Actualités VIH

Texte publi� le jeudi 22 juillet 2010.

VIENNE 2010 : Conférence sur le sida : vieillir séropositif reste bien difficile - VIENNE 2010 : XVIIIème Conference internationale sur le sida : VIH, vieillissement et cancers : un "tiercé perdant" - VIENNE 2010 : Microbicide : nouvel espoir - VIENNE 2010 : VIH : le Canada fait du surplace - VIENNE 2010 : Conférence sur le VIH/sida : Des milliers de morts pourraient être évités - VIENNE 2010 : Droit humains et homosexualité - VIENNE 2010 : « On ne pourra lutter contre le sida chez les gays qu’en mettant fin aux discriminations » - VIENNE 2010 : Session sur les droits humains - VIENNE 2010 : Roselyne Bachelot a annoncé une concertation sur les salles d’injection de drogue - VIENNE 2010 : Vaccin préventif : Une piste redécouverte - VIENNE 2010 : Sida : les chercheurs pourchassent le virus caché dans les "réservoirs" - VIENNE 2010 : Activation immunitaire : la destruction des CD4 dans l’iléum pourrait être irréversible : Encore des révélations dans le domaine de l’inflammation

Egon Schiele  [1]

VIENNE 2010 : Conférence sur le sida : vieillir séropositif reste bien difficile

De Christine COURCOL (AFP)

22 juillet 2010

VIENNE — Les séropositifs de plus de 50 ans, qui suivent des traitements anti-sida depuis des années, vieillissent plus vite et avec plus de difficultés que la population générale mais personne ne semble vraiment savoir comment leur rendre la vie plus facile.

Avec l’efficacité des nouveaux traitements antirétroviraux, qui font de l’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH identifié en 1981) une maladie chronique, les séropositifs peuvent espérer vivre aussi longtemps que la population non infectée. "Nous en recevons qui ont dépassé 80 ans", indique Jean-Michel Molina, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Pour Gottfried Hirnschall, directeur VIH/sida à l’Organisation mondiale de la santé, le sujet a été un peu négligé, alors que le nombre des séropositifs vieillissants ne fait qu’augmenter. Aux Etats-Unis, selon une enquête présentée à Vienne à la Conférence internationale sur le sida, qui s’achève vendredi, les plus de 50 ans constitueront d’ici quelques années plus de la moitié des séropositifs. "Un tsunami va frapper le système de soins", dit Julian Hows, 54 ans. Au Kenya, où les trithérapies salvatrices sont arrivées plus tard, les 50-64 ans représentent déjà 5% des personnes infectées… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

VIENNE : XVIIIème Conference internationale sur le sida : VIH, vieillissement et cancers : un "tiercé perdant" ?

Par Odile VERGNOUX

Publié le 21 juillet 2010

Depuis l’arrivée des traitements actifs de l’infection à VIH, le nombre de cancers directement liés à l’infection a considérablement diminué. Mais, parallèlement, le nombre de cancers plus courants, tels que ceux qui surviennent dans la population générale, a considérablement augmenté.

Ces cancers "non liés au VIH" (ou du moins qui étaient considérés comme tels), représentent plus du tiers des cas maintenant : le plus fréquent est le cancer du poumon, mais on note aussi une augmentation franche, par rapport à la population générale du même âge, du cancer anal (68 fois plus fréquent !), des cancers de la tête et du cou, du col de l’utérus, du foie, du colon (gros intestin). La survenue de ces cancers se situe, en moyenne, environ dix ans plus tôt que chez les séronégatifs. Comment expliquer cela ? Pour le poumon, la surconsommation tabagique joue un rôle majeur. Pour les autres cancers, et en particulier ceux qui sont liés à une infection virale (foie, tête et cou, anus, col de l’utérus, Hodgkin...), on pense que la chute de l’immunité observée dans l’infection à VIH est un facteur prépondérant. Même sous traitement efficace, l’immunité ne redevient jamais complètement normale, et de plus l’immunodépression a souvent duré des années avant la mise sous traitement… (suite de l’article)

Source : http://www.actions-traitements.org

VIENNE 2010 : Microbicide : nouvel espoir

Les microbicides sont des produits expérimentaux qui contiennent des composés anti-VIH et qui sont en développement sous forme de gel, crème ou suppositoire. Ils sont conçus pour prévenir la transmission du VIH lors de rapports sexuels et auraient le potentiel de diminuer le risque d’infection spécialement chez les femmes qui dans beaucoup de cas peuvent difficilement négocier l’utilisation du condom avec leurs partenaires.

CAPRISA est un nouveau gel vaginal microbicide qui contient du ténofovir (médicament contre le VIH) et a été présenté au congrès. 889 femmes d’Afrique du sud ayant un risque élevé de contracter le VIH ont utilisé soit le gel microbicide, soit un placebo dans cette étude qui a duré deux ans et demi. Toutes les femmes ont été encouragées à utiliser le condom. Le gel doit être inséré 12 heures avant les rapports sexuels et une autre fois après les rapports sexuels. Ce microbicide, qui à une efficacité contre le VIH, s’est avéré sécuritaire et possède une longue demi-vie. Les résultats ont varié selon le taux d’utilisation du condom et aussi selon l’adhésion au microbicide. Les femmes qui ont utilisé le gel quatre fois sur cinq lors des rapports sexuels ont eu un risque d’infection diminué de 54 %. De plus, ce microbicide semblerait apporter une protection contre l’herpes génital.

Ces résultats sont très encourageants puisque l’on estime que le gel pourrait prévenir des milliers voir des millions d’infections au VIH dans le monde. Cependant, d’autres études seront nécessaires pour confirmer l’efficacité du produit… (suite de l’article)

Source : http://www.pvsq.org/vienne.html

VIENNE 2010 : VIH : le Canada fait du surplace

Publié le 22 juillet 2010

Depuis cinq ou six ans, le Canada ne parvient plus à réduire le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH. Ce problème touche la plupart des autres pays industrialisés, mais il est compliqué ici par les problèmes de drogue des autochtones de l’Ouest.

« Les autochtones sont 3,6 fois plus à risque d’être infectés que les non-autochtones », explique Chris Archibald, directeur de la division de la surveillance à l’Agence de la santé publique du Canada, qui présentera son analyse ce matin au congrès international sur le sida à Vienne. « Les autochtones constituaient environ 11% des nouvelles infections en 2005. En 2008, cette proportion était montée à 12,5%. C’est l’usage de drogues injectables qui explique ce fort taux d’infection. » Après avoir connu un sommet à 5000 au milieu des années 80, le nombre de nouveaux cas a continuellement chuté jusqu’au début du millénaire. Depuis, il stagne. En 2008, dernière année pour laquelle on a des statistiques, il y a eu entre 2300 et 4300 nouvelles infections. « Le taux de survie des séropositifs augmente sans cesse, alors que le nombre de nouvelles infections ne baisse pas, dit le Dr Archibald. Donc, le nombre total de séropositifs augmente. C’est un problème auquel font face la plupart des pays industrialisés. » Le nombre de séropositifs au pays est passé de 57 000 à 65 000 entre 2005 et 2008… (suite de l’article)

VIENNE 2010 : Conférence sur le VIH/sida : Des milliers de morts pourraient être évités

Mise à jour le jeudi 22 juillet 2010

Le fait de commencer très tôt une thérapie contre le VIH/sida chez les personnes sous traitement antituberculeux réduirait la mortalité de 34 % et éviterait 150 000 décès par an, affirment des chercheurs français.

Rappelons que la tuberculose est la co-infection la plus fréquente chez les personnes vivant avec le VIH. Les dernières estimations publiées en 2008 montraient que 1,37 million de personnes étaient atteintes de cette double infection, qui a fait 456 000 morts… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

VIENNE 2010 : Droit humains et homosexualité

22 juillet 2010

Les droits des hommes gays et bisexuels sont inexistants en Afrique, et cela est une atteinte aux droits de l’Homme. Pendant la session du 20 juillet de la conférence de Vienne, consacrée à ce sujet, les militants qui étudient la question ont présenté plusieurs de leurs travaux et de leurs projets. Selon l’un des conférenciers, la connaissance des droits et le savoir-faire sont présents sur le terrain, mais les fonds qui permettraient la diffusion et l’échange de ces informations sont totalement absents. Peu avant la fin de la session, un homme ukrainien a pris la parole pour expliquer qu’un de ses amis, qui devait l’accompagner à cette conférence, venait d’être arrêté et incarcéré dans un camp de réhabilitation. Bouleversé, l’homme a imploré la salle de prendre ce fait en considération.

Source : www.cocqsida.com/

VIENNE 2010 : « On ne pourra lutter contre le sida chez les gays qu’en mettant fin aux discriminations »

PAR CHRISTOPHE MARTET directeur de publication de Yagg.com

22/07/2010

La criminalisation de l’homosexualité dans 80 pays rend très difficile le travail de prévention, de soutien et de soins auprès de cette population. À l’occasion de cette 18e conférence internationale sur le sida, Libération propose un partenariat avec le site Vih.org et Yagg.com, site de presse fondé notamment par Christophe Martet, ancien président d’Act up.

À Mexico, les activistes et les experts avaient révélé une « épidémie négligée », celle qui touche les homosexuels dans les pays du Sud. Deux ans plus tard, à Vienne, la situation est toujours aussi explosive. Une étude du John Hopkins Hospital et de la Banque mondiale montre des taux de prévalence du VIH élevés, avec notamment 21,4% au Malawi, 13,8% au Pérou. On distingue trois situations : l’épidémie continue dans les pays à faible ou à revenu moyen ; elle redémarre dans les pays riches et on met à jour de nouvelles épidémies dans des régions où il n’existait précédemment aucune donnée. À Bangkok, en Thaïlande, où l’homosexualité est légale, comme à Kampala, la capitale de l’Ouganda, où elle est criminalisée, la prévalence du VIH chez les gays est très élevée (près de 30% en 2007 à Bangkok et 14% à Kampala). A Bangkok comme à Kampala, le risque d’être séropositif est associé avec l’âge. Et à Kampala, les gays qui ont subi des agressions homophobes ont cinq fois plus de risque d’être infectés par le VIH que ceux qui n’ont pas subi de violence… (suite de l’article)

Source : http://www.liberation.fr

VIENNE 2010 : Session sur les droits humains

22 juillet 2010

Le directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le directeur du programme Santé et droits humains d’Human rights Watch, rapporteurs spéciaux à l’ONU, ont débattu du rôle des droits humains dans la lutte contre le VIH/sida le 20 juillet à la conférence sida de Vienne. Pour les deux panélistes, il est plus facile d’appliquer les droits humains lorsqu’ils sont intégrés dans des politiques et lorsque ces politiques résultent d’un consensus entre la population et l’ensemble des structures concernées. Les travailleurs de premières lignes – médecins, infirmières, travailleurs sociaux dans le cas des prisonniers ou des utilisateurs de drogue – peuvent jouer un rôle important dans la mise en place de programmes qui respectent et protègent les droits de l’Homme, et le soutien financier aux pays qui ne respectent pas ces droits pourrait être remis en question. Les fonds inutilisés pourraient alors revenir aux organismes qui luttent pour les droits de l’Homme dans les pays limitrophes. Plusieurs pays s’opposeraient d’ailleurs à l’intégration des droits des minorités sexuelles au sein de l’ONU, où le terme « travailleur du sexe » serait proscrit … Dans certains pays financeurs aussi, tel les États-Unis ou le Canada, les droits de l’Homme ne sont pas toujours respectés ; un sujet sensible auquel les deux panélistes n’ont pas souhaité répondre. Enfin, à la question « Qu’est ce qui peut être fait et qu’est ce qui doit être fait ? », les deux experts répondent que l’organisation, la persévérance et la collaboration entre acteurs concernés sont la clé du succès, et qu’il faut savoir travailler un seul sujet à la fois. Une session satisfaisante et récitante, avec, donc, pour refrain : collaborer, communiquer.

Source : www.cocqsida.com/

VIENNE 2010 : Roselyne Bachelot a annoncé une concertation sur les salles d’injection de drogue

Par Europe1.fr avec Walid Berrissoul

Publié le 22 Juillet 2010

C’est une vieille revendication des associations qui viennent en aide aux toxicomanes et aux victimes du sida. L’ouverture de "salles de shoot" ferait-elle petit à petit son chemin en France ? La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé "une concertation avec tous les partenaires concernés et notamment les collectivités locales", lors de la conférence internationale sur le sida à Vienne.

Les "centres de consommation supervisées", "salles d’injection", "salles de shoot" ou "drogatoriums" pour leurs détracteurs, sont des lieux où les toxicomanes peuvent s’injecter de l’héroïne ou prendre du crack dans de bonnes conditions d’hygiène et sous supervision de personnel de santé. L’objectif est de limiter les risques, et de conduire les toxicomanes vers le sevrage. Il en existe dans huit pays européens, dont la Suisse où ils ont vu le jour il y a dix ans. Depuis 1987, la vente libre des seringues, les programmes d’échanges ou encore les traitements de substitution ont réussi à faire baisser de façon spectaculaire les contaminations par le VIH chez les usagers de drogue. Mais cette politique de réduction des risques commence à montrer des signes de faiblesse… (suite de l’article)

Source : http://www.europe1.fr

VIENNE 2010 : Vaccin préventif : Une piste redécouverte

Par Gilles Pialoux, vih.org, 22/07/10

Publiée dans la revue Science du 9 juillet, l’étude américaine du NIAID marque indiscutablement un progrès sur la voie des anticorps neutralisants, de leur capacité à se jouer précisément de la variabilité du VIH 1.

Dans l’univers medico-scientifique, où domine soit la parole des ténors du VIH incrédules vis-à-vis de la possibilité d’un vaccin anti-VIH soit le poids des résultats des essais de phase 3 négatifs qui sont bien en deçà des attentes, la double publication le 9 juillet dans la revue Science d’anticorps neutralisants appelés VRC01 et VRC02 capables de bloquer in vitro la majorité des souches connues du VIH 1 a pour le moins été bien accueillie (lien yagg). Anthony Fauci (NIAID) y est allé de son discours positiviste : « la découverte de ces anticorps au pouvoir étendu de neutralisation du VIH et l’analyse qui explique comment ils opèrent représentent des avancées exaltantes qui vont accélérer nos efforts pour découvrir un vaccin capable de protéger de façon étendue contre le virus responsable du sida. » Autant dire le contraire de la prudence. Un enthousiasme répété lors d’une conférence de presse de Global HIV Vaccine enterprise, à Vienne, lundi 19 juillet. Dans son communiqué qui accompagne la publication de Wux et ol et de ZhouTetol al, le NIAID l’institut américain enfonce le clou de la bonne nouvelle : « Les scientifiques on trouvé que VRC01 et VRC02 neutralisent plus de souches de VIH et avec une infinité plus grande que tout ce qui a été préalablement publié en terme d’anticorps contre le virus. » Et comme on n’en est pas à un effet d’annonce près, les auteurs du communiqué du NIAID stipulent que : « De plus, la technique à laquelle l’équipe de recherche a recouru pour trouver ces anticorps représente une nouvelle approche qui pourrait être appliquée à la conception et au développement d’un vaccin contre de nombreuses autres maladies infectieuses. » Autant dire un important effet déclaratif pour deux publications néanmoins essentielles. De quoi s’agit-il ?... (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

VIENNE 2010 : Sida : les chercheurs pourchassent le virus caché dans les "réservoirs"

De Christine COURCOL (AFP), 21 juillet 2010

VIENNE — Les chercheurs et experts réunis à Vienne pour la Conférence internationale sur le sida essaient de comprendre comment le virus se cache dans des cellules du corps humain qui leur servent de réservoir, dans l’espoir de le réduire un jour au silence.

"Le réservoir, c’est la question clé, c’est le plus gros obstacle que nous avons à franchir", estime Kevin Frost, de l’ONG américaine amfAR. "C’est un sujet nouveau, qui monte en puissance, et qui intéresse beaucoup plus que dans les autres conférences internationales", note auprès de l’AFP Christine Rouzioux, virologue à l’hôpital Necker. Dans le cadre même de la conférence, plusieurs ateliers, qui ont refusé du monde, y ont été consacrés. En marge de la conférence, qui se déroule jusqu’à vendredi à Vienne, un séminaire a réuni 200 chercheurs, médecins, représentants des malades, des agences de financement, pour discuter des recherches les plus récentes sur ces cellules "réservoirs" disséminées dans tout le corps, notamment dans les tissus lymphoïdes, la moelle osseuse, le tissu digestif, etc. Là, le virus attend son heure, à savoir le moment où le patient arrêtera le traitement, pour faire son apparition. Il fait ainsi de l’infection au VIH une maladie chronique et non guérissable. "Il y a toute une stratégie autour du réservoir, comment il est constitué, qu’est-ce qu’il représente, ses relations avec le système immunitaire, les médicaments nouveaux qui pourraient être actifs contre la biologie de la cellule infectée", dit le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence française de recherches sur le sida (ANRS)… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

VIENNE 2010 : Activation immunitaire : la destruction des CD4 dans l’iléum pourrait être irréversible : Encore des révélations dans le domaine de l’inflammation

par Alain VOLNY-ANNE

publié le 22 juillet 2010

Selon des chercheurs qui s’intéressent à la persistance du VIH dans les cellules du tube digestif, la destruction des CD4 dans la membrane intestinale pourrait être irréversible, même quand les patients sont traités.

Dans l’un de nos articles récents (Infotraitements 196 d’avril 2010)nouvelle fenêtre qui abordait la question cruciale des réservoirs viraux dans l’organisme (et par conséquent de l’activation immunitaire), nous évoquions des travaux de recherche portant sur la persistance virale dans le tractus digestif et les conséquences peu joyeuses de ce phénomène, notamment la destruction des cellules immunitaires. Nous expliquions aussi que ces travaux ne sont pas simples, puisqu’ils nécessitent des biopsies du tube digestif devant être analysées. Des chercheurs ont pu obtenir ces biopsies pour dix personnes séropositives sous traitement antirétroviral efficace (charge virale indétectable dans le sang) et huit autres personnes séronégatives (pour effectuer des comparaisons)… (suite de l’article)

Source : http://www.actions-traitements.org

[1] Wikimedia Commons Artist=Egon Schiele. Deutsch : Porträt des Arthur Rössler



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