Actualités VIH

Texte publi� le lundi 19 juillet 2010.

VIENNE 2010 : Un gel de protection pour les femmes contre le VIH prometteur - VIENNE 2010 : Sida : réactions très favorables à Vienne à l’annonce sur un microbicide - VIENNE 2010 : Le XVIIIe congrès international sur le sida : Dimanche 18 juillet : cérémonie d’ouverture - VIENNE 2010 : L’ombre du financement plane sur la Conférence AIDS 2010 - VIENNE 2010 : Un vaccin québécois donne des résultats encourageants - VIENNE 2010 : La répression alimente la propagation du sida en Europe de l’Est - VIENNE 2010 : Drogue et sida : le modèle suisse - VIENNE 2010 : En quelques chiffres : le VIH en Autriche - VIENNE 2010 : Sida : le nombre de malades traités augmente - VIENNE 2010 : Bill Clinton, ambassadeur de la lutte contre le sida… et du modèle américain - VIENNE 2010 : Bill Gates : le monde se trouve aujourd’hui face à une occasion historique de « changer la donne dans son combat contre le sida - VIENNE 2010 : Pour Annie Lennox, la lutte contre le sida est un combat pour les droits de l’Homme - ÉTUDE : VIH : En Afrique, seul 1 bébé exposé sur 2 reçoit un traitement de prévention - FRANCE : Capote or not capote ? La prévention du sida chez les gays

Impératrice  [1]

VIENNE 2010 : Un gel de protection pour les femmes contre le VIH prometteur

Maggie Fox, Grégory Blachier pour le service français

Par Reuters, publié le 19/07/2010

Un gel intime contenant du tenofovir de Gilead Sciences, un traitement contre le VIH, a permis de réduire la contamination de 39% chez les femmes lors d’un test, rapportent des chercheurs sud-africains.

Les résultats de cette étude clinique menée pendant deux ans et demi montrent qu’il pourrait être possible de ralentir la progression de la maladie en donnant aux femmes un moyen de se protéger, a dit le docteur Salim Abdool Karim de l’Université KwaZulu-Natal à Durban. Les conclusions du test doivent être présentées mardi dans le cadre de la conférence internationale sur le sida à Vienne. Les chercheurs tentent depuis des années de mettre au point un microbicide sous forme de gel, crème, anneau ou tablette introduit dans le vagin ou le rectum avant les rapports sexuels, pour empêcher la transmission du virus d’immunodéficience humaine, à l’origine du sida. Le test, mené à Durban et dans un village rural isolé d’Afrique du Sud, a en outre montré que les femmes utilisaient le gel comme indiqué. Cela répond à une interrogation sur l’efficacité d’un tel produit hors du contexte médical… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpress.fr/

VIENNE 2010 : Sida : réactions très favorables à Vienne à l’annonce sur un microbicide

AFP, 19 juillet 2010

VIENNE (Autriche) - Les réactions ont été lundi très favorables, voire enthousiastes, dans le milieu des experts du sida, aux résultats d’une étude montrant qu’un gel microbicide contenant un antirétroviral peut entraîner une forte réduction du risque d’infection chez les femmes.

- Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida : "Nous donnons de l’espoir aux femmes. Pour la première fois nous voyons des résultats pour un essai de prévention initié et contrôlé par des femmes. Si c’est confirmé, un microbicide peut être une option puissante pour la révolution de la prévention et nous aider à casser la trajectoire de l’épidémie de sida" (communiqué).

- Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : "Toutes les nouvelles avancées dans la prévention du VIH, particulièrement pour les femmes, sont excitantes. Nous attendons avec impatience de voir ces résultats confirmés. Une fois qu’il sera établi que c’est sûr et efficace, l’OMS travaillera avec les pays et les partenaires pour accélérer l’accès à ce produit" (communiqué).

- Jean-François Delfraissy, directeur exécutif de l’Agence française de recherches sur le sida : "c’est un moment important, cet essai était très attendu, c’est un des grands essais dans l’histoire du VIH. Les résultats sont hautement significatifs. Je pense que c’est un élément très important en termes de prévention pour les pays du sud, un outil de prévention pour la première fois géré par les femmes. Le taux d’efficacité est relativement important. Ce sera une des grandes nouvelles de Vienne. Il y avait une sorte de découragement du côté des microbicides. Il n’y a aucune solution miracle, mais une addition de solutions (préservatifs, gel microbicide, circoncision, traitement plus précoce), qui vont entraîner une série de changements de comportements" (déclaration à la presse).

- Anthony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses au NIH (National Institutes of Health) américain : "Cette étude marque une étape significative aussi bien pour la communauté de la recherche sur les microbicides que pour toute la prévention du sida. Etant donné que les femmes constituent la majorité des nouvelles infections dans le monde, cette découverte est un pas important vers la fourniture à une population à risque d’un outil de prévention sûr et efficace. Mais comme une seule approche n’est pas appropriée ou acceptable pour tous, nous devons continuer à rechercher toute une série de moyens de prévention incluant les microbicides, les PrEP (antirétroviraux pris avant le risque, NDLR), les vaccins (communiqué).

- Le partenariat international pour les microbicides (IPM) : "Les résultats sont statistiquement significatifs et devraient être célébrés. C’est un point phare dans la prévention du sida".

La responsable de l’IPM, Zeda Rosenberg : "Pour la première fois les chercheurs travaillant sur la prévention du VIH ont la preuve que les antirétroviraux appliqués sur la surface de la mucose vaginale peuvent offrir une protection contre le VIH et potentiellement contre d’autres pathogènes" (communiqué).

Source : http://www.romandie.com

VIENNE 2010 : Le XVIIIe congrès international sur le sida : Dimanche 18 juillet : cérémonie d’ouverture

18 juillet 2010

Le XVIIIe congrès international sur le sida a débuté aujourd’hui à Vienne en Autriche. Quelques 25 000 délégués dont de nombreuses personnes vivant avec le VIH sillonneront cette semaine les couloirs de l’immense Centre des Congrès Messe pour partager les nouvelles informations concernant le VIH/sida.

L’Autriche a été choisit cette année pour sa situation géographique. En effet, l’Autriche est située tout près de l’Europe de l’est et de l’Asie Centrale, deux régions où l’épidémie progresse rapidement, notamment en raison de l’utilisation de drogue injectable, de la pauvreté et de la corruption.

Dr Brigitte Schmied (Autriche) et Dr Julio Montaner (Canada) ont accueillit les délégués présents à la cérémonie d’ouverture en rappelant que l’échéance de 2010 établit par les leaders mondiaux (fond mondial crée en 2001) quant à l’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements est critique. Plusieurs manifestants présents dans la salle ont d’ailleurs démontré leur inquiétude quant à la baisse de financement accordé au VIH/sida spécialement en période économique difficile avec des affiches indiquant « Broken promises kill » (les promesses non respectées tuent). Dr Montaner, fidèle à son discours, rappelle que le traitement et la prévention vont de pairs mais bien plus encore, le traitement est la prévention et peut sauver de nombreuses nouvelles infections.

Vladimir Zhovtyak (Ukraine) et Alexandra Volgina (Russie) ont dressé un portrait inquiétant des 18 pays de l’Europe de l’est et de l’Asie centrale qui sombrent dans l’épidémie du VIH et qui « meurent rapidement ».

Le Dr Yves Souteyrand de la Suisse à retracé l’épidémie mondiale du VIH/sida. En 2008, il y avait 33.8 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Dans cette même année, il y a eu 2.7 millions de nouvelles infections dont plus de 400 000 enfants. À chaque jour, plus de 5000 personnes meurent du sida. Les femmes sont les plus touchées et les hommes gais ont 20% plus de chance d’être infectés.

Autres moments forts de cette cérémonie : la présence de Rachel Arinii (Indonésie) qui représentait les jeunes femmes séropositives et la diversité ainsi que l’ambassadrice du l’UNAIDS Annie Lennox qui portait un t-shirt « HIV positive » en guise de solidarité.

Le congrès qui réunit les experts, les scientifiques et la communauté se poursuit jusqu’à vendredi.

Source : http://www.pvsq.org/vienne.html

VIENNE 2010 : L’ombre du financement plane sur la Conférence AIDS 2010

19 juillet 2010

VIENNE, 19 juillet 2010 (PlusNews) - Une manifestation chaotique pour dénoncer la réduction des financements alloués au VIH a retardé la cérémonie d’ouverture de la Conférence internationale sur le sida au cours de laquelle l’argent, ou plutôt le manque d’argent, va probablement dominer les débats. Des dizaines d’activistes ont envahi la scène du Reed Messe Centre de Vienne, portant une immense banderole sur laquelle était inscrit « Pas de recul, financez le sida ». Les activistes – des personnes vivant avec le VIH, des travailleurs d’organisations non gouvernementales et des travailleurs du sexe – avaient auparavant organisé un « die-in » (‘mourir sur place’) sur le site de la conférence pour illustrer les conséquences d’une réduction mondiale des financements de la lutte contre le VIH.

Selon un communiqué de presse de la Kaiser family Foundation et du Programme commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA), en 2009, le G8 (groupe des huit pays les plus riches du monde), la Commission européenne et d’autres gouvernements bailleurs de fonds ont fourni 7,6 milliards de dollars en faveur des efforts contre le sida dans les pays en développement, contre 7,7 milliards en 2008. Les pays bailleurs ont attribué cette baisse de leurs contributions à la crise économique mondiale, mais des personnalités importantes de la lutte contre le VIH ont estimé qu’il s’agissait d’une fausse excuse. « Les dirigeants [du G8] n’ont eu aucun problème à renflouer les banquiers avides de Wall Street et … un total de 110 milliards d’euros [142 millions de dollars] a surgi de nulle part lorsque l’économie grecque s’est effondrée au début de cette année, mais le porte-monnaie est toujours vide lorsqu’il s’agit de la santé mondiale », a dit Julio Montaner, président de l’International AIDS society, aux participants à la cérémonie d’ouverture de la conférence. « C’est une question de priorités ». La pénurie de financements menace de constituer un sérieux obstacle dans la réalisation du dernier plan de l’ONUSIDA Traitement 2.0, qui a pour objectif d’accroître de manière drastique l’accès au dépistage et au traitement. S’il réussissait, ce plan permettrait d’éviter 10 millions de morts d’ici 2025 et de réduire d’un tiers les nouvelles infections, selon les estimations d’ONUSIDA. M. Montaner a dit que les preuves de plus en plus évidentes des bénéfices du traitement antirétroviral pour prévenir l’infection ne pouvaient être ignorées. « À ce moment prometteur, nous devons rester dans la course », a-t-il dit, ajoutant que l’accès universel au traitement était au cœur du thème de la conférence « Des droits, ici et maintenant »... (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

VIENNE 2010 : Un vaccin québécois donne des résultats encourageants

Agence QMI

19/07/2010

Un vaccin thérapeutique conçu pour lutter contre le virus du sida et mis au point au Québec donne des résultats très encourageants.

Le vaccin a fait l’objet d’essais cliniques dans huit centres médicaux du Canada selon le quotidien Le Devoir. Les résultats obtenus à ce jour chez un bon nombre de patients seraient si prometteurs que le principal investigateur, le Dr Jean-Pierre Routy du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), doit les présenter lundi à la 18e Conférence internationale sur le sida qui se déroule à Vienne… (suite de l’article)

Source : http://fr.canoe.ca

VIENNE 2010 : La répression alimente la propagation du sida en Europe de l’Est

Par Reuters, publié le 19/07/2010

Le virus du sida se répand en Europe de l’Est et en Asie centrale à une vitesse alarmante, dopé par la consommation de drogue, les rapports sexuels non protégés et le poids de la stigmatisation sociale, estime l’Onu.

Dans un rapport publié lundi lors d’une conférence internationale sur le sida à Vienne, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) relève que les jeunes séropositifs font l’objet de récriminations, voire de poursuites quand ils se rendent dans les centres de santé ou les services sociaux à la recherche de traitements ou simplement d’informations. La propagation du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), à l’origine du sida, se répand plus vite en Europe de l’Est et en Asie centrale qu’en n’importe quel autre endroit du monde. Selon Onusida, le nombre de personnes touchées par le virus dans la région a grimpé de 66% depuis 2001, portant le nombre de personnes séropositives à 1,5 million en 2008. Au rythme où se répand le virus, 3.000 autres personnes auront été contaminées par le VIH à la fin de la conférence de Vienne qui réunit pendant six jours 20.000 personnes. La progression des nouveaux cas a augmenté de 700% dans cinq régions de Russie, note l’Unicef. En Ukraine, le taux de sida a atteint 1,6% de la population, l’un des plus élevés en Europe. Selon les experts, les pays d’Asie centrale sont les nouveaux points névralgiques de la transmission du sida… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpress.fr

VIENNE 2010 : Drogue et sida : le modèle suisse

19 juillet 2010

La conférence mondiale sur le sida s’est ouverte dimanche 18 juillet, à Vienne. Dans un cas sur trois, le VIH s’attrape par injection de drogue. Ce n’est plus le cas en Europe occidentale. Notamment en Suisse, grâce à une politique de réduction des risques efficace. Cas d’école.

Fin juin. Un prix Nobel et un ex-président brésilien signent la déclaration de Vienne aux côtés de nombreux scientifiques et rappellent un chiffre choquant : « En dehors de l’Afrique sub-saharienne, l’utilisation de drogues injectables cause environ le tiers des nouveaux cas d’infection par le VIH. Dans certaines régions où le VIH se répand le plus rapidement, par exemple l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, la prévalence du VIH peut atteindre 70% parmi les utilisateurs de drogues injectables ». Une situation que les pays d’Europe occidentale ont « connu dans les années 90, rappelle Fabrice Olivet, directeur d’Asud (Association d’usagers de drogues), avant la mise en place des politiques de réduction des risques », qui a permis de réduire sensiblement le nombre des toxicomanes infectés. Mais comment fonctionnent ces programmes ? Exemple avec un pays pionnier : la Suisse.

Que fait la Suisse ?

- Elle distribue des seringues stériles :

Un toxicomane suisse à la recherche d’une seringue propre a plusieurs options. Il peut pousser la porte d’une pharmacie ou bien, s’il est plus vulnérable, opter pour un centre dit « à bas seuil ». Depuis leur création en 1986, ces centres accueillent les drogués sans rendez-vous et sans prêcher l’abstinence. Là, un guichet permet au toxico d’échanger sa seringue pour une nouvelle, de prendre un repas et une douche. En 1996, près de 532 000 seringues étaient ainsi distribuées mensuellement en Suisse dont 122 000 par les pharmacies, 320 000 par les centres « à bas seuil », rapporte l’Agence de la santé publique canadienne qui a mené une étude comparative internationale. Pionnière, la Suisse a fait des émules. Aujourd’hui, tous les pays européens disposent de ces programmes d’échanges de seringues… (suite de l’article)

Source : http://www.terra-economica.info

VIENNE 2010 : En quelques chiffres : le VIH en Autriche

18.07.2010

Population : 8 400 000 personnes

9 000 personnes vivant avec le VIH en 2009

1520 personnes mortes du sida depuis le début de l’épidémie

2900 femmes vivant avec le VIH en 2007

Augmentation de 5 % de nouveaux diagnostics entre 2008 et 2009

507 nouvelles infections en 2009 : 42 % d’entre elle suite à une relation hétérosexuelle, 28,6 % suite à une relation homosexuelle et 20,5 % suite à un partage de seringue. En France, ce dernier taux est de 2 %.

Les migrantEs sans-papiers séropos sont expulséEs. Une polémique vient d’éclater suite à l’expulsion, en 2008, d’une jeune Tchétchène séropositive qui depuis est morte faute de soins.

Contribution au Fond mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose de l’Autriche : 0 euros

Source : www.nouvelobs.com

VIENNE 2010 : Sida : le nombre de malades traités augmente

19 juillet 2010

Quelque 5,2 millions de personnes séropositives recevaient un traitement contre le VIH à la fin de 2009, contre 4 millions en 2008.

La 18e conférence internationale sur le sida s’est ouverte officiellement dimanche 18 juillet dans la soirée à Vienne, dans l’inquiétude d’une baisse des financements internationaux et dans l’espoir de nouveaux outils de prévention, comme le recours anticipé aux traitements et les microbicides.Quelque 5,2 millions de personnes séropositives recevaient un traitement contre le VIH à la fin de 2009, selon les dernières données publiées lundi 19 juillet à Vienne par l’Organisation mondiale de la santé. À la fin de 2008, on estimait à 4 millions le nombre de personnes recevant un traitement. "C’est la plus forte augmentation en une seule année", s’est réjoui Hiroki Nakatani, vice-directeur général de l’OMS pour le sida. Un traitement antirétroviral fait de l’infection une maladie chronique. Il peut rendre le virus indétectable, mais ne le détruit jamais complètement : il reste tapi dans des réservoirs dont à ce jour on n’a pas trouvé les moyens de le déloger.

Moins 20% de décès d’ici 2015

Les nouvelles directives de l’OMS pour la lutte contre l’infection par le VIH et contre le sida recommandent de commencer le traitement plus tôt en utilisant des molécules moins toxiques. Dans ses dernières directives, qui datent de 2006, l’OMS recommandait de traiter les malades quand leur compte de cellules CD4, qui définissent le niveau immunitaire, était descendu à 200 ou moins par mm3 de sang. Le taux normal est de 1000 à 1500. "Tous les adultes et les adolescents, y compris les femmes enceintes séropositives, présentant un niveau de CD4 de 350 cellules par mm3, doivent entamer un traitement antirétroviral, qu’il y ait ou non des symptômes cliniques", indique l’OMS, dans un texte de plus de 150 pages. Selon les estimations, mettre sous traitement tous les patients ayant un compte de 350 CD4 ou moins devrait "augmenter le nombre des personnes traitées de 49%", "faire baisser le nombre des décès de 20% d’ici 2015", et éventuellement réduire la transmission du virus, souligne l’OMS… (suite de l’article)

Source : www.nouvelobs.com

VIENNE 2010 : Bill Clinton, ambassadeur de la lutte contre le sida… et du modèle américain

Par Christophe Martet, 19/07/10

Christophe Martet commente la viste de Bill Clinton à la conférence de Vienne 2010.

Il est 9 heures du matin et depuis 20 minutes, Bill Clinton, premier orateur de la conférence en ce lundi matin, fait son show. L’ancien Président américain, devenu un acteur majeur de la lutte contre le sida, sait manier les bons mots, passer du registre émotionnel, quand il raconte l’histoire des enfants affectés par le sida, à l’anecdote humoristique. « Ce qui est bien avec le fait de ne plus être président, c’est que je peux dire ce que je veux. Bon, le problème, c’est que plus personne ne m’écoute. » Cette dernière blague, je l’avais déjà entendu à la conférence de Barcelone, il y a huit ans. Puis sans doute à la conférence de Mexico en 2008 ?

J’écoute Bill Clinton, et je ne peux m’empêcher de penser que lorsqu’il était Président, entre 1992 et 2000, son bilan contre le sida était loin d’être globalement positif. Il renforça par la loi l’interdiction de l’entrée des États-Unis aux séropositifs, il ne fit rien pour la prévention, notamment en direction des gays et des Blacks, et sur le front international, il fut un ardent défenseur des intérêts de l’industrie pharmaceutique américaine, notamment lorsque les firmes intentèrent un procès (qui fut néanmoins perdu) contre l’Afrique du Sud, qui voulait briser leur monopole sur l’accès aux médicaments… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

VIENNE 2010 : Bill Gates : le monde se trouve aujourd’hui face à une occasion historique de « changer la donne dans son combat contre le sida »

lundi 19 juillet 2010

Dans son discours d’ouverture à la Conférence internationale sur le sida, Bill Gates expose la marche à suivre pour réduire chaque année les nouvelles infections au VIH de 90 % d’ici 2031.

VIENNE – À l’ occasion de son discours lors de la 18ème Conférence internationale sur le sida, Bill Gates a appelé la communauté internationale à continuer son combat contre le VIH et le sida. Il a notamment souligné le fait que le monde se trouve aujourd’hui face à une occasion historique de « changer la donne dans son combat contre le sida ». M. Gates a poursuivi en expliquant que les efforts actuels dans le traitement des personnes séropositives sauvent des millions de vies, et que ses efforts devaient être renforcés pour réduire chaque année les chiffres des nouvelles infections au VIH de 90 % d’ici 2030, l’année du cinquantième anniversaire du début de l’épidémie de sida. « Ces dernières années ont vu des avancées remarquables dans la lutte contre le sida », a commenté M. Gates aujourd’hui. Plus de 5 millions de personnes reçoivent actuellement un traitement antirétroviral, soit douze fois plus qu’il y a six ans. « En faisant connaître le VIH, nous avons également attiré l’attention du monde entier sur d’autres maladies courantes dans les zones les plus pauvres du globe, comme le paludisme ou la tuberculose, domaines dans lesquels la recherche a fait de formidables avancées ».

Cependant, M. Gates, co-président de la fondation Bill & Melinda Gates, a tenu à préciser que les progrès à venir dans la lutte contre le sida se doubleront nécessairement d’une campagne de réduction drastique des infections au VIH. « Nous pouvons réduire de façon significative le nombre de nouvelles infections au VIH et écrire un nouveau chapitre de l’histoire : la fin du sida ». Alors que le chiffre des nouvelles infections au VIH commence déjà à diminuer – le nombre annuel de nouvelles infections aurait baissé de 17 % entre 2001 et 2008, selon ONUSIDA – ce ralentissement est encore trop faible pour avoir un impact significatif sur l’évolution de l’épidémie, a expliqué M. Gates. Aujourd’hui, pour deux personnes séropositives qui commencent un traitement, cinq autres contractent le VIH.

Bill Gates appelle à « utiliser au mieux chaque dollar consacré à la recherche contre le sida »

D’après M. Gates, bien que les nouveaux financements soient essentiels pour arriver à de nouvelles avancées dans la lutte contre le sida, il est aussi impératif de « chercher plus d’efficacité dans l’utilisation des fonds pour la recherche, en matière de prévention et de traitement ». « Il faut être honnête : nous ne pouvons pas continuer à dépenser les ressources attribuées à la recherche contre le sida comme nous le faisons aujourd’hui. Nous pouvons continuer à rechercher des fonds, mais nous devons également nous assurer que nous utilisons au mieux chaque dollar consacré à la recherche contre le sida et que nous mettons bien à profit chaque effort réalisé »… (suite de l’article)

Source : http://www.afrik.com

VIENNE 2010 : Pour Annie Lennox, la lutte contre le sida est un combat pour les droits de l’Homme

De Simon MORGAN (AFP)

20 juillet 2010

VIENNE — La lutte contre le sida est un combat pour le respect des droits de l’Homme, a insisté lundi la chanteuse de rock britannique Annie Lennox, dans une interview à l’AFP, tout en mettant en garde contre une réduction des dons pour cause de récession mondiale.

"Il ne s’agit pas de quelques actions caritatives", a expliqué la blonde ex-chanteuse du groupe Eurythmics qui mène depuis les années 1980 un combat acharné de lutte contre la maladie faisant toujours deux millions de morts par an dans le monde. "Je ne cherche pas à dénigrer les opérations caritatives mais nous devons changer d’approche dans nos têtes. Il faut dire : il s’agit de respect des droits de l’Homme", selon la militante qui a lancé un message de mobilisation dimanche soir à l’ouverture de la 18e Conférence internationale sur le sida qui se tient jusqu’à vendredi à Vienne. Même s’il y a eu des "progrès importants" dans la lutte en cours depuis la découverte du VIH il y a 29 ans, Mme Lennox invite à ne pas relâcher l’effort en faveur des plus pauvres car dans "l’actuel climat de récession, les gens généralement frappés les premiers sont aussi les plus vulnérables" en parlant surtout des femmes. Son combat pour l’aide aux séropositifs remonte à 2003 lorsqu’elle a été "invitée à être l’une des artistes pour le lancement de la fondation ’46664’ de Nelson Mandela au Cap en Afrique du sud". S’adressant aux médias dans la cour de l’ancien camp où il avait purgé une peine de 25 ans de prison comme détenu politique, Mandela avait décrit la pandémie du sida comme un "génocide". Annie Lennox a décidé à ce moment-là de lancer sa propre campagne appelée "SING" qui veut prêter sa voix aux femmes et aux enfants contaminés par le virus… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

ÉTUDE : VIH : En Afrique, seul 1 bébé exposé sur 2 reçoit un traitement de prévention

JAMA

Actualité publiée 19 juillet 2010

Seuls 51% des nourrissons exposés au VIH reçoivent, dans certains pays d’Afrique, un traitement minimum à base de névirapine pour les protéger de transmission du virus mère-enfant. Ce sont les résultats troublants d’une enquête, publiés dans l’édition spéciale du JAMA (Journal de l’Association médicale américaine), du 21 juillet, consacrée au VIH. Quant aux femmes qui avaient reçu de la névirapine avant la naissance, l’étude révèle que beaucoup d’entre elles n’avaient pas non plus bénéficié de mesure de prévention de la toxicomanie.

Le Dr. Elizabeth Stringer, auteur principal de l’étude, qui soigne des patients au centre médical de zambie, commente « Cette étude nous montre les échecs et les déficiences tout au long des programmes de prévention de la transmission mère-enfant, y compris les insuffisances en termes de dépistage du VIH et l’absence de contrôle de l’observance ». « Nous savons que la vraie prévention de la transmission mère-enfant commence avec le dépistage du VIH, puis se poursuit avec un programme aidant les patients à adhérer à la prise d’une dose unique de névirapine »… (suite de l’article)

Source : http://www.santelog.com

FRANCE : Capote or not capote ? La prévention du sida chez les gays

Par Fanny Bragard, 19/07/2010

Alors que les homosexuels abandonnent le préservatif, la trithérapie apparaît comme un complément à la prévention.

Vingt-huit ans après son apparition, le virus du sida continue de se propager. Particulièrement touchée par l’épidémie, la population homosexuelle masculine constitue le groupe où l’on observe le plus de nouvelles contaminations. Une incidence et une prévalence au VIH fortes font que le risque de contamination y est très élevé. Les comportements préventifs s’érodent, augmentant les « chances » d’infection. Derrière ce bien sombre tableau se cache tout de même une lueur d’espoir. Les trithérapies pourraient changer la donne, dans le bon sens.

L’hécatombe continue

Alors que le nombre de nouveaux cas d’infections au sida diminue globalement en France, il demeure élevé au sein de la communauté gay. Avec 3 320 nouvelles contaminations en 2008, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont les plus touchés par le virus du sida. Chaque jour en France, neuf homosexuels découvrent donc leur séropositivité. Le taux d’incidence -nombre de personnes contaminées sur un an- rapporté à l’effectif total de cette population, est de 1%, soit 200 fois plus que chez les hétérosexuels. Emmanuel Château, membre de la commission prévention d’Act Up Paris, évoque les raisons du dynamisme de l’épidémie en milieu gay : « On est dans une situation un peu paradoxale : les gays se protègent plus que tout le monde ; comme il y a plus de séropositifs et aussi plus de partenaires, le risque est plus important qu’ailleurs. » (Écouter le son)… (suite de l’article)

Source : http://www.rue89.com

[1] Wikimedia Commons User=Sakura-saku-kuni Empress Elisabeth of Austria



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