Actualités VIH - 21 avril 2011

Texte publi� le jeudi 21 avril 2011.

DES STRATÉGIES DE PRÉVENTION EFFICACES CHEZ LES UTILISATEURS DE DROGUES PAR INJECTION À MONTRÉAL - Soupçonné d’avoir transmis le VIH - Le secret de l’immunité des macaques rhésus contre le VIH


DES STRATÉGIES DE PRÉVENTION EFFICACES CHEZ LES UTILISATEURS DE DROGUES PAR INJECTION À MONTRÉAL

(Par : CNW) le 21 avril 2011

MONTRÉAL, le 21 avril 2011 /CNW Telbec/ - Les résultats d’une étude épidémiologique menée au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) démontrent que les utilisateurs de drogues par injection (UDI), recrutés après 2001, et s’étant procurés toutes leurs seringues dans le réseau de distribution sécuritaire de seringues implanté à Montréal, étaient cinq fois moins susceptibles d’être infectés par le VIH, comparativement aux utilisateurs qui obtiennent leurs seringues autrement.

Réalisée sous la direction de la Dre Julie Bruneau, également professeure à l’Université de Montréal, cette étude confirme l’importance de la consommation de cocaïne par voie intraveineuse, de l’intensité des pratiques d’injection, du partage des seringues ainsi que des conditions de logements instables dans l’épidémie de VIH chez les UDI. De plus, la transmission sexuelle dans cette population est aussi un facteur aggravant, indépendamment des pratiques d’injection.

Un programme d’échange de seringues depuis la fin des années 1980

Montréal a été parmi les premières villes en Amérique du Nord à mettre en place des programmes d’échange de seringues dès la fin des années 1980. Contrairement à d’autres villes nord-américaines, la population d’UDI à Montréal est répartie dans tous les arrondissements et non plus concentrée dans certains territoires. Ainsi, plus de la moitié de cette population vit à l’extérieur du centre-ville. Cet étalement géographique rend la prévention et la distribution de matériel d’injection plus complexe.

Montréal peut se targuer d’avoir l’une des politiques de distribution de seringues les plus libérales en Amérique du Nord : le matériel d’injection et la fourniture de seringues sont accessibles dans les CLSC ; un nombre illimité de seringues peuvent être obtenues grâce à des programmes d’échanges et de nombreuses pharmacies vendent aux UDI, des seringues à bas prix. La Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal a aussi pris des mesures d’amélioration continue des stratégies de réduction des méfaits. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.newswire.ca/fr/releases/...]


Soupçonné d’avoir transmis le VIH

(Par : 20 minutes.fr ) le 21 avril 2011

Cela fait huit mois qu’il est en prison. Hier, Nicolas y a été maintenu pour vingt jours de plus, jusqu’à son procès le 9 mai pour « administration de substance nuisible suivie de mutilation ou infirmité permanente ». Ce séropositif nantais de 28 ans est soupçonné d’avoir transmis délibérément le VIH à une ex-compagne, en décembre 2008, lors d’une relation sexuelle non protégée. Il n’était en effet pas garanti que l’intéressé, une fois remis en liberté, se présente à l’audience : il avait fui au Portugal, après sa convocation par le juge d’instruction. Il avait finalement été arrêté en Espagne, grâce à un mandat d’arrêt européen. « Ses précédentes compagnes ont fait état de ses pratiques à risques », abonde également le procureur. « Il fréquentait aussi des lieux propices aux rencontres hasardeuses. » Nicolas, lui, conteste ces accusations. « Son ex-compagne a déjà porté plainte contre lui pour viol à plusieurs reprises, avant de se rétracter, a plaidé, en vain, l’avocate du prévenu. Les policiers ont également dit qu’elle racontait un peu n’importe quoi. »Guillaume Frouin (...)

Source et suite de l’article : [http://www.20minutes.fr/article/710...]


Le secret de l’immunité des macaques rhésus contre le VIH

(Par:SCIENCES ET AVENIR.fr ) le 21 avril 2011

Nommée TRIM5, cette protéine bloque et empêche le virus du Sida de se multiplier une fois qu’il a pénétré à l’intérieur de la cellule de l’hôte qu’il infecte. Grâce à elle, certains singes comme les macaques rhésus ne contractent pas la maladie.

Cette protéine, que l’être humain possède aussi, est connue depuis environ six ans mais son mécanisme d’action restait encore flou. Les travaux, publiés dans la revue Nature par des chercheurs des universités de Genève et Zurich, permettent d’éclaircir son fonctionnement.

Ils ont démontré que TRIM5 déclenche immédiatement une réponse immunitaire en cas d’infection par le VIH. Ce qui signifie que TRIM5 est un capteur de VIH dans le système immunitaire inné. Contrairement au système immunitaire adaptatif, qui ne se développe que lorsqu’il est confronté à un agent pathogène, le système immunitaire inné est en mesure d’éliminer les agents pathogènes, dès qu’il entre en contact avec eux.

TRIM5 reconnaît la structure en treillis de l’enveloppe du VIH et se lie à lui. Cela déclenche la production de molécules signal qui entrainent une réaction antivirale. Une telle réaction est le propre des rhésus, chez l’Homme elle ne se produit pas.

Les chercheurs espèrent que cette découverte va pouvoir avoir des applications et permettre de traiter l’infection humaine par le VIH. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.sciencesetavenir.fr/actu...]




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