Actualités VIH - 24 octobre 2011

Texte publi� le lundi 24 octobre 2011.

VIH et coïncidences - VIH : un nouveau traitement fort prometteur - Un préservatif qui s’enfile en deux temps trois mouvements - Sida : des tests aux urgences révèlent peu de nouveaux cas de séropositifs - VIH et désir d’enfant - Vivre avec le traitement antirétroviral : une synthèse de Sida Info Service - Santé : Signature d’une convention de 54 millions de dollars pour la lutte contre le SIDA et la tuberculose - Aides et Act Up demandent au Sénat de préserver l’accès précoce aux médicaments innovants - Dialyse et greffes rénales : ATTÉCOUBÉ AURA SON CENTRE - Paris : Un homme jugé pour avoir transmis le sida à sa compagne


VIH et coïncidences

(Par : Le journal du Québec ) le 24 octobre 2011

Lorsqu’il a écrit Remède miracle, publié pour la première fois aux États-Unis en 1991, Harlan Coben s’intéressait au VIH, qui était encore peu médiatisé à l’époque. Pure coïncidence, le roman qui est sorti peu de temps avant que le basketteur étoile Magic Johnson ne dévoile sa séropositivité.

« Plusieurs personnes ont cru que le roman était basé sur Magic Johnson, parce qu’il y a beaucoup de similitudes entre Magic Johnson et le personnage de Michael Silverman, mais ce n’est pas vrai. En réalité, le livre est sorti avant que Magic Johnson ne fasse son annonce. Mais c’était un sujet que j’avais à cœur et qui serait encore intéressant à explorer aujourd’hui. À l’époque, ce n’était pas seulement une maladie, mais une maladie à laquelle on associait beaucoup de préjugés. Plusieurs préjugés sont maintenant partis – pas tous – et je me disais que ce serait intéressant d’écrire sur un sujet qui intéresserait beaucoup de gens, et qui leur ferait en plus connaître le dossier un peu mieux. Des gens qui, autrement, n’y auraient peut-être même pas songé. »

Réalité et fiction

Lorsqu’il a appris la séropositivité de Magic Johnson, Harlan Coben était sidéré. « Je pense que le magazine Sports Illustrated avait trouvé environ 20 similitudes : les deux avaient joué pendant le même nombre d’années, gagné les mêmes championnats, et participé aux mêmes matchs des All-Star. C’était vraiment bizarre. Il y avait des tonnes de coïncidences, tout au long de l’intrigue, comme ce qu’ils avaient fait pendant leurs études collégiales. Parfois, la vie est plus étrange que la fiction. C’en était un bon exemple. »

Harlan Coben se souvient très bien d’avoir été triste et dévasté en apprenant la nouvelle. « À l’époque, c’était presqu’une sentence de mort pour lui. Il a fait preuve de tellement de courage… Par ce qu’il a fait, il a vraiment contribué à faire évoluer les mentalités au sujet du VIH/Sida. »

Avancée médicale

Dans Remède mortel, le Dr Harvey s’apprête à révéler une importante avancée médicale : un vaccin contre le Sida. Mais son associé est retrouvé mort et un tueur en série assassine sauvagement deux de ses parents. Le médecin se questionne : est-ce une coïncidence ou une menace directe ? Le Dr Harvey fait part de ses soupçons à Sara Lowell, une journaliste très en vue, qui devra prendre l’affaire de manière personnelle lorsque son mari, un joueur de basket célèbre, annonce sa séropositivité.

Harlan Coben précise par ailleurs qu’il est rarement influencé par les nouvelles lues dans les journaux ou présentées à la télé pour écrire de nouveaux romans. Ses intrigues naissent plutôt de situations de la vie courante, auxquelles il donne une tournure extraordinaire en se demandant… « et s’il arrivait ceci ? Ou cela ? »

C’est exactement ce qui s’était déroulé lorsqu’il a écrit Promets-moi, cite-t-il à titre d’exemple. « Habituellement, je connais le début et je connais la fin, puis je commence à écrire. Une de mes citations préférées vient de E.L. Doctorow, qui disait qu’écrire, c’est comme conduire la nuit, en plein brouillard, avec vos phares allumés. Vous ne voyez que peu de choses devant vous… mais suffisamment pour vous permettre d’arriver à destination. » (...)

Source et suite de l’article : [http://lejournaldequebec.canoe.ca/j...]


VIH : un nouveau traitement fort prometteur

(Par : LE DEVOIR.om ) le 24 octobre 2011

Trente ans après l’apparition des premiers cas de VIH dans le monde, les personnes atteintes du virus ont de nouvelles raisons d’espérer.

Après des années de recherches et d’études, un nouveau médicament, le raltégravir, semble donner d’excellents résultats en plus d’entraîner moins d’effets secondaires désagréables pour les patients.

Le président-fondateur de la clinique montréalaise L’Actuel, Réjean Thomas, indique que 300 patients de sa clinique suivent un traitement avec le nouveau médicament. Selon lui, celui-ci a démontré une excellente efficacité et les patients l’ont particulièrement bien toléré. Ils ont subi moins d’effets secondaires, en plus de voir leur charge virale diminuer (soit la quantité de virus contenue dans le sang), tout comme leur niveau de contagion.

Le Dr Thomas affirme également que la perception du VIH s’est transformée au fil des ans. Il y a quelques années, les spécialistes de la santé préféraient attendre que le système immunitaire des personnes atteintes soit affecté avant d’entamer un traitement. Aujourd’hui, dit-il, les médecins préfèrent agir sans attendre afin de s’attaquer rapidement au virus.

De plus, le Dr Thomas note que l’idée de guérir le VIH était complètement absurde il y a quelque temps, alors que cette possibilité est maintenant abordée dans les congrès sur la maladie. Toutefois, il faut rappeler qu’aucun traitement ne permet de guérir la maladie pour l’instant et qu’elle reste très meurtrière partout dans le monde.

Selon la pharmaceutique Merck, environ 65 000 Canadiens vivaient avec le VIH en 2008. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.ledevoir.com/societe/san...]


Un préservatif qui s’enfile en deux temps trois mouvements

(Par : Buewin ) le 24 octobre 2011

Si en terme de plaisir et de câlins coquins, c’est bien connu, plus c’est long plus c’est bon, certains aiment pourtant aller à l’essentiel rapidement. Pour tous les amateurs de vitesse, emportés dans leur élan qu’ils sont, enfiler un préservatif constitue un moment délicat où l’ardeur et l’impatience prennent parfois le pas sur la précaution la plus élémentaire. Au moment des grands frissons, certains imprudents en oublient de porter leur casque et soudain c’est la glissade, puis la débandade, avec parfois des conséquences dramatiques.

Car il faut savoir raison et pieds sur terre garder : le VIH n’a pas disparu de nos latitudes et n’est pas une affection bénigne. En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) indique qu’en 2011 plus de 30’000 personnes sont porteuses du virus (statistiques exactes ici ).

C’est ici que Willem van Renburg intervient pour laisser sa trace dans l’Histoire. Cet inventeur sud-africain, après quelques années de recherche et développement, a mis au point un préservatif qui s’enfile aussi facilement qu’on met un pull.

En Afrique du Sud, cette invention était une nécessité. Le VIH reste le problème numéro un de santé publique, le pays étant celui où vivent le plus de personnes séropositives au monde.

Soutenu par l’entreprise d’assurance Metropolitan Life Ltd, Willem van Renburg a pris les choses en main si l’on peut dire. Dans l’idée d’encourager les gens à se protéger davantage contre les MST, il a créé un préservatif plus simple et plus rapide à enfiler que les modèles conventionnels.

Pour déballer le préservatif, l’utilisateur doit tenir les extrémités de l’emballage entre ses doigts, rompre le paquet en deux, puis tirer de chaque côté tout en déroulant le préservatif vers le bas. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.bluewin.ch/fr/index.php/...]


Sida : des tests aux urgences révèlent peu de nouveaux cas de séropositifs

(Par : Les Echos ) le 24 octobre 2011

Des tests de dépistage rapides faits au hasard lors de séjours aux urgences hospitalières dans la région parisienne ont révélé très peu de nouveaux cas de personnes infectées par le VIH, responsable du Sida, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis. Les personnes ayant eu un test positif étaient le plus souvent à un stade avancé et comptaient parmi les groupes à haut risque, précisent les auteurs de cette recherche parue dans la version en ligne des Archives of Internal Medicine, une publication du Journal of the American Medical Association (JAMA). "Durant les quinze dernières années, le dépistage du VIH, combiné à des traitements précoces avec des antirétroviraux, a permis de réduire efficacement la mortalité résultant du Sida", écrivent les auteurs de l’étude. "Certains experts affirment même que cette stratégie a joué un rôle essentiel pour contrôler l’épidémie", ajoutent-ils. Les diagnostics tardifs restent assez fréquents en France malgré la gratuité du test de dépistage du VIH. "Pour réduire le nombre de ces infections non-diagnostiquées et améliorer une détection précoce, les tests rapides non-ciblés pour dépister le VIH dans le service des urgences hospitalières ont été encouragés par les autorités sanitaires aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et plus récemment en France", relèvent ces chercheurs. "Dans le mesure où en France environ 25% de la population ou 14 millions de personnes effectuent une visite au service des urgences chaque année, cet endroit est idéal pour procéder à un dépistage non-ciblé des infections de VIH dans la population en général", notent-ils. L’étude a été menée dans 29 hôpitaux de mai 2009 à septembre 2010. Durant cette période, les patient de 18 à 64 ans se sont vu offerts avec leur consentement un test rapide de détection du VIH. Parmi les 138.691 personnes ayant effectué une visite aux urgences durant la période de l’étude, 13.229 ont accepté de subir un test rapide et 12.754 ont été testées, précisent les auteurs. Dix-huit personnes ou 0,14%, âgées de 32,9 ans en moyenne, ont été testées positifs pour le VIH. Sept étaient des hommes homosexuels et dix étaient des hétérosexuels originaires d’Afrique sub-saharienne. Cet échantillon et sa distribution est une bonne représentation de la population française. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lesechos.fr/entreprises-...]


VIH et désir d’enfant

(Par : Femmes et SIDA ) le 24 octobre 2011

Un risque de transmission hétérosexuelle du VIH très faible lorsque la charge virale est indétectable au long cours, mais non nul En l’absence de traitement antirétroviral, le risque moyen de transmission du VIH dans un couple hétérosexuel stable sérodifférent est de l’ordre de cinq pour mille rapports sexuels non protégés. Il est à peu prés identique dans le sens femme–homme ou homme–femme. Le risque de transmission du VIH est augmenté dans certaines situations : pénétration anale ; infection génitale chez l’homme ou chez la femme ; réplication virale active se traduisant par une lymphopénie CD4 et une charge virale élevée. Le risque de transmission du VIH est diminué lorsque la charge virale plasmatique est contrôlée par un traitement antirétroviral. Lorsque la charge virale sanguine est indétectable pendant plusieurs mois, la charge virale dans le sperme devient elle aussi indétectable. Dans certains cas cependant, il persiste une excrétion virale dans le sperme malgré une charge virale sanguine indétectable. L’excrétion virale peut être intermittente. La procréation naturelle a toute sa place pour satisfaire le désir d’enfant des couples VIH+ répondant à certains critères Selon les recommandations du rapport Yeni de 2010 : pour les couples où les deux sont infectés par le VIH, la procréation naturelle est préconisée, sous réserve que les deux partenaires aient un bon état immuno-virologique et aucune infection génitale associée. Dans ce cas de figure le risque de « sur-contamination » est alors pratiquement nul. pour les couples sérodifférents, la situation diffère selon que la femme ou l’homme est infecté. Lorsque la femme est séropositive, la pratique de « l’auto-insémination » (le sperme est recueilli par le couple lui-même et placé dans le vagin) permet de supprimer tout risque, sans avoir besoin de recourir à l’Assistance médicale à la procréation (AMP [1] ). En cas d’infertilité associée, l’AMP sera nécessaire. Lorsque l’homme est séropositif, le moyen le plus sûr d’éviter le risque est l’AMP après "lavage" et vérification virologique du sperme. Avec cette approche, aucun cas de contamination n’a jamais été décrit, même si le nombre de cycles étudiés est insuffisant pour conclure que le risque est statistiquement nul. Le recours aux techniques classiques d’AMP se fait dans des laboratoires agréés pour le risque viral Les techniques d’AMP utilisées pour les couples infectés par le VIH sont les procédures classiques, à savoir insémination intra-utérine (IIU), fécondation in vitro classique (FIV) ou avec micro-injection de spermatozoïdes (ICSI ou IMSI) mais elles doivent obligatoirement être réalisées dans un laboratoire agréé pour le risque viral. La technique utilisée dépend des résultats du bilan d’infertilité pratiqué chez le couple mais selon le conjoint infecté, il existe des situations particulières. La consultation préconceptionnelle, un élément indispensable pour l’information et la préparation de la grossesse Pour les couples sérodifférents dont l’homme est infecté et qui ne souhaitent pas recourir à l’AMP, il est important d’expliquer de façon individuelle les différentes options et leurs risques. L’objectif de cette consultation est de proposer une écoute personnalisée et d’accompagner ces couples avec un objectif de réduction des risques. Dans les situations favorables, où le risque de contamination est infime, c’est à dire lorsque : la charge virale de l’homme est indétectable depuis plus de six mois ; il n’y a pas d’infection génitale cliniquement ; les examens complémentaires montrent l’absence d’infection latente spermatique ou cervico-vaginale et une fertilité supposée normale (ovulation, spermogramme, hystérosalpingographie). Sachant qu’il existe une susceptibilité accrue à la contamination par le VIH pendant la grossesse, il conviendra de : proposer des tentatives de rapports ciblés avec ou sans monitorage, avec un suivi régulier, gynécologique, médical et sérologique ; limiter l’exposition en réduisant le nombre de rapports non protégés au minimum nécessaire. Dans les situations moins favorables où : la charge virale est instable ; la femme est âgée de plus de 38 ans ; la fertilité est sub-optimale le couple a vécu des échecs d’AMP ou sa demande d’AMP a été récusée. Le rôle du médecin sera ici de persuader le couple que les rapports non protégés ne sont pas une option raisonnable dans leur cas. Le traitement antirétroviral préventif chez la femme séronégative dans un couple sérodifférent envisageant une procréation naturelle est impossible à valider Des données issues d’études menées au Kenya, en Ouganda et au Botswana ont confirmé le rôle majeur des antirétroviraux dans la prévention de la transmission hétérosexuelle du VIH. La prise quotidienne d’un comprimé antirétroviral par des personnes non infectées par le VIH permettrait de réduire de 73% leur risque de contracter le virus. La prise quotidienne préventive de Ténofovir ou de Ténofovir/Emtricitabine (prophylaxie pré-exposition ou PPrE) pourrait empêcher la transmission hétérosexuelle du VIH de l’homme à la femme et vice versa. L’ONUSIDA et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappellent cependant qu’aucune méthode ne peut assurer une protection totale contre le VIH. "Les médicaments antirétroviraux utilisés à des fins de prévention doivent être associés à d’autres options : l’utilisation correcte et régulière de préservatifs masculins et féminins ; un report des premiers rapports sexuels ; une limitation du nombre de partenaires ; la circoncision médicale des hommes ; l’évitement des rapports sexuels avec pénétration." Les recommandations françaises et internationales actuelles ne préconisent pas de traitement préventif dans ce contexte de désir d’enfant pour le partenaire séronégatif. Le désir d’enfant chez les personnes infectées par le VIH doit faire l’objet d’une prise en charge individualisée et attentive. Les différentes options proposées au couple doivent être expliquées afin qu’il ait tous les éléments pour faire le bon choix, en toute responsabilité (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]


Vivre avec le traitement antirétroviral : une synthèse de Sida Info Service

(Par : Vih.org ) le 24 octobre 2011

Les PvVIH contactent la ligne d’appel aux moments importants de leur prise en charge : accepter le traitement antirétroviral ; le commencer ; vivre avec, de la prise quotidienne de comprimés à la gestion des effets secondaires, de l’attente des résultats d’analyse à la recherche d’information, des changements de traitement au besoin de soutien. Et parfois baisser les bras, arrêter tout.

Au moment où elles appellent, deux tiers (65,4% = 1151) des PvVIH sont sous traitement et, parmi elles, la moitié a été diagnostiquée séropositive depuis plus de dix ans. Il s’agit plus de sept fois sur dix d’hommes dont la moyenne d’âge avoisine les 42 ans. Ils sollicitent périodiquement la ligne d’écoute ou le forum, cette tendance augmentant avec l’ancienneté du diagnostic.

Accepter et commencer un traitement, c’est donner une visibilité à la maladie

"Le processus d’intégration du traitement dans la vie des PvVIH passe par deux phases : l’acceptation et l’appropriation de celui-ci." Cette étape permet d’entrer dans une démarche de soins, ce qui passe souvent par une meilleure information. Le rapport au corps change, au moins de part la nécessité d’un suivi médical. Cette étape génère un fort impact émotionnel dans lequel la peur tient une grande place.

Avant de commencer un traitement antirétroviral, les PvVIH appellent souvent SIS pour faire le point de leur situation et avoir un avis différent de celui de leur médecin traitant. Elles redoutent ce traitement à vie qui devient symbole de la maladie. Il lui donne une visibilité matérielle (prise des médicaments), physiologique et corporelle (effets indésirables) mais aussi sociale, soulevant la question du silence autour de la séropositivité. Les contraintes associées au traitement confèrent une acuité nouvelle à l’interrogation : dire, ne pas dire, comment dire sa séropositivté.

Sous traitement, les PvVH sollicitent SIS suite à un événement précis. "Les services de SIS exercent alors un rôle d’information, d’orientation et de soutien, cet accompagnement venant favoriser une meilleure observance." Les thèmes abordés varient, de l’oubli d’une prise de comprimés aux effets secondaires, dont près d’une personne sur dix sous traitement se plaint ; du rôle d’une charge virale indétectable dans la transmission sexuelle du VIH à l’interprétation de résultats d’analyse. Les questions pratiques autour du traitement (approvisionnement, voyage...) font l’objet d’un partage d’expériences de la part des PvVIH utilisant le forum. "Un certain nombre d’entre elles peuvent être qualifiées d’"experts" en raison de leur maîtrise des aspects médicaux, sociaux et juridiques."

Changer de traitement apparaît comme un bouleversement dans le parcours de soins et soulève dans plus d’un quart des cas (26,7%) des questions autour de la difficulté à l’adhésion. Avoir confiance dans son médecin, bien comprendre les raisons biologiques et virologiques, et se projeter dans l’avenir facilitent l’acceptation du changement. A l’inverse, la crainte des effets indésirables du nouveau traitement et l’augmentation du nombre et de la taille des cachets provoquent certaines résistances au changement.

Difficultés psychologiques et besoin de soutien sont évoqués chez près des deux tiers des PvVIH sous traitement

Les aspects psychologiques, les problèmes relationnels et/ou le besoin d’un soutien sont évoqués chez plus de la moitié des PvVIH (54,8%) et presque les deux tiers de celles sous antirétroviraux (64,8%). Pour l’ensemble des PvVIH, ces difficultés relationnelles concernent tous les domaines de la vie sociale : la famille (36,5%), le partenaire (35,3%), les amis (22,4%), les soignants (21,3%), les collègues de travail (11,6%). Les personnes sous traitement évoquent davantage les relations avec les soignants (25,6%).

Un tiers des PvVIH sous ARV (33,9%) exprime mal-être et angoisse, cette proportion augmentant encore chez les personnes se déclarant homosexuelles (42,6%). Le sentiment de solitude et d’isolement s’accroît également avec l’ancienneté du diagnostic et la prise d’un traitement. Cette souffrance est évoquée par 9,1% des PvVIH diagnostiquées depuis moins de cinq ans et 22,2% des PvVIH diagnostiquées depuis quinze ans et plus. Quand les personnes sont sous ARV, ces chiffres passent respectivement à 12,9% et 27,4%.

3,6% des PvVIH sont en arrêt de traitement. Effets indésirables trop lourds, pathologies associées et co-infections, "vacances thérapeutiques"... les raisons en sont multiples. Il est à noter toutefois que près d’un quart (23,8%) des personnes en arrêt de traitement déclare être dans un état dépressif contre 13,1% de l’ensemble des PvVIH et 61,5% d’entre elles, contre 51,5%, évoquent des difficultés relationnelles, en particulier avec les soignants.

En conclusion, l’observatoire de SIS souligne que "les relations avec l’équipe soignante semblent centrales dans le rapport que la personne entretient avec son traitement" et que "le soutien dont elle bénéficie et qu’elle perçoit" est primordial. "Le lien social (amis, famille, travail, partenaire, associations, soignants...) joue un rôle essentiel et est une ressource dans la vie des PvVIH." (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20111026/vivre-a...]


Santé : Signature d’une convention de 54 millions de dollars pour la lutte contre le SIDA et la tuberculose

(Par : L’opinion.ma ) le 24 octobre 2011

Une convention a été signée, vendredi à Casablanca, entre le ministère de la Santé et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour un montant global de 54 millions de dollars US. Cette convention, signée par Mme Yasmina Badou, ministre de la santé, et M. Youssef Abdeljalil, responsable de la région MENA au fonds mondial, tend à renforcer les programmes de lutte contre le SIDA et la tuberculose durant la période 2012-2016. Elle consacre l’implication effective du ministère et de ses partenaires de la société civile et des départements gouvernementaux et l’efficacité en matière de gestion et de coordination des activités de lutte contre le SIDA et la tuberculose, mises en oeuvre dans le cadre du plan d’action 2008-2012 et du programme d’appui du Fonds mondial, ainsi que les réalisations significatives menées notamment l’extension des programmes de prévention du VIH et la généralisation du traitement antirétroviral gratuitement à tous les patients diagnostiqués dans les services spécialisés des hôpitaux publics. Les fonds mobilisés seront orientés vers le renforcement de la mobilisation communautaire et les actions intersectorielles pour la prise en charge des malades tuberculeux, en particulier ceux atteints de tuberculose multi-résistante, ainsi que l’augmentation à 80 pc du dépistage du VIH chez les populations vulnérables. Cette convention, signée à l’occasion de la clôture des travaux de la 7ème réunion régionale du Fonds, confirme la crédibilité des programmes sanitaires du Maroc et le soutien du programme national de lutte contre le SIDA et la tuberculose devra consolider davantage le système de santé, a souligné à cette occasion Mme Badou, mettant en exergue l’importance de la qualification des laboratoires des hôpitaux qui procèdent aux analyses et tests sur le VIH et la tuberculose. Le soutien destiné aux efforts de lutte contre la pandémie du SIDA devra permettre à réduire le taux d’infection du VIH et renforcer les prévention et traitement tout en adoptant une approche basée sur le genre et le respect des droits de l’Homme, a-t-elle relevé. Celui concernant la lutte contre la tuberculose vise à accélérer la diminution du fardeau de la maladie à travers l’amélioration de la qualité des services sanitaires et de la sensibilisation de la société civile en la matière. L’appui du Fonds au Maroc, qui devra ainsi contribuer à prévenir et à lutter contre le SIDA et la tuberculose, témoigne de la fiabilité et des performances des réalisations du pays en matière de santé dont les actions et l’implication du ministère, récipiendaire principal et responsable légal pour la gestion des programmes et de ses partenaires de la société civile, a indiqué, de son côté, le responsable de la région MENA. La réunion de la région MENA, tenue depuis mercredi à Casablanca, a été l’occasion d’échanges des expériences sur les moyens d’empêcher les nouvelles infections par le VIH et de faire baisser de façon significative la prévalence de la tuberculose ainsi que de vulgarisation des orientations et programmes du Fonds mondial. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lopinion.ma/def.asp?code...]


Aides et Act Up demandent au Sénat de préserver l’accès précoce aux médicaments innovants

(Par : yagg.com ) le 24 octobre 2011

Bruno Spire et Pierre Chappard, respectivement président de Aides et d’Act Up-Paris, viennent d’écrire aux sénateurs pour exprimer leurs inquiétudes sur l’avenir des Autorisations temporaires d’utilisation (ATU), alors même que le projet de loi sur le médicament est en discussion au Sénat.

Les deux associations craignent en effet que le délai pour accéder à des traitements prometteurs soit allongé, au risque de pénaliser les malades et de les priver d’espoir thérapeutique.

UNE PLUS GRANDE SOUPLESSE DANS LA DÉLIVRANCE DES ATU Les ATU permettent aux médecins de délivrer aux malades des médicaments qui ne sont pas encore sur le marché, à partir du moment où ces traitements encore au stade de l’essai thérapeutique peuvent être bénéfiques et qu’il n’y a pas d’alternative. Dans le contexte du traitement des malades du sida, les ATU ont été très utiles quand les options thérapeutiques étaient très limitées. Les ATU restent essentielles, notamment pour les patients coinfectés par le VIH et le VHC.

Les associations demandent donc aux sénateurs, en majorité de gauche, de revoir leur copie pour préserver ce système. Elles les invitent à lire et à défendre les propositions du groupe TRT-5 , qui défend l’idée d’une plus grande souplesse dans la délivrance des ATU. (...)

Source et suite de l’article : [http://yagg.com/2011/10/24/aides-et...]


Dialyse et greffes rénales : ATTÉCOUBÉ AURA SON CENTRE

(Par : Fratmat.info ) le 24 octobre 2011

La commune d’Attécoubé abritera bientôt un centre de dialyse et de greffes rénales d’une valeur de cinq milliards, offert par l’ex-Première Dame, Henriette Konan Bédié afin de venir en aide aux nombreuses personnes qui souffrent de cette affection. La première pierre a été posée ce lundi 24 octobre 2011.

Cet établissement qui sera bâti sur une superficie de quatre hectares offerts par la chefferie du village d’Agban, comprendra cinq compartiments dont un bloc de formation composé d’amphithéâtre et de salle de cours, un bloc de consultation, d’observation et de prévention, un bloc pour la dialyse, un laboratoire d’imagerie médicale et de radiographie et enfin un bloc opératoire et de greffe rénale.

Au nom de l’ong « Servir », Mme Henriette Konan Bédié a lancé un appel aux bonnes volontés afin que ceux-ci puissent faire parler leurs cœurs en leur venant en aide financièrement afin que ce rêve qu’elle fait depuis treize ans puisse se réaliser.

Saluant ce noble projet, la ministre de la Santé et de la Lutte contre le vih/sida, Mme N’Dri Yoman, a estimé que ce centre vient à point nommé car pendant que le nombre des patients victimes de cette pandémie augmente, les moyens de lutte quant à eux stagnent.

Les malades déboursent actuellement plus de cent millions pour se traiter en France, plus de vingt millions en Tunisie, ce qui rend les soins inaccessibles aux couches les plus faibles économiquement, qui ne sont guère épargnées par cette pandémie. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.fratmat.info/component/c...]


Paris : Un homme jugé pour avoir transmis le sida à sa compagne

(Par : Francesoir.fr ) le 24 octobre 2011

Il était atteint du sida et il le savait mais il n’a rien dit. Pendant plusieurs mois entre 2003 et 2004, Hicheim Gharsallah, 34 ans aujourd’hui, a imposé des rapports sexuels non protégés à sa concubine d’alors. Il comparaîtra ce mardi devant la cour d’assises de Paris pour lui avoir sciemment transmis le virus. L’affaire commence en juillet 2004 lorsque la victime apprend qu’elle est séropositive. Elle qui entretient depuis 9 mois une relation avec Hicheim Gharsallah fait le lien immédiatement et décide de porter plainte. L’enquête prouvera par la suite qu’il exigeait un à deux rapports par jour et la plaignante affirme que lorsqu’elle exigeait qu’il utilise un préservatif, il la pénétrait de force, sans protection. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.francesoir.fr/actualite/...]




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