objectifs : éviter de nouvelles contaminations via la connaissance personnelle de son statut vis-à-vis du VIH et permettre une prise en charge précoce de l’infection afin d’empêcher ainsi l’entrée dans la maladie. Retrouvez ce questionnaire anonyme et rapide (5 à 10 minutes) sur Sida Info Service. Il s’adresse aux personnes de 16 ans ou plus ne connaissant pas leur statut VIH.

Source : http://yagg.com

SUISSE : Lutte contre le sida : des préservatifs livrés à vélo aux imprévoyants

ATS, 01.07.2010

Prévention : Les coursiers à vélo de Genève, Berne et Zurich seront en juillet des acteurs à part entière de la lutte contre le sida.

Les coursiers à vélo de Genève, Berne et Zurich seront en juillet des acteurs à part entière de la lutte contre le sida. Ils livrent depuis jeudi sur demande des préservatifs à ceux qui n’en ont pas sous la main au moment opportun. Trois sociétés de coursiers à vélo s’associent à la campagne « Love Life Stop Sida », indiquent l’Office fédéral de la santé publique et l’Aide suisse contre le sida. Ces entreprises prennent en charge la livraison des préservatifs sur un coup de fil. Le client doit uniquement payer sa boîte de capotes… (suite de l’article)

Source : http://www.tdg.ch

[1] Wikimedia Commons Artist=Frans Hals. Title=Three childeren with a goat-cart. Current location=Royal Museums of Fine Arts of Belgium.



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