AFGHANISTAN : Inconscients des dangers de l’échange de seringues et du VIH - FRANCE : Sida : il faut de nouvelles stratégies pour les toxicomanes, estime l’ANRS - RECHERCHE : Vaccin contre le sida : un virologue américain optimiste - FRANCE : Kivexa® indisponible en officine, GSK prend nos vies en otage ! - FRANCE : Création d’une coordination pour l’étude du cannabis thérapeutique - VIENNE : 18e conférence internationale sur le sida : Traitements contre le sida : les pays riches rappelés à leurs engagements - VIENNE : 18e conférence internationale sur le sida : 20 000 personnes autour de nouvelles pistes prometteuses - ARGENTINE : Historique : premier pays d’Amérique latine à ouvrir le mariage et l’adoption aux homos - MALAWI : Des inquiétudes sur le coût d’un nouveau régime de traitement du VIH/SIDA - CHINE : halte au harcèlement et à la censure vis-à-vis de ceux qui luttent contre le VIH/sida - ONUSIDA : "Outlook 2010", le nouveau rapport sur le VIH/sida
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AFGHANISTAN : Inconscients des dangers de l’échange de seringues et du VIH
KABOUL, 15 juillet 2010 (PlusNews) - Esmatullah, un jeune homme de 24 ans, consomme de l’héroïne depuis plus de deux ans, mais il ignore qu’en échangeant des seringues, il peut contracter le VIH, l’hépatite ou d’autres maladies très contagieuses transmissibles par le sang.
« J’ignore tout de ces trois maladies et je ne sais pas comment elles se transmettent d’une personne à une autre », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. Esmatullah a récemment été expulsé d’Iran, où il avait sombré dans la toxicomanie. Plus de 85 pour cent des consommateurs de drogues injectables interrogés dans le cadre d’une enquête menée conjointement par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le gouvernement afghan ont déclaré avoir échangé des aiguilles ou des seringues afin de s’injecter de la drogue. L’échange d’aiguilles ou de seringues est l’un des moyens les plus sûrs de transmettre le VIH ou d’autres maladies transmissibles par le sang.
Dans les villes de Kaboul, Herat et Mazar, le taux de prévalence du VIH chez les consommateurs de drogues injectables est passé de trois pour cent en 2006 à sept pour cent en 2009, selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF) qui propose des services de réduction des risques aux consommateurs de drogues de Kaboul. « Il s’agit d’une situation très préoccupante car le pays doit déjà gérer de nombreuses priorités sanitaires, et ne pourra se permettre d’être le théâtre d’une épidémie de VIH/SIDA », a souligné Olivier Vandecasteele, le coordinateur-pays de MSF. Selon la définition donnée par le Programme commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA, un pays est confronté à une épidémie concentrée de VIH lorsqu’un groupe vulnérable de la population affiche un taux de prévalence du VIH supérieur ou égal à cinq pour cent. Cette définition s’applique donc à la situation en Afghanistan, a indiqué M. Vandecasteele… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
FRANCE : Sida : il faut de nouvelles stratégies pour les toxicomanes, estime l’ANRS
AFP, 15 juillet 2010
PARIS — L’agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) estime que la politique française de réduction des risques pour les toxicomanes, qui s’appuie sur l’échange de seringues et l’offre de méthadone, porte ses fruits mais qu’il faut "de nouvelles stratégies".
À la veille de l’ouverture de la 18e conférence internationale sur le sida, dimanche à Vienne, l’ANRS rappelle que la réduction des risques chez les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI), qui sera "au coeur" de la Conférence, a débuté en France en 1987 avec la libéralisation de la vente des seringues dans les pharmacies puis, au milieu des années 90, la mise en place de programmes d’échanges de seringues. Parallèlement, "les traitements de substitution aux opiacés ont été autorisés à la prescription", rappelle l’agence dans un communiqué. Deux études ont ainsi fait apparaître une forte baisse de la prévalence de l’infection chez les UDVI, de 40 à 11%, et un meilleur suivi des traitements anti-VIH chez les usagers de drogues suivant des traitements de substitution aux opiacés. Cependant le risque d’infection reste "20 fois plus élevé chez les UDVI que dans la population hétérosexuelle" non consommatrice, note l’ANRS. Une enquête montre que 13% des sujets déclarent avoir partagé leurs seringues, 38% leur matériel et 81% leur pipe parmi les usagers de crack… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com
RECHERCHE : Vaccin contre le sida : un virologue américain optimiste
De Jean-Louis SANTINI (AFP)
15 juillet 2010
WASHINGTON — Après vingt ans d’échecs, la quête pour un vaccin anti-sida efficace connaît des avancées importantes qui "rendent beaucoup plus confiant" de pouvoir vaincre l’infection, juge Anthony Fauci, patron de l’Institut américain des maladies infectieuses, dans un entretien avec l’AFP.
"Je pense que nous pouvons dire honnêtement que des progrès significatifs ont été faits dans le développement d’un vaccin", déclare-t-il, citant la récente découverte de deux puissants anticorps par des chercheurs de son institut, l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), à la pointe du combat contre le sida. Jusqu’à récemment, non seulement les efforts pour produire un vaccin ont été infructueux, mais "nous n’avions pas le moindre indice qui montrait que nous étions sur la bonne voie", poursuit-il. "Nous avancions quasiment en aveugle, en espérant être chanceux", avoue cet infectiologue qui participera la semaine prochaine à la 18e conférence internationale sur le sida à Vienne. Tout a commencé à changer avec les résultats d’un essai clinique d’un vaccin expérimental en Thaïlande en 2009 sur 16.000 personnes. Le test a montré un effet positif modeste pour empêcher l’infection avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ajoute-t-il. Bien qu’insuffisamment efficace, "ce vaccin a marqué une avancée conceptuelle qui nous a montré qu’il est possible" d’en produire un capable de bloquer le VIH, dit le Dr Fauci. Ce virus est une cible difficile car il mute rapidement. Puis la semaine dernière, des chercheurs du NIAID ont publié dans la revue américaine Science "une recherche très intéressante et potentiellement importante", ajoute-t-il… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com
FRANCE : Kivexa® indisponible en officine, GSK prend nos vies en otage !
Publié en ligne : 15 juillet 2010
Le 9 juillet 2010, l’antiretroviral du laboratoire GSK Kivexa était toujours indisponible en officine après plusieurs jours de rupture.
Chez les deux plus gros grossistes OCP et Alliance Healthcare, le produit est indisponible officiellement pour dépassement de quota ou rupture de stock. Le fabriquant GSK, contacté par téléphone, ne prend pas le problème au sérieux et prétend avoir livré toutes les officines d’Ile-de-France, alors même que son personnel est en grève. Le 13 juillet 2010, Alliance Healthcare annonce aux officines que pour des raisons d’indisponibilité une liste d’attente a été créée. 5 jours après une rupture totale d’un traitement vital, toujours aucune réaction du laboratoire alors que nous, malades du sida, savons combien une rupture de traitement peut être grave… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org
FRANCE : Création d’une coordination pour l’étude du cannabis thérapeutique
15/07/2010
Dans de nombreux pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse...), l’usage du cannabis médical est admis par les scientifiques et les autorités. Pas en France. Afin de faire bouger les lignes, des patients, professionnels de santé et militants du monde associatif créent la CECT ou Coordination pour l’Etude du cannabis Thérapeutique.
La CECT souhaite dans un premier temps que l’autorisation Temporaire d’Utilisation nomminative (ATU), seule possibilité actuelle pour accéder à ce type de traitement, soit transformée en ATU de cohorte, ce qui permettrait un accès au plus grand nombre.
Lire le communiqué de presse du CECT (en pdf)
Source : http://www.sida-info-service.org
VIENNE : 18e conférence internationale sur le sida : Traitements contre le sida : les pays riches rappelés à leurs engagements
AFP, 14 juillet 2010
VIENNE - Julio Montaner, co-président de la qui s’ouvre dimanche à Vienne, a rappelé mercredi aux pays riches leur engagement à financer l’accès universel aux traitements contre le sida, pris par le G8 en 2005, avant la crise financière.
Selon le dernier rapport du programme des Nations Unies sur le sida, un tiers seulement des besoins sont couverts, avec 5 millions de personnes concernées et 10 millions en attente.
L’engagement en faveur d’un accès universel aux traitements pris en 2005 "était clair. La crise financière est devenue l’excuse parfaite pour changer d’objectifs et parler d’autres choses", a regretté M. Montaner, président de la société internationale sur le sida (IAS) qui organise la conférence internationale, dans un entretien avec l’AFP. L’accent mis sur la santé maternelle lors du dernier G8 fin juin, avec le déblocage de 7,3 milliards de dollars, est "noble, mais ne doit pas se faire au dépens de l’accès universel au traitement contre le sida", a insisté M. Montaner. Le professeur de médecine en poste à l’Université de Colombie-Britannique (Canada) relève que les États ont su trouver les milliards nécessaires pour sauver le système financier. "Le taux de mise sous traitement est inférieur à la propagation de la maladie. Si nous n’augmentons pas de manière significative le nombre de personnes sous traitement, nous serons bientôt dans une situation intenable", a prévenu le scientifique, rappelant que les trithérapies préviennent de nouvelles infections. Il a tempéré les espoirs de l’élaboration rapide d’un vaccin après les travaux publiés par des chercheurs américains il y a quelques jours. "Cela ne conduira à aucune avancée majeure dans le futur immédiat. Nous devons agir maintenant avec les instruments dont nous disposons" sous peine de laisser exploser le phénomène. Même si des maladies telles que la malaria sont plus meurtrières, le sida reste "spécial" en raison des atteintes aux droits de l’Homme subies par les malades. "Vous n’êtes pas discriminés si vous avez un cancer de la prostate", a souligné M. Montaner.
Quelque 25.000 participants sont attendus à Vienne entre le 18 et le 23 juillet pour cette conférence, le plus grand événement mondial sur le sujet.
Source : http://www.romandie.com
VIENNE : 18e conférence internationale sur le sida : 20 000 personnes autour de nouvelles pistes prometteuses
AFP, 15 juillet 2010
PARIS - Dépistage proposé à tous ceux qui le veulent, traitement plus simple donné plus tôt : la 18e conférence internationale sur le sida va débattre de nouvelles pistes prometteuses pour lutter contre une maladie qui fait encore 2 millions de morts par an.
Pour ce rassemblement de plus de 20.000 chercheurs, médecins, membres d’associations, qui se tiendra du 18 au 23 juillet à Vienne, la Société internationale du sida (IAS) a choisi pour thème "Des droits ici et maintenant". Le respect des droits de l’Homme -accès égal aux soins de santé et à la prévention, non-discrimination- est le fondement d’une réponse adéquate à la pandémie, estiment les organisateurs. "Ce sera la conférence des sans voix", dit le directeur exécutif de l’Onusida Michel Sidibé. "Ici" fait référence à la proximité de l’Europe orientale et l’Asie centrale, seules régions où l’épidémie progresse, particulièrement chez les consommateurs de drogues injectables.
Les nouvelles pistes sont nombreuses.
Pour l’Onusida, il faut déjà faciliter l’accès au traitement avec une pilule "plus intelligente, meilleure et moins toxique" et un système de distribution plus simple et moins coûteux. On devrait pouvoir ainsi, selon l’agence de l’Onu, réduire de 1 million par an les nouvelles infections et éviter 10 millions de décès d’ici 2025. Pour aller plus loin encore, on discutera, à Vienne, d’un dépistage (volontaire) qui serait offert à tous et d’un traitement proposé à tous les séropositifs, même si leur niveau d’infection est très bas. "Ce serait traiter même des gens qui n’en ont pas besoin, pour réduire la quantité de virus en circulation", explique Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence française de recherche sur le sida (ANRS). Le traitement des uns jouerait un rôle préventif pour les autres. Certes, on n’en est qu’à l’hypothèse, des études sont encore à faire. Mais l’OMS en vient à imaginer, à l’horizon 2050, la possibilité d’une éradication de la pandémie. "Optimiser la couverture du traitement du VIH" pourrait permettre aussi de réduire les cas de tuberculose, maladie qui infecte un tiers des séropositifs. Les résultats d’une étude française sur le sujet seront publiés à Vienne. On parlera aussi de la circoncision, qui protège partiellement les hommes, des microbicides, qui pourraient un jour protéger les femmes. Rien de véritablement nouveau sur le vaccin mais la recherche "se poursuit de façon très très active", dit le Pr Delfraissy. Il y a longtemps que la communauté des chercheurs n’a pas été "aussi optimiste", estime un virologue américain. "Il faut commencer à envisager un jour d’éradiquer le virus", glisse le Pr Delfraissy. Pour Gottfried Hirnschall, directeur du sida à l’OMS, "on est à la croisée des chemins". Les dernières données publiées semblent donner raison aux plus confiants, avec un recul de l’épidémie chez les jeunes de 15 à 24 ans dans près de la moitié des 25 pays les plus touchés au monde. Mais pas en Europe orientale.
Les questions de coûts, crise financière et lassitude des donneurs aidant, sont lourdes. Il faudrait cette année 25 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie dans les pays pauvres, et il manque à ce jour 11,3 milliards, selon une analyse publiée dans le journal américain Science. Bill Gates et Bill Clinton feront partie des personnalités présentes, aux côtés de nombreux ministres de la Santé, dont la Française Roselyne Bachelot, ainsi que de l’actrice Whoopi Goldberg ou encore la chanteuse Annie Lennox, respectivement ambassadrices de bonne volonté de l’Unicef et de l’Onusida.
Source : http://www.romandie.com
ARGENTINE : Historique : premier pays d’Amérique latine à ouvrir le mariage et l’adoption aux homos
Luc Lebelge, en partenariat avec Gay Kosmopol
5 juillet 2010
C’est l’allégresse en cette fin de nuit argentine : le Sénat argentin (Cámara alta=Chambre haute) vient de voter en faveur du mariage des personnes de même sexe à la fin d’une session interminable de 15 heures qui vient de se terminer fort tard dans la nuit, exactement à 4h05 du matin. 90% des sénateurs avaient en effet demandé à pouvoir présenter leurs argumentations avant de passer au vote. 33 sénateurs ont voté en faveur du mariage pour les couples homos, 27 ont voté contre et 3 se sont abstenus.
La population, qui avait été remontée par une église catholique particulièrement homophobe et agressive, a pu suivre le débat en direct. Le mariage pour les couples homos, qui a été présenté par le Cardinal Bergoglio comme l’œuvre du Diable, est devenu réalité. La Présidente Cristina Kirchner avait tenu à dénoncer les vues médiévales d’une église haineuse et dépassée par la volonté anti-discriminatoire de la démocratie contemporaine et avait engagé son gouvernement à voter le projet de loi que le Parlement (Cámara baja=Chambre basse) avait déjà largement approuvé. L’Argentine devient ainsi le premier pays latino-américain à ouvrir le mariage aux gays et aux lesbiennes. Nul doute qu’il s’agit d’un pas de géant à la fois pour l’Argentine mais aussi pour toute l’Amérique latine, dont d’autres pays suivront sans doute à présent l’exemple argentin… (suite de l’article)
Source : http://yagg.com
MALAWI : Des inquiétudes sur le coût d’un nouveau régime de traitement du VIH/SIDA
Claire Ngozo
15 Juillet 2010
Le gouvernement met en oeuvre un nouveau régime de traitement du VIH/SIDA selon les dernières normes mondiales.
De fait, un grand regroupement d’organisations non gouvernementales craint que le coût élevé des nouveaux médicaments rende le gouvernement incapable de fournir un traitement gratuit à autant de personnes qu’auparavant. George Kampango, le responsable des plaidoyers du Réseau des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Malawi (MANET+), a déclaré à IPS que les nouveaux médicaments, qui coûtent trois fois plus cher que le régime actuellement utilisé, seront trop coûteux pour permettre au gouvernement de fournir un traitement gratuit aux pauvres et aux enfants. Le MANET+ craint que l’accès au traitement anti-rétroviral (TAR) ne soit pas possible pour tous ceux qui en ont besoin. "Pour le moment, ce n’est pas la totalité des personnes qui ont besoin de traitement qui l’obtient. Le gouvernement ne parvient pas à fournir un traitement gratuit pour beaucoup de pauvres et d’enfants y compris les orphelins qui en ont le plus besoin", a dit Kampango.
Sur l’ensemble de la population d’environ 13,1 millions d’habitants du Malawi, 65 pour cent vivent en dessous du seuil de pauvreté de moins d’un dollar par jour, selon les Nations Unies. Le pays compte également environ 560.000 orphelins du SIDA, dont la plupart sont également séropositifs, selon les statistiques de 2007 du gouvernement. "Les nouveaux médicaments sont beaucoup plus coûteux et nous craignons que le gouvernement lutte même davantage pour les rendre disponibles même à ceux qui ont déjà gratuitement accès au traitement. Les enfants pauvres sont susceptibles d’être pénalisés d’avoir accès aux médicaments parce qu’ils ne constituent pas généralement une priorité pour le traitement", a indiqué Kampango.
Actuellement, le gouvernement du Malawi fournit gratuitement des médicaments anti-rétroviraux à environ 250.000 personnes. Il y a près d’un million de personnes vivant avec le VIH et le taux de prévalence du VIH est de 12 pour cent, selon le ministère de la Santé… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
CHINE : halte au harcèlement et à la censure vis-à-vis de ceux qui luttent contre le VIH/sida
Amnesty international
mis en ligne jeudi 15 juillet 2010 par jesusparis
La nuit dernière, les forces de l’ordre chinoises ont annulé la projection d’un film documentaire qui avait été prévue par un groupe de sensibilisation au VIH/sida. Amnesty International condamne fermement cette décision, qui s’inscrit dans la politique actuelle de harcèlement à l’égard de ceux qui dispensent pacifiquement des informations sur la santé publique.
« Le harcèlement et les restrictions que subissent ceux qui luttent contre le VIH/sida en Chine constituent de réels obstacles à une prévention efficace de la maladie, avec de graves conséquences pour le droit à la santé », a déclaré Catherine Baber, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Le 7 juillet, la police chargée de la sûreté de l’État a interrogé des membres du personnel de l’Institut Aizhixing de Pékin pour l’Éducation sur la Santé et leur a ordonné d’annuler la séance prévue le lendemain. La projection n’a pas eu lieu et le membre d’Aizhixing qui avait organisé l’événement a démissionné de son poste de coordonnateur. Des membres du personnel d’Aizhixing sont très souvent soumis à des interrogatoires et à des actes de harcèlement, au point que le directeur de l’organisation, Wan Yanhai, a quitté la Chine en mai 2010 pour ne plus être constamment interrogé et arrêté par la police. Les pouvoirs publics ne cessent de contrôler les comptes bancaires de l’ONG, les permis qui l’autorisent à exercer et la sécurité incendie des locaux, dans le but de perturber son fonctionnement et d’intimider le personnel. Le 7 juillet, la police a aussi interrogé et cherché à intimider Laohu Miao, l’auteur du documentaire, ainsi que Tian Xi, sujet du film, un diplômé de l’université de 23 ans vivant avec le HIV/sida… (suite de l’article)
Source : http://www.hns-info.net
ONUSIDA : "Outlook 2010", le nouveau rapport sur le VIH/sida
Rédigé le 15 juillet 2010
L’ONUSIDA vient de présenter à Genève son nouveau rapport intitulé "Outlook 2010". Dans ce document, le Programme commun des nations unies sur le VIH/sida fait le point sur l’évolution de l’épidémie, et propose des solutions pour faciliter l’accès universel aux traitements et aider les pays à atteindre leurs objectifs en matière de lutte contre cette infection.
Des données encourageantes
Le rapport montre que les nouvelles infections parmi les jeunes ont plutôt tendance à diminuer dans les 15 pays les plus durement affectés par le VIH, notamment en Afrique subsaharienne. Cette baisse serait due à l’adoption de comportements sexuels à moindre risque.
Des propositions pour l’élaboration d’une plate-forme de traitement du VIH/sida appelée
"Traitement 2.0" qui, selon les estimations, pourrait permettre de diminuer de façon conséquente le nombre de décès liés au sida et le nombre de nouvelles infections à VIH.
Pour profiter de l’ensemble des avantages du Traitement 2.0, l’ONUSIDA recommande de :
créer une pilule plus intelligente, meilleure et moins toxique, et des outils de diagnostic plus faciles à utiliser ;
utiliser le traitement comme outil de prévention, sachant que le traitement antirétroviral diminue la charge virale VIH et réduit ainsi le risque de transmission du virus ;
optimiser la couverture du traitement du VIH qui aurait comme conséquence une diminution des co-infections, notamment de la tuberculose et du paludisme ;
réduire le coût des programmes de traitement antirétroviral, notamment les frais d’hospitalisation ;
renforcer le recours au conseil et au test volontaire du VIH car initier un traitement au bon moment accroît son efficacité et augmente l’espérance de vie ;
encourager la participation de la communauté à la gestion des programmes de traitement pour améliorer l’accès au traitement et son observance.
Le sida reste un problème important pour tous les pays
Ce constat est le résultat d’un sondage réalisé par l’ONUSIDA et Zogby International auprès de 11.000 personnes dans 25 pays… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr