Actualités VIH

Texte publi� le mercredi 14 juillet 2010.

CHINE : Les militants anti-sida confrontés aux pressions des autorités - CANADA : QUÉBEC : Budget : Ça n’a pas de prix, la santé ? - VIENNE : 18e conférence internationale sur le Sida - ÉTATS-UNIS : Le financement de la lutte contre le sida fait face à un défi majeur, souligne Bill Gates - ÉTATS-UNIS : Une émission de ABC déclenche une polémique - ZAMBIE : La peur du parent ralentit l’intérêt pour le traitement pédiatrique du sida - OUGANDA : Les travailleurs du sexe veulent « des droits, pas de l’aide » - GHANA : peu de chances de réaliser son objectif de croissance démographique - FRANCE : Complémentaire santé : un peu plus d’assurés en 2011 - FRANCE : Sida : la Ville de Paris lance sa campagne 2010 demain - INTERNET : BLOG : L’enfer bareback de Treasure Island Media -

Chine  [1]

CHINE : Les militants anti-sida confrontés aux pressions des autorités

AFP, 14 juillet 2010

PEKIN - Après des années de harcèlement de la part des autorités, Wan Yanhai, l’un des militants les plus actifs dans la lutte contre le sida en Chine, a finalement craqué et choisi l’exil aux Etats-Unis en début d’année.

C’est l’un des exemples les plus manifestes de la pression exercée en permanence sur les activistes indépendants dans le pays asiatique, un phénomène qui entrave les efforts de la Chine pour améliorer la prévention et le contrôle de la maladie, soulignent les experts et les propres militants. "La situation des militants anti-sida n’est vraiment pas encourageante", dit à l’AFP Lan Yujiao, une des membres d’Aizhixing, l’organisation de Wan Yanhai, qui poursuit le combat à Pékin. "Et je ne vois pas la situation changer bientôt", ajoute-t-elle.

Au moins 740.000 personnes vivent avec le virus du sida en Chine, selon les chiffres officiels, sûrement beaucoup plus selon les associations. L’an dernier, le patron de l’Onusida, Michel Sidibé, avait averti que jusqu’à 50 millions de Chinois risquaient de contracter la maladie, en raison de rapports sexuels non protégés et des infections par seringues non stérilisées. Face à ce danger, les autorités ont fait beaucoup d’efforts de prévention dans un pays où les malades continuent à souffrir de discrimination.

En 2007, la Chine a permis la diffusion de la première campagne télévisée pour promouvoir l’utilisation du préservatif et, l’année dernière, le ministère de la Santé et les Nations unies ont lancé une publicité pour lutter contre la discrimination avec la star du basket Yao Ming. En avril, Pékin a levé les restrictions concernant l’entrée en Chine des étrangers porteurs du virus du sida, une décision applaudie par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et l’Organisation mondiale de la santé. Mais les pressions sur les militants et organisations indépendants n’ont pas cessé. Comme Wan, un autre militant de premier plan, Gao Yaojie a quitté la Chine l’année dernière. En mai, Wan a expliqué à l’AFP qu’il avait fui, car il craignait pour sa vie, sous la pression constante de la police, des autorités fiscales et d’autres administrations. Il avait déjà subi de nombreuses interpellations et été placé sous surveillance policière. "Regardez Gao et Wan, qui se sont engagés très tôt dans la lutte pour la prévention du sida, ils ont subi d’énormes pressions, ils ont été contrôlés, harcelés et n’ont pas eu d’autre alternative que de quitter la Chine", dit Lan. L’association Aizhixing continue à faire face aux pressions.

Les autorités n’apprécient guère un militantisme qui se transforme vite en critique politique du régime. Joe Amon, chargé de la division Santé et droits de l’Homme au sein de Human Rights Watch, souligne pourtant que les organisations non-gouvernementales sont essentielles pour la prévention au sein de groupes à risques, comme les drogués et les prostitués, qui se méfient traditionnellement des autorités. "En empêchant les ONG et les militants de faire entendre leurs voix, le gouvernement nie l’accès à l’information et aux services vitaux pour la prévention et le traitement à ceux qui sont le plus en danger", dit-il. Et si le ministère de la Santé s’est engagé ce mois-ci à travailler plus avec la société civile, la police, elle, continue à se méfier d’elle. "Le défi en Chine est que si le ministère de la Santé se rapproche de la société civile, ce n’est pas le cas nécessairement pour l’ensemble du gouvernement", relève Mark Heywood, conseiller auprès d’Onusida.

Source : http://www.romandie.com

CANADA : QUÉBEC : Budget : Ça n’a pas de prix, la santé ?

Par Yves-seronet, posté le 13 juillet 2010

Le dernier budget présenté par le gouvernement du Québec est critiqué par un nombre surprenant de détracteurs. L’amélioration de la santé des finances de l’État se fera, selon eux, au détriment de la santé de certains citoyens : les plus malades et les plus démunis.

On dit de certaines actions politiques qu’elles sont des points tournants de l’évolution d’une société. Aujourd’hui considéré ailleurs dans le monde comme un modèle, le système de soins de santé du Québec – public, accessible, universel et d’utilisation gratuite – est d’abord le fruit de la mise en place de l’assurance-hospitalisation en 1960 et de l’assurance-maladie en 1970. Oublier cela, c’est passer sous silence que les personnes malades n’avaient souvent pas les fonds nécessaires pour consulter leur médecin, qu’elles devaient payer à l’acte. Pour la majorité de la population, qui ne bénéficiait jusque dans les années 1960 d’aucune assurance médicale, ces décisions politiques ont à coup sûr marqué le début d’une époque, d’une société solidaire où aucun citoyen, pauvre ou riche, ne se voyait refuser des soins de santé. C’est une rupture de ce contrat social, librement passé entre le gouvernement et le peuple québécois, qu’ont ressentie un grand nombre de citoyens quand le ministre des Finances Raymond Bachand a déposé son budget il y a quelques mois… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

VIENNE : 18e conférence internationale sur le Sida

Publié le 13 juillet 2010, par Voice of America

« Rights here, Right now », les droits ici et maintenant, c’est le thème de cette 18ème édition qui se poursuivra jusqu’au 23 juillet. « Ce sera la conférence des sans voix » a déclaré le Malien Michel Sidibé, le directeur de l’ONUSIDA.

Ouverture ce dimanche de la Conférence internationale sur le Sida à Vienne, la capitale autrichienne. « Rights here, Right now », les droits ici et maintenant, c’est le thème de cette 18ème édition qui se poursuivra jusqu’au 23 juillet. L’accent sera mis sur les droits et la protection des personnes vulnérables (les séropositifs, les femmes, les enfants, les homosexuels, les transsexuels, les toxicomanes, les travailleurs du sexe, les prisonniers, etc.) victimes de stigmatisation et qui n’ont pas facilement accès aux soins et à la prévention dans plusieurs pays. « Ce sera la conférence des sans voix » a déclaré le Malien Michel Sidibé, le directeur de l’ONUSIDA. Vienne a été choisie en raison « de sa proximité avec l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, une région des plus touchée par la pandémie, conséquence notamment de la prostitution et de la consommation de drogues injectables », a précisé Robin Gorna, directrice de la Société internationale du Sida (IAS) qui organise cette rencontre. Le thème de cette année, « les droits ici et maintenant » braque aussi les projecteurs sur la date butoir de 2010. Une échéance établie il y a cinq ans par les leaders du G8 à Gleneagles en Ecosse. Objectif : assurer l’accès universel à la prévention et aux traitements anti-sida… (suite de l’article)

Source : http://afriqueactu.net

ÉTATS-UNIS : Le financement de la lutte contre le sida fait face à un défi majeur, souligne Bill Gates

AFP, 13 juillet 2010

WASHINGTON — Le financement de la lutte contre le sida dans le monde fait face à un défi majeur en raison des contraintes budgétaires des pays donateurs dues à la crise économique, requérant des efforts pour mieux utiliser les fonds disponibles, a jugé Bill Gates mardi.

Le financement de la lutte contre le sida "fait face à un défi majeur en raison de la récession mondiale qui contraint tous les gouvernements à ajuster leur budget et certains à réduire l’aide", a mis en garde le philanthrope dans une conférence de presse. Bill gates qui co-préside avec sa femme la fondation Bill et Melinda Gates, prenait la parole à moins d’une semaine de la 18e conférence internationale sur le sida à Vienne à laquelle il va participer. "Ceci est un vrai problème pour cette cause en particulier car le nombre grandissant des personnes (infectées par le VIH, ndlr) traitées nécessite des fonds supplémentaires", a-t-il poursuivi lors d’une téléconférence pour présenter les principaux points de son discours à la conférence lundi. Face à cette réalité, "nous allons devoir optimiser les fonds existants autant que nous le pourrons", a-t-il souligné, prédisant que cette question va dominer les discussions à Vienne. Malgré ce problème, Bill Gates a tenu à souligner "l’importance des progrès réalisés" contre l’infection avec aujourd’hui cinq millions de personnes traitées dans les pays en développement contre seulement 10% il y a six ans… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

ÉTATS-UNIS : Une émission de ABC déclenche une polémique

14 juillet 2010

L’émission de ABC The View présentée par Whoopi Goldberg, Sherri Shepherd, Barbara Walters, Joy Behar et Elisabeth Hasselbeck est la cible de vivre critiques de la communauté gay afro-américaine notamment après des propos tenus par la présentatrice Sherri Shepherd et le comédien Darryl Lynn Hughley qui ont affirmé que le taux élevé de malades du sida au sein de la communauté hétérosexuelle afro-américaine s’expliquait par l’infidélité des hommes afro-américains ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes… (suite de l’article)

Source : http://www.jeanmarcmorandini.com

ZAMBIE : La peur du parent ralentit l’intérêt pour le traitement pédiatrique du sida

Nerbert Mulenga

12 Juillet 2010

Diana Banda* est vite à court d’arguments pour expliquer à son fils de six ans pourquoi il doit prendre une liste de médicaments tous les jours.

Son fils David* est séropositif et est sous traitement anti-rétroviral (TAR) depuis deux ans. Mais il ne saura pas de si tôt la vérité sur son statut sérologique puisque sa mère pense à un argument après un autre pour lui expliquer pourquoi il doit scrupuleusement prendre les médicaments. "Il me demande presque tous les jours pourquoi il doit prendre ces mêmes médicaments tout le temps. Au début, je lui ai dit qu’il avait des maux de tête persistants, mais lorsque j’ai été absente pendant une semaine, il n’a pas pris (les médicaments) pendant deux jours puis a protesté qu’il n’avait pas eu de maux de tête", a déclaré Banda, une ménagère à Lusaka, la capitale zambienne. "Alors, en tant que famille, nous sommes maintenant obligés de le convaincre que selon le médecin, sa tête commencera à s’élargir si jamais il arrête de prendre le médicament ; mais il semble mettre en cause tout ce que nous disons et faisons", a-t-elle affirmé. Banda n’est nullement pas le seul parent à empêcher son enfant de connaître son statut sérologique. Il y a des milliers d’autres parents et tuteurs en Zambie qui ont trop peur de révéler le statut sérologique de leurs enfants à ces derniers - pour des raisons allant de l’incertitude de la réaction de l’enfant à la crainte de la stigmatisation, et même de la peur d’être jugés comme étant de moeurs légères par leurs enfants.

Mais, les experts en santé estiment que les familles et les communautés, qui empêchent les enfants qu’elles surveillent de connaître leur statut sérologique, sont en train de saper les efforts du pays de promouvoir l’intérêt et l’adhésion au traitement anti-rétroviral (ARV) chez les enfants. "L’intérêt pour le traitement anti-rétroviral chez les enfants est encore très faible par rapport aux adultes, et ceci est dû surtout au fait que certains parents ne sont pas très enthousiastes à amener leurs enfants pour le dépistage. (Mais) même ceux qui font le test et sont mis sous traitement, dans la plupart des cas, ne cherchent pas la coopération de l’enfant dans le processus de traitement, ce qui affecte l’adhésion", a expliqué Dr Mutinta Nalubamba, un coordinateur du TAR pédiatrique au ministère de la Santé… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

OUGANDA : Les travailleurs du sexe veulent « des droits, pas de l’aide »

mercredi 14 juillet 2010

KAMPALA, 13 juillet 2010 (PlusNews) - Quand Macklean Kyomya est arrivée à Kampala, la capitale ougandaise, à l’âge de 19 ans, elle a trouvé du travail comme danseuse dans une boîte de nuit et a fini par accepter de l’argent de ses clients en échange de relations sexuelles.

« J’aimais le sentiment de pouvoir que j’avais sur les hommes ; j’avais un ‘maquereau’ qui me protégeait et je n’étais jamais forcée de faire des choses que je ne voulais pas faire », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews. « J’étais encore au baccalauréat, et l’argent me permettait de continuer mes études ». Quelques années plus tard, un de ses clients l’a présentée à une ONG qui tentait d’offrir des alternatives d’emploi aux travailleuses du sexe, mais Mme Kyomya avait l’impression que l’homme qui dirigeait l’organisation ne comprenait pas bien les besoins des travailleuses du sexe. Mme Kyomya – aujourd’hui âgée de 27 ans - et deux anciennes travailleuses du sexe - Daisy Nakato et Zam Namagembe – ont fondé la Women’s Organization Network for Human Rights Advocacy (WONETHA).

« Avant, personne ne demandait aux travailleuses du sexe ce qu’elles voulaient – [les organisations existantes] se contentaient de leur donner un petit montant d’argent pour leur permettre de se réorienter », a indiqué Mme Kyomya. « Nombre d’entre elles finissaient par revenir à leur premier métier, soit parce qu’elles ne voulaient pas vraiment changer au départ ou parce que les emplois qu’elles occupaient ne leur permettaient pas de faire autant d’argent que ce qu’elles gagnaient auparavant ». Parmi les objectifs poursuivis par WONETHA, on peut notamment citer la décriminalisation du travail du sexe en Ouganda, le développement d’une distinction entre la prostitution forcée et volontaire ainsi que la sensibilisation et la prévention du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles. L’organisation compte près de 1 000 membres et représente les travailleurs du sexe masculins, féminins, homosexuels et hétérosexuels… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

GHANA : peu de chances de réaliser son objectif de croissance démographique

mercredi 14 juillet 2010

Le Ghana a peu de chances de réaliser son objectif de croissance de sa population d’1,5% cette année, selon l’objectif fixé par sa politique démographique nationale révisé datant de 1994, a indiqué mardi un haut responsable des services démographiques.

Une analyse critique de la situation actuelle du planning familial dans ce pays d’Afrique de l’Ouest a révélé que la performance du pays était inférieure aux objectifs fixés dans cette politique, a révélé Benjamin Whyte, Responsable démographique pour la raison de l’Ouest, lors d’une réunion de coordination du Conseil national de la population à Sekondi, capitale de la région Ouest du pays. M. Whyte a détaillé les objectifs de cette politique, citant la réduction du taux global de fécondité de 4,42 % en 2005 à 4 % en 2010 et 3 % d’ici 2020, l’augmentation de la diffusion des moyens contraceptifs modernes de 19 % à 28 % en 2010 et 50 % pour 2020, ainsi que la réalisation d’un intervalle entre deux naissances d’au minimum deux ans pour toutes les naissances d’ici 2020. Avec l’émergence de l’épidémie du virus VIH (sida) dans le pays, les activités de planning familial ont été reléguées au second plan, a-t-il indiqué, ajoutant qu’il était nécessaire de recentrer la priorité sur le planning familial pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement numéros 4 et 5, à savoir une réduction des deux tiers de la mortalité infantile et des trois quarts de la mortalité maternelle… (suite de l’article)

Source : http://www.afriscoop.net

FRANCE : Complémentaire santé : un peu plus d’assurés en 2011

Par Emy-seronet, posté le 12 juillet 2010

Permettre à davantage de français de bénéficier d’une assurance complémentaire santé ; d’après le site Internet des Echos (08 juillet), ce serait l’un des engagements du gouvernement pour 2011. D’après le quotidien, l’année prochaine, 45 millions d’euros du budget de la Sécurité sociale devraient être engagés pour relever le seuil de revenus à respecter pour prétendre à l’aide à l’acquisition d’une ACS.

Les personnes dont les revenus sont modestes mais trop élevés pour bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU) bénéficient de l’ACS depuis 2005. Jusqu’à présent, l’ACS était réservée aux assurés qui gagnent moins de 761€ par mois pour une personne seule (ceux, donc, qui gagnent jusqu’à 20% de plus que le plafond à ne pas dépasser pour prétendre à la CMU). Parce que l’allocation pour adultes handicapés (AAH) et le montant du minimum vieillesse sont en augmentation depuis plusieurs années, les revenus des personnes qui en bénéficient risqueraient bientôt de dépasser ce plafond. Pour que celles-ci puissent continuer à bénéficier de l’ACS, le seuil de revenus maximum à respecter pour pouvoir prétendre à cette aide devrait donc être relevé à 25% dans la loi de financement de la Sécurité sociale à venir… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

FRANCE : Sida : la Ville de Paris lance sa campagne 2010 demain

13.07.2010

Comme chaque année depuis 2001, la Ville de Paris lance une grande campagne de sensibilisation aux risques liés au virus du sida et autres infections sexuellement transmissibles. Axée sur l’importance du dépistage destiné à réduire les risques de transmission du virus, à bénéficier d’une prise en charge précoce et à améliorer la qualité de vie des personnes séropositives, la campagne 2010 sera lancée demain, mercredi 14 juillet, à l’occasion de la Fête nationale.

Les Parisiens pourront découvrir cette nouvelle campagne de sensibilisation sur le réseau municipal d’affichage "MUPI" dès demain, mercredi 14 juillet, et ce jusqu’au 27 juillet prochain, puis du 4 au 24 août. Le dispositif sera également visible à Paris Plages et sur le site internet Paris.fr… (suite de l’article)

Source : http://www.leparisien.fr

INTERNET : BLOG : L’enfer bareback de Treasure Island Media

par Richard Mèmeteau, vendredi 09 juillet 2010

Pour commencer cette Revue d’été spécial Sexe, Minorités vous offre une analyse un peu crue de Richard Mèmeteau sur le gonzo perso d’un jeune américain de 25 ans, Ryan Sullivan. À lire dans cette série : Du racisme sexuel chez les Bisounours par Nicolas Johan LePort Letexier, où on ne parle pas vraiment de l’émission pour enfants du même nom et Le sexe gay israélien par Didier Lestrade où il lie diplomatie, guerre et sexe. Car le sexe est partout, et il est politique.

Ryan Sullivan est jeune, Ryan Sullivan est beau. Ryan Sullivan a un talent fou. Et il filme les coulisses du porno gay comme s’il était le prochain Pasolini, ou le prochain David Lynch. Car ce qu’il montre est absolument étrange et cru – en tout cas inédit. À l’heure où le web est envahi de gonzo glauque et impersonnel, ce gamin de 25 ans a décidé de placer sa caméra dans le pire studio de San Francisco, le plus controversé, le plus vendeur, le plus haï – et assume totalement son regard mélancolique, ambigu, et esthétisant.

Le paradoxe est là, et il est la raison de la fascination qui s’exerce immédiatement sur le spectateur. Treasure Island Media ne tourne que des films bareback, les plus dégoulinants de foutre possible. Les acteurs ne sont presque plus humains. Ce sont des bikers tatoués, lâchés sur la planète, bite en avant, prêts à baiser et à contaminer tout ce qui ressemble à un hétéro paumé ou un minet fasciné par ces Übermensch auto-déclarés. Et au milieu de l’ouragan, en plein oeil du cyclone, ce jeune étudiant en art qui avait une bourse pour partir à L.A. filme avec la tranquillité d’un Gus Van Sant, comme si c’était la fin du monde et le début d’une extase.

La forme est inédite. 49 épisodes d’un blog vidéo. Commencé en décembre 2008. Où se mêlent les archives de son histoire personnelle, des images pornos (qu’il a tournées lui-même ou pas), des making of de ces vidéos pornos, des images amateur glanées auprès des archives de TIM, des vidéos d’auditions, des scènes de fictions, et de pures images documentaires qui captent une ambiance, ou une conversation. Un cas d’école d’hybridité. Le tout mixé par la naïveté d’un gamin qui découvre le sexe interdit par ses parents du Midwest. Qu’il s’exprime par panneaux est emblématique du côté direct, intime de son montage, et en même temps de la véritable protection dont il prend soin de s’entourer. Comme un blog, pas de voix off, juste des panneaux noirs (épisode 1, Getting started) : « I’m Ryan Sullivan, I make movies. » Je dois avouer que j’ai d’abord cru à un fake. Une telle confrontation entre l’ultra-esthétisme du cinéma d’auteur et le porno me paraissait orchestrée de toutes pièces. En général, soit les documentaires sur le porno se changent en porno, soit ils ratent la dimension obscène du porno. Notre surdoué réconcilie les deux en invoquant immédiatement une beauté supérieure, un mystère supérieur… (suite de l’article)

Source : http://www.minorites.org

[1] Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic Author=A Gude. The Buddhist deity Simhavaktra Dakini, China, Hebei Province, Qing Dynasty, reign of the Qianlong emperor, 1736-1795, dry lacquer inlaid with semiprecious stones, Asian Art Museum of San Francisco.



Nouveautés sur le Web

Interesting videos and pictures with intimate undertones for youpron you pron well you can always find the newest porn portals redtube.com, xvideos.com x videos postyourgirls red tub shufuni