Les 30 ans du sida : se préparer à vivre plutôt qu’à mourir
(Par : LA PRESSE.CA ) le 28 novembre 2011
(Québec) Aujourd’hui, les personnes séropositives diagnostiquées assez tôt n’apprennent plus à mourir, mais à vivre avec le VIH. La médication s’est grandement améliorée, tout comme la qualité de vie des malades, à un tel point qu’on assiste à une « banalisation » préoccupante de la maladie, aux yeux de MIELS-Québec.
« SIDA : 84 cas au Québec » faisait les manchettes en 1985. On en dénombrait au moins 14 500 (VIH et sida) en 2008, selon le ministère de la Santé. D’après le plus récent rapport de l’ONUSIDA, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH-sida dans le monde l’an dernier. C’est énorme, mais, en même temps, encourageant. Si le nombre total de personnes atteintes augmente, c’est qu’elles ont accès à des traitements et qu’elles vivent plus longtemps. Parallèlement, le nombre de nouvelles infections diminue d’année en année, autant au Québec que dans le monde.
Le point tournant, explique la directrice générale de MIELS-Québec, Thérèse Richer, a été l’arrivée de la trithérapie en 1996. « Les gens ne se préparaient plus à mourir, mais à vivre ». Combien de temps ? « Les personnes qui contractent le virus aujourd’hui, si elles sont diagnostiquées rapidement et sont suivies régulièrement, peuvent, peut-être, aspirer à une espérance de vie normale, explique-t-elle. Mais les effets à long terme de la médication, personne n’est là pour en parler, parce que personne n’est rendu là. » Dans ce domaine, indique-t-elle, « l’histoire, on ne la lit pas, on l’écrit ». (...)
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Une performance de Zïlon au profit de la Maison du Parc ce samedi
(Par:Voir.ca ) le 28 novembre 2011

Le 3 décembre prochain à la Galerie D, le peintre Zïlon et les danseurs Louis Guillemette et Danielle Hubbard feront une performance en direct au profit de la Maison du Parc, un organisme à but non lucratif qui accueille des sidéens et leur offre hébergement et accompagnement. Intitulée Vulnérable, la performance est en fait une présentation de 20 oeuvres visuelles ainsi qu’un assemblage musical original qui illustrent la fragilité des gens qui souffrent du VIH. Les oeuvres visuelles seront par la suite mise en vente au prix de 300$ chacune. Aussi, en soutien à la lutte contre le sida, les gens qui se rendront à la performance sont invités à porter un vêtement ou un accessoire rouge et à se procurer, sur place, un ruban rouge au prix de 2$. La performance débute dès 18h à la Galerie D qui est située au 1239 rue Amherst, à Montréal. (...)
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VIH-SIDA : les idées reçues persistent
(Par : Destinationsante.com ) le 28 novembre 2011
Après celles menées en 1992, 1994, 1998, 2001 et 2004, voici donc la 6ème édition de l’enquête KABP, réalisée en Ile-de-France sous l’égide de l’Agence nationale de Recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS). Ses résultats sont satisfaisants, en ce qu’ils mettent en évidence une assez bonne connaissance générale de la maladie. Pourtant, de nombreuses idées reçues persistent quant aux modes de transmission. Si 99% des Franciliens savent que le VIH peut être transmis lors de rapports sexuels sans protection, 21% pensent toujours à tort que le virus peut aussi être propagé par... des piqûres de moustiques, voire dans les toilettes publiques (13%) ! Des chiffres similaires à ceux de la précédente enquête, menée en 2004… Mieux comprendre les jeunes Les résultats obtenus en 2010 traduisent une baisse du niveau de connaissance des 18-30 ans sur le sujet du VIH-SIDA. Ces derniers sont même « ceux qui maîtrisent le moins bien les mécanismes de transmission ». Et pour cause, les jeunes adultes aujourd’hui « sont de moins en moins nombreux à connaître un proche séropositif ». Cette bonne nouvelle en cache une moins bonne : « cette proximité à la maladie, plus faible que chez les aînés, traduit certainement une moindre visibilité ou un moindre intérêt pour » le VIH-SIDA. Le VIH ne semble donc plus demeurer « l’enjeu principal des comportements de prévention ». Pour les auteurs de ce travail, il apparaît aujourd’hui « nécessaire de mieux comprendre les mécanismes préventifs mis en place par les jeunes ». Ceci « afin de leur offrir une information sur la contraception et la prévention qui tienne compte de leurs représentations et de leur mode de vie ». Notons qu’en Ile-de-France, le nombre de personnes qui découvrent chaque année leur séropositivité est stable depuis 2007. Mais il demeure quatre fois plus élevé que la moyenne nationale. « Ce qui en fait l’une des régions les plus touchées ». (...)
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VIH / sida : AIDES place "la fin de l’épidémie" au centre de la prochaine Journée mondiale
(Par:Santé médecine.net ) le 28 novembre 2011
L’association de lutte contre le sida AIDES profite de la Journée mondiale de lutte contre le sida, qui se déroulera le 1er décembre prochain, pour rappeler que "Stopper le sida n’est plus un slogan, c’est tout un programme", précisant que la fin de l’épidémie passera inévitablement par une amélioration de la prévention, du dépistage et un accès universel au traitement du VIH. Les militants de l’association accueilleront le grand public dans toute la France, pour lui proposer de nombreuses actions de sensibilisation.
"Lutter contre le sida, c’est tout le contraire de la politique qui consiste à faire la chasse aux pauvres et aux étrangers. Cette politique-là, nous constatons chaque jour ses effets délétères sur le terrain. Elle précarise les plus vulnérables et les éloigne du dépistage et de la prise en charge médicale. Les résultats des enquêtes menées auprès de nos différents publics sont édifiants. Ils démontrent clairement que sans accès effectif aux droits et aux soins pour ces populations, il est impossible d’arrêter l’épidémie", explique Bruno Spire, président d’AIDES. Face à ce constat, l’association appelle la France à doubler sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le VIH, à soutenir la production et la diffusion de traitements à moindres coûts, et à poursuivre et renforcer les actions de prévention menées auprès du grand public, notamment auprès des populations les plus vulnérables. Le 1er décembre prochain, le grand public pourra participer à de nombreuses manifestations à travers la France. Des actions de dépistage, des ateliers de prévention, des projections de films, des débats, ou encore des distributions de préservatifs seront notamment organisés aux quatre coins de l’Hexagone. AIDES proposera également, le 1er décembre à 18h15, une marche inter-associative qui débutera au coeur de la place de la Bastille (Paris). Quelque 34 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde. (...)
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Chine : le taux d’infection au VIH/sida de mère-à-enfant en baisse (ministère)
(Par : CRI ) le 28 novembre 2011
Le taux d’infection par le VIH/sida via la transmission mère-à-enfant a chuté en Chine de 34,8% au début de 2009 à 7,9% en 2010, a annoncé lundi Ma Xiaowei, vice-ministre de la Santé.
En 2009 et 2010, le gouvernement central a alloué 8,3 milliards de yuans (1,3 milliard de dollars) pour mettre en oeuvre une série de projets de santé pour les femmes en zone rurale, dont l’accouchement à l’hôpital, le dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, ainsi que la prévention de la transmission du VIH/sida de mère-à-enfant, a indiqué Ma Xiaowei lors d’une réunion sur les femmes et les enfants.
Selon M. Ma, 13,9 millions de femmes enceintes dans les régions rurales ont été reçues en consultations et ont subi des examens relatifs au VIH/sida pendant cette période de deux ans.
Des chiffres du ministère montrent que fin septembre, la Chine comptait 429 000 malades et porteurs du VIH enregistrés, en hausse d’environ 60 000 au cours des onze derniers mois.
Malgré une croissance de la population atteinte du sida enregistrée en ralentissement ces dernières années, des recherches antérieures ont également indiqué qu’un grand nombre de personnes n’était pas pris en compte dans les statistiques officielles. (...)
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Quatorze nouveaux cas de Vih/Sida diagnostiqués à Huambo
(Par : ANGOP ) le 28 novembre 2011
Huambo (Angola) - Quatroze nouveaux de Vih/Sida ont été diagnostiqués. au cours des dix derniers mois de cette année, au Centre de santé du quartier São Pedro, aux alentours de la ville de Huambo, chef-lieu de la province du même nom, dans le plateau central angolais, contre 11, à la meême période de 2010.
Selon le responsable du centre, Dina Fernandes, qui se confiait lundi à l’Angop, ces cas sont les résultats de 294 tests réalisés chez les jeunes, adultes et les femmes enseintes, qui ont afflué volontairement aux sections de Test Volontaire et au Programme de Transmission Verticale de la mère vers le bébé du Centre.
Il a Informé que par manque de médecins, les séropositifs ont été achéminés vers le Centre Elavoco, situé au centre-ville de Huambo, pour une meilleure assistance.
Pour ce motif, le centre nécessite de deux médecins spécialisés pour travailler dans les secteurs de Conmtrôle de Test VOlontaire (CTV) et le Programme de Transmission Verticale (PTV), pour éviter le transfert des malades vers d’autres centres sanitaires.
Le centre, qui assiste dans les secteurs de Service d’urgence, de la Pédiatrie, maternité, de laboratoire, de la pharmacie, du planning familial, de petite chirurgie, entre autres, reçoit en moyenne 10 malades par jour, pour le test de Vih/Sida. (...)
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Un voyageur contaminé par le VIH-1 du groupe N au Togo
(Par : Vih.org ) le 28 novembre 2011
Le 21 janvier 2011, un homme de 57 ans, habitant en France, se rend aux urgences huit jours après son retour du Togo. Une infection à VIH est évoquée devant le tableau clinique (fièvre, éruption cutanée, adénopathies et ulcération génitale) associé à l’évocation de relations sexuelles durant le séjour. ELISA et Western-Blot sont faiblement positifs.
Le 9 février, le patient développe une paralysie faciale. L’ARN VIH plasmatique est alors de 4,4 log10 copies/ml et le taux de lymphocytes T CD4+ de 219/µl. Les médecins décident la mise sous traitement antirétroviral. Au préalable, suivant les recommandations françaises en la matière, ils demandent un génotype du virus. Mais les biologistes ne peuvent amplifier les gènes de la transcriptase inverse et de la protéase, alors même que la charge virale est élevée. Une recherche du sérotype viral est alors effectuée qui montre une réactivité vis-à-vis des antigènes spécifiques du groupe N. Le séquençage du génome entier confirme l’appartenance du VIH-1 au groupe N. Une pentathérapie antirétrovirale est débutée (ténofovir, emtricitabine, darunavir/ritonavir, raltégravir, maraviroc). Au bout de quatre semaines, la charge virale descend au-dessous des 20 copies/ml et les CD4 s’élèvent à 483/µl.
L’équipe de Saint-Louis conclut sur une mise en garde
Cette contamination survenue au Togo montre que le VIH-1 de groupe N a franchi les frontières du Cameroun. L’observation soulève plusieurs problèmes. Les kits de dépistage et de génotypage ne se sont pas montrés très efficaces dans cette situation. Les signes cliniques de l’infection sont très marqués et le déclin des CD4 rapide. Une quintuple association antirétrovirale a été d’emblée nécessaire. On ignore si son efficacité initiale, tant virologique qu’immunologique, se maintiendra dans le temps.
L’équipe de François Simon conclut sur une mise en garde. Des divergences entre les données de la charge virale et des tests moléculaires doivent attirer l’attention des cliniciens et des biologistes, et évoquer un VIH-1 du groupe (...)
Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20111128/voyageu...]
Sur les traces des premiers sidéens
(Par : LA PRESSE.CA ) le 28 novembre 2011
Juste avant de partir pour le Nord, je vous avais très fugacement parlé de ce livre magnifique , The Origins of AIDS, du professeur de médecine de l’UdeS Jacques Pépin. Le hasard faisant bien les choses quand il s’y met, il s’est adonné que la publication du papier que j’avais écrit à son sujet a été retardée jusqu’à samedi dernier. Je reviens donc juste à temps pour vous y aiguiller .
Vous pardonnerez l’auto-plogue, mais je tenais mordicus à parler de cet ouvrage ici. C’est mon coup de cœur de l’année, sans l’ombre d’un doute. Le livre relate l’histoire du VIH avant 1981, année de sa « découverte » officielle, période qui n’a été que très peu couverte par la science. En fait, avant la publication du bouquin du Dr Pépin, un seul autre livre faisait cette histoire, The River, paru dans les années 90, mais sa thèse principale — voulant que le VIH ait été transmis du chimpanzé à l’homme par une pharmaceutique qui fabriquait des vaccins en Afrique en cultivant des virus dans des cellules de chimpanzés infectés — a été complètement démontée depuis. Alors autant dire qu’il ne restait plus rien…
Des analyses génétiques ont montré que l’actuelle pandémie de VIH-1 (il existe une autre « branche », le VIH-2, qui ne s’est à peu près pas étendue au-delà de l’Afrique de l’Ouest parce qu’elle se transmet très mal sexuellement) remonterait à une seul personne, qui aurait été infectée autour 1921, plus ou moins une douzaine d’années. Or les plus vieux échantillons de sang ou de tissu infectés au VIH que l’on connaisse remontent à 1959 et 1960, provenant tous deux des cités-jumelles de Kinshasa et Brazzaville. Pour savoir ce qui s’est passé dans l’intervalle, l’« enquête » doit se contenter d’une série d’éléments indirects et parfois même spéculatifs, mais que Dr Pépin révise avec un doigté, une méthode, une minutie absolument admirables. Et l’ensemble, s’il est besoin de l’expliciter, se lit comme roman policier, littéralement.
La thèse défendue par l’auteur, essentiellement, est que ce n’est pas la prostitution qui a servi de tremplin initial à la maladie, contrairement à ce qu’on a cru pendant longtemps. Avant les années 60, en Afrique centrale — d’où provient la maladie — l’on ne trouvait pas de cette « prostitution du désespoir » où une femme peut voir jusqu’à 1000 clients par année. Les prostituées d’alors avaient plutôt, typiquement, trois ou quatre clients « fidèles » qu’elles gardaient pendant des années et à qui elles rendaient aussi des services de nature non-sexuelle.
Selon les « indices » colligés par l’enquêteur Pépin, ce sont plutôt les campagnes massives de traitement de maladies tropicales comme la malaria et la maladie du sommeil, organisées (avec les meilleures intentions) par les autorités coloniales, qui auraient servi d’amplificateur, car ces campagnes ont nécessité des millions d’injections intraveineuses dans des conditions pas toujours stériles…
À lire absolument, par quiconque s’intéresse à cette maladie de près ou de loin, ou même quiconque apprécie les raisonnements bien documenté et bien structurés. (...)
Source et suite de l’article : [http://blogues.cyberpresse.ca/scien...]
Le Fonds mondial proche de l’asphyxie, les associations inquiètes
(Par : Vih.org ) le 28 novembre 2011
A l’occasion de sa 25e réunion, le Conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont les caisses sont presque vides malgré les promesses des pays donateurs faites à New York, annonce avoir adopté une nouvelle stratégie dans sa réponse à l’épidémie. Des changements qui s’accompagnent d’un arrêt du financements des nouveaux projets en 2011 et de la mise en place d’un mécanisme transitoire.
Les associations de lutte contre le sida s’inquiètent des conséquences de cette décision qui intervient alors que l’Onusida se félicite au même moment des progrès accomplis dans la riposte à l’épidémie de sida, en particulier grâce à un meilleur accès aux traitements dans les pays du Sud.
Le Fonds mondial a fait part à plusieurs reprises de sa difficulté à mobiliser les pays donateurs à hauteur des besoins mondiaux de la lutte contre le VIH, une situation qui s’est aggravée depuis la crise financière : « On ne peut que s’inquiéter de constater que les millions de personnes victimes de ces maladies mortelles courent aujourd’hui le danger de payer le prix de la crise financière mondial, a déclaré le Directeur exécutif du Fonds mondial, Michel Kazatchkine. Plusieurs millions de personnes dépendent des ressources du Fonds mondial pour rester en vie et en bonne santé et celui-ci redoublera d’efforts pour accroître le financement disponible pour continuer à intensifier les interventions de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. »
Le Fonds mondial avait fait face dernièrement à des critiques quant au mode d’attribution des financements, en particulier de la part de la Suède, qui avait refusé de verser sa contribution en raison de faits de « corruption » découverts dans des pays bénéficiaires.
Le nouveau mécanisme doit permettre de continuer à financer les projets déjà lancés. Sont admissibles les candidats bénéficiants déjà de subventions du Fonds mondial, dont les programmes risquent d’être interrompus entre le 1er janvier 2012 et le 31 mars 2014. Même si elle est préoccupée, l’équipe du Fonds mondial veut croire en cette évolution : « Ensemble, la stratégie quinquennale et le plan de transformation adoptés lors de la réunion engagent le Fonds mondial à évoluer vers un nouveau modèle de financement axé sur des investissements stratégiques en faveur de pays, de populations et d’interventions dont on estime qu’ils auront un impact réel et un excellent rapport coût-efficacité, a déclaré Simon Bland, le président du Conseil d’administration. (...) Ce faisant, je pense que le Fonds mondial a entamé sa mutation : d’institution de financement de situations d’urgence cherchant à permettre aux pays de combattre des pandémies galopantes - rôle qu’il a parfaitement tenu jusqu’à présent -, il deviendra un bailleurs de fonds pérenne et efficace soutenant les efforts mondiaux de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour, au final, remporter ce combat. »
Réactions des associations
Médecins sans frontières redoute des conséquences dramatiques à la suppression du financement des nouveaux projet en 2011 dans un communiqué : « Dans les pays où MSF travaille, les effets de la baisse des financements se font sentir. Par exemple, le Cameroun et le Zimbabwe vont bientôt manquer de financements pour continuer le traitement des patients déjà sous antirétroviraux. Au Mozambique, au Malawi et en Ouganda, les dernières normes OMS recommandant le traitement plus précoce des patients (CD4 < 350), l’utilisation de meilleurs médicaments, et la mise sous antirétroviraux de toutes les femmes enceintes séropositives pendant leur grossesse ne pourront pas être appliquées. » Une conférence de presse est organisée le 28 novembre, avec TAC, sur les conséquences de l’arrêt du financement sur les programmes d’Afrique du Sud.
Act-Up Paris dénonce « un choix politique », celui de « faire mourir des millions de personnes » : « Alors que l’on sait aujourd’hui comment espérer contrôler l’épidémie, cette décision compromet les efforts réalisés. Cette décision condamne à mort, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, des millions de malades des pays pauvres et sonne comme un renoncement, notamment à ce que les contaminations explosent, comme le nombre de mortEs. Les pays donateurs doivent d’urgence se réunir et renflouer les caisses du Fonds. La crise économique ne peut servir de prétexte. Les pays riches ont les moyens, par une fiscalité plus juste, par une meilleure répartition des efforts financiers et par un soutien aux génériques qui permettraient de faire baisser le prix, d’assurer l’accès universel aux traitements. » (...)
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Cameroun : 33.000 décès liés au Sida en 2010, 570.000 séropositifs
(Par : Google ) le 28 novembre 2011
YAOUNDE — Le sida a été à l’origine du "décès de 33.000 personnes en 2010" au Cameroun, qui compte 570.000 personnes séropositives en 2011 pour une population d’environ 20 millions d’habitants, a révélé lundi le ministre de la Santé publique André Mama Fouda. "Le sida est à l’origine de 33.000 décès en 2010 et malgré les efforts de prévention, le Cameroun a enregistré environ 50.000 nouvelles infections (...) la même année", a indiqué M. Mama Fouda lors d’une conférence de presse à Yaoundé, avant la Journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre. "Le Cameroun compte près de 570.000 personnes vivant avec le VIH en 2011, dont environ 60% sont des femmes", a ajouté M. Mama Fouda. "70% des nouvelles infections (chez les) 15-24 ans" atteignant les jeunes filles, "ces chiffres (témoignent) de la féminisation de l’épidemie", a-t-il précisé. Chaque année, "7300 enfants sont infectés du fait de la transmission mère-enfant du VIH", toujours selon M. Mama Fouda. Le Cameroun a prévu pour 2011 une enveloppe de 12 milliards de FCFA (18,2 millions d’euros) pour l’achat d’anti-rétroviraux (ARV) distribués gratuitement aux malades, d’après M. Mama Fouda. Le Cameroun devrait dénombrer "environ 100 à 120.000 personnes sous traitement en 2011" dans le cadre de ce programme mais la demande reste croissante, a-t-il précisé. L’objectif du Cameroun "est d’éliminer les nouvelles infections chez les enfants à l’horizon 2015" et de "réduire de 50% les nouvelles infections chez les femmes en âge de procréer", selon M. Mama Fouda. L’Afrique subsaharienne est la région du monde la plus durement touchée par le VIH. En 2010, près de 68% des personnes vivant avec la maladie dans le monde résidaient dans la région, l ?Afrique du Sud comptant plus de personnes atteintes (environ 5,6 millions sur 50 millions d’habitants) que tout autre pays au monde, selon un rapport d’Onusida paru le 21 novembre. Mais les décès diminuent toutefois régulièrement depuis 1998 car l ?accès aux traitements antirétroviraux gratuits s ?est généralisé dans la région, toujours selon le rapport. Le thème 2011 de la Journée mondiale de lutte contre le sida est "Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida". (...)
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Hébergement en santé mentale : la disponibilité des services du CHSLD de Louvain inquiète
(Par : LA PRESSE.CA ) le 28 novembre 2011
Depuis l’âge de 14 ans, Nathalie entend des voix. « Elle est consciente de ce qui lui arrive. Elle en souffre beaucoup. Elle a fait plusieurs tentatives de suicide », note sa mère, Lucie Couillard. Selon Mme Couillard, sa fille a eu un parcours de vie « chaotique ». Elle a séjourné dans différents hôpitaux, desquels elle s’est souvent fait expulser. Au début des années 2000, Nathalie s’est retrouvée dans la rue. « Elle était souvent gelée. Elle a attrapé le VIH », raconte Mme Couillard.
En 2002, un médecin accepte d’hospitaliser Nathalie à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine pour tenter une réadaptation. Mais rien ne fonctionne. « Ma fille est une schizophrène réfractaire persistante et sévère, affirme Mme Couillard. Ça lui prend beaucoup d’encadrement. L’Hôpital Louis-H. Lafontaine était le meilleur endroit pour elle. »
En mai 2010, on tente de placer Nathalie en ressource d’hébergement. « Mais ça n’a pas marché. Ma fille est sociable. Elle n’avait personne avec qui parler. Elle a été agressive et a dû être expulsée », dit Mme Couillard. Depuis, Nathalie habite à Louis-H. Lafontaine. « Elle est bien là, dit sa mère. Les employés sont qualifiés et incroyables. Les services sont de qualité. »
D’ici quelques semaines, la jeune patiente devra déménager. Tout comme une quarantaine de patients de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, elle sera transférée en ressource d’hébergement. Le porte-parole de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine (aujourd’hui Institut de santé mentale de l’Université de Montréal), Jean Lepage, affirme qu’il n’est pas certain que ces patients iront tous au Centre d’hébergement de Louvain. « Ces patients ont en moyenne 59 ans et sont hospitalisés depuis 17 ans. On pense que l’hôpital n’est pas le meilleur environnement pour eux. On veut les transférer dans des milieux de vie. Mais pas nécessairement à Louvain », dit-il.
Nouveaux locataires
En septembre, La Presse révélait que le Centre d’hébergement de Louvain changerait sous peu de vocation pour devenir un centre d’hébergement en santé mentale. L’objectif est d’accueillir dès mars 2012 des personnes qui, comme Nathalie, n’ont d’autres choix que d’être institutionnalisées.
Dans les semaines suivant l’annonce, les familles des 155 aînés hébergés à Louvain s’étaient inquiétées de l’arrivée de cette nouvelle clientèle. Directrice de société de schizophrénie de la Montérégie, Mme Couillard s’inquiète quant à elle du sort réservé aux clients en santé mentale. « Les intervenants à Louvain n’auront pas les ressources pour traiter adéquatement cette clientèle », dit-elle.
Mme Couilllard déplore que l’un des établissements dont le personnel est des plus compétents dans le traitement des maladies mentales à Montréal n’hébergera plus les clientèles les plus vulnérables. « On dirait qu’on veut se débarrasser de ma fille. Ça m’enrage ! », dit la mère.
M. Lepage mentionne qu’au cours des trois dernières années, 1200 patients qui étaient suivis dans cette institution ont été transférés et sont maintenant suivis par des omnipraticiens dans la communauté. « On n’a eu aucune plainte à ce sujet. Au contraire, les patients sont fiers. Vous savez, pour notre clientèle, on ne pense pas que l’hôpital soit un milieu de vie approprié. On veut leur offrir mieux. »
Au Centre de santé et de services sociaux d’Ahuntsic-Montréal-Nord, on mentionne que le profil type de la clientèle qui sera hébergée au Centre d’hébergement de Louvain sera annoncé en décembre ou en janvier. La formation des quelque 120 membres du personnel a déjà commencé.
Vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui représente une portion des employés du Centre d’hébergement de Louvain, Jean-Philippe Grad a bien hâte de connaître le profil exact de la clientèle à venir. Car, selon lui, des patients âgés atteints de maladie mentale sont déjà hébergés dans cet établissement, « mais les syndicats ont dû se battre pour avoir de la formation pour cette clientèle « . « Les employés ont beaucoup de crainte. Si le profil de la nouvelle clientèle est le moindrement plus lourd, il faudra donner beaucoup de formation « , dit-il. (...)
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L’épinette pourrait aider à combattre le sida
(Par : LA PRESSE.CA ) le 28 novembre 2011
C’est ce qu’a indiqué le chercheur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) André Pichette, lors d’une conférence qu’il a prononcée hier, à Jonquière, au Forum de transfert sur la forêt boréale organisé par le Fonds de la recherche forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Sa conférence a porté sur les résultats d’un projet de recherche mené depuis 2007 sur des produits à haute valeur ajoutée à partir des écorces de mélèze et d’épinette noire.
L’objectif de ce projet était de développer des voies de valorisation fine de résidus de l’industrie forestière en identifiant de nouveaux agents anticancéreux d’origine naturelle et en assurant une partie de leur développement biopharmaceutique.
Des écorces de l’épinette noire et du mélèze laricin, qui ont déjà démontré des résultats prometteurs dans le domaine du cancer, ont été étudiées dans le cadre du projet.
La première partie du travail a été consacrée au mélèze récolté à l’été 2007 dans la Réserve faunique des Laurentides, mais M. Pichette a indiqué que les résultats obtenus par l’extraction de substances jugées prometteuses se sont montrés plutôt décevants.
C’est la seconde partie des travaux de recherche visant à extraire et identifier les produits responsables de l’activité anticancéreuse sélective des écorces d’épinette qui se sont avérés les plus intéressants. La recherche a permis d’établir que tous les produits naturels isolés dans ce projet de recherche ont été évalués comme inhibiteur de l’infection du VIH grâce à la collaboration du Centre de recherche du CHUQ. Deux composées inhibent fortement la réplication du VIH-1 dans les cellules du système immunitaire. Cette application dans le domaine du SIDA fera l’objet d’une demande de brevet conjointe entre l’UQAC et l’Université Laval.
En entrevue, M. Pichette a déclaré que l’ensemble des travaux réalisés a été décevant par rapport aux hypothèses émises, sauf ceux portant sur l’écorce d’épinette dans le combat contre le sida qui feront l’objet d’articles scientifiques. « Il est rare que des produits puissent avoir un impact sur le sida. »
En ce qui a trait à la mise au point d’un nouveau médicament basé sur l’écorce d’épinette, il y a encore loin de la coupe aux lèvres puisqu’en moyenne, l’industrie pharmaceutique met dix ans et investit 800 M$ pour développer un nouveau produit. (...)
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SIDA : l’essai clinique d’un gel microbicide arrêté faute d’efficacité
(Par : MaxiSciences ) le 28 novembre 2011
A seulement trois jours de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, c’est une nouvelle décevante qu’a annoncée vendredi l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). En effet, celui a révélé que des chercheurs venaient tout juste d’interrompre un essai clinique qui visait à évaluer l’efficacité d’un gel microbicide vaccinal contre une infection par le VIH. Baptisée VOICE (pour Vaginal and Oral Interventions to Control the Epidemic), cette étude avait commencé en 2009 et était menée sur plus de 5.000 femmes en Afrique du Sud, en Ouganda et au Zimbabwe. Normalement, elle devait se poursuivre jusqu’à la mi 2012 mais les auteurs ont décidé de l’arrêter faute d’efficacité.
Si les causes n’ont pas été éclaircies, l’échec est jugé "très décevant et surprenant" par les chercheurs alors qu’une précédente étude clinique avec ce même gel microbicide à base de Tenofovir (1%), un antirétroviral, avait donné des résultats encourageants. Ces derniers révélés en juillet 2010, montraient que le gel vaginal protégeait 39% des femmes qui l’appliquaient avant un rapport sexuel. Chez celles l’utilisant le plus régulièrement, le risque d’infection par le VIH était même réduit de 54%. D’où un réel espoir lors du nouvel essai clinique.
Pas de différence entre le gel et le placebo
Les premiers résultats ont indiqué que 6% des participantes utilisant le gel au Tenofovir ainsi que 6% de celles prenant un placebo avaient été infectées avec le VIH, soit aucune différence entre les deux groupes. En vérité, cette nouvelle recherche était divisée en trois études distinctes testant en comparaison avec un placebo le gel avec 1% de Tenofovir, des comprimés à base de cet antirétroviral et d’autres avec du Truvada, une combinaison de Tenofovir avec un autre traitement antiviral.
Or, l’étude avec les comprimés de Tenofovir a déjà été arrêtée en septembre également en raison de son manque d’efficacité. Aujourd’hui, un des trois essais cliniques est donc toujours en cours et les chercheurs n’ont pas fini de récolter les données, ce qui les empêche de déterminer les causes de l’échec. "Mais même quand nous disposerons de plus de données, les raisons pour lesquelles les résultats de ce dernier essai clinique avec le gel vaginal microbicide diffèrent de ceux de l’étude Caprisa, pourraient ne pas être très claires", souligne le Docteur Sharon Hillier, de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh cité par l’AFP.
Des pistes à confirmer
Selon elle, de nombreux facteurs pourraient néanmoins expliquer l’échec de l’essai VOICE avec les comprimés de Tenofovir et le gel vaginal. Par exemple, il est possible que trop peu de femmes aient utilisé le gel régulièrement ou alors que celui-ci ait pu provoquer une inflammation vaginale propice à l’infection par le VIH, spéculent les chercheurs. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.maxisciences.com/sida/si...]
Une femme debout face au sida
(Par : La-croix.com ) le 28 novembre 2011
C’est une femme en colère. « Tous les jours, je vais dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Bobo-Dioulasso. Et, régulièrement, je vois que des enfants y naissent encore avec le virus du sida. Je vois aussi toujours des enfants qui meurent de la maladie. Et cela me rend folle. Parce que, aujourd’hui, on aurait les moyens d’éviter tous ces drames. » Christine Kafando est la présidente de l’association Espoir pour demain, la première structure de prise en charge des enfants vivant avec le VIH au Burkina Faso. Une association très mobilisée sur la promotion des programmes de prévention mère-enfant.
Lors de la conférence de l’Unicef, mi-novembre à Paris, Christine Kafando a été une des oratrices les plus remarquées. À la tribune, son intervention a été directe et sans concession. Tout à fait à l’image de cette militante associative, très représentative de cette nouvelle génération de femmes africaines séropositives qui, depuis quelques années, font largement entendre leur voix dans les grandes conférences internationales.
« Dans mon pays, on me dit souvent que je suis une “grande gueule”. Personnellement, je le prends comme un compliment, sourit-elle. Parce que lutter contre le sida, c’est aussi ne pas se taire. Et se battre ouvertement pour que soient respectés les droits des femmes qui vivent avec le VIH-sida. » (...)
Source et suite de l’article : [http://www.la-croix.com/Actualite/S...]
Renajem / La déclaration de Bamako en plan d’actions
(Par : MALIWEB ) le 28 novembre 2011
Le coordinateur du réseau Alioune Gueye dans son intervention a indiqué qu’ils ont adopté le plan d’action de mise en œuvre de la déclaration de Bamako (PAD 2012-215), plan qui s’inspire du principe dégagé par celui du plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA en milieu jeunes. Le PAD, a-t-il indiqué, est un document qui comprend une quarantaine d’activités ou d’actions novatrices en direction des groupes spécifiques et des groupes à haut risque pour trois ans. Les activités toucheront plus de 1000 jeunes des milieux rural et urbain, du secteur formel notamment les milieux universitaires, les scolaires, les professionnelles du sexe, les MSM, les jeunes dans les mines, les routiers, les vendeuses ambulantes, les aides ménagères et les toxicomanes.
Le réseau s’est engagé à éditer ce plan d’action en livret. Le coordinateur de l’ONU/SIDA a salué les efforts du président de la république et qui a piloté également les travaux du comité de pilotage du sommet. Dr Diouf a souhaité la création au plus haut niveau des espaces formels pour la jeunesse, l’institutionnalisation et le renforcement des capacités des leaders locaux pour qu’ils puissent tirer une légitimité afin de mieux sécuriser les ressources et les financements pour que soit protégés et sécurisés les droits humains. Il n’a pas manqué d’interpeler également les élus de la nation, les associations, les défenseurs des droits de l’homme afin de s’impliquer et de mettre à la disposition des jeunes des informations.
Dr moussa Sissoko a, au nom du président de la république, signifié l’engagement de ce dernier de soutenir et accompagner le dit plan d’action. Aussi, il a appuyé l’initiative de la création du fonds National de lutte contre le VIH/SIDA au Mali. Selon, lui, ceci est une alternative face à l’insuffisance de l’instabilité des ressources externes. Elle est une véritable question de souveraineté nationale, a-t-il dit. Pour le ministre de la jeunesse, les jeunes sont aujourd’hui un des moteurs de la propagation du VIH/SIDA. Mais selon le ministre Djiguiba, ils doivent être le moteur de réponse nationale de la pandémie.
Il n’a pas manqué d’évoquer les difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés face à la maladie. Mais a-t-il indiqué, si ces jeunes, de par leur créativité, leur ingéniosité, leur force sont bien outillés, bien utilisés et accompagnés, ils peuvent être les moteurs de la lutte. Il a apprécié les résultats obtenus par le Mali, résultats qui positionnent notre pays parmi les pays en tête du peloton. Et, pour lui, quels que soient les problèmes rencontrés, il ne faut pas laisser ces résultats reculer, baisser. Il vaut mieux être prévenant, car « gouverner c’est prévoir », et « gérer c’est aussi prévoir », a dit le ministre de la jeunesse. Pour lui, les fonds extérieurs vont s’arrêter un jour : alors il faut créer un Fonds National de Lutte contre le SIDA. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.maliweb.net/category.php...]
VIH- SIDA : Paris, deux fois plus touchée que le reste du territoire
(Par : Santé Log ) le 28 novembre 2011
Paris et la Seine-Saint-Denis sont les deux départements les plus touchés par l’épidémie, avec, à Paris, un nombre de nouveaux cas de 1.234 soit 43% de l’ensemble de la région francilienne. Le nombre de nouveaux diagnostics de sida est, à Paris en 2009, de 9,5 cas pour 100.000 habitants, soit plus de deux fois supérieur à la moyenne régionale et, en Seine-Saint-Denis de 5,2 pour 100.000 habitants. Le département des Yvelines est celui enregistrant les taux de découvertes de séropositivité ou de nouveaux diagnostics de sida les plus faibles.
Les personnes homosexuelles ne sont pas épargnées. Ce groupe de population enregistre une stabilité de 2004 à 2008 (autour de 350 cas). En 2010, 244 découvertes de séropositivité ont déjà été constatées. La même tendance est observée chez les homosexuels étrangers. En revanche, le nombre de nouveaux cas de séropositivité a diminué chez les personnes hétérosexuelles et chez les personnes de nationalité étrangère. En Ile-de-France, les hommes sont ainsi plus touchés que les femmes, représentant 63% vs 37% des nouveaux cas de séropositivité au cours des cinq dernières années. En ce qui concerne les cas de sida, la proportion de femmes, en hausse durant les années 80, s’est stabilisée ces dix dernières années.
Un dépistage trop tardif : Alors qu’en France, environ une personne séropositive sur 3 ignore sa séropositivité, alors que le dépistage est une grande priorité, si l’Ile-de-France détient de mauvais records concernant l’infection au VIH, son activité de dépistage est élevée : Sur près de cinq millions de tests réalisés chaque année en France, 1,23 million le sont en Ile-de-France. Mais, ce dépistage reste bien trop tardif, comme en France d’une manière générale, avec 28% des cas dépistés déjà à un stade avancé et seuls 10% des découvertes de séropositivité à un stade précoce.
Comorbidités nombreuses et mortalité élevée : Si 9 patients sur 10 sont sous traitement, les comorbidités persistent avec principalement la tuberculose pour 26% des personnes diagnostiquées au stade sida, la pneumocystose, la toxoplasmose cérébrale, la candidose et le sarcome de Kaposi (voir schéma ci-contre). La mortalité est élevée, en Ile-de-France, environ deux fois supérieure à la moyenne nationale (2,9 décès pour 100.000 contre 1,5 chez les hommes, respectivement 1,0 et 0,5 chez les femmes). (...)
Source et suite de l’article : [http://www.santelog.com/modules/con...]
Le rituximab diminuerait le risque de lymphome agressif dans la maladie de Castleman associée à l’infection VIH
(Par : Femmes et SIDA ) le 28 novembre 2011
La maladie de Castleman est une pathologie lymphoproliférative rare, associée dans 100% des cas au virus HHV-8. Elle survient le plus souvent chez une personne immunodéprimée, en particulier le sujet séropositif avec un taux de CD4 bas. Le virus HHV8 appartient au groupe des gamma herpes virus. Il est connu pour donner chez le sujet immunodéprimé un certain nombre de maladies hématologiques, dont une des principales est la maladie de Castelman multicentrique. Dans les zones de faible endémie comme l’Europe du Nord et les États-Unis, la contamination se fait essentiellement par voie sexuelle, avec une prévalence plus élevée chez les homosexuels. L’évolution est marquée par des poussées, parfois spontanément résolutives, mais évoluant le plus souvent, en l’absence de traitement, vers une défaillance multiviscérale ou un lymphome non-hodgkinien et le décès. Le pronostic est défavorable avec une survie globale à 5 ans de 66% sous multithérapie antirétrovirale. Particularité de la maladie de Castleman chez les patients infectés par le virus de immunodéficience humaine (VIH) Dans le contexte de l’infection par le VIH, les manifestations cliniques de la maladie de Castleman sont bruyantes, similaires aux maladies lymphomateuses de haut grade. Elles regroupent des signes évocateurs d’un lymphome : un début brutal, avec de la fièvre, des sueurs nocturnes et une rapide altération de l’état général ; des adénopathies souvent massives ; une splénomégalie constante, parfois « géante » ; une hépatomégalie ; une cytopénie (anémie, thrombopénie) ; une atteinte multi-viscérale fréquente (notamment respiratoire et rénale) ; une évolution fluctuante avec des rémissions spontanées transitoires ; l’association fréquente à un sarcome de Kaposi (jusqu’à 70 %). (...)
Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]
Sida : de l’hystérie collective à l’indifférence
(Par : LA PRESSE.CA ) le 28 novembre 2011
La crise du sida, « c’est comme la guerre. C’est plus difficile après que pendant. Quand t’es sur le terrain, tu fais face au feu, y’a de l’adrénaline. Mais après, tu réalises que plein de gens sont morts ». Parmi eux, beaucoup d’amis, regrette Pierre Berthelot, un pionnier de la mobilisation contre le sida à Québec.
Avec la multiplication du nombre de cas, ce n’est qu’en 1985-1986 que le Québec réalise l’ampleur de la crise.
Quelques titres du Soleil à l’époque
M. Berthelot, jeune travailleur social qui fréquente le milieu gai de Québec en 1986, avait déjà entendu parler du sida quelques années auparavant lors d’un voyage sur la côte est américaine. « Les malades pouvaient avoir des plaques qui arrivaient sur la peau, le sarcome de Kaposi, ou un état de faiblesse généralisée. Y’en a qui rentraient à l’hôpital et qui mouraient au bout de deux semaines, c’était foudroyant. »
En plus de devoir affronter la maladie, les personnes atteintes faisaient face à la peur et au rejet, parfois, de leur propre famille. Remettons-nous dans le contexte, propose M. Berthelot : « Des gens aux moeurs dissolues - c’est ce que ça suggérait - ont amené dans notre population un mal mortel, transmissible par des liquides qui, habituellement, donnent la vie, comme le sang et le sperme » et de surcroît une maladie méconnue, mortelle, incurable et sans dépistage accessible avant 1985.
« Avant 1986, on n’avait pas encore la certitude que le sida ne se transmettait pas par la salive ! lance M. Berthelot. Ça amenait des réactions irrationnelles », comme celles éprouvées lors des grandes épidémies de maladies contagieuses, comme la peste. Sauf que le sida est bien une maladie transmissible, non pas contagieuse. Le travailleur social en sait quelque chose, une personne paniquée n’est pas réceptive, si bien que l’information objective n’était d’aucun recours pour calmer les inquiétudes parfois démesurées. Dans les médias, on dénombrait les cas par région, par pays, comme c’était le cas lors de l’épidémie de grippe.
Tabou
« Puis c’était un milieu weird... ça touchait des groupes marginalisés, comme les homosexuels et [plus tard] les toxicomanes. » Souvent les jeunes gais fuyaient les villages pour s’établir en ville, sans nécessairement aborder cet énorme tabou avec leurs parents. « C’était pas drôle, poursuit
M. Berthelot. Dans une grande proportion, quand les parents apprenaient que leur fils était atteint du sida, ils réalisaient deux choses : la mort imminente de leur enfant, et qu’il est homosexuel. [...] C’était un gros drame. »
Il se souvient de quelques familles qui se mettaient à en vouloir non pas seulement au sida, mais aussi aux conjoints et à l’homosexualité en général. Il arrivait parfois que des familles évincent complètement le partenaire de vie du malade après le diagnostic. Mais la plupart des familles, témoigne-t-il, demeuraient aux côtés des malades. Reste que, soit en raison du tabou ou de la gravité des symptômes, « les malades étaient vraiment isolés ». (...)
Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/le-soleil...]
Accepter un ami sur Facebook ne donne pas le sida, coucher avec oui !
(Par : RTL.be ) le 28 novembre 2011
En Pologne, la Croix-Rouge a réalisé un spot de prévention contre le VIH en utilisant Facebook comme point de départ. La campagne nous montre qu’accepter de coucher avec une personne que l’on ne connaît pas comme on accepter une demande d’amitié peut avoir des conséquences irrémédiables.
Dans cette publicité, après avoir accepté l’invitation d’une jeune femme sur Facebook, les deux personnes se rencontrent à une fête, ensuite après quelques verres, ils se retrouvent chez le jeune homme et couchent ensemble. A ce moment-là, on apprend qu’elle est séropositive et qu’elle vient de contaminer son nouveau partenaire.
La campagne s’adresse principalement aux jeunes, adeptes des réseaux sociaux et tend à les confronter aux risques qu’ils prennent en ayant des relations sexuelles non protégées. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rtl.be/loisirs/monbienet...]
Des peoples belges créent des t-shirts pour lutter contre le sida
(Par : RTL.be ) le 28 novembre 2011
Sympathique initiative que celle proposée par les magasins JBC en collaboration avec Designers Against Aids, qui lancent une toute nouvelle collection de t-shirts pour sensibiliser les jeunes à la problématique du VIH/sida. Quelques têtes bien connues ont collaboré au projet, notamment Tatiana Silva et Pad’r. L’ex-miss Belgique envoie des messages aux hommes : « Pense à nous, couvre toi » et « Habille-toi avant de me déshabiller ». « Mes slogans visent à inciter les gens à avoir le réflexe du safe sex », confie-t-elle. « C’est très important pour les jeunes qui commencent une relation ou qui ont des relations changeantes. Il faut se protéger soi-même et son partenaire. Les préservatifs se vendent partout. Rien de plus simple donc que de se protéger. » Le caricaturiste a imaginé quant à lui des t-shirts avec des jeux de mots sur « capote » : ses gnomes « conpotes » un peu niais s’appellent l’un « gropote » (le gros) et l’autre « alcapote » (le méchant). Mais on craque encore plus pour les modèles proposés par Mauro Pawlowski, le guitariste de Deus, qui s’inspire d’anciens tracts : un homme élégant prône - en flamand - le respect et la galanterie dans les rapports sexuels, et recommande l’usage de préservatifs. Vraiment tendance. Développée à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, qui se déroule chaque 1er décembre depuis 1988, la collection sera disponible dans tous les magasins JBC dès le 3 décembre en Wallonie et dès le 6 décembre en Flandre, au prix de 14,90 euros. Précisons que 25 % du produit de la vente sera versé à DAA. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rtl.be/loisirs/mamode/mo...]
Sophia Martelly , nouvelle présidente de la (CCM-Haïti).
(Par : Metropolehaiti.com ) le 28 novembre 2011
La Première Dame de la République, Sophia Martelly, a été élue vendredi dernier présidente du Comité de coordination multisectorielle des projets du Fonds mondial en Haïti (CCM-Haïti).
Cette nouvelle fonction permettra à la première dame de s’impliquer dans la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme.
Cette structure a également deux nouveaux vice-presidents. Il s’agit de : Edner Boucicaut et Esther Boucicault Stanislas, présidente de la Plateforme haïtienne des Associations de Personnes Vivant avec le VIH/SIDA.
Madame Martelly est ainsi devenue la principale responsable du CCM-Haïti qui regroupe divers secteurs de la société haïtienne.
A ce titre elle conduira les délégations du CCM-Haïti devant se rendre auprès du Fonds mondial et des autres partenaires ou des pouvoirs publics, et représentera l’institution auprès de la justice et des tiers, et dans tous les actes de la vie civile.
Notons que Comité de coordination multisectorielle des projets du Fonds mondial en Haïti (CCM-Haïti) a été mis en place en 2001 suite à une demande du Secrétaire général des Nations Unies de l’époque , Koffi Annan. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.metropolehaiti.com/metro...]
En tournées pour les prostitués gays
(Par : Rue89Lyon ) le 28 novembre 2011
Depuis avril 2011, Cabiria, association lyonnaise de santé communautaire auprès des prostitués, mène cette action baptisée ProstBoyz . Le lancement officiel s’est tenu ce week-end, à la mairie du premier arrondissement de Lyon.
A la baguette, nous dit le site Internet, un « professionnel de la prévention » et, surtout, un « travailleur du sexe », Kevin. Il expose son parcours :
« Ça fait sept ans que je suis travailleur du sexe. Depuis plusieurs années, je cherchais une action de prévention santé comme j’en avais connue au Québec, je n’en ai pas trouvée ».
En France, peu de personnes maîtrisent les ressorts de la prostitution sur Internet et peuvent apporter des réponses adaptées aux problématiques des prostitués, isolés par leur mode d’activité. Seule l’association toulousaine Grisélidis avait lancé il y a trois ans une action Internet d’envergure, mais essentiellement, à cette époque là, à destination des femmes. Depuis une personne prostituée gay a été embauchée. Dans la rue, il n’y avait pas davantage d’action spécifique en direction du public masculin.
Tournées virtuelles et réelles
Kevin a élaboré un projet en direction des hommes qu’il a rencontrés sur les lieux de drague de la « vie réelle » et, surtout, sur Internet. Derrière son ordinateur, il fait chaque semaine des tournées virtuelles, et notamment en se rendant sur le principal site de rencontres vénales gay, Gayroméo, qui, contrairement aux sites de prostitution hétérosexuelle, a créé une rubrique pour les associations de prévention. Par le biais de la messagerie instantanée du site, le contact se crée. Les personnes questionnent Kevin autant que lui les interroge. Il apporte principalement des réponses sur les pratiques sexuelles spécifiques et sur la législation.
« Ils veulent savoir par exemple si la prostitution est interdite en France ou s’ils peuvent être inquiétés pour racolage en postant une annonce sur Internet. On va plus loin que le BA-ba que pourrait apporter un travailleur social lambda car je connais leur pratique ».
Cette technique de l’« aller-vers » sur Internet est identique à celle utilisée sur les lieux de drague de la vie réelle. Chaque semaine, une fois en soirée, une fois en journée, Kevin rencontre une dizaine d’hommes, en instaurant progressivement une relation de confiance.
« Ce sont des jeunes de 16 à 25 ans en situation de grande précarité, généralement sans minima sociaux et en rupture familiale. Il y a aussi de nombreux migrants pour qui le principal souci est de trouver un toit pour dormir ». (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rue89lyon.fr/2011/11/28/...]
Braderie mode & déco : Les créateurs ont du coeur
(Par : Decotidien.com ) le 28 novembre 2011
La 26 ème édition de la célèbre Braderie ARCAT se déroulera à nouveau au Bastille Design Center du 14 au 17 décembre 2011. Des maisons de couture, des grandes marques de prêt-à-porter, des décorateurs et designers de renom soutiennent ainsi les programmes d’accompagnement menés par l’association ARCAT depuis 25 ans en offrant des milliers d’articles revendus au public à des prix exceptionnels – des réductions allant de -30% à -90%.
L’intégralité du montant de la vente « Les Créateurs ont du cœur » sera reversée à ARCAT pour le soutien et le développement de ses actions en faveur des personnes touchées par le VIH/sida. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.decotidien.com/agenda/br...]
Des œuvres de Speedy Graphito aux enchères
(Par : Clicanoo.re ) le 28 novembre 2011
graffeur de renommée internationale Speedy Graphito alors en résidence à La Réunion, a réalisé une performance en réalisant un graffiti, sur le capot d’une Citroën DS4 et sur la carrosserie d’une C3.
Dans la dynamique de la journée mondiale de lutte contre le sida (le 1er décembre de chaque année), la Galerie Australe organise demain une vente aux enchères au profit de l’association RIVE Océan Indien et de ses usagers.
Amateurs d’art contemporain, amateurs d’automobile tunée, généreux donateurs ou sympathisants de la lutte contre le VIH/sida ou simples curieux sont attendus pour cet événement exceptionnel qui aura lieu demain à partir de 18h à l’ancien hôtel de ville de Saint-Denis. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.clicanoo.re/11-actualite...]


