Actualités VIH

Texte publi� le lundi 5 juillet 2010.

RECHERCHE : VIH : des cellules souches rendent les souris résistantes au virus - CANADA : QUÉBEC : Tatouages artisanaux : une pratique risquée - TRAITEMENT : « Les médicaments permettent-ils de vivre normalement ? - RECHERCHE : « Un vaccin contre le VIH : des obstacles mais un réel espoir » - RECHERCHE : Infections à VIH-1 groupe O, dépistage et suivi - ONUSIDA : salue la création d’une nouvelle entité des Nations Unies dédiée aux femmes - CHINE : Lancement du Forum du Ruban Rouge à Pékin : un appel à plus de considération pour les malades du sida - DÉCLARATION DE VIENNE : Un appel mondial à l’action pour une politique en matière de drogues basée sur la science - FRANCE : Drogue : pour réduire les risques, il faut réduire les inégalités de santé - CAMEROUN : 10 personnes sur 100 souffrent d’hépatites - SÉNÉGAL : Sida, tuberculose et paludisme : la subvention du Fonds mondial permettra ’’un meilleur accès aux soins’’, selon Diagne Fada - OPINION : Les médicaments, plus payants que les remèdes

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Souris de laboratoire

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RECHERCHE : VIH : des cellules souches rendent les souris résistantes au virus

(AFP), 2 juillet 2010

PARIS — Des chercheurs américains ont trouvé une nouvelle voie vers un traitement du sida : rendre le système immunitaire résistant au VIH en introduisant des cellules souches modifiées dans l’organisme, ont-ils annoncé dans la revue Nature Biotechnology parue vendredi.

Le virus du sida (VIH) s’attaque aux cellules du système immunitaire humain en s’accrochant à certaines protéines précises, en particulier une molécule appelée CCR5. Certaines personnes, porteuses d’une mutation qui empêche l’apparition de cette molécule, sont résistantes aux principales souches du VIH. En éliminant le gène correspondant à la protéine CCR5 d’une cellule, on peut donc la protéger contre le virus et à terme protéger des personnes contre le VIH, ou du moins limiter fortement ses effets chez des personnes infectées… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

CANADA : QUÉBEC : Tatouages artisanaux : une pratique risquée

Katia Gagnon, La Presse

Publié le 05 juillet 2010

Le petit appareil, manifestement fabriqué à la main, est intrigant. Un stylo, dont la pointe a été remplacée par un trombone déplié et affûté, attaché avec du ruban gommé à un moteur de baladeur. Deux fils électriques, qu’on pose sur des piles, actionnent la machine. Avec un pot d’encre noirâtre, obtenue en faisant fondre au briquet la couleur des canettes de soda, l’appareil est prêt à vous dessiner une belle tête de mort sur l’avant-bras.

Cette petite chose est un appareil à tatouer artisanal tel qu’on en fabrique dans les prisons québécoises. Un appareil relativement efficace dans les mains d’un bon tatoueur. Efficace pour obtenir des dessins sur les bras, mais aussi pour transmettre l’hépatite C et le sida puisque le trombone ou la corde de guitare qui servent d’aiguille ne sont pas toujours changés ni nettoyés. Le tatouage est illégal en prison, mais on saisit chaque année plusieurs appareils à tatouer dans les prisons québécoises. Les détenus sont prêts à tout pour obtenir un beau tatouage, y compris à mettre leur vie en danger. Dans la population carcérale, un détenu sur cinq est porteur du virus de l’hépatite C, et 3% des détenus sont contaminés au VIH.

Voyant l’attrait pour la pratique, le CSSS des Pays-d’en-Haut, qui fournit les services de santé à l’Établissement de détention de Saint-Jérôme, a décidé de réagir il y a huit ans. Et Jacinthe Marchand a été embauchée. La jeune femme de 32 ans, vive et jolie, ancienne policière, porte désormais le curieux titre d’« intervenante de corridor » au centre de détention. « C’est l’équivalent d’un travailleur de rue, mais en dedans », résume-t-elle avec un grand sourire. Elle est la seule au Québec à faire ce genre de travail à temps plein dans une prison québécoise. Jacinthe arpente donc la prison, y compris l’aile à sécurité maximum, avec son matériel. De petits pots d’eau de Javel pour désinfecter les aiguilles des fameux appareils à tatouage, mais aussi les seringues pour les usagers de drogues injectables. De l’onguent, pour refermer rapidement les plaies. Des dépliants de sensibilisation aux infections transmises sexuellement. Des jeux de cartes « à messages » conçus par l’Association des intervenants en toxicomanie… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca

TRAITEMENT : « Les médicaments permettent-ils de vivre normalement ?

Par Jean-Luc Nothias

05/07/2010

Des progrès considérables ont été accomplis ces quinze dernières années dans le traitement de l’infection par le VIH/sida, grâce aux médicaments antiviraux. Utilisés en association, le plus souvent en trithérapie (combinaison de trois médicaments à la fois), ils bloquent totalement la multiplication du virus dans l’organisme. Le VIH qui, sans traitement, détruit les cellules du système immunitaire, est alors neutralisé et devient quasiment indétectable dans le sang. Pour le patient, cela se traduit par une amélioration progressive de ses défenses immunitaires et une diminution parallèle du risque d’infections et de cancers qui définissent le passage au stade du sida. Il faut cependant parfois plusieurs années pour que le traitement permette d’atteindre ces objectifs. C’est le cas, en particulier, des personnes chez qui le traitement a été débuté alors que les défenses immunitaires étaient déjà effondrées, le plus souvent en raison d’un dépistage trop tardif. Même sous trithérapie, les patients infectés par le VIH restent donc exposés à un risque élevé d’infections et de cancers, en tout cas jusqu’à ce que leurs défenses immunitaires soient revenues à un niveau normal.

Réservoir « dormant »

Avoir un virus indétectable dans le sang ne signifie pas néanmoins qu’on se soit débarrassé du virus. Malgré les trithérapies, les patients restent toujours infectés par le VIH : le virus, même s’il ne se développe plus, reste tapi au sein de certaines cellules de l’organisme, formant un réservoir « dormant ». Que le traitement soit interrompu ou pris de manière irrégulière et le virus présent dans le réservoir reprend sa multiplication, infecte d’autres cellules et détruit le système immunitaire, favorisant ainsi à nouveau infections et cancers. Cela explique pourquoi il est si important que le traitement soit pris tous les jours, ce qui représente bien évidemment une contrainte importante… (suite de l’article)

Source : http://www.lefigaro.fr

RECHERCHE : « Un vaccin contre le VIH : des obstacles mais un réel espoir »

Par Jean-Luc Nothias

05/07/2010

Yves Levy est directeur scientifique du programme vaccinal VIH de l’ANRS.

Depuis la découverte du VIH, 60 millions de personnes ont été infectées et le sida a entraîné la mort de plus de 25 millions d’individus dans le monde. L’épidémie progresse au rythme de 7 000 contaminations par jour et reste préoccupante en Afrique, en Asie et en Europe de l’Est. Ses conséquences sur le plan humain, économique et social, conjuguées aux limites d’accès aux traitements dans les pays du Sud, rendent prioritaire la recherche d’un vaccin préventif. Seul un vaccin efficace, sûr, de large spectre et accessible permettra de contrôler l’épidémie.

Les défis sont uniques. Quelques heures après la contamination, l’infection s’installe de manière irrémédiable. L’extraordinaire variabilité génétique du VIH lui permet d’échapper aux défenses immunitaires qu’il leurre et détruit progressivement. Un exemple : deux personnes contaminées le même soir par le même partenaire peuvent être infectées par deux virus totalement différents… Contrairement à la vaccinologie classique, qui tend à mimer les défenses naturelles permettant la guérison d’une infection, notre méconnaissance des mécanismes de protection contre le VIH est totale car aucun individu n’a éliminé ce virus une fois infecté.

En même temps, les progrès faits ces cinq dernières années sont importants. On comprend mieux les événements liés au virus et à l’hôte dans les premières heures de l’infection. On a décrypté les caractéristiques immunologiques et génétiques des rares personnes qui, tout en étant infectées, sont capables naturellement de contrôler le virus sans médicaments. Des fragments du VIH moins susceptibles de muter ont été récemment identifiés, ouvrant ainsi de nouvelles voies à la recherche sur le vaccin… (suite de l’article)

Source : http://www.lefigaro.fr

RECHERCHE : Infections à VIH-1 groupe O, dépistage et suivi

Rédigé le 5 juillet 2010

Le VIH-1 du groupe O représente un groupe à part, du fait de sa distribution géographique quasi-exclusive à l’ouest de l’Afrique Centrale, et de sa diversité génétique naturelle extrêmement importante, qui a défini son nom (Outlier). Des techniques spécifiques sérologiques et de biologie moléculaire, permettent désormais un meilleur dépistage et une meilleure prise en charge des patients infectés par ce virus. Le manque de données sur sa résistance aux nouvelles classes d’antirétroviraux compliquent la prise en charge thérapeutique.

VIH-1 groupe O : une grande diversité génétique

L’analyse génétique des variants VIH-O a permis de les classer en trois clades principaux A, B et C, et de mettre en évidence une très forte diversité intra-groupe avec un nombre important de souches inclassables.

Une prévalence de 0,12 % parmi les nouveaux diagnostics en France

- L’infection à VIH-O est principalement retrouvée dans l’ouest de l’Afrique centrale et en particulier au Cameroun, où elle représente actuellement 1 % des infections VIH (soit environ 10 000 personnes). Il est aussi dépisté dans les pays en lien étroit avec ce dernier comme la France

- En France, les informations épidémiologiques sont faibles : les données récentes de la notification obligatoire indiquent une prévalence de 0,12 % parmi les nouveaux diagnostics, soit 38 patients dépistés depuis 2003 et 117 patients identifiés.

Un réseau français multicentrique (RES-O) d’identification et de suivi des patients infectés

Une cohorte nationale, RES-O a été mise en place pour permettre de mieux comprendre l’évolution de la maladie et la réponse au traitement de ce variant particulier.

Une mutation responsable de la résistance à certains antirétroviraux

La présence naturelle de la mutation Y181C chez la plupart des virus VIH-O confère une résistance génotypique et phénotypique à la nevirapine et à l’efavirenz, inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI). Le manque de données pour les nouvelles classes d’antirétroviraux compliquent la prise en charge thérapeutique, en l’absence d’algorithmes de résistance adaptés. Une étude sur la résistance aux antirétroviraux de ces variants, sous l’égide de l’ANRS (ANRS no 1419), est en cours, avec pour objectif de valider en totalité ou partiellement l’algorithme ANRS défini pour les VIH-M.

Une réponse encourageante au raltégravir (inhibiteur d’intégrase) chez les patients infectés par un VIH-O

En 2009, la première utilisation du raltégravir (inhibiteur d’intégrase) chez 3 patients infectés par un VIH-O a été expérimentée. Le raltégravir a permis l’obtention ou le maintien d’une bonne réponse clinico-virologique chez ces trois patients. Toutefois, une surveillance pour confirmer ces premiers résultats est en cours… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

ONUSIDA : salue la création d’une nouvelle entité des Nations Unies dédiée aux femmes

5 juillet 2010

Genève, 5 juillet 2010 – Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) salue le regroupement de quatre entités des Nations Unies en charge de la promotion des femmes au sein de l’« ONU Femmes », entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. La nouvelle entité offrira aux femmes et aux filles une nouvelle voix puissante et aidera à faire progresser la riposte au sida.

« J’ai hâte de travailler avec l’ONU Femmes » a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Ensemble, nous pouvons faire en sorte que toutes les femmes vivant avec le VIH aient un accès au traitement lorsqu’elles en ont besoin. Le plus important est que nous pouvons restaurer leur dignité et leurs droits ». Près de la moitié des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes. En Afrique subsaharienne, il y a plus de femmes infectées par le virus que d’hommes. Le VIH est la principale cause de mortalité des mères et à l’origine d’un décès maternel sur cinq…(suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

CHINE : Lancement du Forum du Ruban Rouge à Pékin : un appel à plus de considération pour les malades du sida

2010-07-05

Ce 5 juillet a été créé à Pékin le Forum du Ruban Rouge de Beijing. Cette plate-forme s’engage à protéger les personnes infectées par le VIH et à défendre notamment les droits et intérêts des patients.

L’enquête montre qu’à la fin de l’année dernière, il y avait environ 740 mille personnes infectées par le VIH en Chine, dont plus de 100 mille déclarées atteintes de la maladie. La discrimination ambiante dans les sphères du travail, de l’éducation et du traitement médical, pousse la plupart d’entre eux à choisir de vivre cachés. Ce repli signifie pour eux une mise en danger… (suite de l’article)

Source : http://french.cri.cn

DÉCLARATION DE VIENNE : Un appel mondial à l’action pour une politique en matière de drogues basée sur la science

Par Alain VOLNY-ANNE, publié le 2 juillet 2010

À la veille de la XVIIIème conférence internationale sur le sida à Vienne (18 - 23 juillet 2010), des scientifiques et d’autres leaders demandent une réforme des politiques en matière de drogues et lancent un appel à signer leur déclaration.

Trois organismes scientifiques majeurs ont lancé un appel mondial à signer une déclaration en faveur de l’intégration des connaissances scientifiques aux politiques en matière de drogues illicites. Cet appel est la déclaration officielle de la XVIIIème conférence internationale sur le sida, sous l’égide de l’International AIDS Society (IAS), et qui accueillera plus de 20 000 participants, parmi lesquels des représentants d’Actions Traitements.

Si vous êtes en faveur des politiques répressives vis-à-vis des usagers de drogues, ne signez pas cette déclaration ! Si en revanche, vous considérez que les progrès de la lutte contre le sida sont intimement liés aux preuves scientifiques sur lesquelles s’appuie cette déclaration, signez-la vite !

Source : http://www.actions-traitements.org

FRANCE : Drogue : pour réduire les risques, il faut réduire les inégalités de santé

AFP, 02 juillet 2010

PARIS - La réduction des risques chez les usagers de drogues ne doit pas se réduire à la seule mise à disposition d’outils tels que du matériel d’injection, mais faire partie d’une stratégie globale de réduction des inégalités sociales de santé, estime l’Inserm.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale a publié vendredi les résultats d’une expertise collective visant à étudier les dispositions de réduction des risques (RDR) chez les usagers de drogue, mises en oeuvre dans différents pays. En France, rappelle l’Inserm, la politique de RDR chez les usagers de drogue est fondée sur "la mise en place d’un accès élargi au matériel d’injection stérile, aux traitements de substitution aux opiacés, au dépistage de l’infection par le VIH et aux traitements antirétroviraux". Ce qui a permis "de réduire drastiquement l’incidence de l’infection par le VIH et le nombre de décès liés à l’usage de drogues" et d’améliorer l’accès aux soins des usagers, note l’Inserm. Mais près de 60% des usagers souffrent encore d’hépatite C, de nouvelles populations échappent aux dispositifs existants et de nouvelles pratiques à risque sont arrivées. "La politique de RDR ne doit pas être réduite à la seule mise à disposition d’outils, elle doit impérativement faire partie d’une stratégie plus globale de réduction des inégalités sociales de santé", estime l’Inserm.

L’Institut prône le partage d’une "culture commune" par les professionnels de santé, les associations et les acteurs des champs médico-social et social. Il recommande de "renforcer la cohérence des différentes politiques publiques sanitaire, sociale et pénale" et de proposer une approche globale "intégrant les spécificités individuelles et l’évolution des modes de consommation". Femmes, mineurs et détenus devront "faire l’objet de politiques spécifiques", avec "respect de l’équité de soins prodigués en détention et en milieu libre", selon l’expertise. Elle estime aussi que la RDR "doit s’inscrire dans une logique de continuum, et non d’opposition, avec les stratégies de prise en charge de la dépendance" et qu’il faut renforcer l’accès à "des projets thérapeutiques personnalisés et à un suivi médical et social". "Il s’agit en tout premier lieu de prévenir le passage à l’injection", estime l’Inserm. Pour ceux qui ne peuvent s’en passer, il convient "d’en limiter les risques associés".

Source : http://www.romandie.com

CAMEROUN : 10 personnes sur 100 souffrent d’hépatites

Le 05 juillet 2010

La Société camerounaise des hépatites a organisé une journée d’information en faveur d’une politique nationale de prise en charge des personnes touchées, rapporte le quotidien camerounais Le Jour (23 juin). Président de la Société camerounaise des hépatites dont il est un des spécialistes, le professeur Njoya Oudou a rappelé que 10 Camerounais sur 100 souffrent d’hépatite B. L’hépatite C touche 13 personnes sur 100, contre 5 personnes sur 100 pour le VIH. Pour lui, ces chiffres justifient pleinement la mise en place par le gouvernement d’une véritable politique nationale de lutte contre les hépatites virales "qui sont plus une menace pour la population que le VIH/sida." Ce spécialiste a également rappelé qu’une personne atteinte d’hépatite virale (VHB ou VHC) "dépense en moyenne 160 000 francs CFA [243 euros] chaque semaine pour son traitement." Pour donner une idée de la taille de ce chantier de santé publique, un important fonctionnaire du ministère de la Santé a indiqué que l’Etat avait dépensé 100 millions de francs CFA (environ 244 000 euros) pour "les évacuations sanitaires [la prise en charge] de 14 agents de l’Etat et fonctionnaires." Un nombre dramatiquement faible au vu de l’ampleur des hépatites virales au Cameroun et une somme particulièrement élevée. Il recommande donc que le ministère de la Santé publique signe "des conventions avec des firmes [pharmaceutiques] pour baisser le coût de la prise en charge des hépatites."

Source : http://www.seronet.info

SÉNÉGAL : Sida, tuberculose et paludisme : la subvention du Fonds mondial permettra ’’un meilleur accès aux soins’’, selon Diagne Fada

05/07/2010

Dakar, 5 juil (APS) - La subvention accordée lundi aux pouvoirs publics sénégalais par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme va permette "un meilleur accès aux services des populations", a déclaré le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada.

"Ce projet permettra un meilleur accès aux services des populations par un appui aux districts pour la mise en œuvre d’un paquet de services intégrant le VIH, le Paludisme, la Tuberculose et la Santé de la reproduction", a-t-il déclaré.

Les différents districts devront bénéficier à terme de ce paquet de services, a ajouté le ministre de la Santé et de la Prévention, à l’occasion de la cérémonie de lancement de l’initiative "Vers l’élimination du Sida pédiatrique d’ici 2015"… (suite de l’article)

Source : http://www.aps.sn

OPINION : Les médicaments, plus payants que les remèdes

Maxime Plamondon, Cyberpresse

Publié le 02 juillet 2010

Je lisais avec stupeur que le gouvernement américain se verrait très bientôt dans l’obligation de passer par l’incinérateur 40 millions de doses de vaccins contre la grippe A(H1N1). Le tout représentera 260 millions de dollars, flambés, réduits en cendre.

Qui fait la manne dans l’histoire ? Les grandes pharmaceutiques. Voyant venir le spectre de la pandémie, tout le monde s’est bien rendu compte de l’argent qu’il y avait à faire avec un remède. Et, assez étonnamment, il est arrivé rapidement, ce remède. Tellement rapidement, que la majorité des doses commandées l’hiver dernier arrivent maintenant à expiration dans plusieurs pays du monde. Mais au-delà de la pandémie A(H1N1), qu’en est-il de ces autres maladies contre lesquelles nous luttons depuis des décennies ? Le sida, le cancer, sous toutes ses formes ? Alors qu’il y a moins d’un mois, un généticien du nom de Craig Venter a réussi à créer la première cellule vivante à l’ADN synthétique, capable de se reproduire normalement, vous voudriez me faire croire que des remèdes efficaces, capables d’enrayer des maladies comme le sida, n’ont pas encore été découverts ? Foutaise, que je dis. Loin de moi l’idée de vouloir passer pour un adepte de la théorie du complot, mais je pense qu’il y a trop d’argent à faire avec les médicaments pour qu’on voit de sitôt, chez nos médecins, des traitements qui élimineraient pour de bon de graves maux. Un peu comme les grandes pétrolières qui rachètent les brevets de véhicules à énergie verte, pour ne pas perdre le monopole… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca

[1] Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Author=Rama. Laboratory mouse.



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