Actualités VIH - 21 novembre 2011

Texte publi� le lundi 21 novembre 2011.

"Actualités dans le VIH" : un dossier de La lettre de l’Infectiologue - Plus de gens vivent avec le VIH, moins en meurent - VIH/IST : une campagne pour inciter les gays au dépistage - Le test de dépistage rapide du VIH est arrivé à Nantes - Traitement du VIH : Isentress fait mieux que Sustiva chez les patients naïfs - Lancement d’une campagne de dépistage gratuit du VIH - MOI, ANNE SÉROPOSITIVE DEPUIS 23 ANS - Victimes oubliées des scandales médicaux - Une mission de l’OMS à Abidjan pour une évaluation de certains programmes nationaux - LES MORTS NE SONT PAS MORTS … BIRAGO DIOP - Mode : Miss Léopard, une B.A fashion - Gilead achète Pharmasset pour 11 G$US - Volleyball : un instrument de l’ONU pour promouvoir les OMD - Gambie : Yahya Jammeh, de militaire putschiste à président mystique - Canada / La ministre Oda annonce de nouvelles initiatives pour l’Afrique


"Actualités dans le VIH" : un dossier de La lettre de l’Infectiologue

(Par : Vih.org ) le 21 novembre 2011

Le dernier numéro de La Lettre de l’Infectiologue (tome 26, n° 5) consacre son dossier thématique à l’infection à VIH/sida. Introduit par un éditorial qui évoque les liens entre charge virale et transmission sexuelle du VIH, il se compose d’un ensemble de quatre articles, dont un par le rédacteur en chef de Vih.org Gilles Pialoux, complété par une fiche pratique.

J. Ghosn effectue un état des lieux des connaissances mais aussi des incertitudes et des manques de données sur la corrélation entre charge virale (CV) plasmatique et CV séminale d’une part, spermatique d’autre part. Elle pose la question du risque résiduel de transmission en population homosexuelle.

N. Vabret et T. Mourez réalisent une mise au point sur la recherche d’un vaccin préventif contre le VIH. Ils rappellent les objectifs de la vaccination, abordent les modèles animaux, détaillent la nature des vaccins candidats, soulignent les obstacles rencontrés et présentent les résultats des derniers essais.

G. Pialoux explique les nouveaux outils de prévention contre le VIH qui comprennent la circoncision, la prophylaxie pré-exposition au VIH (PrEP), c’est-à-dire l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) chez des personnes à haut risque de contamination, et, de façon plus large, l’utilisation du traitement anti-VIH selon le principe que "plus les gens dans une communauté sont traités et bien traités, moins le virus circule". L’auteur analyse les résultats des grandes études de PrEP : Caprisa 004, Iprex, FemPrEP, Partners/PrEP et étude TDF2. Il rappelle qu’il s’agit non de remplacer une forme de prévention par une autre mais d’envisager des "stratégies de prévention combinée". (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20111121/actuali...]


Plus de gens vivent avec le VIH, moins en meurent

(Par : Radio-Canada.ca ) le 21 novembre 2011

Il y avait un record de 34 millions de personnes qui vivaient avec le VIH/sida en 2010, rapporte l’ONUSIDA dans son rapport annuel 2011.

L’accès aux traitements a contribué à faire baisser le nombre de décès © AFP/ROMEO GACAD Selon l’organisation, le meilleur accès aux traitements a contribué à réduire le nombre de décès liés au VIH/sida qui, avec une baisse de 21 %, sont au plus bas niveau depuis leur pic de 2005.

De plus, l’ONUSIDA rappelle que, plus les gens sont traités tôt, plus on réduit le risque de nouvelles infections.

La pandémie continue de frapper majoritairement le continent africain, où vivent 68 % des personnes infectées dans le monde.

Pour sa part, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas depuis 1997, avec 2,7 millions de nouvelles infections (dont 390 000 chez des enfants).

Michel Sidibé, directeur exécutif d’Onusida, a présenté le rapport à Berlin, en Allemagne © AFP/JOHN MACDOUGALL De l’espoir

Les données de ce rapport ravivent l’espoir d’une possible fin de la pandémie.

« Nous sommes à l’aube d’une avancée significative dans la riposte au sida. » — Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA Pour le moment, la pandémie est loin d’être terminée, rappelle l’organisation, qui soutient que la perspective de sa fin se rapprochera uniquement si l’effort financier et social reste constant.

Plus de 6,6 millions de personnes dans les pays en voie de développement avaient accès à un traitement, contre 5,2 millions un an auparavant.

À l’échelle mondiale, 50 % des malades éligibles à un traitement ont accès à des soins.

Le document montre aussi qu’environ 15 milliards ont été mis à la disposition de la riposte au sida, contre 15,9 milliards en 2009. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.radio-canada.ca/nouvelle...]


VIH/IST : une campagne pour inciter les gays au dépistage

(Par : Yagg.com ) le 21 novembre 2011

Les gays restent le premier groupe touché par le VIH en France et la Fédération LGBT, Sidaction et le Sneg Prévention s’associent à nouveau pour lancer une campagne nationale de mobilisation des gays sur le dépistage et le traitement du VIH et des Infections sexuellement transmissibles (IST).

À l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, l’affiche ci-contre (cliquez dessus pour la voir en grand format) sera présente dans les associations et les établissements LGBT. Les trois associations avaient déjà lancé une opération similaire au 1er décembre 2010 (...)

Source et suite de l’article : [http://yagg.com/2011/11/21/vihist-u...]


Le test de dépistage rapide du VIH est arrivé à Nantes

(Par : 20minutes.fr ) le 21 novembre 2011

SIDA Le Trod est proposé par le centre de dépistage ou l’association Aides

Test rapide d’orientation diagnostique, autrement dit Trod. Derrière ce nom un peu complexe se cache en fait ce que beaucoup considèrent déjà comme une « belle révolution » dans l’histoire du dépistage du sida. Cet outil, qui révèle en quelques minutes seulement si l’on est positif ou négatif au VIH, est désormais disponible en Loire-Atlantique. Son utilisation prend moins d’une demi-heure : une goutte de sang prélevée sur le doigt est déposée sur un révélateur lequel affiche le résultat. « L’avantage par rapport à un test classique c’est qu’il n’y a pas à attendre huit jours pour savoir. Pour des personnes vivant dans l’immédiateté et l’angoisse, c’est très important. C’est utile aussi pour des situations d’urgence (accident...). Le Trod a également pour qualité d’être discret et moins contraignant qu’une prise de sang. Par contre, il n’est efficace que trois mois après la prise de risque, contre six semaines pour un test classique », juge le centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de Nantes, qui l’utilise depuis quelques semaines. Mais l’atout principal du Trod est sûrement sa faculté à pouvoir être utilisé hors des structures médicales, au plus près des populations vulnérables qui « ne feraient pas la démarche de venir se faire dépister ». L’association Aides a dans ce but été habilitée et formée à proposer ce test. Elle est pour l’instant la seule en Loire-Atlantique. « On organise des actions dans des lieux ciblés (bars, plages etc.) pour échanger avec les personnes et les inciter à se faire dépister sur place, explique Aides. Certaines n’ont pas fait de test depuis des années, les bénéfices sont donc immédiats. On propose aussi des permanences dans nos locaux, un lieu de confiance. Le Trod est peu connu mais suscite déjà beaucoup d’intérêt. » (...)

Source et suite de l’article : [http://www.20minutes.fr/article/826...]


Traitement du VIH : Isentress fait mieux que Sustiva chez les patients naïfs

(Par : Yagg.com ) le 21 novembre 2011

Avec près de 4 ans de recul, le premier inhibiteur d’intégrase contre le VIH, Isentress, tient plutôt bien la route. Il fait même mieux qu’un médicament très prescrit en France, Sustiva, en terme de baisse de charge virale et de remontée des CD4, les cellules de défense immunitaire.

RÉSULTATS DE L’ÉTUDE STARTMRK Présentés à Belgrade en octobre dernier, lors de l’European Aids Clinical Society, les résultats de l’étude du laboratoire MSD STARTMRK montrent qu’après 192 semaines de traitement, le pourcentage de patients maintenant une charge virale indétectable (moins de 50 copies) s’élevait à 76,2% avec Isentress contre 67% avec Sustiva. L’augmentation moyenne du taux de lymphocytes CD4 par rapport au début de l’étude était de 361 cellules/mm3 avec Isentress contre 301 cellules/mm3 avec Sustiva.

Les deux médicaments comparés étaient associés à Truvada du laboratoire Gilead. Le laboratoire BMS, qui commercialise Sustiva, détient cependant un avantage puisque grâce à un accord avec Gilead, il peut proposer son antirétroviral en combinaison avec Truvada en un seul comprimé, à prendre une fois par jour (Atripla). Du côté de Merck, on souligne que le taux global d’effets secondaires s’élevait à 50,2% avec Isentress et à 80,1% avec Sustiva.

La bonne nouvelle cependant, c’est que la panoplie anti-VIH, qui s’est considérablement étoffée ces dernières années, est constituée de médicaments de plus en plus efficaces. (...)

Source et suite de l’article : [http://yagg.com/2011/11/21/traiteme...]


Lancement d’une campagne de dépistage gratuit du VIH

(Par : Taiwan info ) le 21 novembre 2011

Le Centre de contrôle des maladies (CDC) organise à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 4 décembre une vaste campagne de dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et de la syphilis. Les tests seront effectués gratuitement au sein de 630 dispensaires de quartier, dans 22 villes et districts à Taiwan. Cette campagne, réalisée à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, vise à remédier à un taux de dépistage qui reste particulièrement bas dans l’île, en raison de préjugés négatifs vis-à-vis des patients porteurs du VIH ou malades du sida, note le CDC dans un communiqué. Ce retard au dépistage ne permet pas aux personnes infectées de bénéficier pleinement des traitements disponibles et favorise la transmission du VIH, poursuit le CDC. Ce dernier encourage tout particulièrement les personnes âgées de 20 à 55 ans ayant eu des relations sexuelles non protégées, ainsi que les consommateurs de drogues par injection, à se faire dépister. Un numéro vert, le 1922, informe sur la localisation des centres de dépistage. Depuis 1984, et jusqu’au 31 octobre 2011, on a dépisté au sein de la population taiwanaise 21 701 porteurs du VIH, dont 8 250 malades ont développé la maladie. Aux 18 410 Taiwanais ainsi recensés et qui sont toujours en vie, s’ajoutent 790 étrangers ayant découvert leur séropositivité à Taiwan. (...)

Source et suite de l’article : [http://taiwaninfo.nat.gov.tw/ct.asp...]


MOI, ANNE SÉROPOSITIVE DEPUIS 23 ANS

(Par : PARIS MATCH ) le 21 novembre 2011

Paris Match. D’abord, quelles sont les dernières nouvelles de votre santé ? Anne Bouferguène. Bonnes. J’ai ­repris en septembre un travail à mi-temps, une activité sans mauvais stress, à la cool. Mais je me fatigue énormément. Je me sens vite épuisée, même si ce livre me donne une belle énergie. Je reçois tant de messages encourageants !

Racontez-nous ce qui vous arrive alors que vous n’avez pas 16 ans… Quand j’apprends que je suis ­atteinte du VIH, c’est totalement inattendu. J’y crois à peine, c’est irréel. Je me sens comme dans un mauvais rêve. Comme si un pavé venait d’être lancé dans mon existence. C’était en 1988, on ne savait pas grand-chose sur cette maladie. Le seul élément dont nous sommes sûrs, c’est qu’on en meurt. Tout devient très noir, j’entre dans l’inconnu. Je me dis : “Tu vas peut-être mourir bientôt.”

Comment réagissez-vous ? Une mécanique du silence se met en place. Mes parents ne disent rien, ne me disent rien. Je pleure mais maman n’ose pas me parler. Implicitement, nous allons choisir de ne rien changer dans notre vie. Le soir même, nous devions aller courir toutes les deux, alors nous sommes allées courir.

Mais vous, que vous dites-vous ? Une fois le choc de l’annonce passé, je me dis que cette tragédie va m’apporter un destin singulier. Je me suis ­interrogée : pourquoi ma précocité m’avait-elle poussée à avoir une conduite négative ? Je m’étais toujours sentie différente, ce qui était insupportable pour mon père qui n’aimait que les normes. Il m’éprouvait pour ça. Quand je récolte le VIH, je tiens à ma façon d’être différente. J’impose à mes parents de me laisser vivre avec ça. Je les tiens à l’écart. Je décide seule de ­refuser le traitement par l’AZT.

« JE VOULAIS MONTRER QUE J’ALLAIS EN FAIRE QUELQUE CHOSE, DE CETTE MALADIE »

Pourtant, vous ne vous laissez pas aller, vous faites de brillantes études. Où puisez-vous cette énergie ? Je n’étais pas fière d’avoir cette maladie. Ce n’est pas n’importe quelle maladie que le sida, elle a une forte connotation sociale. Je voulais montrer à mes parents que j’allais en faire quelque chose, de cette maladie. J’ai aussi ressenti le besoin de profiter ­davantage de la vie, puisque j’allais peut-être la perdre rapidement. Je voulais que, le jour où je disparaîtrais, on dise : “Anne est morte du sida, mais elle n’était pas que ça.” Je voulais que mes parents ressentent de la fierté pour mon parcours et pas seulement de la honte pour ma maladie. Je ne souhaitais pas leur laisser le sentiment que je m’étais abîmée dans une mauvaise vie.

Savez-vous comment vous avez contracté cette maladie ? Je sais qui j’ai fréquenté. A ce ­moment-là, on entend dire que le VIH touche avant tout les toxicomanes. Cela me renvoie à une relation que j’avais eue quelques mois plus tôt. Une relation assez traumatique, pleine de ­détresse. Je comprends que ça s’est passé là. Je n’ai jamais revu cette personne et je ne lui en ai jamais voulu non plus. Il ne devait pas savoir qu’il était atteint. Ça ne sert à rien de chercher des coupables. Même si je ne me suis pas flagellée, je n’ai pas eu besoin de trouver d’autre coupable que moi-même.

Vous n’avez rien dit à personne pendant vingt-trois ans, vous avez méprisé votre maladie. Pourquoi, aujourd’hui, la révéler ? J’ai beaucoup réfléchi à ça. Je ne voulais pas laisser un fardeau à mes enfants comme mon père m’en a légué un. Je viens d’un milieu modeste. Mon père, d’origine algérienne, était ouvrier avant de devenir militaire. Il projetait sur ses enfants ce qu’il n’avait pas pu accomplir. Lui était “le petit Arabe” qui avait mal vécu son enfance. Il y a beaucoup de non-dits de son côté, dans ce qu’il s’est passé avec son propre père, des choses non assumées. Alors moi, j’ai voulu assumer mon histoire, faire la paix avec elle pour élever mes enfants dans la vérité. C’est pour ça que j’ai brisé le silence.

Comment votre entourage a-t-il réagi ? Pour mon compagnon, c’est compliqué. Mes parents, eux, sont libérés et super fiers de mon parcours. Je sens que ce livre va les aider à dire pourquoi ils sont fiers. Je suis séropositive depuis vingt-trois ans. Je suis en traitement ­depuis seize ans, dont treize de trithérapie. Mais j’ai aussi deux enfants. J’ai été ­dirigeante d’entreprise. J’ai un grand confort matériel. Il y a aussi dans le livre des choses très difficiles que je ne leur avais jamais dites.

« J’AI VOULU QUE MA MALADIE SOIT UTILE POUR TOUTES LES FEMMES »

Vous vantez votre beau parcours de superwoman et, en même temps, vous le rejetez. Depuis toujours, je savais qu’à un moment j’allais devoir me poser, que je devrais lâcher prise, que ce que je m’imposais était trop. Il y a dix-huit mois, j’ai commencé à me sentir très fatiguée. J’ai bien été obligée de tenir compte du fait que le VIH avait une incidence. Je n’ai pas vu passer le temps ni la maladie. Je voulais être une femme exceptionnelle, je voulais me prouver que je pouvais faire beaucoup de choses. Je cachais ma maladie à tout le monde et je jubilais quand on me disait : “Tu as tellement de chance dans la vie !” Et puis, un jour, tout ce que j’avais construit m’a semblé assez médiocre. Un gros salaire, une grosse voiture, des belles bagues, une belle carrière, tout ça pour quoi ? J’ai voulu que ma maladie soit utile, utile pour toutes les femmes. Le malade a un gros défaut, c’est qu’il ramène tout à lui. J’ai beaucoup pensé à moi, maintenant je veux penser aux autres. Je me sens plus riche depuis que je gagne moins, depuis que j’ai adopté une nouvelle posture. Je pense à la maladie, mais je n’en ai plus peur. Ce serait ballot d’avoir tenu si longtemps pour qu’elle me ­rattrape aujourd’hui ! Je veux rester résolument positive, sans jeu de mots.

Ne craignez-vous pas de mauvaises réactions, comme vous en avez connu dans le passé ? Les premières réactions sont très bonnes et je me sens libérée. Mais je me suis déjà retrouvée en situation de rejet, notamment aux Etats-Unis, quelques mois seulement après avoir appris ma maladie. Je me sentais en confiance dans ma famille d’accueil. Ils parlaient de “Aids”, et quand je leur ai dit que je ­savais ce que c’était, que je l’avais, ils ont aussitôt organisé mon retour. Cela a été très violent, très douloureux. C’était une quasi-expulsion. Cet incident n’a fait que renforcer ma stratégie du silence. Je me suis dit que je n’en parlerais plus jamais, sauf quand je rencontrerais un garçon.

Justement, comment s’est passée votre vie amoureuse par la suite ? Je n’avais pas une vie sexuelle ­excessive, mais je me devais de le dire aux garçons. Et c’est vrai qu’une fois un garçon, qui m’avait pourtant fait une ­déclaration, n’a pas voulu de moi. C’était une mise à nu terrible pour moi que de l’avouer, et ce rejet a été très difficile à vivre. La relation sexuelle avec cette maladie reste une chose très compliquée. C’est dans la relation sexuelle que le VIH est présent. Et c’est pour cette raison que je ne lâche pas prise. On nous assure maintenant que, grâce aux traitements, on ne transmet plus. Pouvoir me dire que je ne transmets plus la mort systématiquement serait pour moi libérateur. J’espère pouvoir devenir une vraie femme…

Vous avez transmis la vie, puisque vous avez deux enfants. Oui, en effet. Les femmes ne transmettent plus le virus lorsqu’elles sont traitées pendant la grossesse. Mais cela reste très complexe. Avec mon compagnon, nous avons décidé de faire nos enfants de façon traditionnelle. Le traitement thérapeutique de la grossesse et de la naissance est très lourd. Mais après, c’est tellement de bonheur ! Jeune fille, j’étais davantage triste à l’idée de ne pas avoir d’enfants qu’à celle de mourir.

A quoi voulez-vous que votre témoignage serve ? Mon témoignage est celui d’une femme atteinte du VIH dans le monde occidental. Je voudrais que le regard sur le VIH change. Cette maladie ­renvoie au sexe et à la mort, alors que les médecins savent la traiter. Mais dans d’autres pays, ce qui se passe est une réelle infamie. Le drame de cette épidémie est ailleurs. Dans certains pays d’Afrique, les femmes transmettent le virus à hauteur de 40 % à leurs enfants, alors qu’on a les moyens d’empêcher ça. J’espère qu’on arrivera enfin à quelque chose de vertueux. C’est de cela dont je rêve aujourd’hui. Aider les autres, ceux qui en ont vraiment besoin. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.parismatch.com/Actu-Matc...]


Victimes oubliées des scandales médicaux

(Par : SUD OUEST ) le 21 novembre 2011

Ironie du sort, Martin (1) est ambulancier. Pour parler de sa maladie, il se cache. Ses collègues ignorent tout. L’hépatite C est toujours taboue. Les faits remontent pourtant à 1983, bientôt trente ans. Une transfusion sanguine comme tant d’autres. En 1985, on détecte le VIH dans son sang. Quelques mois plus tard, les assurances prennent les devants : 100 000 francs (15 000 euros) contre l’engagement de ne pas mener d’action en responsabilité. Une paille en comparaison des sommes allouées par le Fonds d’indemnisation des transfusés et hémophiles contaminés par le VIH (le FITH), mis en place quelques années plus tard et dont les prestations ont pu se monter jusqu’à 300 000 euros.

Décourager les victimes

Martin signe. Et se tait. Puis en 1993, alors que les premiers tests fiables sont opérationnels, l’hôpital Necker diagnostique une hépatite C. Martin se soigne. Souffre à cause du traitement. Et se tait toujours. « Je pensais que le document qui avait été signé m’interdisait toute démarche pour l’hépatite C. Et puis, cette maladie, on n’en parlait jamais », explique-t-il.

C’est peu dire que les pouvoirs publics n’ont pas fait de zèle pour encourager Martin et des milliers d’autres victimes de l’hépatite C à se faire indemniser. Pourtant, les spécialistes s’accordent sur un chiffre particulièrement impressionnant : près de 600 000 personnes en France seraient porteurs du virus de l’hépatite C. Dont 40 % auraient été contaminés lors d’une transfusion, selon les estimations les plus hautes des associations de victimes. Autrement dit, l’autre versant du scandale du sang contaminé pourrait avoisiner les 200 000 victimes. À titre de comparaison, le FITH, qui a indemnisé la plupart des victimes du VIH post-transfusionnel, recense 5 000 dossiers depuis sa création.

Mais pour l’hépatite C, la mise en place d’un fonds d’indemnisation pris en charge par l’État ne date que de la fin 2010. Soit plus de trente ans après les premières contaminations. A-t-on voulu gagner du temps face à l’ampleur du scandale ? Nombre d’associations de victimes le pensent. « Pendant des années, on nous a trimballés de juridiction en juridiction, à travers des procédures très longues, de huit ans en moyenne. C’est une manière de décourager les gens. C’est très choquant, on s’est fichu de la tête des victimes », lâche Me Arnaud de Lavaur, avocat de l’Association française des transfusés (...)

Source et suite de l’article : [http://www.sudouest.fr/2011/11/21/d...]


Une mission de l’OMS à Abidjan pour une évaluation de certains programmes nationaux

(Par : AIP ) le 21 novembre 2011

)- Une mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est à Abidjan, depuis ce lundi, pour mesurer les performances des programmes nationaux de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Selon un communiqué de presse de l’organisation parvenu à l’AIP, une mission d’experts de l’OMS en provenance du Bureau régional et de l’Equipe d’appui inter-pays d’Afrique de l’ouest basée à Ouagadougou (Burkina Faso) va séjourner du 21 au 30 novembre, en vue de mobiliser les acteurs et les partenaires techniques et financiers de la Côte d’Ivoire autour des problèmes urgents et prioritaires de santé relatifs à ces trois pathologies. Suite à la situation qu’a connue la Côte d’Ivoire et afin d’améliorer la performance des programmes nationaux de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, le ministre ivoirien de la Santé et de la Lutte contre le sida a sollicité l’appui de l’OMS pour évaluer les trois programmes, afin d’améliorer leur performance, rappelle-t-on. "Cette mission va contribuer à la relance effective des activités des trois programmes en leur permettant de prendre en compte un certain nombre de recommandations pour leur plan stratégique respectif", explique-t-on. La mission va rencontrer les autorités sanitaires nationales, les partenaires au développement engagés dans la lutte contre ces trois pathologies, y compris les ONG internationales et nationales. Elle effectuera également des visites de terrain notamment à Abidjan, Aboisso et à l’ouest du pays. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.aip.ci/indexL.php?idl=22...]


LES MORTS NE SONT PAS MORTS … BIRAGO DIOP

(Par : La nouvelle Expression ) le 21 novembre 2011

Me permettez-vous, pour une fois dans cette chronique de quitter les habits de la mise en scène journalistique, de laisser tomber le masque de la polémiste redoutable, de celle dont on

semble plus suivre les méandres de la pensée intellectuelle, celle qui chaque jour est écornée, vilipendée par une opinion manichéenne, qui peine à penser que l’on puisse être libre de penser et être marginale ? Me permettez-vous de faire un arrêt sur les mots, vingt ans après cette ingénieuse chronique qui fut la première et la seule féminine à donner des avis sur tous les sujets et sur tous et toutes au point d’agacer de nombreux lecteurs ?

Me permettrez-vous de parler de la mort, parce qu’à la manière dont elle ravage nos vies il faut bien que quelqu’un lui dise son fait en lui criant son désaccord. Oui désaccord quant à ses méthodes, ses moments. Désaccord parce qu’elle ne donne jamais de rendez-vous. Elle n’est pas ponctuelle la mort. Elle est comme cela. Aléatoire ! Désaccord parce qu’elle surgit à tout moment dans un coin de votre existence et puis tout s’écroule. Un arbre tombe et il ne vous reste plus rien. Vous ne ressemblez plus à vous-même et pourtant votre entourage vous assure qu’il faut continuer à vivre. Alors vous vivez comme un zombie... Et c’est ici que le cri de colère s’arrête car les zombies sont des explications scientifiques à la mort et leur attente du coma permanent permet de comprendre pourquoi chacun peut croire la mort suspendue à sa vie, décidée à jouer justement les zombies. L’actualité est riche. Très riche même. Et les effets de manches des avocats de Abah Abah, les nouvelles des Etats-Unis, les atermoiements de Sarkozy, les coups de gueule des peuples grecque et italien, peuvent laisser croire qu’un sujet sur la mort ne vaut pas la peine tant la mort fait partie du quotidien . Et pourtant si... Parce qu’il y a une semaine mourait une jeune femme médecin qui a beaucoup contribué à la lutte contre le VIH Sida. Elle a mis son énergie, sa petite vie et sa sagesse à dédramatiser cette maladie qui était devenue une sorte de mythe attachée à la dépravation des mœurs. Elle avait réussi avec ses amis de la Swaa, à rendre compte d’une pandémie qui n’était pas la seule conséquence des mœurs débridées dans une société en quête de modèle sexuel et même de plaisir. Elle avait décapsulé, démythifié cette maladie que Hilarion Nguéma désignait comme le mal du siècle mais aussi « la maladie d’un jour, la maladie d’amour ». Elle avait mis tout son talent et sa générosité à rendre compte et lever des fonds. Elle, je sais que vous croyez ne pas la connaitre mais elle s’appelait madame Maguy Sanga. Elle avait fait médecine parce que son père était médecin. Elle avait un petit corps frêle parce que c’était sa constitution. Elle était d’une famille bourgeoise camerounaise qui avait pris soin de donner les canons d’éducation fondamentaux à ses enfants. Elle avait réussi à capitaliser tout cela pour devenir médecin un jour. Et elle le fut. Jusqu’au bout, mais dans la conception nouvelle de la médecine de nos jours. Celle qui met le patient au centre et non pas le malade : une nuance capitale parce que de là découle la manière même d’appréhender la maladie. Ce mois de novembre est certes un mois têtu. Un mois durant lequel l’Assemblée Nationale se livre à des joutes oratoires. Un mois de réajustements politiques. Mois de rattrapage culturel et d’errance. Un mois au cours duquel la culture a titubé sur les rives du Wouri pour qu’il nous livre une énième édition d’un Ngondo qui a du mal à se renouveler. Un mois où Étienne Mbappè a affleuré avec sa basse les rives du Wouri, tandis que des organisateurs spécialistes en évènement ont du mal à donner corps à leurs rêves. Un mois où les opposants d’hier se précipitent à la porte d’Etoudi, suppliant que les battants s’ouvrent de côté pour recevoir leurs doléances. Un mois où elle est morte, un jour d’automne. Le sourire aux lèvres et l’espoir plein le cœur. Un mois où il faut dire. Adieu, à Maggy Sanga… La vie égrène ses morts et les lamentations de ceux et celles qui restent se gonflent de larmes. Elle est partie. Comme un oiseau fragile qui plie doucement ses ailes. Sa vie à elle, a été recouverte de ce linceul froid que l’on appelle la mort. Mais la mort au fond qu’est-ce que c’est ? Peut-elle concurrencer la riche vie dynamique et généreuse de celle qui est partie, l’espace d’un cillement ? Peut-elle effacer ces années de vie, passées à lutter aux côtés des plus faibles, à apporter chaleur et humanité dans cette civilisation où la solidarité n’a même plus de place pour s’exprimer ? Oui, la mort a-t-elle le courage d’affronter toute cette vie passée à soigner les corps malade, à apaiser les cœurs blessés ? Ah, elle est audacieuse la mort ! Elle est arrogante. Elle vous arrache de la vie matérielle ! Mais ce qu’elle ne sait pas, ce qu’elle ne peut pas, c’est occulter les passions et entreprises d’une vie que je m’en vais vous conter. Il était une fois, une jeune fille. Timide, réservée qui voulait faire médecine. Comme son père. Elle voulait soigner, pour soulager. Elle voulait juste consacrer sa vie à donner. Donner pour que vive l’humanité des hommes. C’est ce qui explique son engagement dans les Clubs services comme Le Lions-Club. C’est ce qui explique que pionnière avec la SWAA, elle ose organiser ici et là des débats publics sur cette maladie si difficile à soigner à l’époque qu’est le Sida. Elle participera à la démystification, à la dédramatisation de ce mal, alors considéré comme hideux. Je me souviens d’elle : un jour à l’Hôtel Sawa. Elle, avec cette froideur élégante qui dénote d’une profonde sensibilité, exposait. Avec ses pairs de la Swaa. Et comme d’habitude, je me fis remarquer en me lançant dans une polémique comme moi seule savais les initier. Elle répondra avec ce sourire qui ne la quittait jamais : « que chacun est libre d’avoir son approche. Elle c’est la sienne ». C’est comme cela qu’elle était. Ferme sans animosité. Douce sans mièvrerie. Fière sans arrogance. La vie s’est retirée en elle, sans jamais abandonner la partie. Elle s’en allée un jour d’autonome de cette année 2011, si riche de promesses, si étonnante d’incertitudes. Elle est partie alors que la lutte pour démocratiser les soins face au VIH, s’est amplifiée. On le lui doit et on doit le dire. La vie se replie et la mort ferme les yeux de celle qui nous quitte. Les larmes nettoient les douleurs que l’on ne peut s’empêcher d’éprouver. Parce que l’autre est partie... mais non : « Les morts ne sont pas morts. Ecoute plus souvent Les choses que les êtres, La voix du feu s’entend Entends la voix de l’eau Ecoute dans le vent Le buisson en sanglot : C’est le souffle des ancêtres. Ceux qui sont morts ne sont jamais partis » (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lanouvelleexpression.inf...]


Mode : Miss Léopard, une B.A fashion

(Par : ACTUSTAR.com ) le 21 novembre 2011

Si cette saison le python a été consacré imprimé incontournable, on n’en oublie pas pour autant le léopard qui est carrément devenu un classique des garde-robes. Comme tous les imprimés "sauvages", on le porte par petite touche et le sac Miss Léopard de Tosca Blu nous semble être l’accessoire idéal pour peaufiner notre look.

Outre son cuir tout doux et verni et sa doublure fuchsia très féminine, on aime le fait que ce sac, en édition limitée, ait été créé pour récolter des fonds pour le projet Stop Aids de l’association italienne CESVI. Une partie des bénéfices sera en effet reversée au programme qui vise à "prévenir et lutter contre le virus du VIH, sensibiliser, dépister et combattre la transmission mère/enfant".

Une B.A fashion à retrouver en boutiques et en ligne dès le 1er décembre, journée internationale de la lutte contre le sida. (...)

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Gilead achète Pharmasset pour 11 G$US

(Par : Les affaires.com ) le 21 novembre 2011

Le laboratoire de biotechnologies Gilead a annoncé lundi qu’il allait racheter pour 11 milliards de dollars son compatriote Pharmasset, payant le prix fort pour s’offrir ce spécialiste des maladies virales et un médicament prometteur contre l’hépathite C.

Avec cette acquisition, Gilead veut "changer les modèles de traitements pour les patients atteints du virus de l’hépathite C en mettant au point un traitement entièrement par voie orale", a expliqué son PDG John Martin dans un communiqué.

La société californienne (ouest des Etats-Unis) propose 137 dollars par action de Pharmasset, entièrement en numéraire.

Pour ce jeune laboratoire coté depuis 2007 sur le Nasdaq, cela représente une prime de 89% par rapport au cours de clôture de vendredi et 59% de plus que le record de l’action.

Cette offre généreuse été acceptée "à l’unanimité" par le conseil d’administration de Pharmasset et Gilead espère boucler l’opération au premier trimestre 2012.

Gilead, dont le chiffre d’affaires a atteint 8 milliards de dollars en 2010 et dont la capitalisation boursière avoisine 30 milliards de dollars, affirme que son offre est entièrement financée avec un mélange de trésorerie disponible, de dette bancaire et du produit d’une émission de dette non garantie.

Le groupe a toutefois prévenu que l’opération entraînerait une baisse de sa rentabilité par action jusqu’en 2014 compris. Les investisseurs ont réagi froidement à cette perspective et l’action de Gilead plongeait lundi matin à la Bourse de New York : -11,5% à 35,28 dollars vers 16H20 GMT.

Le cours de Pharmasset, à l’inverse, s’envolait de 84,8% à 134,33 dollars, un peu en-dessous du prix de la transaction.

"Gilead fait un pari énorme" en rachetant Pharmasset à ce prix, commentait lundi le site d’analystes 247wallst.com. Et selon lui, il paie "trop cher".

Les analystes de Deutsche Bank soulignent toutefois que ce rachat "élimine le risque de perte de brevets liés au traitement du VIH" pour Gilead et voient aussi dans cette fusion "des possibilités de synergies".

Fondée en 1998 et basée à Princeton (New Jersey, Est des Etats-Unis), Pharmasset dispose de trois traitements contre l’hépatite à des stades avancés de développement. Son médicament le plus prometteur, le PSI-7977 pour combattre le virus de l’hépatite C, vient d’accéder à la phase III (la dernière avant la demande d’autorisation de mise sur le marché) pour deux indications et une troisième est prévue au second semestre 2012.

"En début de mois, Pharmasset a présenté des données très convaincantes des essais de phase II qui montrent bien la grande efficacité et la sécurité du PSI-7977", a expliqué le PDG de Gilead.

Si la dernière phase de tests cliniques est couronnée de succès, le groupe espère "des autorisations de mise sur le marché en 2014" pour ce médicament, précise Gilead. (...)

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Volleyball : un instrument de l’ONU pour promouvoir les OMD

(Par : StarAfrica.com ) le 21 novembre 2011

L’ONU veut se servir du volleyball pour promouvoir les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). C’est ce qui a motivé la signature d’un contrat entre l’organe mondiale et la Fédération internationale de volleyball (FIVB). Le partenariat a été signé lors d’une cérémonie à Tokyo au Japon, où se déroule en ce moment la Coupe du monde de volleyball féminin.

Les OMD ont pour but entres autres d’éradiquer la pauvreté extrême et la faim, de garantir une éducation primaire pour tous, de promouvoir l’égalité entre les genres, de combattre le VIH/Sida, la tuberculose et la malaria et à améliorer la santé maternelle et infantile, et tout cela avant 2015. « Les Nations Unies ont longtemps reconnu le rôle important que peuvent jouer les fédérations sportives pour la promotion d’un développement durable et pour consolider la paix », a déclaré le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le sport, le développement et la paix, Wilfried Lemke lors de la cérémonie de signature du partenariat avec le Président de la FIVB, Jizhong Wei. M. Wei a indiqué que la FIVB considère que c’est à la fois une opportunité et un devoir de soutenir l’ONU et que cela fait partie de la responsabilité sociale de la fédération. « Le volleyball est pratiqué activement par plus d’un demi-million de personnes à travers le monde, ce qui fait du sport une puissante plateforme pour contribuer au travail des Nations Unies dans les années à venir ». (...)

Source et suite de l’article : [http://www.starafrica.com/fr/de-spo...]


Gambie : Yahya Jammeh, de militaire putschiste à président mystique

(Par : Romandie.com ) le 21 novembre 2011

BANJUL - Porté à la tête de la Gambie en 1994 par un coup d’Etat, Yahya Jammeh a troqué sa tenue militaire contre le boubou et clame pouvoir guérir le sida par des plantes et incantations mystiques, peu perturbé par les ONG qui l’accusent de violations des droits humains.

M. Jammeh, 46 ans, se dit sûr d’être élu président une quatrième fois jeudi, fort de ses larges scores en 1996, 2001 et 2006.

Leader et candidat de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), cet homme au physique de lutteur est né le 25 mai 1965, selon sa biographie officielle (http://www.statehouse.gm).

Marié et père d’un garçon et une fille, Yahya Abdulaziz Jemus Junkung Jammeh est issu d’une famille paysanne du village de Kanilai (ouest), près de la frontière avec la Casamance, dans le sud Sénégal. Il est diola, une ethnie commune à ces deux pays.

Après des études secondaires à Banjul, il s’engage en 1984 dans la gendarmerie. Gravissant progressivement les échelons, il commande la police militaire à deux reprises en 1991 et 1992.

Le 22 juillet 1994, après un stage de formation de police militaire aux Etats-Unis, Jammeh renverse sans effusion de sang, avec quatre lieutenants, le président Dawda Jawara, père de la Nation au pouvoir depuis près de 30 ans.

Il prend sa retraite de l’armée en 1996 avec le grade de colonel pour créer son parti. La même année, il remporte à 31 ans la présidentielle dès le premier tour.

Il sera réélu en 2001, puis en 2006. Entre-temps, en 2002, un amendement constitutionnel supprime toute limite aux mandats présidentiels.

Au fil des ans, l’ancien militaire a changé d’habit et n’arbore désormais que le boubou, généralement blanc, avec chéchia, écharpe, chapelet au cou et sceptre en main, cultivant l’image d’un président pieux, bâtisseur, dans un pays prisé des touristes européens.

Ses partisans mettent en avant plusieurs projets d’infrastructures réalisés avec des partenaires internationaux : aéroport, routes, université, hôpitaux, écoles...

Selon son CV officiel, il aime le tennis, le football, la chasse, la lecture, les comédies musicales, et a comme disposition particulière d’avoir une vaste connaissance dans la médecine traditionnelle, surtout dans le traitement de l’asthme et de l’épilepsie.

Ces dernières années, la stérilité et le sida se sont ajoutés à la liste des maux que Jammeh prétend pouvoir guérir avec des plantes et des incantations mystiques lors de séances collectives diffusées par les médias publics.

Sourd au tollé qu’il a suscité au sein des acteurs de la lutte contre le VIH-sida, il poursuit ses traitements controversés qui sont même brocardés par des scénaristes américains : dans un épisode de la série New York Unité Spéciale, un couple de Gambiens explique à la police qu’un bébé séropositif était malade faute du remède miracle de son docteur président...

Yahya Jammeh - qui aime à se faire appeler Son Excellence Cheikh Professeur El Hadj Docteur Yahya AJJ Jammeh - demeure également imperturbable face aux Ong locales et étrangères qui l’accusent de violations des droits de l’Homme, dénonçant des assassinats, disparitions forcées et tortures contre des défenseurs des droits humains, journalistes, opposants. Reporters sans frontières (RSF) le classe parmi les prédateurs de la liberté de la presse. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.romandie.com/news/n/_Gam...]


Canada / La ministre Oda annonce de nouvelles initiatives pour l’Afrique

(Par : AFRIK.COM ) le 21 novembre 2011

Aujourd’hui, l’honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a annoncé 25 nouveaux projets visant à renforcer le soutien du Canada à l’Afrique. La ministre Oda a fait mention de ces projets récemment dans un discours prononcé lors d’une réunion avec des hauts-commissaires et ambassadeurs africains à Ottawa.

« Le Canada est fier d’investir dans l’avenir de l’Afrique. Les projets annoncés aujourd’hui renforcent l’engagement de notre gouvernement à apporter une aide transparente et ciblée qui donne des résultats et suscite de l’espoir chez les personnes pauvres et vulnérables en Afrique, a affirmé la ministre Oda. Le Canada est résolu à aider l’Afrique à atteindre son potentiel en l’aidant à accroître la qualité de vie de ses citoyens. »

Parmi ces 25 initiatives, le Canada, par l’entremise du l’Agence canadienne de développement international (ACDI) finance 23 autres projets qui englobent tous les thèmes prioritaires de l’ACDI, soit les enfants et les jeunes, la sécurité alimentaire et la croissance économique durable. Sept d’entre eux sont des projets multi-pays qui soutiennent les efforts visant à prévenir la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant, à améliorer encore plus la santé des enfants ou à renforcer la capacité des centres techniques régionaux en Afrique. Les autres projets visent à appuyer le travail réalisé dans divers pays africains grâce à une collaboration avec des organisations canadiennes, internationales ou situées en Afrique. Ces projets visent à :

aider les familles à accroître le revenu de leur ménage ;

aider les agriculteurs à accroître le rendement de leurs terres et de leur bétail ;

améliorer la gestion de l’eau ;

favoriser le leadership chez les jeunes ;

accroître l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement ; accroître l’accès à de meilleurs soins de santé au niveau de la collectivité ;

favoriser une meilleure nutrition et accroître la distribution de vitamine A et de suppléments de fer ;

accroître la formation des travailleurs de la santé ;

construire 25 centres d’hébergement prénatals.

Les deux derniers projets fournissent de l’aide humanitaire continue afin de faire face aux besoins criants en Afrique relativement à la sécheresse, aux conflits et aux déplacements dans les régions les plus affectées du Soudan, du Sud Soudan et du Tchad.

Les montants annoncés aujourd’hui totalisent plus de 200 millions de dollars et témoignent de l’engagement continu du Canada à répondre aux besoins humanitaires, à accroître la sécurité alimentaire, à améliorer les soins de santé, à accroître l’éducation et à favoriser la croissance économique. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.afrik.com/communique4331.html]




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