Actualités VIH - 27 juin 2011

Texte publi� le lundi 27 juin 2011.

Une protéine qui bloque le sida ! - Traitements anti-VIH : Un décret en préparation contre les ruptures de stock - Dépistage du VIH au sein du couple en Afrique sub-saharienne - Education-Afrique : Une collection africaine de livres pour enfants - VIH : la prévention sur un chemin difficile - Il faut 8 milliards de dollars US supplémentaires pour la lutte contre le VIH et le sida . Le mouvement syndical appelle à davantage d’actions sur les lieux de travail - Près de 10.000 délégués prendront part à la 16è conférence sur le Sida en Afrique à Addis-Abeba - Un facteur cellulaire limitant la multiplication du VIH-1 identifié - Et si la pandémie de VIH/sida était une opportunité pour améliorer la pertinence des programmes de promotion de l’allaitement en Afrique ?


Une protéine qui bloque le sida !

(Par : PROTEINEPASCHER.fr ) le 27 juin 2011

Encore une nouvelle découverte qui a eu lieu en France cette fois, à Montpellier. En effet, une équipe de chercheurs de l’Institut Génétique Humaine ont réussi à identifier la protéine qui permet de bloquer l’infection du VIH de certaines cellules. Cette découverte représente une avancée importante dans la compréhension du processus de contamination. Cela pourrait aboutir à de toutes nouvelles méthodes et propositions de vaccins contre le sida. Protéine PasCher.fr vous dit tout !

Entrons un peu plus dans les détails…

Cette découverte pourrait révolutionner le monde scientifique, car la protéine cellulaire découverte, dont le nom est SAMHD1, serait en effet à l’origine de la non contamination des cellules dendritiques (et uniquement celles-ci) par le virus du sida. Le problème est que le virus du Sida touche également d’autres cellules, donc la solution n’est pas encore toute trouvée, mais la recherche a fait un grand pas.

En réalité, cette découverte ne permettra pas de soigner le VIH, mais bien de le prévenir, donc d’élaborer un vaccin afin d’éviter la contamination. C’est pourquoi les chercheurs veulent isoler cette protéine SAMHD1 afin de l’implanter dans les autres cellules pouvant être contaminées par le virus du sida afin de voir si la protéine miracle serait capable d’y stopper aussi le virus(...)

Source et suite de l’article : [http://blog.proteinepascher.fr/une-...]


Traitements anti-VIH : Un décret en préparation contre les ruptures de stock

(Par : TÊTU ) le 27 juin 2011

Les personnes séropositives sont toujours confrontées à des pannes d’approvisionnement dans leurs pharmacies. Des situations dénoncées par les associations, qui souhaitent un meilleur encadrement de la distribution des médicaments. Comment est-il possible qu’en France des personnes vivant avec une maladie grave comme le VIH ne puissent pas trouver leur traitement en pharmacie ? Des internautes nous ont écrit pour nous signaler ces situations. Un collectif d’associations de lutte contre le sida, le TRT5, poursuit sans relâche son travail de collecte d’informations et de plaidoyer. Les pharmaciens rencontrent régulièrement le problème : une enquête réalisée par l’Union des syndicats de pharmaciens au mois de mars montrait que les trois quarts d’entre eux étaient confrontés à des soucis d’approvisionnement au moins une fois par semaine. Plus inquiétant encore, 9 pharmaciens sur 10 jugent que cela empire.

Ces dysfonctionnements s’observent à Paris et dans toute la France. Le TRT5 a donc diffusé un questionnaire et examiné à la loupe 154 cas de ruptures d’approvisionnement, ce qui est bien sûr très inférieur au nombre de cas réels. Comme le souligne Hélène Pollard, du TRT5, « beaucoup de séropositifs restent très isolés et n’osent pas parler de leurs difficultés. Ils doivent penser à nous signaler le cas sur notre site. Et cela est valable pour les personnes séropositives à titre individuelle, mais aussi pour les militants associatifs et les professionnels de santé. » (...)

Source et suite de l’article : [http://www.tetu.com/actualites/sant...]


Dépistage du VIH au sein du couple en Afrique sub-saharienne

(Par : Femmes et SIDA ) le 27 juin 2011

Les Drs Joanna Orne-Gliemann de l’Institut de Santé Publique et de Développement et Florence Huber de Solthis (Solidarité thérapeutique & initiatives contre le sida) signent un article dans la lettre Solthis de juin 2011, dans lequel elles montrent que le dépistage de l’infection à VIH au sein des couples est un moyen de limiter l’infection en Afrique subsaharienne. Elles constatent qu’"en Afrique, la majorité des transmissions du VIH se fait au sein de couples stables. D’après les données des enquêtes démographiques et de santé du Rwanda (2001-2002) et de Zambie (2005), entre 60 et 90% des nouvelles infections hétérosexuelles auraient lieu au sein de couples mariés ou en cohabitation. De plus, une importante proportion d’hommes et de femmes vivent en couple sérodifférent, où seul un membre du couple est infecté par le VIH. De nombreuses personnes vivant avec le VIH ont un antécédent de veuvage (43% Ouganda, 54-61% Zimbabwe) et se remarient après le décès du conjoint." (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/fe...]


Education-Afrique : Une collection africaine de livres pour enfants

(Par : Afrique en ligne ) le 27 juin 2011

L’ADEA et l’UNESCO lancent une collection africaine de livres pour enfants - L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) et le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar, au Sénégal, vient de sortir « Cultures d’enfance », une collection africaine de livres pour enfants, qui répond à un manque patent de livres pour enfants, adaptés aux contextes africains. Le concept de « Bouba et Zaza » a été développé par le Groupe de travail de l’ADEA sur le développement de la petite enfance (GTDPE) et le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar, appuyés par des spécialistes de l’Education de l’ADEA et de l’UNESCO en Afrique, en partenariat avec la maison d’édition Michel Lafon Education et des illustrateurs africains.

« Culture d’enfance » apporte une réponse à une étude réalisée en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Sierra Leone et au Togo, qui montre que les familles, particulièrement celles des zones rurales, ne disposent généralement pas de livres pouvant permettre aux parents pour accompagner l’éducation des enfants, de la naissance à l’âge de quatre ans

A travers les expériences de ’Bouba et Zaza’ qui en sont les personnages principaux, la collection vise à développer chez les jeunes enfants de l’âge de trois à huit ans des compétences de vie et de socialisation, en dehors du contexte familial, tout en s’adressant aux plus grands enfants, aux parents et aux enseignants.

« Cultures d’enfance » aborde des sujets actuels qui affectent la vie des familles africaines et que les parents n’osent pas toujours aborder, parmi lesquels figurent le problème des guerres et des conflits, de la pandémie du VIH/ SIDA, de l’eau, et de la protection de l’environnement.

Les textes sont conçus pour permettre aux enfants de débattre de ces problèmes, et, par là même, de mieux s’adapter à leur environnement et d’en être des acteurs dynamiques, en développant leur sens des responsabilités et leurs notions de justice, de « bien » et de « mal », en même temps qu’ils les aident à améliorer leur communication et leur maîtrise de la langue orale et écrite. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.afriquejet.com/actualite...]


VIH : la prévention sur un chemin difficile

(Par : www.elserevue.fr ) le 27 juin 2011

Le 1er juin dernier, l’Unicef présentait quelques données sur la prévention du VIH. Deux jours plus tard, le Programme des Nations Unies sur le VIH/Sida, premier partenaire de l’Unicef, révélait une révision des comportements sexuels à risque chez les jeunes. Les pays concernés par le programme de l’ONU enregistrent des améliorations, notamment en ce qui concerne la prévention des nouvelles infections. De plus en plus de femmes enceintes séropositives ont par exemple accès à un traitement antirétroviral pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement au sein. Le nombre d’enfants nouvellement infectés a été réduit de 26 % entre 2001 et 2009. Au cours de cette troisième décennie du virus, de manière générale, les gens choisissent de retarder l’âge de leur premier rapport sexuel. Un constat persiste cependant. Les 15-24 ans représentent encore 41% des nouvelles infections dans le monde en 2009. D’après l’Unicef, les jeunes femmes sont moins informées alors qu’elles représentent plus de 60% de tous les jeunes vivant avec le VIH, et jusqu’à 72% en Afrique subsaharienne. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.elserevue.fr/2011/vih-la...]


Il faut 8 milliards de dollars US supplémentaires pour la lutte contre le VIH et le sida . Le mouvement syndical appelle à davantage d’actions sur les lieux de travail

(Par : ITUC CSI IGB ) le 27 juin 2011

Pour le mouvement syndical, qui s’est exprimé cette semaine à l’occasion d’une importante réunion du partenariat ONUSIDA des Nations Unies, outre des engagements réels de la part des gouvernements en vue de combler le déficit de financement de 8 milliards de dollars US, il faut encore prendre conscience des impacts possibles d’activités sur les lieux de travail dans la lutte contre la pandémie de VIH et de sida. « Les syndicats et les employeurs sont unis dans leur détermination à soutenir des actions pour enrayer la propagation de la pandémie de sida. Pourtant, tout le potentiel d’une prévention et d’une éducation sur les lieux de travail n’a pas encore été compris. Les Nations Unies ont une fois encore confirmé le rôle essentiel du monde du travail et nous avons besoin des gouvernements et des bailleurs de fonds pour accorder le soutien nécessaire aux actions dans les entreprises », a expliqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

Au mois de juin, les participants à une « réunion de haut niveau » des Nations Unies à New York se sont engagés « à atténuer les impacts de l’épidémie sur les travailleurs, leur famille, les personnes à leur charge, les lieux de travail et les économies, notamment en prenant en considération toutes les conventions de l’OIT ainsi que les orientations fournies dans les recommandations de l’OIT s’y rapportant, dont la Recommandation n° 200, et à inviter les employeurs, les organisations syndicales, les employés et les bénévoles à éliminer la stigmatisation et la discrimination, à protéger les droits humains et à faciliter l’accès à la prévention du VIH, à son traitement, à sa prise en charge et au soutien ». (...)

Source et suite de l’article : [http://www.ituc-csi.org/il-faut-8-m...]


Près de 10.000 délégués prendront part à la 16è conférence sur le Sida en Afrique à Addis-Abeba

(Par : Casafree.com ) le 27 juin 2011

Lors d’une conférence de presse tenue à Addis-Abeba, le ministre éthiopien a précisé que plus de 2.800 délégués ont déjà confirmé leur participation à cet événement, qui se tiendra sous le thème "Propre, extension et maintien".

Cette conférence prévoit un forum d’échange d’expériences et des leçons apprises dans la prévention du VIH-Sida et le traitement de l’Afrique et du monde entier. Elle rassemblera des milliers de professionnels en vue de prévenir de nouvelles infections à VIH par une combinaison de prévention, de soins et interventions de traitement en Afrique.

Les participants devront, entre autres, développer une plus grande cohérence dans la conception et la mise en place des programmes de la réponse à l’épidémie, en instituant une synergie des différentes approches scientifique, communautaire et de leadership, éveiller la conscience publique sur l’impact persistant du VIH et des IST et sur le caractère solidaire et international de sa réponse et renforcer le cadre d’informations, d’échanges, d’expériences et de bilan dans la réponse à l’épidémie en Afrique.

L’ICASA est un grand événement international d’échanges et de concertation qui permet aux différentes parties prenantes de faire le point sur l’épidémie de Sida dans toutes ses facettes et de lancer les bases pour la recentralisation des stratégies autour de véritables défis et réalités auxquels l’Afrique est confrontée en vue d’apporter des solutions idoines à la problématique de l’infection à VIH. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.casafree.com/modules/new...]


Un facteur cellulaire limitant la multiplication du VIH-1 identifié

(Par : Vih.org ) le 27 juin 2011

Les travaux récents de l’équipe du Dr. Benkirane, publiés dans la revue Nature1, visaient à identifier le facteur de restriction opérant dans les cellules dendritiques et les rendant réfractaires à l’infection par le VIH-1.

Les facteurs de restriction se définissent comme étant des facteurs cellulaires pouvant empêcher la réplication de certains virus. Face à une agression par un pathogène, les cellules dendritiques sont centrales à l’orchestration de réponses immunitaires efficaces. En effet, ces cellules sont les sentinelles du système immunitaire, qui peuvent, d’une part, sécréter les molécules permettant de déclencher la réponse immunitaire innée et, d’autre part, capturer l’intrus et le modifier pour en présenter des morceaux aux cellules chargées de médier la réponse immunitaire spécifique.

Des travaux menés par un autre groupe ont permis de montrer que, paradoxalement, l’infection productive par le VIH-1 des cellules dendritiques permettrait d’éliciter une réponse immunitaire ciblant le virus. In fine, cela permettrait un meilleur contrôle de la réplication virale chez l’hôte. Néanmoins, dans le contexte de l’infection naturelle, ces cellules sont grandement réfractaires à l’infection par le VIH-1. Au contraire, le VIH-1 utiliserait ces cellules comme un cheval de Troie, afin de favoriser sa dissémination et son acheminement vers les organes lymphoïdes où il pourra rencontrer ses cellules cibles.

L’hypothèse avancée pour expliquer ce bloc s’opposant à la réplication virale est qu’il existerait un facteur cellulaire - ou facteur de restriction - qui bloquerait le VIH-1 dans les cellules dendritiques. L’objectif de nos travaux était de déterminer l’identité de ce facteur cellulaire. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20110627/facteur...]


Et si la pandémie de VIH/sida était une opportunité pour améliorer la pertinence des programmes de promotion de l’allaitement en Afrique ?

(Par : John Libbey EUROTEXT ) le 27 juin 2011

La politique internationale en faveur de la promotion de l’allaitement maternel s’est concrétisée en Afrique par la mise en place, au cours des années 90, de programmes et d’initiatives dans de nombreux pays sous l’impulsion de l’IBFAN (International Baby Food Action Network), réseau qui rassemble les associations et comités nationaux de promotion de l’allaitement maternel 1. En Afrique, le succès de ces programmes a été inégal, variable selon les pays et selon les thèmes. L’un des principaux acquis concerne la formation, de nombreux professionnels ayant été sensibilisés aux avantages de l’allaitement maternel ; les pratiques de distribution des substituts du lait maternel semblent avoir disparu de la plupart des services de santé 2 ; les violations du code de commercialisation des substituts du lait maternel par les firmes sont moins flagrantes que dans les années 80, même si l’adoption de textes réglementaires sur le plan national reste soumise à l’existence d’une volonté politique.

L’impact de ces programmes sur les pratiques d’allaitement est moins évident, notamment dans les pays où le taux d’allaitement maternel dépasse 95 % et où la durée moyenne d’allaitement est élevée. Si la stratégie retenue au niveau international combine la lutte contre l’extension des substituts du lait maternel et la promotion des « bonnes pratiques d’allaitement » 3, les initiatives locales se sont essentiellement focalisées sur la première de ces deux stratégies. Parmi les bonnes pratiques d’allaitement définies par l’OMS et l’Unicef, ont été retenues essentiellement, dans des pays tels que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso : la sensibilisation des primipares à une bonne position d’allaitement, la mise au sein précoce après la naissance, la recommandation de l’allaitement exclusif et du maintien de l’allaitement lors de maladies de l’enfant. Cette interprétation restrictive s’est traduite par le fait qu’il est devenu quasi impossible de se procurer des substituts de lait maternel auprès des services de santé pour des nourrissons qui ne peuvent être allaités par leur mère (tels les orphelins). Du point de vue des mères rencontrées dans le cadre d’une enquête que nous avons réalisée en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso en 1999 4, les conseils concernant l’allaitement diffusés dans les services de santé consistent d’abord à recommander la mise au sein précoce et à rejeter les substituts, parfois dans des termes tranchés tels que ceux d’une sage-femme d’Abidjan : « Maintenant, à l’hôpital, c’est l’allaitement qui est obligatoire. » (...)

Source et suite de l’article : [ http://www.jle.com/fr/revues/sante_...]




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