Risque d’hépatite ou VIH : 6800 patients d’Ottawa rappelés pour des tests
(Par : Cyberpresse.ca ) le 17 octobre 2011
La Presse Canadienne Ottawa Les autorités de la santé publique ont identifié la clinique d’Ottawa ainsi que la médecin dont certains patients font l’objet d’un processus de rappel en raison d’un problème de contrôle des infections.
Le ministère de la Santé de l’Ontario a indiqué lundi que l’inspection de la clinique extra-hospitalière de la docteure Christiane Farazli avait démontré des failles dans les procédures de contrôle et de prévention des infections.
Près de 6800 personnes devraient recevoir sous peu une lettre recommandée, les autorités estimant qu’il y a un très faible risque que des patients aient contracté le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C ou du VIH lors d’une intervention entre avril 2002 et juin 2011. Par exemple, le risque qu’un patient ait contracté le VIH est évalué à moins d’un sur trois milliards.
Le directeur de la santé publique de la Ville d’Ottawa, Isra Levy, a expliqué qu’il souhaite s’assurer que les patients à risque soient mis au courant de la situation afin qu’ils puissent subir les examens médicaux pertinents.
Les patients qui seront avisés ont subi des interventions au cours d’une période couvrant près de dix ans. Aucun cas d’infection n’a été signalé jusqu’à présent. De plus, il n’y a aucun nouveau risque puisque la clinique ne pratique plus les interventions en question depuis le mois de juin.
Santé publique Ottawa s’emploie également à mettre en place un centre d’appels composé d’une équipe d’intervention pour répondre aux questions des patients ou des citoyens inquiets. (...)
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Transmission du VIH:La contraception mise en cause
(Par : Vih.org ) le 17 octobre 2011
C’est une information qui, si elle se confirme, devrait modifier bien des politiques sanitaires au Sud : les contraceptifs, notamment injectables, très prisés en Afrique, augmentent le risque de transmission du VIH entre l’homme et la femme, dans les deux sens.
Jusque là, tout semblait particulièrement clair sur les déterminants de la transmission hétérosexuelle du VIH, en Afrique ou ailleurs. Il y avait également les bonnes nouvelles de l’essai HPTN 052 avec un taux de réduction du risque de transmission sexuelle dans cette population de 96% sous le poids du traitement antirétroviral.
Mais il faudra désormais compter, dans la mise en place des politiques de prévention combinée dans les pays à forte prévalence, avec cette nouvelle étude parue dans le Lancet Infectious Diseases daté du 4 octobre 2011 et issu de la très féconde équipe PARTNERS, qui établi que le risque de contamination par le VIH serait doublé avec l’utilisation de contraceptifs injectables !
Ce travail a été financé, comme pour les études précédentes de PARTNERS, par le NIH et par la fondation Bill et Melinda Gates. L’étude porte sur 3 790 couples sérodiscordants enrôlés dans une étude prospective de 2004 à 2010 en Afrique de l’Est et en Afrique du Sud (Bostwana, Kenya, Rwanda, South Africa, Tanzanie, Ouganda, Zambie).
Des données statistiques indiscutables
Renée Heffrone, qui signe en premier cette publication pour l’équipe PARTNERS, a bien formulé ces données en terme de santé publique :« les femmes devraient être averties des risques accrus d’acquisition et de transmission du VIH, lorsqu’elles sont sous contraception hormonales, en particulier avec les méthodes injectables ».
Ces résultats semblent mettre un point final à un débat ouvert dans les années 90, avec d’autres méthodes statistiques il est vrai. Cela fait en effet deux décennies que le débat rentre et sort du champ scientifique sur les liens éventuels unissant contraception et risque de transmission du VIH. A la fois pour l’homme et pour la femme sous contraceptifs. On se souviendra d’ailleurs avec émotion de la première publication suspectant ce facteur de sur-risque, d’Isabelle De Vincenzi1 (qui participa à la naissance de Transcriptases).
Là, les données des statistiques sont indiscutables : Sur les 1 314 couples dans lesquels la personne séronégative était la femme suivie en moyenne pendant 18 mois (IQR : 12,6-24,2 mois), le taux de transmission du VIH était de 6,61 pour 100 personnes/années chez les femmes qui utilisaient une contraception hormonale et de 3,78 pour 100 personnes/années pour celles qui n’en utilisaient pas. Ce qui fait une augmentation du risque (hazard ratio) de 1,98 (CI 95 % : 1,06-3,68 ; p=0,03). Parmi les 2 476 couples dans lesquels la personne séronégative était le partenaire homme suivis aussi dans une moyenne de 18 mois, le taux de transmission de la femme à l’homme était de 2,61 pour 100 personnes/années pour les couples où la femme utilisait une contraception et de 1,51 pour 100 personnes /années dans les couples où la femme n’utilisait pas de contraception ce qui fait cette un hazard ratio de 1,97.
La plupart de 3 790 personnes inclues dans l’essai avait un partenaire VIH+ qui était une femme, la plupart des couples étant mariés avec enfants, et avec une médiane d’âge autour de 30 ans. La proportion de ceux qui utilisaient un contraceptif était minoritaire (15 % des 1 314 femmes séronégatives et 17 % des 2 476 femmes séropositives), et une majorité utilisait des contraceptifs injectables plutôt que des contraceptifs oraux (les ¾). A noter que cette injection hormonale trimestrielle de progestatif est une méthode de contraceptif plus répandu en Afrique que n’est la pilule contraceptive. (...)
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DES TRAITEMENTS PLUS PERFORMANTS
(Par : Fugues ) le 16 octobre 2011

2700 médecins, chercheurs et militants étaient réunis à Belgrade pour le 13e congrès de la Société clinique européenne sur le sida (EACS). Un congrès qui témoigne des immenses progrès réalisés en matière de traitement anti-VIH.
Il n’y a pas eu d’annonces fracassantes dans cette conférence, qui s’est tenue du 12 au 15 octobre, centrée sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH et qui a lieu tous les deux ans. Mais un constat est revenu sans cesse : les traitements d’aujourd’hui sont plus efficaces, plus simples à prendre (souvent une prise par jour, parfois deux), ont moins d’effets indésirables.
En 2011, on vit mieux avec le traitement, et l’espérance de vie rejoint celle des personnes séronégatives si le dépistage est suffisamment précoce. Une bonne nouvelle qui entraine une nouvelle question : celle de la gestion du vieillissement.
Il y a quinze ans, l’objectif était de contrôler la réplication du virus. On y parvient désormais très bien. C’est pourquoi, l’essentiel des présentations scientifiques à Belgrade s’est concentré sur les pathologies que peut favoriser l’infection chronique par le VIH, comme les maladies cardio-vasculaires, l’ostéoporose, le diabète...
La grande nouvelle de 2011, c’est qu’on sait désormais que ce ne sont pas les personnes traitées dont la charge virale (quantité de virus dans le sang) est indétectable qui sont à risque de transmettre le virus, mais bien les personnes qui ignorent leur statut.
« Libération prolongée » Coté traitements, on a beaucoup parlé d’une nouvelle formulation « à libération prolongée » de la névirapine (Viramune) qui permet une prise unique par jour, et un nouveau « non nucléosidique », la rilpivirine (Edurant). Autres perspectives, plus lointaines : trouver un traitement permettant la guérison de l’infection. Une alliance scientifique internationale planche sur le sujet depuis quelques mois et les tout premiers essais chez l’homme ont commencé. Pour le moment, il s’agit surtout de s’assurer que les solutions thérapeutiques envisagées (des chimiothérapies utilisées contre le cancer, des molécules modulant l’immunité...) ne sont pas trop risquées. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.fugues.com/main.cfm?l=fr...]
VIH : une espérance de vie augmentée de 16 ans depuis 1996 !
(Par : Le télégramme.com ) le 17 octobre 2011
Bonne nouvelle sur le front du VIH ! Au Royaume-Uni, l’espérance de vie des patients infectés par le virus a augmenté de 16 ans depuis 1996. En fait depuis l’introduction des antirétroviraux à haute efficacité. De nos jours, soulignent les auteurs d’un travail britannique, « un diagnostic précoce associé à un traitement démarré au bon moment ont vraiment un impact très positif sur l’espérance de vie ». A l’image de toute autre maladie chronique.
Le Dr Margaret May et son équipe de la faculté de Médecine de Bristol, se sont appuyées sur les données d’une grande étude épidémiologique démarrée en 2001 : la UK Collaborative HIV Cohort. Ils ont analysé les dossiers médicaux de 17 661 patients, suivis dans des hôpitaux britanniques depuis 1996.
Au total, 7% (1 248) d’entre eux sont décédés au cours de la période de suivi. Les résultats montrent que « l’espérance de vie à l’âge de 20 ans d’un patient infecté par le VIH est passée de 30 ans en 1996, à 46 ans en 2009 », précise Margaret May.
Elle a toutefois observé d’importantes différences selon le sexe. C’est ainsi que l’espérance de vie ? toujours à 20 ans - des femmes, est supérieure de 10 ans à celle des hommes : 50 ans contre 40 ans ! Aujourd’hui, un homme infecté par le VIH vit en moyenne jusqu’à 60 ans, au lieu de 70 ans pour une femme. Dans la population générale, ces chiffres s’élèvent respectivement à 78 et 82 ans.
Ne pas baisser la vigilance
Cette étude a donc le mérite de chiffrer un phénomène déjà bien connu dans les pays développés. Sans surprise, les auteurs mettent en évidence l’apport des antirétroviraux et un meilleur suivi des patients, toujours « plus nombreux à avoir un taux de lymphocytes CD4 élevé ». Or ces derniers sont essentiels au bon fonctionnement de notre système immunitaire.
Margaret May insiste toutefois sur l’importance d’un diagnostic précoce. Et pour cause, plus le traitement est démarré tôt, plus le gain d’espérance de vie sera important. « Aujourd’hui, l’infection à VIH est devenue une maladie chronique avec un bon pronostic si le traitement est initié précocement », explique-t-elle.
Publié dans le British Medical Journal, ce travail a également fait l’objet d’un éditorial, signé du Dr Mark Gompels (Bristol). Il souligne que « ces résultats sont très rassurants pour les patients et ils devraient également être diffusés aux populations à risque ». Dans tous les cas, ces bonnes nouvelles ne doivent pas faire baisser la vigilance. Autrement dit, le préservatif reste toujours le meilleur moyen de prévention contre le VIH ?et toutes les autres infections sexuellement transmissibles (IST). (...)
Source et suite de l’article : [http://www.letelegramme.com/partena...]
Atelier du 6 : Etat des lieux des dernières avancées concernant le VIH
(Par : GROUPE SIDA GENEVE ) le 17 octobre 2011
Agenda mai 2012 Inscription obligatoire au 022 700 15 00 (auprès de Céline ou Oumar)
par le docteur Matthias Cavassini, responsable de la consultation VIH au CHUV
2012 est une année riche en conférences importantes dans la lutte contre le VIH/sida (Conférence francophone à Genève, Conférence internationale à Washington). C’est l’occasion pour les différents acteurs du domaine de se rencontrer et de partager des informations. Lors de cet atelier, le Dr Cavassini fera le point sur les nouvelles avancées dans le domaine du VIH/sida, l’état des recherches, les nouveaux médicaments, la situation actuelle mais également les espoirs pour le futur. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.groupesida.ch/2012/05/]
Atelir du 6 : Troubles neurocognitifs liés à l’infection par le VIH
(Par : GROUPE SIDA GENEVE ) le 17 octobre 2011
Agenda mars 2012 Inscription obligatoire au 022 700 15 00 (auprès de Céline ou Oumar)
par Samanta Simioni, psychologue diplômée, service de Neurologie du CHUV
Mme Simioni travaille en tant que neuropsychologue à la Plateforme neuro-VIH du CHUV dont l’objectif est de prendre en charge les difficultés cognitives rencontrées par les personnes VIH+ (pertes de mémoire, difficultés de concentration, etc.) suite à des problématiques neurologiques spécifiques ou liées à l’évolution du VIH. Dans cet atelier, elle abordera la question des troubles neurocognitifs liés au VIH (le type de difficultés fréquemment observées, leur fréquence, leur évolution) et présentera les méthodes pour les diagnostiquer et les prendre en charge. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.groupesida.ch/2012/03/]
Caractéristiques médico-sociales des personnes transgenres infectées par le VIH
(Par:Femmes et SIDA ) le 17 octobre 2011
Les personnes transsexuelles rencontrent des difficultés psychosociales et un parcours médico-chirurgical spécifique. Une étude réalisée dans le Service de Maladies Infectieuses de l’Hôpital Bichat (Paris) apporte un éclairage sur une fraction de cette population, infectée par le VIH, et montre qu’une prise en charge globale permet d’obtenir des résultats immuno-virologiques semblables à ceux de la cohorte française.
Une population vulnérable dans un état de grande précarité Une étude descriptive menée d’août 2010 à janvier 2011 à l’Hôpital Bichat a permis d’analyser les données issues de 100 questionnaires remplis par des patients transgenres infectés par le VIH. Il s’agit de sujets transgenres « Male to Female » c’est à dire de sexe masculin voulant devenir (ou étant devenus, suivant le stade de la transition) de sexe féminin, d’âge moyen 38,5 ans et originaires d’Amérique latine pour la majorité (n = 96). En ce qui concerne les caractéristiques socio-professionnelles de cette population : 80 % sont sans emploi, 41 % sont sans domicile fixe, 70 % se prostituent, avec 79 % (n = 46) de rapports protégés déclarés. Au niveau des habitudes de vie : une addiction à l’alcool est retrouvée dans 23 % des cas, aux anxiolytiques dans 29 % des cas ; aucun ne déclare avoir utilisé d’instruments de diagnostic in vitro (IDIV) pour la détection de l’infection à VIH ; vingt-trois pour cent ressentent le besoin d’un suivi psychologique et 16 % déclarent avoir tenté de se suicider. Sur le plan médico-chirurgical : les interventions chirurgicales sont à visée esthétique pour 96 % d’entre-elles ; trois patients ont subi une transformation sexuelle totale ; quatre-vingts pour cent ont reçu des injections de silicone principalement au niveau des joues, de la poitrine, des hanches et des fesses et la plupart du temps réalisées par des personnes non habilitées, avec des complications dans 58,7 % (n = 47) des cas à type de siliconomes [1] ; le recours aux oestroprogestatifs est fréquent (n = 67), principalement en automédication (n = 43) et souvent par voie injectable (n = 27). Concernant l’infection par le VIH : 87 % sont traités par des antirétroviraux ; 63 % (n = 55) ont un taux de CD4 supérieur à 500 par millilitre ; 91 % (n = 79) ont une charge virale inférieure à 500 copies par millilitre. Une population avec une prévalence élevée d’infections à VIH et d’infections sexuellement transmissibles (IST) Une revue critique de la littérature a permis de faire le point sur la prévalence du VIH et des IST et sur les principaux facteurs de risque d’infection dans la population "trans". Publiée en 2011 dans la Revue d’épidémiologie et de santé publique, cette étude a exploité 124 références bibliographiques publiées sur ce thème entre 1986 et 2008. L’analyse met en évidence la difficulté à définir cette population, ses caractéristiques socio-démographiques et pointe la diversité des facteurs de risque au VIH et aux IST. L’appartenance à une minorité ethnique, la migration internationale, la précarité qui en découle et la participation au travail sexuel font partie d’un faisceau de facteurs de risque qui se cumulent. La seule étude réalisée en France (en 2007) n’a "pas réussi à inclure", selon ces auteurs, les groupes les plus exposés à l’infection à VIH, à savoir les étrangers et les travailleurs du sexe. Par contre il a été constaté une surreprésentation des individus ayant un niveau d’éducation supérieur à la moyenne nationale. Cette étude a montré des taux de contamination au VIH de 4,5% selon les déclarations des répondants et de 5,7% parmi ceux/celles ayant effectué au moins un test dépistage du VIH. Une population très diversifiée et des données épidémiologiques imprécises Il existe en effet de nombreuses définitions du transsexualisme dans la littérature. Une définition précise et complète est donc difficile à donner. Les trois définitions les plus fréquemment citées sont : celle de la version 10 de la classification internationale des maladies (CIM10) qui décrit le transsexualisme comme « le désir de vivre et d’être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Ce désir s’accompagne habituellement d’un sentiment de malaise ou d’inadaptation envers son propre sexe anatomique et du souhait de subir une intervention chirurgicale ou un traitement hormonal afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré » ; celle du Conseil de l’Europe qui définit le transsexualisme comme « un syndrome caractérisé par une personnalité double, l’une physique, l’autre psychique, la personne transsexuelle ayant la conviction profonde d’appartenir à l’autre sexe, ce qui l’entraîne à demander que son corps soit « corrigé » en conséquence » ; celle de la Cour Européenne des Droits de l’homme, selon laquelle : « On entend par transsexuels les personnes qui, tout en appartenant physiquement à un sexe, ont le sentiment d’appartenir à un autre ; elles essaient souvent d’accéder à une identité plus cohérente et moins équivoque en se soumettant à des soins médicaux et à des interventions chirurgicales afin d’adapter leurs caractères physiques à leur caractère psychique. Les transsexuels ainsi opérés forment un groupe assez bien déterminé et déterminable ». Dans son rapport "Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge du transsexualisme", la Haute autorité de santé (HAS) constate l’absence d’études épidémiologiques sur la prévalence du transsexualisme dans l’enfance. En ce qui concerne les populations âgées de 15 ans ou plus, les estimations de prévalence et d’incidence reposent sur le nombre de transsexuels traités dans des centres ou sur des enquêtes auprès de psychiatres répertoriant le nombre de transsexuels pris en charge dans un pays ou une région précise. Cette étude française fait le constat d’une situation sociale et sanitaire préoccupante et très complexe du fait de l’intrication de nombreux facteurs de risque au sein du groupe VIH+ de la population "trans". Toutefois, une prise en charge adaptée permet d’obtenir des résultats immuno-virologiques identiques à ceux de la population générale et des recommandations allant dans ce sens doivent donc être formulées en direction de ces patients. Le Plan de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014, du Ministère de la santé français, a inséré les personnes trans parmi les groupes vulnérables et a inscrit dans son programme des actions ciblées en faveur de cette population. (...)
Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]
Rappel de patients : la clinique est identifiée
(Par : Cyberpresse.ca ) le 17 octobre 2011
Le médecin-chef en santé publique de la Ville d’Ottawa dit qu’il a agi « dans le meilleur intérêt de la population » lorsqu’il a dévoilé, ce week-end, sans plus de détails, que près de 6800 patients d’une clinique médicale de la capitale pourraient avoir été infectés du virus de l’hépatite ou du VIH au cours des 10 dernières années.
Le Dr Isra Levy aurait décidé de mettre lui-même l’affaire en lumière, samedi après-midi, après qu’il fut informé qu’un média de la région se préparait à en faire autant. Lors d’un point presse, lundi, le médecin-chef a dit craindre que ce média se base sur des « informations qui auraient pu être erronées ».
Santé publique Ottawa (SPO) n’aurait pas été prête à gérer la panique qu’aurait pu provoquer l’étalage d’une telle histoire dans les médias, selon le Dr Levy. « Ça aurait causé plus de tort que de bien », a-t-il expliqué. « Je vais laisser les autres juger du bien fondé de ma décision », a-t-il poursuivi.
Le patron de l’organisation municipale de la santé a ensuite dévoilé tous les détails qu’il avait préféré taire au cours du week-end parce qu’il s’agissait, à son avis, « d’information très délicate, parfois très personnelle ». Au même moment, des lettres étaient mises à la poste recommandée pour rejoindre tous les patients qui auraient pu contracter l’un ou l’autre des virus.
On sait maintenant que les 6800 personnes à risque d’avoir contracté l’hépatite B, l’hépatite C ou le VIH ont subi un examen endoscopique à la clinique de la Dre Christiane Farazli, située au 1081, avenue Carling, bureau 606, entre avril 2002 et juin 2010. Cette clinique a depuis cessé de pratiquer ce type d’examen, après qu’une inspection de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario (OMCO) eut révélé que les protocoles de nettoyage et de prévention des infections n’y étaient pas toujours été respectés.
En d’autres mots, des instruments médicaux n’étaient pas toujours adéquatement désinfectés ou stérilisés. Certains produits chimiques utilisés pour la désinfection étaient périmés.
Dans un communiqué, Dre Farazli a déclaré qu’elle a « toujours à coeur la sécurité et le bien-être » de ses patients et qu’elle « collabore donc pleinement avec SPO ». Elle a dit « regretter sincèrement » que des patients de sa clinique aient pu être exposés à des virus potentiellement mortels. Pour l’instant, il n’est pas question de sanction de l’OMCO et la clinique demeure ouverte.
Selon SPO, les chances de contamination étaient de moins d’une sur un million dans le cas de l’hépatite B et de moins d’une sur trois millions dans le cas de l’hépatite C. Dans le cas du VIH, ce serait moins d’une chance sur trois milliards. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/le-droit/...]


