Actualités VIH

Texte publi� le jeudi 29 juillet 2010.

RUSSIE : 12 000 séropositifs pourraient se retrouver sans traitement en août - BURKINA FASO : Sida : « Le Burkina ne souffrira pas d’une rupture de stock des ARV » - ENTRETIEN : Sexe, sida et prévention avec Serge Hefez, psychiatre spécialiste du VIH - VIENNE 2010 : Raltegravir + IP : Une nouvelle stratégie antirétrovirale ? - SUISSE : Première thérapie VIH complète en un seul comprimé par jour - Bristol-Myers Squibb et Gilead annoncent le lancement d’Atripla® - AFRIQUE DU SUD : Le traumatisme des enfants s’occupant des parents séropositifs - NIGÉRIA : Santé : Des mesures contre le VIH-SIDA - ANGOLA : Cunene : Plus de 800 cas du VIH/Sida enregistrés - ANGOLA : Huambo : Un activiste de VIH encourage les femmes enceintes à adhérer au test volonatire - AFRIQUE : Cartographier les budgets santé et la mortalité infantile - TOGO : Entrevue : Michel Kodom, l’homme qui piste le VIH dans les campagnes togolaises - FRANCE : Droit d’asile : quatre pays retirés des « pays sûrs » - FRANCE : Hépatite B : ça vaccine un peu mieux

Moscou

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RUSSIE : 12 000 séropositifs pourraient se retrouver sans traitement en août

29/07/2010

RIA Novosti, MOSCOU, 29 juillet

Suite à l’arrêt du programme du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Russie, plus de 12.000 séropositifs risquent de se retrouver sans traitement en août 2010, a annoncé jeudi le chef du centre fédéral pour la lutte contre le sida Vadim Pokrovski lors d’une conférence de presse à Moscou.

En Russie, environ 12.000 personnes infectées par le virus VIH suivent un traitement aux frais du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a indiqué M. Pokrovsk. Selon le responsable, les malades bénéficiant des moyens du Fonds sont des étrangers, des prisonniers et des personnes ne résidant pas sur le lieu de leur enregistrement. "Dans un mois cette catégorie de personnes ne recevront plus d’aide", a-t-il expliqué… (suite de l’article)

Source : http://fr.rian.ru

BURKINA FASO : Sida : « Le Burkina ne souffrira pas d’une rupture de stock des ARV »

Elza Sandrine Sawadogo (Stagiaire)

Mercredi, 28 Juillet 2010

Le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a rejeté, le 21 juillet dernier, le dossier de renouvellement de financement, présenté par le Burkina Faso. Depuis l’annonce de cette nouvelle, des associations de lutte contre le sida s’interrogent. D’autres s’inquiètent. Si Emmanuel Kaboré, président du conseil d’administration de SOS santé et développement tente de minimiser cette décision, il faut tout de même reconnaître que, sans être dramatique, elle pourrait avoir des conséquences sur la vie des personnes vivants avec le VIH sida (PVVIH).

« Je n’ose pas imaginer que le Burkina soit en manque d’ARV (antirétroviraux, ndlr). Ça sera un énorme gâchis que tous nos efforts effectués depuis, pour assurer le traitement des malades du Sida, ne soient pas enfin récompensés comme il se doit ». C’est en ces termes qu’Emmanuel Kaboré, président du conseil d’administration de SOS santé et développement s’est exprimé au sujet des risques de rupture d’ARV qui pourraient découler du non financement de la lutte contre le Sida en 2011 par le fond mondial au Burkina. « Je suis sûr que notre gouvernement en décidant le 31 décembre 2009 de rendre gratuit l’accès aux ARV, a pesé le pour et le contre et à pris des mesures nécessaires au cas où pareil problème surviendrait », a déclaré l’homme… (suite de l’article)

Source : http://www.fasozine.com

ENTRETIEN : Sexe, sida et prévention avec Serge Hefez, psychiatre spécialiste du VIH

29 juillet 2010 (papamamanbebe.net)

Serge Hefez est psychiatre, devenu spécialiste du VIH de par son engagement militant et intellectuel. Il s’est retrouvé aux premières loges de l’épidémie : ébranlé par les décès de ses amis gays, il est également témoin de la catastrophe provoquée par la prohibition des drogues et des seringues pour les toxicomanes, qu’il reçoit comme patients à la Terrasse, centre de soins dans le 18e arrondissement de Paris. Comme pour beaucoup de soignants engagés pendant les années quatre-vingt, sa relation à ces deux populations décimées par le sida est inégale : les gays sont ses amis et ses proches, les « toxicos » sont ses patients… Aujourd’hui, la communauté gay reste son premier engagement. Il déclare d’emblée que, pour lui, la priorité des priorités, ce sont les jeunes gays qui se contaminent (alors que 71 % des nouveaux dépistés en 2006 étaient des hétérosexuels). Dans son activité professionnelle, il travaille à deux pas du Marais, et une proportion importante de sa clientèle en est issue. Pour autant, dans sa consultation, il insiste aussi sur le fait qu’il reçoit tout le monde. Et c’est suite à l’interpellation de Marie, dame de 50 ans vivant avec un homme séropositif, qu’il a publié un billet sur son blog Familles, je vous haime, pour aborder le débat autour de l’intérêt préventif de la charge virale… C’est pourquoi nous l’avons invité, pour discuter des conséquences de la prise de position par des médecins suisses en faveur de la reconnaissance de la non-infectiosité des personnes séropositives sous traitement efficace… (suite de l’article)

Source : http://papamamanbebe.net

VIENNE 2010 : Raltegravir + IP : Une nouvelle stratégie antirétrovirale ?

Par Gilles Pialoux, vih.org, 28/07/10

Deux études, PROGRESS d’une part et SPARTAN d’autre part, proposent un schéma novateur de combinaison antirétrovirale à base d’inhibiteur de protéase (IP) et de raltegravir, premier des inhibiteurs d’intégrase. Une molécule très efficace mais à barrière génétique faible, qui a le vent en poupe si l’on en croit les volumes actuels de prescriptions.

Ces résultats étaient très attendus, ce qui justifie que les données d’efficacité de ces deux nouvelles stratégies antirétrovirales soient communiquées lors de la conférence mondiale sur le sida, et non à la CROI. PROGRESS, soutenu par Abbott, est un essai comparatif étudiant raltegravir+lopinavir/norvir et SPARTAN, soutenu par Bristol Myers Squibb, étudie l’association raltegravir+atazanavir sans norvir… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

SUISSE : Première thérapie VIH complète en un seul comprimé par jour - Bristol-Myers Squibb et Gilead annoncent le lancement d’Atripla®

Zoug (ots) - Communiqué de presse (Information destinée aux médias suisses)

29.07.2010

Le médicament Atripla® est dès à présent disponible pour les patients VIH en Suisse. Atripla® est la première thérapie VIH au monde en un seul comprimé par jour. Neuf patients sur dix préfèrent nettement Atripla® à leur thérapie VIH précédente[1]. Délivré sur ordonnance, le médicament sera remboursé par les caisses-maladie à compter du 1er août 2010.

Pour la première fois de l’histoire, deux entreprises pharmaceutiques se sont associées dans la lutte contre le VIH (VIH = virus de l’immunodéficience humaine) et le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) pour développer une thérapie encore plus efficace et respectueuse des patients. « Nous nous réjouissons qu’Atripla® soit disponible pour les patients en Suisse », déclare André Lüscher, directeur général de Gilead Suisse. Pour Max Rüegg, président par intérim de Bristol-Myers Squibb, « cette nouvelle option thérapeutique met à disposition de nos médecins VIH suisses une thérapie HIV moderne à l’efficacité prouvée ».Recommandé pour son efficacité élevée et sa tolérance. Atripla® combine trois composants soigneusement coordonnés. Son efficacité élevée et son bon profil de tolérance et de sécurité en font un médicament recommandé pour le traitement des patients VIH adultes… (suite de l’article)

Source : http://www.presseportal.ch

AFRIQUE DU SUD : Le traumatisme des enfants s’occupant des parents séropositifs

Laure Pichegru, 26 Juillet 2010

Nomasonto*, neuf ans, était contrainte d’inverser les rôles avec sa mère et de prendre soins de cette femme séropositive qui l’a mise au monde. Au lieu de se soucier des devoirs de maison et d’aller jouer avec ses amis, Nomasonto a des préoccupations quotidiennes qui sont désormais une question de vie ou de mort.

Du jour au lendemain, cette enfant s’est trouvée dans l’obligation de laver sa mère, de lui changer les vêtements et de la nourrir. Elle était même obligée d’amener sa mère malade à l’hôpital pour des contrôles et de lui prendre ses médicaments. Nomasonto prenait soin de sa mère jusqu’à l’âge de 10 ans. Cette année même où il a eu 10 ans, sa mère est morte d’une maladie liée au SIDA. Cela fait maintenant quatre ans, mais quand Nomasonto raconte à IPS son histoire, elle le fait à voix très faible, ce qui semble contenir une certaine colère. Il lui est difficile de parler. Elle reste encore traumatisée par le fait qu’elle était obligée de s’occuper de sa parente de façon soudaine.

Mais malheureusement, Nomasonto n’est pas le seul enfant en Afrique du Sud à être traumatisé après avoir été forcé de jouer le rôle d’une aide à domicile pour des parents séropositifs. Selon les résultats préliminaires d’une étude novatrice menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford en Afrique du Sud, les enfants qui s’occupent des parents malades du VIH/SIDA présentent les mêmes niveaux de détresse psychologique que ceux rendus orphelins par le SIDA. Cette étude est en cours à travers le pays en collaboration avec trois universités sud-africaines, quelques organisations non gouvernementales (ONG), et avec le soutien du gouvernement sud-africain… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

NIGÉRIA : Santé : Des mesures contre le VIH-SIDA

Lagos, Pana 29/07/2010

Le Nigeria prend des mesures pour empêcher l’apparition de nouveaux cas de VIH - Le Nigeria va utiliser l’administration d’antirétroviraux à des groupes à haut risque comme moyen d’empêcher l’apparition de nouveaux cas du VIH/SIDA, a annoncé ce mercredi le directeur général de l’Agence nationale de lutte contre le SIDA (NACA), Pr John Idoko… (suite de l’article)

Source : http://www.afriquejet.com

ANGOLA : Cunene : Plus de 800 cas du VIH/Sida enregistrés

29/07/10 13:08

Ondjiva(Angola) - 870 cas positifs du HIV/Sida ont été diagnostiqués au cours de quatres derniers mois, dans la province de Cunene, soit plus de 65 par rapport à la même période antérieure en 2009, a informé jeudi, à Ondjiva, une responsable de l’Institut National de la Lutte Contre le Sida.

Se confiant à l’Angop, la responsable a dit que sur 10.863 tests réalisés dans les centres de conseil et tests volontaires, 870 ont accusés positifs. Ces séropositifs diagnostiqués sont en majorité des jeunes et femmes enceintes des municipalités de Namacunde, Ombadja et de Kwanhama… (suite de l’article)

Source : http://www.portalangop.co

ANGOLA : Huambo : Un activiste de VIH encourage les femmes enceintes à adhérer au test volonatire

27/07/10

Huambo - L’activiste de l’Association Otchimunga, José Chimbuenjo Cangovi, a encouragé mardi, dans la ville de Huambo, les femmes enceintes à adhérer au test volontaire du VIH/SIDA, pour connaître leur état sérologique.

Parlant durant un séminaire organisé par cette ONG angolaise, qui a réuni 73 personnes, dont des femmes enceintes et des femmes en âge fertile, José Cangovi a indiqué que les femmes enceintes devraient adhérer au test dans les premiers mois de la grossesse, afin de prévenir et garantir le bien-être des bébés… (suite de l’article)

Source : http://www.portalangop.co

AFRIQUE : Cartographier les budgets santé et la mortalité infantile

vendredi 30 juillet 2010 JOHANNESBOURG, 29 juillet 2010 (PlusNews) - Au moment où de nombreux pays africains luttent pour réduire leurs taux prodigieusement élevés de mortalité maternelle et infantile, la santé des mères et des enfants constituait un thème approprié au sommet de l’Union africaine cette semaine à Kampala, en Ouganda.

Lors du sommet, les dirigeants africains ont essuyé le feu des critiques pour avoir échoué à donner vie à la Déclaration d’Abuja en 2001, dans laquelle ils s’engageaient à allouer au moins 15 pour cent de leurs budgets nationaux à la santé. Jusqu’à maintenant, seulement cinq pays ont tenu leur promesse… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

TOGO : Entrevue : Michel Kodom, l’homme qui piste le VIH dans les campagnes togolaises

Par Christelle Mensah

mercredi 28 juillet 2010

Le praticien togolais raconte sa première campagne de dépistage du sida dans le Nord du Togo.

Président de l’ONG Aimes-Afrique, le médecin Michel Kodom rentre de sa première campagne de dépistage du VIH-Sida, conduite la semaine dernière, dans la région proche de la ville de Kara, au Nord du Togo. En sept jours, il pensait dépister 5 000 personnes, ce sera finalement plus de 7 000 Togolais qui ont découvert leur sérologie. Une satisfaction pour le médecin. Entretien.

Docteur en médecine, le Togolais Michel Kodom est le très infatigable président de l’ONG Aimes-Afrique. Avec son hôpital ambulant et une équipe dynamique, il sillonne le Togo depuis 2006 pour apporter des soins aux populations qui peinent à y accéder. L’ONG éduque également les personnes rencontrées sur les risques liés à un manque d’hygiène lors de causeries-conseils. Cette année, à l’occasion de la période festive des Evala, événement culturel autour de la lutte traditionnelle se déroulant dans le Nord du pays et comme un écho à la 18e Conférence sur le sida qui s’est achevée vendredi dernier, il a décidé de lancer la toute première campagne de dépistage du VIH-Sida dans la région montagneuse de la Kozah. Avec une équipe de 88 bénévoles - médecins, infirmiers, assistants médicaux, étudiants en médecine et l’université de Kara -, Michel Kodom a permis à plus de 7 000 personnes de connaître leur sérologie.

Afrik.com : Quelles étaient vos objectifs en venant faire campagne de dépistage à Kara durant cette période des Evala Togo ?

Michel Kodom : Notre objectif principal était de sensibiliser les populations sur le VIH-Sida lors de cette grande manifestation culturelle à laquelle près de 500 000 personnes prennent part. C’était une belle occasion de toucher un maximum de monde, notamment dans tous les villages et pas seulement dans la ville de Kara. Nous voulions apprendre aux gens à porter correctement le préservatif, les sensibiliser au dépistage et leur expliquer que cette maladie n’est plus une fatalité. Nous sommes très satisfaits, c’est pour nous une réussite. Nous avons été surpris de cet engouement. Nous nous attentions à dépister 4 000 à 5 000 personnes tout au plus, nous en avons dépisté 7000. Nous avons même manqué de kits de dépistage durant la campagne… (suite de l’article)

Source : http://www.afrik.com

FRANCE : Droit d’asile : quatre pays retirés des « pays sûrs »

Par Habibou Bangré mercredi 28 juillet 2010

Petite bonne nouvelle pour les demandeurs d’asile provenant d’Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali : leurs demandes ne seront plus jugées avec un a priori négatif, car ces pays ne sont plus jugés sans risques.

Les homosexuels en provenance d’Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali ont désormais (un peu) plus de chances d’obtenir l’asile. Le 23 juillet, le Conseil d’État a en effet rayé ces pays de la liste des « pays sûrs » – pays que la France considère comme assurant le « respect des principes de liberté, de la démocratie et de l’état de droit, ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». Un soulagement pour les ressortissants de ces quatre pays, car « l’inscription d’un pays sur la liste accélère l’examen des demandes d’asile des personnes concernées (15 jours au lieu de 118 en moyenne) et autorise les préfets à les renvoyer dans leur pays, avant même une éventuelle décision en appel de la Cour nationale du droit d’asile sur leur demande », dénoncent dans un communiqué Amnesty International France, le Gisti, la Cimade, Acat-France et Association des avocats ELENA France, qui, avec d’autres associations, sont à l’origine de la décision du Conseil d’État… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com

FRANCE : Hépatite B : ça vaccine un peu mieux

Le 29 juillet 2010

Une analyse des certificats de santé du 24e mois (qui permet notamment de chiffrer la vaccination des enfants à deux ans) de 2004 à 2007, publiée dans le "Bulletin épidémiologique hebdomadaire" (27 juillet, n° 31-32), confirme l’insuffisance de la vaccination contre l’hépatite B au regard des objectifs de santé publique que la France s’est fixée. Les chiffres sont encore bas, mais l’amélioration entre 2004 et 2007 est sensible, de 34,5 à 41,9 % (pour trois doses), indiquant un retour de la confiance dans ce vaccin des personnes et des professionnels de santé. C’est un enjeu encore plus grand chez les gays ou les personnes séropositives au VIH, compte tenu, respectivement, de la prévalence et des modes de transmission et d’autre part des complications d’une éventuelle co-infection (en terme de traitements antiviraux ou de synergies délétères comme le cancer). Chez les personnes séropositives au VIH vaccinées, l’enjeu reste la prescription d’un titrage régulier des anticorps hepB compte tenu d’une immunité plus incertaine (et donc d’une couverture vaccinale efficace dans la durée).

Source : http://www.seronet.info

[1] Creative Commons Attribution 2.0 Dmitry Azovtsev Kremlevskaya Naberezhnaya and Moscow skyline



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