Un concours pour la relève en création haute couture
(Par : Point de Vue MONT - TREMBLANT ) le 16 novembre 2011

La 2e édition du concours Fais-moi la mode est lancée. Les jeunes passionnés de mode et de création haute couture, âgés entre 18 et 35 ans, ont jusqu’au 27 janvier prochain pour participer à cette activité dont tous les profits seront versés à la Fondation Farha. Le concours, ouvert à tous les passionnés de mode amateurs résidant au Québec, est une initiative des Productions Fous Alliés, une boîte d’organisation d’événements basée à Saint-Sauveur. C’est d’ailleurs en plein cœur du village, dans l’église de Saint-Sauveur, qu’aura lieu le défilé des créations des gagnants et la remise des prix, le 2 juin 2012 en soirée. Pour participer, il suffit d’envoyer le dessin sur planche d’une création originale de vêtement haute couture pour femme, destiné à la saison printemps-été 2013. Les participants devront également joindre un texte de présentation justifiant leurs choix de tissus et de couleurs, ainsi que les tendances qui les auront inspirés. Après sélection des six projets les plus intéressants par un jury, les finalistes se verront remettre un budget pour acheter les tissus et autre matériel nécessaires à la réalisation de leur création. À prendre en compte avant de vous lancer dans votre projet, pour cette deuxième édition du concours, les Productions Fous Alliés rajoutent une contrainte : de magnifiques tissus de soie indienne, ramenés directement de la Semaine de la mode de New Delhi, devront être incorporés aux projets de vêtements. Couleurs et motifs restent encore un mystère et seront dévoilés en même temps que les noms des finalistes. On peut donc s’attendre à un défilé haut en couleurs ! (...)
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Des stars suisses s’engagent contre le Sida
(Par : 20 minutes ) le 17 novembre 2011
L’Aide Suisse contre le Sida refait parler d’elle à l’approche de la journée mondiale du Sida 2011, le 1er décembre prochain.
Cette année, la campagne a pour intitulé « Contre la discrimination au travail ». Elle entend attirer l’attention du public sur les mauvais agissements dont peuvent être victimes des personnes séropositives sur leur lieu de travail.
En plus de célébrités comme Stress ou Xenia Tcoumitcheva, qui avaient déjà prêté leur image à cette cause par le passé, Tally Elfassi-Weijl, propriétaire et fondatrice des boutiques de mode Tally Weijl participe aussi à cette campagne.
« Il y a en Suisse 25’000 personnes qui vivent avec le VIH. 70 pour cent de ces personnes séropositives travaillent, dont deux tiers à plein temps. Grâce aux traitements qui se sont nettement améliorés ces dernières années, la majorité des personnes séropositives sont aptes au travail. », explique l’Aide Suisse contre le Sida dans un communiqué . « Toutefois, on est encore loin d’une normalisation : les licenciements abusifs, le harcèlement par des supérieurs ou des collègues, l’absence de prestations d’assurances et les violations de la protection des données sont à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. » (...)
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Les familles concernées par le VIH pourront-elles garder leur local à Paris ?
(Par : PAPAMAMANBEBE.NET ) le 17 novembre 2011
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Sandra : Les membres du Comité des familles se mobilisent pour ne pas perdre leur local. Alors Tina, que se passe-t-il pour les familles concernées par le VIH ? D’un côté, on apprend qu’ils organisent un Mini couscous et là, on apprend que rien ne va plus pour le Comité des familles. Peux-tu nous en dire plus, toi qui est membre du Comité des familles ? Tina : Oui, le Comité des familles a des problèmes au niveau financier, ce qui est dû au fait que les subventions sont déjà très maigres. Il faut dire que le Comité se bat avec des tout petits moyens. On a réussi à ouvrir un local, faire un certain nombre d’activités, de faire des événements festifs de grande taille, et aussi des événements où on rencontre les médecins, où on dialogue, parler de l’actualité VIH. Mais, derrière tout ça, il y a un réel combat. Il faut simplement faire face à une situation où la mobilisation des membres doit être importante pour faire ces choses-là, parce qu’on n’a pas beaucoup de moyens pour les faire. C’est vraiment la volonté des familles qui vivent avec le VIH qui réussissent à faire un certain nombre de choses. Mais il y a aussi des limites à tout. Le loyer, faut bien le payer. Il y a des personnes qui sont salariées à l’association qui, le nombre a beaucoup diminué mais les salaires, faut les payer, les charges sociales, faut les payer. Mais, de l’autre côté, les subventions ont du retard. Il faut faire face à ça. L’association n’a pas de coussin, parce que, simplement les subventions sont trop maigres. Dès qu’il y a le moindre petit retard, ça se répercute tout de suite. Aujourd’hui, on ne peut pas payer le loyer du local des familles. Sandra : Face à cette situation, les membres du Comité ont décidé de se battre, et ça commence par des messages de soutien pour le Comité des familles. Début du son. Nino : Moi, je m’appelle Nino. 30 ans. Célibataire. J’ai appris ma séropositivité il y a un an. Je prends le traitement il y a presqu’un an aussi. Tout de suite j’ai commencé. Maintenant, il y a une semaine, mon médecin m’a annoncé que j’avais une charge virale indétectable. J’ai connu le Comité des familles il y a un mois, par le canal de mon médecin et ma psychologue qui ne cessait de m’en parler tout le temps quand j’allais à l’hôpital, parce que, je n’étais pas bien, je ne me sentais pas bien. J’étais choquée quand on m’a annoncé. J’étais vraiment affaibli, abattu et, chaque fois que j’allais chez le médecin, mon médecin et ma psychologue me parlaient toujours du Comité des familles, qu’il faut y aller et après, tout ira bien. J’ai passé presque 8 mois. Je ne voulais pas chaque fois qu’on m’en parlait. Depuis un mois, je peux vous dire que ma vie a changé. Ma vie a changé parce que, au Comité des familles, c’est la joie. C’est la joie de vivre. D’ailleurs, la première fois que je suis venu, ce qui m’a plu, c’est l’entretien. L’écoute. J’ai rencontré Ousmane, qui m’a reçu. On a eu une conversation de presque 1h30. Même ses coups de fil, il ne voulait pas prendre. Alors, ils prennent tout le temps pour écouter la personne qui arrive. Après, ils t’expliquent tout. C’est l’accueil d’abord qui m’a plu. C’est ça qui m’a donné envie de revenir. Pour moi, le Comité des familles est très important parce que, je n’étais pas bien. Mais depuis que je suis arrivé au Comité des familles, j’ai rencontré des gens comme moi. Pas de discrimination. Où les gens sont sympa et bien. Ils nous donnent des conseils. Ca m’a apporté beaucoup moralement, physiquement même je peux dire. Je peux vous dire physiquement, j’ai changé. Moi aussi, je me sens vraiment dans l’obligation d’apporter quelque chose, un petit soutien au Comité des familles. Je profite aussi de lancer un appel à tous ceux qui sont comme nous, qui sont, séropositifs, qui ne veulent pas adhérer au Comité des familles, de venir, ça va leur faire du bien. Tout le monde a une place, d’apporter quelque chose, de faire, je peux dire, du bénévolat et participer dans des activités du Comité. Si les familles vivant avec le VIH, n’avaient plus ce lieu, je pense que, pour moi, c’est une façon de nous dire, comme vous avez le VIH, d’aller nous enfermer dans, peut-être, dans une cellule, et dire que, bon, comme vous avez le VIH, vous restez là-bas, parce que c’est un endroit vraiment, où nous nous retrouvons, où nous échangeons des idées. C’est comme si, on nous envoyait dans un autre monde à part, si les gens, les familles vivant avec le VIH n’avaient plus ce local. Pour moi, ce serait vraiment comme une discrimination et peut-être, retomber encore peut-être dans la solitude, la souffrance. Parce que, nous souffrons déjà énormément, quand on vous dit, vous allez prendre les médicaments toute votre vie, et après, on n’a plus un local comme le local qui accueille le Comité des familles, les familles vivant avec le VIH, ce serait une catastrophe. Mon message à ceux qui ne voudraient plus donner les subventions au Comité des familles. Déjà leur dire merci pour ce qu’ils ont déjà fait pour le passé, et moi, je leur demande, de continuer à nous soutenir, parce que, on en a vraiment besoin. Les familles, pleins de familles, qui vivent avec le VIH. (...)
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Art Melody, artiste burkinabé hip hop, flippe de faire son test VIH
(Par : Survivreausida.net.2.0 ) le 17 novembre 2011
Art Melody : Moi c’est Art Melody. Artiste rappeur du Burkina Fasso. Ousmane : Art, tu peux nous dire exactement ce que tu es venue faire ici ce soir à Paris ? Art Melody : Je suis venue pour partager culturellement avec les parisiens et les français en gros. Puis m’enrichir un peu et puis donner ce que j’ai, ce que la culture burkinabée réserve aux parisiens et aux français. Ousmane : Art est marié ? Art Melody : Non, Art n’est pas marié mais en revanche Art a un enfant de 16 mois maintenant. Ousmane : Art, là, en fait, c’est une émission dédiée aux personnes vivant avec le VIH. Dis-nous qu’est-ce que tu connais de la lutte contre le VIH au Burkina ? Art Melody : La lutte contre le VIH, c’est vraiment un combat rude. Moi, ce que je peux demander par le biais de musique que j’ai ici, c’est de demander aux gens de ne pas fuir ces gens, de les approcher, de leur donner tout le soutien qu’ils auront besoin. De toute façon, c’est nos frères, c’est nos soeurs, c’est nos mères, c’est nos papas. C’est toujours des gens comme nous. Et puis, c’est juste que, une maladie, ça arrive à n’importe qui tu vois. Tu peux ne pas savoir que tu portes le truc et puis tu négliges peut-être quelqu’un qui est porteur du VIH et après, en fin de compte, tu pars, tu fais l’examen, et toi-même, tu es séropositif. Ca arrive à tout le monde. Donc moi, je demande à tout le monde peut-être de faire le test et de savoir à quelle situation on est pour pouvoir prévenir la chose et aussi soutenir ces gens qui sont déjà porteurs. Ousmane : Justement, en parlant de test, est-ce que Art Melody a déjà fait son test de VIH ? Art Melody : Voilà même, moi je le dis honnêtement, je dis, moi je ne l’ai pas encore fait. C’est vraiment dommage mais, ce que je peux dire, c’est encourager. Mais je vais le faire. Quand je vais rentrer peut-être au Burkina, je vais prendre le courage de le faire. Ce n’est pas facile de le faire. Plusieurs fois, je suis allé pour le faire et je ne l’ai pas fait. Ousmane : Pourquoi ? Art Melody : Parce que, exactement, c’est la même peur que les gens ils ont. Est-ce que on l’a ou pas ? Et si on l’a, comment les gens ils vont me prendre ? Est-ce que dans ma tête je sais que je suis déjà... je ne fais plus parti de ce monde ou bien. C’est psychologiquement dans la tête que ça se passe. Moi je vis ce problème. Tous ces gens qui m’écoutent et peut-être qui me connaissent, je n’en sais rien, ou qui connaissent des gens qui n’ont pas encore fait le test, c’est de les pousser, de les amener à le faire. Moi je force. Ca fait plus de trois fois que je pars, honnêtement pour le faire, je ne suis pas arrivé à le faire. Souvent dans les dons de sang, on fait souvent des campagnes chez nous au Burkina. Mais je suis arrivé plusieurs fois, je voulais donner mon sang. Mais quand j’ai compris que mon sang serait traité, je ne l’ai pas fait. Donc, c’est dommage. Je veux prendre courage pour le faire. Et puis, j’invite aussi mes frères à le faire. C’est important. Ousmane : Art Melody, quelle est la dernière prévention sur le VIH que tu as vu ou que tu as entendu à la télé ou à la radio ou peut-être sur une affiche ? Art Melody : Ce que j’ai vu c’est avec Promaco, pour la prévention du VIH. Je ne sais pas exactement l’affiche, mais je ne saurais pas te dire ce que j’ai vu réellement. Mais c’était un truc de ce genre, Promaco qui faisait ça, avec l’utilisation du préservatif. Donc du coup, il faisait aussi des scènes ou les artistes ils passaient leur coup de main. Et, c’est ça qui m’a beaucoup marqué. C’est ça que je retiens. Ousmane : Toi, en tant, qu’artiste, si tu devais faire une chanson pour prévenir le VIH ou pour les personnes séropositives, qu’est-ce que tu dirais ? Art Melody : Oui, ça me tente, parce que, de toute façon, comme j’ai dit, chacun donne ce qu’il a pour protéger ces gens-là. Moi, ce que j’ai, j’ai la musique. Si on me demande de faire quelque chose pour ces gens-là, si je sais que ce que je veux faire, s’il y a vraiment du bénéfice derrière cette chanson, je le ferai. Mais seulement, je ne veux pas donner quelque chose pour qu’on donne à des gens, et puis ça n’arrive pas à gens-là, parce que je chante contre ça. Donc, si je sais que ça va profiter réellement aux porteurs, aux malades. Moi, je le fais. Ce que je fais, c’est pour aider ceux qui n’en n’ont pas, ceux qui sont en position de faiblesse. (...)
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Les CDLS des Lacs renforcement les capacités de leurs membres dans le cadre du projet IRIS
(Par : AIP ) le 17 novembre 2011
Dans le but de contribuer au renforcement de la coordination des interventions de lutte contre le Vih/Sida au niveau décentralisé, dans le cadre du projet intitulé "Initiative de renforcement des interventions dans la lutte contre le Sida (IRIS), le ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida (MSLS), avec les appuis techniques et financiers de Family heath international 360 (FHI360) et du projet d’urgence du gouvernement américain pour la lutte contre le VIH/Sida (PEPFAR), organise depuis lundi, ce jusqu’à jeudi, à Yamoussoukro, un atelier de renforcement des capacités des membres des comités départementaux de lutte contre le Vih/Sida (CDLS) de la région des Lacs.
Cet atelier réunit les organes régionaux de coordination et de supervision de Toumodi, Tiébissou, Didiévi et de Yamoussoukro.
Le représentant de FHI360, M. Boa 2 Louis, a rappelé qu’il y a 16 jours, l’initiative du plaidoyer de la lutte contre le Sida à Yamoussoukro a été lancée en vue d’offrir un paquet de soins globaux aux personnes infectées ou affectées par le VIH/Sida.
"Nous faisons aujourd’hui cette première session de formation pour permettre aux acteurs d’être outillés sur le terrain, mais aussi et surtout d’être des auto-formateurs dans leur environnement, a expliqué le représentant du directeur général pays de FHI qui a défini trois actions de l’organisation, à savoir identifier le réseau d’acteurs, soutenir le plan d’actions et permettre l’élaboration des rapports 2011.
Il a fait remarquer que ce plan d’actions est bien limité dans le temps, exhortant les participants à aller vite dans le cadre de la mise en œuvre du projet qui connaîtra son terme d’ci la fin de l’année.
La DG de la Lutte contre le Sida, Dr Diabaté Conombo Joséphine, a indiqué, pour sa part, que de grands défis, notamment la réduction de la mortalité maternelle, infantile et l’inversion de la tendance du VIH, attendent aujourd’hui à être relevés. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.aip.ci/indexL.php?idl=22...]
Quatre patients de la docteure Farazli ont l’hépatite C
(Par : Canoe.ca ) le 17 novembre 2011
OTTAWA - Le cabinet d’avocats qui a lancé un recours collectif contre la docteure Christiane Farazli a fait savoir mercredi que quatre de ses patients avaient été testés positifs à l’hépatite C.
Santé publique Ottawa a conseillé en octobre à près de 7 000 patients qui ont vu cette docteure entre avril 2002 et juin 2011, d’obtenir un test sanguin pour vérifier s’ils n’avaient pas contracté l’hépatite B et C ou le VIH.
Le Collège des médecins de l’Ontario a mené une inspection en mai dernier et a constaté que les protocoles de nettoyage et de prévention des infections n’ont pas toujours été respectés à la clinique d’endoscopie de la Dre Farazli.
Selon l’avocat qui s’occupe de l’affaire, il n’existe aucune preuve que des patients ont contracté la maladie parce que le matériel médical dans la clinique de Christiane Farazli n’était pas correctement nettoyé.
« Nous ne tirons aucune conclusion quant à savoir comment et où ils ont contracté la maladie, mais nous affirmons qu’il y a des gens qui ont la maladie », a déclaré l’avocat faisant partie du cabinet à la tête recours collectif. (...)
Source et suite de l’article : [http://fr.canoe.ca/infos/quebeccana...]
Lutte contre le Sida en milieu estudiantin
(Par : La nouvelle TRIBUNE.info ) le 17 novembre 2011
En collaboration avec le ministère de la santé, le Psi, et l’Université d’Abomey-Calavi, le Centre culturel américain (Cca) organise une campagne de dépistage gratuit du Vih/Sida sur le campus d’Abomey-Calavi. Débutée hier, ladite campagne prend fin le 1er décembre prochain. Un dépistage volontaire et gratuit entouré de la garantie de confidentialité absolue nécessaire pour les jeunes étudiants en une période de 18 jours, c’est la mission que s’est assignée depuis le 14 novembre dernier le Cca, en partenariat avec l’université d’Abomey-Calavi, l’Association béninoise pour le marketing social et la communication pour la santé (Abms/Psi : Programme santé internationale) et le ministère de la santé. Au cours de cette campagne, les étudiants ont droit à une sensibilisation sur les Infections sexuellement transmissibles.
En effet, dénommée « campagne d’accès à l’information Ist/Vih/Sida et conseil dépistage », elle vise à informer les étudiants sur l’importance et la technique du port de préservatif, sur les actes pouvant conduire à des Ist et au Syndrome d’immunodéficience acquise (Sida). Les étudiants sont aussi édifiés sur les comportements à adopter pour prévenir les maladies liées au sexe, sur la conduite à tenir en cas de séronégativité ou de séropositivité. Pas plus de cinq minutes et le candidat prend connaissance de son état sérologique. Et certain du résultat, il peut alors à l’avenir savoir mieux se comporter. Pour certains, à cause de la crainte liée au résultat du test, ils préfèrent remettre à plus tard. Les organisateurs, par contre, pensent que la campagne de dépistage est d’une nécessité absolue pour la jeunesse béninoise surtout estudiantine. Le mal du siècle qui mine la jeunesse africaine peut désormais être combattu. Mais pour faciliter le traitement, le mal doit être découvert à temps. Il s’avère, pour les organisateurs important que les jeunes se fassent dépister à temps pour prévenir ou combattre la maladie. Puisque le traitement à l’état primaire de la maladie permet au malade de vivre plus longtemps qu’un infecté non traité. Espérons que cette campagne serve à pérenniser la conscientisation, avec l’espoir d’une possible éradication de notre continent.(...)
Source et suite de l’article : [http://www.lanouvelletribune.info/i...]
Les Africains vivent plus longtemps, mais sont confrontés à un avenir incertain, selon un rapport de la BAD
(Par : African Manager ) le 17 novembre 2011
Communiqué La population africaine est vieillissante, tout comme celle du reste du monde, mais les gouvernements du continent sont mal outillés pour s’occuper du nombre croissant de personnes âgées. Le pourcentage des personnes de plus de 65 ans en Afrique est passé de 3,3 pour cent en 2000 à 3,6 pour cent en 2010. C’est la conclusion d’un nouveau rapport de la Banque africaine de développement.
Les personnes âgées pourraient représenter 4,5 pour cent de la population du continent d’ici 2030, et près de 10 pour cent à l’horizon 2050. Dans certains pays, la proportion de personnes âgées sera, en 2030 et 2050, proche de celle des pays industrialisés.
Les statistiques présentées dans le rapport vont à l’encontre de nombreuses idées généralement en cours dans le monde occidental, qui considèrent l’Afrique comme un continent où l’espérance de vie est courte. L’espérance de vie sur le continent est encore plus faible que dans les pays développés, mais elle est en augmentation. Ce qu’il convient de relever.
En Afrique, l’espérance de vie à la naissance était de 52,7 ans en 1990, mais a atteint 56 ans en 2010. Les pays à revenu intermédiaire d’Afrique, tels que Maurice, l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie, ont enregistré les plus fortes augmentations du nombre de personnes âgées. D’autres pays, comme la Libye, le Botswana, le Zimbabwe et Djibouti, ont également connu une croissance rapide du nombre de personnes âgées.
Cependant, contrairement à de nombreux pays développés, les nations africaines ne sont en général pas particulièrement bien outillées pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes âgées. Les principales préoccupations concernent les prestations de santé et les retraites.
Dans une grande partie de l’Afrique, les gouvernements dépensent beaucoup moins d’argent sur les soins de santé que dans la plupart des pays développés. En 2005, 48 des 54 pays africains ont consacré en moyenne moins de 26 dollars par habitant aux soins de santé.
La détérioration des modes traditionnels de soutien familial en Afrique complique encore plus la situation. Cette détérioration est due à l’urbanisation croissante et - dans certains pays africains - aux effets du VIH-Sida. Beaucoup de personnes âgées sont en effet accablées par le fardeau de la garde des enfants dont les parents ont été emportés par le VIH-Sida.
Le problème des soins de santé est aigu, en raison des maladies chroniques associées à l’âge, comme les maladies cardiaques, le cancer, les troubles respiratoires et la démence sénile. Il est vrai que ces problèmes sont le lot des personnes âgées à travers le monde entier. Le rapport de la BAD mentionne toutefois qu’ils vont devenir de plus en plus grave dans les pays en développement, où le système est moins capable que dans le monde développé de les prendre en charge.
Ils ne sont pas nombreux les Africains âgés pouvant compter sur une pension de retraite, même modique. Le rapport indique : « Les régimes de retraite contributifs couvrent très peu de personnes, en raison du caractère informel de la plupart des emplois et des sources de revenus. La plupart des entreprises sont à prédominance rurale, et une grande partie de la population travaille en dehors de la sécurité qu’offre le secteur formel salarial. » (...)
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CAN Orange 2012/ 7200 préservatifs seront distribués gratuitement dans les structures hôtelières
(Par : GABONEWS ) le 17 novembre 2011
Un peu plus de 7200 préservatifs seront distribués gracieusement aux différentes structures hôtelières de la capitale gabonaise afin de prévenir et de lutter contre la contamination et la propagation du VIH/Sida lors de la Coupe d’Afrique des Nations organisée conjointement au Gabon et en Guinée Equatoriale du 21 janvier 2012 au 12 février prochain. L’objectif de la séance de travail entre le Directeur de la prévention du Sida, Guy Patrick Obiang Ndong et son collègue du Tourisme, Jean Léonard Nguema Ondo, est d’informer et sensibiliser les gérants des structures hôtelières sur l’obligation de disposer de préservatifs en milieu hôtelier.
Les responsables des structures hôtelières ont salué cette décision qui selon eux sauvera assurément des vies en évitant la contamination.
« C’est une bonne mesure car il ne faut pas avoir honte de le dire, les structures hôtelières génèrent actuellement une certaine attraction », a déclaré Adèle, tenancière d’un Motel dans les Akébés.
Pour sa part, Nstame Alogo a affirmé que « le Sida est présent dans tous les pays d’Afrique et cette mesure est à saluer même si, le nombre de préservatifs qui sera distribué n’est pas très important. Ce qu’il y a lieu de faire c’est de mettre pourquoi pas une brigade visant à surveiller la disponibilité des préservatifs dans ces structures qui sont des foyers potentiels du Sida ».
Il est à noter que le Gabon s’attend à recevoir un peu plus de 80000 personnes lors de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2012. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.gabonews.ga/index.php/co...]
RUPTURES DE MÉDICAMENTS
(Par : LIBERTÉ ) le 17 novembre 2011
Il est intolérable de surajouter une deuxième injustice aux malades (la non-disponibilité de certains médicaments) à celle de la maladie, car c’est la plus grande des injustices qui puisse exister sur terre. En effet, pour certains patients, et ils sont nombreux, leur survie tient à un “fil”, celui du traitement. Lorsqu’il s’agit de la vie, la responsabilité de tout un chacun, en premier chef les responsables du service public, est énorme. La santé relève des missions de l’État. Il est impératif que les autorités sanitaires mettent fin à cette incongruité en procédant à une modification du cadre réglementaire de la distribution du médicament. La proposition principale consiste à donner un statut particulier aux médicaments vitaux tels que les anticancéreux et les antirétroviraux, afin d’assurer leur constante disponibilité sur le territoire national. Prenons l’exemple des antirétroviraux, médicaments essentiels dans le traitement de l’infection VIH/sida. Le danger est réel. En effet, le niveau d’observance (respect strict du schéma de prise des médicaments) exigé dans le traitement antirétroviral anti-VIH (virus de l’immunodéficience humaine) doit être très élevé pour le maintien permanent d’une efficacité optimale de la multithérapie antivirale permettant le contrôle de la charge virale et une restauration immunitaire partielle mais satisfaisante. L’interruption d’un seul des médicaments de la multithérapie expose à une “sélection” de virus mutants résistant aux autres molécules prises, grevant le choix des thérapies utilisables à l’avenir en raison de la conservation de la mémoire (archivage) de ces mutations. De plus, les arrêts de traitements peuvent provoquer des syndromes allergiques et d’hypersensibilité pour certains de ces traitements. Toute interruption de plus de sept jours de la prise de certaines spécialités doit se faire selon un schéma particulier, à savoir une reprise à demi-dose pendant un temps donné pour minimiser ce risque potentiellement grave, voire mortel.Compte tenu de la transformation de ces différents médicaments (“demi-vie” du médicament) antirétroviraux dans l’organisme du malade, la suspension d’une molécule selon un schéma aléatoire expose à un risque accru de mutations du virus. Encore plus grave. La reprise ultérieure du traitement est sans efficacité une fois la mutation apparue. En fait, c’est la permanence du traitement qui conditionnerait son succès. Réapprovisionner un malade “victime” de telles mutations causées par la non-disponibilité du traitement n’est pas une réponse sérieuse. Chez des personnes en échec thérapeutique sévère, le choix dans la palette très restreinte des médicaments disponibles encore efficaces rend ce risque hautement délétère chez ces personnes dont la longue histoire avec la maladie a, de plus, fragilisé l’organisme. Chez elles, les risques d’échappement au traitement et le peu d’alternatives thérapeutiques encore disponibles les exposent à des risques vitaux potentiels. Sous d’autres cieux, les ruptures de médicaments font partie de l’histoire ancienne. À quand la belle étoile brillera au-dessus des têtes de nos patients ? (...)
Source et suite de l’article : [http://www.liberte-algerie.com/actu...]
Le premier jour de Love, une femme séropositive africaine
(Par : PAPAMAMANBEBE.NET ) le 17 novembre 2011
Sandra : A l’annonce de la séropositivité, plusieurs questions se bousculent dans la tête d’une personne : Est-ce que ma vie est finie ? Est-il normal d’avoir peur ? Est-ce que je vais pouvoir vivre normalement avec ce virus ? Faut-il en parler à ma famille, à mes amis ? Est-ce que je peux encore faire l’amour ? Les réponses à ces questions sont multiples. Mais il semble claire que seuls ceux et celles qui sont déjà passés par là peuvent réellement y répondre. Je vous propose d’écouter Love, qui a souhaité raconter son premier jour. Début du son. Love : Je m’appelle Love. Je suis africaine. Je viens de République Centre Africaine. J’ai 40 ans. Ca fait 10 ans que je suis en France. J’étais venue suite à des petits soucis que j’ai rencontré en Afrique. Vu que ça a été très dure cette situation. Donc mon frère m’a fait venir en France afin que je puisse oublier ces petits moments et que je puisse aussi me reconstruire. C’est par rapport au père de mon fils qui est décédé. Donc j’ai passé une année chez mon frère. Un moment comme ça, je suis tombée malade. Je ne sais pas, j’avais très mal à l’épaule. C’était l’épaule droite. Je n’arrivais pas à bouger mon bras et après ça été très dur pour moi. Il me dit : Est-ce que depuis que tu es venue, tu as fait tes examens ? Parce que quand même, en Afrique, il n’y a pas tous ces moyens, vu que tu es là maintenant, ce n’est pas pour repartir au jour d’aujourd’hui. Donc, est-ce que tu as pu faire tous tes examens ?. Je dis : Oh grand frère, pourquoi faire ces examens ? Il me dit : Mais non, il faut le faire, on ne sait jamais. Il faut faire un bilan. Ici, ce n’est pas comme en Afrique. Pour faire son bilan, on va te faire la totale. J’ai accepté ce jour-là, j’étais fatiguée. Vu qu’il était à l’époque à l’esplanade de la Défense, donc tout près de l’hôpital Henri Mondor. On est allé aux urgences. Aux urgences, là-bas, on m’a gardé, parce qu’ils se sont dit, peut-être, je ne sais pas si vous connaissez ça, la drépanocytose. C’est une maladie qui est dans les os, vu que, c’est au niveau de l’épaule que ça me fait mal. Donc ils se sont un peu inquiétés. On m’a gardé toute la journée à l’hôpital. On m’a fait le bilan comme il a dit. On m’a tiré de l’eau dans les os, des trucs comme ça. Après, à 19h, l’infirmière qui passe, qui me dit : Vous allez attendre. Le médecin va venir vous donner les résultats vos examens. Donc, quand il est venu, c’est là, sur le lit des urgences, à l’hôpital Henri Mondor, qu’il m’a annoncé : Je vous dit qu’il y a le VIH dans votre sang. Est-ce que vous voulez le dire à quelqu’un ? Est-ce que vous avez de la famille ici ? J’ai dit : Oui, j’ai mon frère qui m’a accompagné, je vis chez lui. Moi, ça ne me dérange pas de lui dire. Or ça, je ne savais pas que, en fait, c’est ta vie privée. Donc, tu pouvais garder cette situation pour toi. Mais, je me suis dit quand même, c’est lui qui m’a fait venir et que, dans de telles situations, il faut le prévenir. J’ai eu un grand choc. Sur le coup, j’ai dit : Ca y est, c’est fini. Je vais mourir tout de suite. Je vais laisser toute ma famille que j’aime beaucoup. J’ai eu des idées noires dans ma tête. Sur le coup, j’ai pensé à mon frère. J’ai dit, vu qu’il est là, il faudrait qu’on le lui dise, parce que, on ne sait jamais, demain, si quelque chose m’arrive, il saura qu’est-ce qu’il s’est passé et il expliquera à la famille. Donc mon frère est rentré dans la salle des urgences, là où j’étais. Le médecin lui a expliqué la situation. Il m’a pris dans ses bras. Il a versé les larmes. On a pleuré tous les deux. Et puis, il m’a pris. On est rentré à la maison. Je pensais que, vraiment il compatissait pour moi. Je suis resté un mois comme ça. Les choses ont commencé à dégénérer pas entre lui et moi, mais c’était sa femme. (...)
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Le business lucratif de l’excision
(Par : Le jour ) le 17 novembre 2011
Mutilations génitales féminines. Elles causent des ravages parmi les victimes et sont une source de revenus pour les exciseurs.
Habiba est une femme de 34ans habitant le quartier Briqueterie de Yaoundé. Elle a été excisée à l’âge de 13 ans, une semaine avant son mariage. « On a creusé un trou. Des femmes ont formé un cercle autour de ce trou.
On m’a amené, on m’a fait coucher par terre en mettant mes fesses au niveau du trou. On m’a écarté les jambes et les femmes bloquaient mes pieds pour que je ne bouge pas. Une vieille femme est venue au milieu du cercle et c’est elle qui a coupé », raconte Habiba. Elle ajoute : « J’ai senti une douleur que je ne peux décrire. Je me rappelle que j’ai eu tellement mal que je me suis évanouie. Quand je me suis réveillée, j’ai constaté que j’avais beaucoup saigné et que mon sang avait rempli le trou ». 21 ans plus tard, la douleur semble toujours présente. Ses yeux s’emplissent de larmes ce 05 novembre, pendant qu’elle raconte son histoire. L’ablation partielle ou totale des organes génitaux de la femme, pour des raisons autres que d’ordre médical, est plus connue sous l’appellation de mutilation génitale féminine (Mgf). Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), « chaque année, environ trois millions de filles y sont exposées ». Au Cameroun, les Mgf se pratiquent dans presque toutes les régions, mais, en majorité à l’Extrême-Nord et au Sud-Ouest, d’après le constat fait par la branche camerounaise du « Comité interafricain de lutte contre les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la jeune fille ».
Le poids de la culture L’excision est la forme de mutilation génitale féminine la plus répandue au Cameroun. Elle consiste à enlever le clitoris et la petite lèvre du vagin. Cette opération se fait à vif, sans anesthésie et avec un canif ou une lame de rasoir. Très souvent, les exciseurs utilisent le même outil pour tous les cas. Dans le grand nord, les mutilations sont faites par les femmes, mais, à Yaoundé, ce sont les hommes qui posent ces actes. On les appelle les wanzams. En plus des mutilations, les wanzams rasent la tête et la barbe, font les incisions et balafres rituelles ainsi que la circoncision des garçons.
Bouba, qui se présente comme le chef des wanzams de la Briqueterie, explique que les mutilations génitales féminines sont d’abord un phénomène culturel, « une tradition qui se transmet de génération en génération ». Il dit avoir lui-même hérité ce « don » de son père. Pour lui, c’est un rite d’initiation à la vie, au même titre que la circoncision pour les garçons. « Dans nos traditions, une femme qui n’est pas excisée ne va pas en mariage. Or, une femme qui n’est pas mariée est le déshonneur de sa famille », explique-t-il. Un avis que ne partagent pas certaines femmes. « Il n’y a rien de culturel. L’excision est la manifestation de l’égoïsme des hommes. Ils font exciser les femmes pour leur ôter le plaisir. Ils disent que, sans plaisir, les femmes n’auront pas envie de tromper leurs maris et ils nous obligent à nous y soumettre », s’offusque par exemple Salamatou, elle aussi excisée. Chaque année, de nombreuses campagnes de sensibilisation et des plaidoyers sont organisés pour tenter d’enrayer le phénomène. Mais, au delà de l’aspect culturel, la persistance de l’excision semble aussi être liée à l’argent que cette pratique rapporte.
Un business lucratif Au Cameroun, l’excision se pratique à tout âge, mais généralement, quelques jours après la naissance, peu avant le mariage ou avant le premier accouchement. « Dans beaucoup de tribus, les maris exigent que leurs femmes soient excisées et ce sont eux qui payent les frais », explique Salamatou. L’excision est donc un service payant. Il n’y a pas de tarif fixe. Le prix varie en fonction du statut social de la famille ou du mari. Mais le minimum est de « 10.000Fcfa pour les familles les plus pauvres », révèle Salamatou. Seulement, après l’excision, le clitoris n’est pas jeté : il est utilisé par les tradipraticiens. « Nous avons découvert que lorsqu’on coupe ces parties génitales, on les sèche. Dans certains villages, on les écrase et on les met dans la nourriture. Il paraît que ça donne la force et la puissance aux hommes », explique Comfort Effiom du « Comité interafricain de lutte contre les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la jeune fille ».
Ces propos sont corroborés par Alhadji Gaoussou, tradipraticien à la Briqueterie, qui apporte de plus amples explications. Pour lui, le clitoris est un ingrédient très prisé qui entre dans la fabrication des filtres d’amour, des protections plus connues sous le nom de « blindage » et des boissons énergisantes pour hommes. Ces boissons auraient des vertus revigorantes, aphrodisiaques et rajeunissantes. Alhadji Gaoussou explique que les clitoris les plus recherchés sont ceux des jeunes filles vierges mais qui ont déjà leurs règles. Dans ce cas, le clitoris est vendu « très cher, parfois jusqu’à 100.000 Fcfa », explique-t-il. Pour arrondir leurs fins de mois, les exciseurs seraient ainsi de mèche avec les tradipraticiens. Il y aurait d’ailleurs des « commerçants qui partent acheter la marchandise jusqu’au Mali, au Niger et même en Mauritanie pour nous la livrer », révèle Alhadji Gaoussou.
Le fait que l’excision soit une activité génératrice de revenus est bien connu des autorités camerounaises. Depuis quelques années, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a entrepris de trouver des activités de substitution aux exciseurs, afin qu’ils changent de métier. Car, sans exciseurs, il n’y a pas d’excisées. Des tracteurs ont par exemple été offerts aux femmes à l’Extrême-Nord, afin qu’elles pratiquent l’agriculture. « Ici à la Briqueterie, on a offert une machine à coudre, un téléphone pour call-box et 50.000 Fcfa à un groupe d’environ 10 exciseurs. Qu’est ce que ça peut leur rapporter ? Dès que les gens du ministère ont tourné le dos, les excisions ont repris », explique Habiba.
Bouba, le chef des wanzams de la Briqueterie se garde de s’exprimer sur la possibilité de se recycler dans une autre activité. Il préfère mettre l’accent sur la sensibilisation de ses confrères, afin d’améliorer « les conditions de travail ». Il explique ainsi que, depuis qu’il sait que la pratique de l’excision peut faciliter la propagation du Vih/Sida, il « javelise [son] couteau à chaque utilisation ». Comme autre amélioration, il explique qu’« on ne fait plus coucher les gens par terre, mais sur une natte ou un pagne ».
Des droits bafoués L’excision et les autres formes de mutilations génitales font courir des risques aux femmes. Leurs organes génitaux sont endommagés. Certaines en meurent, à cause des saignements abondants ; d’autres perdent l’estime d’elles-mêmes. « Lorsqu’on t’excise, tu te sens comme un animal qui est passé chez le boucher. Nous avons honte d’en parler devant les femmes non excisées. Nous nous sentons inférieures à elles, moins que femmes », constate Habiba. Au vu des douleurs physiques et mentales, du sentiment d’avilissement et d’humiliation causé par les mutilations génitales féminines, celles-ci peuvent être assimilées à des traitements inhumains et dégradants. Il s’agit là de la violation de plusieurs droits fondamentaux des femmes : le droit à la santé, à la non discrimination en raison du sexe, celui de disposer de son corps et de choisir sa forme de sexualité ainsi que d’être à l’abri de traitements déshumanisants.
Selon l’article 2 de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, les Etats s’engagent à « prendre toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives, pour modifier ou abroger toute loi, disposition réglementaire, coutume ou pratique qui constitue une discrimination à l’égard des femmes ». Le Cameroun a ratifié cette convention, mais tarde à l’appliquer. Le travail des associations qui luttent contre l’excision est d’autant plus difficile que la pratique n’est pas légiférée. De plus, les familles ont trouvé des voies de contournement pour pratiquer l’excision incognito, comme l’explique Oudina Bobo, membre d’un comité local du quartier Briqueterie. « Quand une femme accouche, on lui trouve une autre femme plus âgée qui viendra l’assister pendant six à sept jours et parfois plus. En général, cette femme est là pour laver l’enfant, mais, c’est pendant ces jours qu’elle amène l’enfant pour se faire exciser. Après l’excision, on organise une fête en disant que c’est pour le baptême de l’enfant. Pourtant, il y’a autre chose derrière », témoigne-t-elle. (...)
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Le "11 pour la santé" débarque dans les écoles namibiennes
(Par : FIFA.com )
Pendant onze semaines, 400 enfants de l’école Shifidi High School de Katutura (Windhoek) ont appris en s’amusant les règles de base pour protéger leur santé et leur bien-être. À l’issue du programme "11 pour la santé", ces jeunes ont reçu un diplôme en bonne et due forme, qui témoigne de leur assiduité. Vingt-deux enseignants et dix bénévoles ont fêté avec les écoliers l’aboutissement de cette formation pas comme les autres. Après avoir suivi onze semaines durant un programme spécialement étudié, adultes et enfants ont dressé ensemble le bilan de l’expérience.
En janvier 2011, Jiri Dvorak, président du F-MARC, a rencontré les dirigeants de la Fédération namibienne de football et les responsables des Ministères de la Santé, des Services Sociaux, de la Jeunesse, du Service National, du Sport, de la Culture et de l’Éducation pour étudier en leur compagnie la possibilité de développer le programme "11 pour la santé" en Namibie. Deux mois plus tard, une équipe du F-MARC emmenée par le docteur Astrid Junge et le professeur Colin Fuller présentait un projet-pilote aux onze écoles concernées par l’expérience. À partir du mois de mai, des centaines d’enfants ont associé la pratique du football à la découverte de messages sanitaires dans les écoles de St. Barnabas, Eros, Bet-El, Augheikas, Mandume, Tobias Hainyeko, Aupa Indongo, Martti Athisaari, Moses van der Byl et Michelle McLean.
L’avenir du pays Onze semaines après, les jeunes diplômés ont pu faire étalage de leurs nouveaux savoirs à de multiples reprises lors des discours officiels. Abraham Iyambo, ministre de l’Éducation, et Jiri Dvorak, médecin en chef de la FIFA et président du F-MARC, ont tous deux assisté à la cérémonie. Les deux hommes en ont profité pour annoncer que l’équipe de recherche et les responsables politiques s’étaient mis d’accord pour étendre l’expérience à l’ensemble des écoles namibiennes.
Dans son discours, Abraham Iyambo n’a pas manqué de féliciter les enfants qui ont suivi avec assiduité le programme "11 pour la santé". "Vous représentez l’avenir de ce pays. Vous êtes les garants de ses succès futurs. La question médicale est au cœur du concept du "11 pour la santé". L’objectif est ici de permettre aux enfants de nos communautés de s’instruire, de s’épanouir et de grandir." Le ministre s’est ensuite adressé aux professeurs, les exhortant à faire de leurs élèves des citoyens sains et instruits. M. Iyambo a également remercié la FIFA et la NFA d’avoir mené à bien cette phase pilote. "Le programme "11 pour la santé" s’inscrit parfaitement dans le cadre de notre projet national pour la santé. Je pense que cette initiative est appelée à jouer un grand rôle dans l’avenir de notre pays."
Contrairement aux enfants, qui vont pouvoir se reposer un peu sur leurs lauriers, les professeurs impliqués dans cette première phase vont prendre part à un nouveau stage, qui aura lieu du 14 au 19 novembre à la Maison du Football. Ils y retrouveront plusieurs de leurs collègues, issus de 270 établissements scolaires à travers tout le pays. Vingt écoles de Windhoek n’ayant pas participé au projet-pilote seront également représentées.
Une semaine plus tard, soit à partir du 21 novembre, près de 240 enseignants venus des 12 régions de Namibie participeront à un stage d’initiation dirigé par trois délégués du F-MARC. Deux instructeurs mauriciens seront également présents. Ils évoqueront l’expérience acquise au cours de la mise en place du programme "11 pour la santé" dans un pays traditionnellement miné par les maladies.
Internationalisation Parallèlement, le "11 pour la santé" est appelé à se développer en Colombie et au Mexique au cours des prochains mois. Deux professeurs concernés par ces initiatives participeront donc au stage et profiteront ainsi de l’expérience namibienne. "Ce transfert de connaissances d’un continent à l’autre est l’un des aspects les plus intéressants du programme", confie Jiri Dvorak. "Ce projet a été initié ici, en Afrique. Aujourd’hui, ceux qui ont fait de cette expérience un succès sont invités à partager leur savoir-faire avec le reste du monde. L’idée d’exporter une expertise et des connaissances de l’Afrique vers le reste du monde fait partie intégrante du programme !"
C’est précisément ce concept d’un transfert de connaissance depuis l’Afrique vers les autres continents qui a séduit le ministre de l’Éducation : "L’occasion nous est donnée de démontrer nos compétences pour partager notre expérience avec les autres. Ce n’est pas anodin. C’est une facette très importante à nos yeux car ses effets vont se faire sentir à travers toute l’Afrique et dans le monde entier".
Afin d’ajouter une touche locale aux séminaires, douze professeurs issus des écoles de Windhoek qui ont pris part au projet-pilote participeront à la formation de leurs collègues. L’objectif est ici de prendre en compte les spécificités propres à chaque pays et à chaque culture.
Le "11 pour la santé" ne lutte pas seulement contre le VIH/SIDA, la malaria et la tuberculose. Il s’attaque également aux maux qui touchent les pays plus riches, comme le diabète, l’hypertension, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires. Tous les Namibiens sont unis dans leur amour du beau jeu. Le football représente donc un outil efficace et bon marché dans le traitement des questions de santé en Namibie. (...)
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Santé / Accès au planning familial : Dr Frederick Sai appelle Mme Ouattara et des dirigeants africains à amplifier la lutte contre la mortalité maternelle
(Par : @bidj@n.net ) le 17 novembre 2011
Le Dr Frederick T. Sai est consultant international en santé génésique. Il a été conseiller pour les questions de population à la Banque mondiale. Il intervient dans cet article sur la problématique du planning familial sous nos cieux, en prélude à une grande conférence internationale sur le planning familial qui se tiendra du 29 novembre au 2 décembre 2011 à Dakar et à laquelle est invitée Mme Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire. 215 millions, c’est le nombre de femmes qui, à travers le monde, savent qu’elles ont besoin d’une méthode contraceptive moderne. En Côte d’Ivoire, 8% seulement des femmes mariées ont régulièrement recours à la contraception. Chacune aura, en moyenne, cinq enfants au cours de sa vie et court une chance sur 44 de succomber pendant la grossesse ou l’accouchement. C’est un droit humain fondamental pour tout couple ou tout individu de contrôler sa propre fécondité et de décider du nombre d’enfants qu’il souhaite et de leur espacement. Globalement, 30 à 36% de femmes en union auraient voulu utiliser une méthode contraceptive, sans pouvoir satisfaire ce besoin. Le résultat est là : des grossesses non désirées et non planifiées. De telles grossesses ont trop souvent pour conséquences des blessures, voire des décès maternels et des bébés ou des enfants en mauvaise santé. En Côte d’Ivoire, le recours au planning familial constitue donc l’une des principales stratégies pour réduire la mortalité maternelle, ainsi que celle des bébés et des enfants qui restent élevées. Aider des individus à planifier les naissances est une façon de réduire la pauvreté, car cela permet d’augmenter la productivité et plus largement, le développement économique. Au plan mondial, les décès et blessures maternels se soldent par une perte de productivité de 8000 milliards de FCFA par an, chiffre qui pourrait changer de façon spectaculaire rien qu’en empêchant les grossesses non désirées. Il faut s’efforcer de protéger la santé, le bien-être et les droits des habitants de la planète, tout en veillant à ce que chaque individu puisse planifier sa famille et maintenir l’équilibre entre la taille de la population et les ressources dont elle dispose. Du 29 novembre au 2 décembre 2011, dans deux semaines, la Première dame, Mme Dominique Ouattara, est invitée avec près de 2000 décideurs, chercheurs et donateurs du monde entier à une grande Conférence internationale sur le planning familial qui se tiendra à Dakar, au Sénégal. L’objectif est de marquer une réelle renaissance tant au niveau du financement que de la volonté politique dans ce domaine. Ce n’est pas un hasard si cette manifestation se déroule en Afrique de l’Ouest, où les femmes ont la fécondité la plus élevée, les taux de contraception les plus bas au monde. En Côte d’Ivoire comme dans le reste de l’Afrique, les dirigeants politiques, religieux et traditionnels, à tous les niveaux, ne peuvent et ne doivent rester les bras croisés. Il faut intégrer le planning familial dans le réseau plus large des systèmes de santé, notamment maternelle et infantile, et de traitement du VIH/sida, afin de renforcer les systèmes sanitaires, améliorer leur efficacité et leur accès et réduire les coûts. (...)
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Une subvention accordée par Les Centres de contrôle et de prévention des maladies à la Clinique Mayo pour développer la formation médicale internationale
(Par : Business Wire ) le 17 novembre 2011
— Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont attribué une subvention de 1.25 million de dollars américains à la Clinique Mayo (Mayo Clinic) afin de développer l’éducation médicale en ligne en Éthiopie. Ce soutien de cinq ans supportera la Clinique Mayo et ses initiatives mondiales pour étendre l’éducation préventive contre le VIH, l’eCurriculum sur le VIH et pour développer les cours d’éducation en ligne qui diffusent les meilleures pratiques et les dernières recherches sur le traitement de VIH et le traitement des malades.
Zelalem Temesgen, M.D., spécialiste en maladies infectieuses à la Clinique Mayo dirigera le projet d’eCurriculum sur le VIH. Il guidera une équipe de médecins, chercheurs et experts de la Clinique Mayo ainsi que des autres spécialistes venant des institutions américaines et de centres médicaux en Éthiopie.
"C’est l’un des premiers programmes de formation en ligne de son genre en Afrique," affirme Dr. Temesgen. "C’est un programme révolutionnaire surtout qu’il ne s’occupe pas seulement des besoins du cœur de la formation médicale mais il se concentre également sur la formation continue ce qui n’existe pas dans la plupart des nations africaines. Maintenant, au bout de quelques secondes, le médecin ou l’infirmière peuvent avoir partout en Éthiopie une formation en matière des derniers traitements du HIV qui correspondent à leurs besoins," ajoute-t-il. (...)
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Gilead Sciences finalise un accord avec Tibotec Pharmaceuticals pour développer et commercialiser un régime posologique sous la forme d’un seul comprimé de Prezista® avec Emtriva®, du GS 7340 et du Cobicistat
(Par : BFM BUSINESS ) le 16 novembre 2011
Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd’hui la conclusion d’un accord de licence avec Tibotec Pharmaceuticals pour le développement et la commercialisation d’un régime posologique sous la forme d’un seul comprimé combinant Prezista® (darunavir) avec Emtriva® (emtricitabine) de Gilead ; son agent expérimental GS 7340, un nouveau promédicament de ténofovir et cobicistat, un amplificateur pharmaceutique.
« Nous sommes heureux de faire une fois encore équipe avec Tibotec pour faire progresser et pour simplifier le traitement anti-VIH pour les patients », a déclaré Norbert Bischofberger, PhD, vice-président directeur de la recherche et du développement, et directeur scientifique de Gilead Sciences. « Pour la première fois, nous sommes en train de mettre au point un régime posologique sous la forme d’un seul comprimé contenant un inhibiteur de protéase, ce qui nous est rendu possible par la petite quantité en milligrammes du GS 7340, quantité qui est inférieure au dixième des 300 mg de fumarate de disoproxil de ténofovir contenue dans Viread et Truvada. »
Gilead sera responsable dans le monde entier, de la formulation, de la fabrication, de l’autorisation de mise sur le marché et, sous réserve de l’autorisation réglementaire, de la distribution et de la commercialisation du régime posologique sous forme de comprimé unique. Tibotec aura le droit de co-commercialiser le régime posologique sous forme de comprimé unique sur certains marchés importants.
Gilead a débuté une première collaboration avec Tibotec en juillet 2009 pour le développement et la commercialisation d’un régime posologique sous forme d’un seul comprimé combinant Truvada® (emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil) de Gilead et Edurant® (rilpivirine) de Tibotec. Le produit a été autorisé sous le nom commercial Complera® (emtricitabine/rilpivirine/fumarate de ténofovir disoproxil) aux États-Unis en août 2011.
Le 28 juin 2011, Gilead annonçait un accord de licence avec Tibotec pour le développement d’une combinaison à dose fixe contenant Prezista et du cobicistat, accord qui dépendait de la signature du contrat pour développer le régime posologique sous forme d’un seul comprimé avec Prezista, Emtriva, du GS 7340 et du cobicistat. Les deux contrats ont désormais été finalisés. Sous réserve d’autorisation réglementaire, Tibotec sera responsable de la formulation, de la fabrication, de l’autorisation de mise sur le marché, de la distribution et de la commercialisation de la combinaison à dose fixe de Prezista et du cobicistat au niveau mondial.
À propos du cobicistat
Gilead est en cours d’évaluation du cobicistat dans trois études pivot séparées de phase 3, à la fois en tant qu’agent stimulateur autonome pour l’atazanavir administré une fois par jour, mais aussi comme partie intégrante du régime posologique Quad de Gilead à un seul comprimé à dose fixe d’elvitegravir, de cobicistat et de Truvadafor, le traitement contre l’infection par le VIH. (...)
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Dr Frederick T. Sai : Assurer l’accès au planning familial : Les dirigeants africains doivent faire plus
(Par : Le jour ) le 16 novembre 2011
Rose a quatre enfants et attend un cinquième. Alors qu’elle devrait être heureuse d’attendre la venue de son bébé, elle s’inquiète au contraire et se demande comment empêcher la grossesse suivante. Elle aimerait attendre deux ans au moins, mais elle n’a pas vraiment le choix, car elle n’a pas accès au planning familial.
L’histoire de Rose n’est pas unique, même si elle-même n’est comme aucune autre femme. Ou plutôt si, elle est comme 215 millions de femmes. C’est le nombre de celles qui, à travers le monde, savent qu’elles ont besoin d’une méthode contraceptive moderne. Et celles qui ne le savent pas sont encore plus nombreuses.
Au Cameroun, 12 pour cent seulement des femmes mariées ont régulièrement recours à la contraception. Chacune aura, en moyenne, cinq enfants au cours de sa vie et court une chance sur 35 de succomber pendant la grossesse ou l’accouchement.
C’est un droit humain fondamental pour tout couple ou tout individu de contrôler sa propre fécondité et de décider du nombre d’enfants qu’il souhaite et de leur espacement. Bien qu’elles soient les premières concernées, les femmes se voient souvent refuser ce droit, pour diverses raisons culturelles, légales ou religieuses. Un tel déni, qu’il soit officiel ou officieux, constitue une injustice à leur égard et est la cause de souffrances et de décès inutiles. Elles espèrent en silence pouvoir bénéficier du planning familial, dont l’accès leur est fermé dans de nombreuses régions d’Afrique. Globalement, 30 à 36 pour cent de femmes en union auraient voulu utiliser une méthode contraceptive, sans pouvoir satisfaire ce besoin.
Le résultat est là : des grossesses non voulues et non planifiées. Lorsque les services et établissements de santé sont rares, voire de mauvaise qualité, de telles grossesses ont trop souvent pour conséquences des blessures, voire des décès maternels, et des bébés ou des enfants en mauvaise santé. Au Cameroun, le recours au planning familial constitue donc l’une des principales stratégies pour réduire la mortalité maternelle, ainsi que celle des bébés et des enfants, qui restent toutes scandaleusement élevées.
Le planning familial n’est pas que pour les femmes, cependant. Les droits, la santé et le développement socio-économique des hommes et des adolescents étant aussi en jeu, il concerne des communautés et des nations tout entières. Il n’est pas non plus sans lien avec la consommation et le développement durables des ressources de notre planète pour l’humanité tout entière.
Aider des individus à planifier leur famille est une façon de réduire la pauvreté, car cela permet d’augmenter la productivité et plus largement, le développement économique. Au plan mondial, les décès et blessures maternels se soldent par une perte de productivité de 15 milliards de dollars par an, chiffre qui pourrait changer de façon spectaculaire rien qu’en empêchant les grossesses non voulues. Par contraste, des études récentes ont montré que la rentabilité des investissements consacrés aux services de contraception peut être jusqu’à quatre fois supérieure, suite à la réduction des coûts médicaux, ce qui en fait l’une des approches ayant le meilleur rapport qualité-prix dans le domaine du développement.
Que nous en soyons conscients ou non, nous avons tous un rôle à jouer. Le mois dernier, la population mondiale a dépassé les sept milliards d’habitants – un chiffre historique, qui traduit de grandes victoires mais donne aussi de graves responsabilités. Nous devons nous efforcer de protéger la santé, le bien-être et les droits des habitants de notre planète, tout en veillant à ce que chaque individu puisse planifier sa famille et maintenir l’équilibre entre la taille de la population et les ressources dont elle dispose.
Les dirigeants et activistes du Cameroun le savent. Du 29 novembre au 2 décembre, c’est-à-dire dans quelques semaines à peine, des représentants de plusieurs organisations camerounaises s’occupant de santé maternelle participeront, avec près de 2000 décideurs, chercheurs et donateurs du monde entier, à une grande conférence internationale sur le planning familial qui se tiendra à Dakar, au Sénégal.
Le lieu et le moment choisis pour cette réunion sont significatifs. Ce sera la plus grande conférence en son genre et son objectif est de marquer une réelle renaissance tant au niveau du financement que de la volonté politique dans ce domaine. Ce n’est pas un hasard si cette manifestation se déroule en Afrique de l’Ouest, où les femmes ont la fécondité la plus élevée, les taux de contraception les plus bas et le taux de besoin non satisfait le plus élevé au monde.
Aujourd’hui plus que jamais, les dirigeants africains doivent saisir cette occasion historique de prouver leur leadership en la matière et mettre la barre très haute pour les donateurs, les décideurs et les activistes du monde entier. Face à des besoins non satisfaits aussi élevés en matière de planning familial, au Cameroun comme dans le reste de l’Afrique, les dirigeants politiques, religieux et traditionnels, à tous les niveaux, ne peuvent et ne doivent rester les bras croisés.
Nous qui défendons cette cause, nous devons profiter de l’occasion et appeler nos dirigeants à se faire les champions du planning familial volontaire, au Cameroun et ailleurs en Afrique. Nous devons exiger des pays donateurs qu’ils honorent leurs engagements. Les solutions existent et nous pouvons faire davantage pour qu’elles soient appliquées. Nous devons aussi faire montre d’innovation et élaborer de nouvelles approches pour répondre aux besoins contraceptifs. Il faut intégrer le planning familial dans le réseau plus large des systèmes de santé, notamment maternelle et infantile, et de traitement du VIH/sida, afin de renforcer les systèmes sanitaires, améliorer leur efficacité et leur accès et réduire les coûts. (...)
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