FRÉQUENCE VIH
RECHERCHE : Ambrilia présente son premier inhibiteur de protéase PPL-100 - RECHERCHE : Un nouveau médicament pourrait arrêter la propagation du VIH - CANADA : Les Canadiens ont besoin d’un meilleur accès à la marijuana médicinale - AFRIQUE : Les enfants paludéens reçoivent « plus de 50% » du sang transfusé - BOTSWANA : Éviter les résistances aux médicaments ARV, une nécessité - LA RÉUNION : Le sida : montée des malades dans l’Océan Indien - RECHERCHE : VIH, HHV8 et salive - MALAWI : L’ONUSIDA s’inquiète du taux élevé du Sida - CAMEROUN : Homophobie : l’homosexualité bouc émissaire au Cameroun - GHANA : Le secteur privé prête main forte pour la distribution d’ARV
LE 14 JUIN 2006 - MONTREAL, QUEBEC
(CCNMatthews - 14 juin 2006) - Ambrilia Biopharma inc.
(TSX:AMB), une société biopharmaceutique développant des traitements innovateurs dans les domaines de l’oncologie et des maladies infectieuses, a présenté aujourd’hui une affiche scientifique détaillant la haute barrière génétique et le profil de résistance croisée favorable de son premier inhibiteur de protéase du VIH PPL-100 au "15th International HIV Drug Resistance Workshop", à Sitges en Espagne.
La dernière décennie a été marquée par d’importantes avancées dans le traitement des patients porteurs du VIH et ce, grâce au nouveau traitement antirétroviral hautement actif (ou "Highly Active Antiretroviral Therapy" (HAART)) comportant un mélange d’inhibiteurs de la réverse transcriptase et d’inhibiteurs de protéase. Malgré cela, l’émergence des virus multi-résistants demeure le principal défi auquel la communauté médicale doit faire face. La résistance aux inhibiteurs de protéase est principalement dûe à l’apparition de mutations chez le virus, particulièrement dans le gène de la protéase. Pour cette raison, de nouveaux médicaments antiviraux possédant une barrière génétique élevée, faisant en sorte qu’il est plus difficile pour le virus de développer une résistance, doivent être développés pour combattre l’émergence de virus du VIH résistants aux médicaments. "Nous sommes heureux d’avoir été invités pour présenter les résultats de l’étude de résistance avec le PPL-100 étant donné que cet évènement est la réunion la plus réputée en matière de résistance du VIH aux médicaments et d’approches innovatrices aux thérapies antirétrovirales," a dit Hans J. Mäder, président et chef de la direction d’Ambrilia. "Sans aucune résistance croisée aux autres inhibiteurs de protéase : l’amprenavir, le lopinavir, l’atazanavir, le saquinavir, l’indinavir et le nelfinavir, et avec sa haute barrière génétique, nous croyons que PPL-100 est un traitement de première ligne très prometteur pour le VIH/SIDA et nous attendons avec enthousiasme l’annonce prochaine de nos résultats de Phase Ia" a-t-il ajouté... (suite de l’article)
Source : http://www.ccnmatthews.com/
RECHERCHE : Un nouveau médicament pourrait arrêter la propagation du VIH
(AgoraVox, 12 06 06)
lundi 12 juin 2006.
Lors de tests à petite échelle sur des humains, des scientifiques américains affirment avoir pu développer un nouveau médicament capable de stopper la progression du VIH et le "nettoyage rapide" du sang par le virus.
Keith Alcorn, du National Aids Manual, indique, tout comme les experts, qu’il "y a beaucoup de choses intéressantes dans ce produit", cependant il ne s’attend pas à une utilisation médicale avant plusieurs années, trois ans étant le minimum pour réaliser toutes les analyses. Le nom du médicament est PA-457. Dérivé de l’acide betulinique, extrait de sous-produits bon marché de l’industrie du papier, le médicament a été conçu et produit par le Panacos Pharmaceuticals, dans le Maryland. Le médicament est connu comme inhibiteur de maturation, une nouvelle catégorie de médicaments. Son fonctionnement est simple : son but est de décomposer la protection formée par les protéïnes autour du virus. Sans son cône protecteur, le VIH ne peut plus se répliquer, ni se transmettre à un autre individu... (suite de l’article)
Source : http://www.actions-traitements.org/
CANADA : Les Canadiens ont besoin d’un meilleur accès à la marijuana médicinale
OTTAWA, 14 juin 2006 - La Société canadienne du sida (SCS) vient de publier un nouveau rapport sur les politiques concernant le cannabis (ou « marijuana ») à des fins médicinales pour les personnes qui vivent avec le VIH-sida. Intitulé Le cannabis comme thérapie : « Notre droit, notre choix », ce rapport est le point culminant d’un projet de 18 mois qui a identifié de nombreux obstacles à l’accès au cannabis à des fins médicinales et au programme fédéral en la matière. Les discussions de groupe de la SCS ont révélé que plus de 85 p. cent des personnes qui utilisent de la marijuana à titre thérapeutique le font dans l’illégalité. En dépit de l’investissement substantiel de près de 6 millions $ du gouvernement fédéral dans la production de cannabis, moins de 200 individus bénéficient actuellement de cette source. Dans son rapport, la SCS identifie divers obstacles à l’accès au programme fédéral de marijuana médicinale, notamment le manque de sensibilisation à son existence, la rareté des médecins disposés à endosser une demande d’accès, et les options limitées pour un approvisionnement légal et abordable. Ensemble, ces obstacles empêchent la majorité des personnes qui utilisent de la marijuana à titre thérapeutique d’adhérer au programme, en plus de rehausser les incitatifs à se tourner vers le marché noir. L’une des recommandations de la SCS à Santé Canada est de rétablir le Comité consultatif des intervenants, par le biais duquel on avait recueilli du feed-back après de Canadiennes et Canadiens gravement malades et d’autres intervenants clés. Le rapport conclut que, pour satisfaire les besoins des personnes qui choisissent d’utiliser du cannabis à titre thérapeutique, le développement des politiques devrait passer par le dialogue plutôt que de découler de litiges en cour.
Pour consulter le rapport détaillé... (suite de l’article)
Source : http://www.cdnaids.ca/
AFRIQUE : Les enfants paludéens reçoivent « plus de 50% » du sang transfusé en Afrique
Interview de Kaba Kourouma, conseiller francophone de la Société africaine de transfusion
mercredi 14 juin 2006, par Habibou Bangré
À l’occasion de la Journée internationale du don du sang, l’Organisation mondiale de la santé sort une enquête où l’on apprend que les pays en développement doivent encore faire beaucoup d’efforts en matière de sécurisation des dons de sang. L’Afrique ne fait pas exception. Or, « plus de la moitié » des transfusions de sang est destinée aux enfants atteints du paludisme. Éclaircissements de Kaba Kourouma, conseiller francophone de la Société africaine de transfusion.
Les pays en développement sont toujours empêtrés dans les problèmes de don et de transfusion du sang. C’est ce qui ressort d’une enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée mercredi à l’occasion de la Journée internationale du don du sang. Sur le continent africain, on ne donne pas son sang assez volontairement et trop souvent encore le fluide rouge se monnaie. Le sang administré n’est pas systématiquement dépisté contre le VIH/sida, les hépatites B et C, la syphilis ou le paludisme. Le paludisme, qui décime les enfants du continent noir, quand il ne provoque pas une anémie sévère. Une anémie qui peut être palliée avec du sang. Selon Kaba Kourouma, conseiller francophone de la Société africaine de transfusion, « plus de 50% » des transfusions faites en Afrique le sont sur des enfants notamment anémiés par cette maladie parasitaire. Egalement chef de division au Centre national de transfusion sanguine de Guinée, il revient sur les lourds besoins en sang qu’il existe en Afrique à cause du paludisme... (suite de l’article)
Source : http://www.afrik.com/
BOTSWANA : Éviter les résistances aux médicaments ARV, une nécessité
GABORONE, 14 juin (PLUSNEWS) - Le Botswana, comme les autres pays d’Afrique, ne pourra continuer à proposer son programme national de traitement du VIH/SIDA qu’à condition de lutter contre l’émergence de souches virales résistantes aux médicaments.
En effet, les patients qui oublient de prendre ne serait ce que cinq pour cent de leur traitement antirétroviral (ARV) peuvent développer un virus résistant aux médicaments et doivent abandonner leur traitement habituel pour des médicaments ARV de deuxième ligne, qui coûtent deux fois plus cher. Le Botswana est le premier pays d’Afrique à avoir mis en place un programme national d’accès aux ARV, souvent considéré par ses voisins comme un exemple type : quatre ans après son lancement, 85 pour cent des patients, dont ceux qui utilisent les services de santé du secteur privé, suivent un traitement. Les autres pays d’Afrique australe sont loin derrière le Botswana en matière de lutte contre la pandémie. Alors qu’ils concentrent leurs efforts sur l’accès aux ARV, le Botswana, lui, veille à ce que les patients suivent respectueusement leur traitement... (suite de l’article)
Source : http://www.plusnews.org/fr/ [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]
LA RÉUNION : Le sida : montée des malades dans l’Océan Indien
Publié dans l’édition du jeudi 15 juin 2006
Jean-Fabrice Nativel
Outre la campagne menée par pour alerter les jeunes sur le VIH et le SIDA, les associations réunionnaises se préoccupent aussi de la situation dans l’Océan Indien. Des cas qui ne cessent de progresser. Jean-Michel Jobart de Sid’Aventure, Alain Domerq de l’Association réunionnaise pour la prévention du SIDA (ARPS) et Catherine Gaud de Réunion immunodéprimés vivre et écouter (RIVE) n’ont pas pour seule préoccupation le comportement des jeunes Réunionnais(es) face au VIH et SIDA. "Même si La Réunion fait figure de bonne élève par son faible taux de séro-prévalence, nous ne devons pas baisser la garde et poursuivre nos efforts d’information et de communication", insistent-ils à nouveau.
Les usagers des drogues
Mais ces associations suivent également l’évolution de cette grave maladie dans les îles de l’Océan Indien. Ils ont ainsi observé "une augmentation radicale des nouveaux séropositifs à l’Île Maurice, à Madagascar et en Afrique australe". À Maurice, on a recensé 1.859 cas, aux Seychelles 244, à Madagascar 170.000, à l’Union des Comores 30 et à La Réunion 616 jusqu’à l’année dernière... (suite de l’article)
Source : http://www.temoignages.re/
RECHERCHE : VIH, HHV8 et salive : Étude
Dr Guy BENZADON
15-Jun-2006
L’herpès virus de type 8 (HHV8) sévit dans la communauté homosexuelle masculine, tout spécialement chez ceux qui sont infectés par le VIH. Il est souvent retrouvé dans la salive. Ce qui a conduit C. Casper (Washington, Etats-Unis) et coll. à déterminer l’importance de la contamination par ce virus chez les homosexuels non touchés par le VIH, mais qui ont eu des relations sexuelles orales avec des partenaires soit séropositifs pour le VIH, soit au statut inconnu.
Sur les 819 « gays » indemnes de VIH ayant répondu à un questionnaire, la recherche d’HHV8 a été positive 198 fois (24,3 %). Dans la totalité du groupe, 83 % des volontaires ont déclaré avoir été en contact « salivaire » avec des partenaires séropositifs pour le VIH et 90 % avec des hommes au statut inconnu. L’analyse statistique montre que le risque d’infection par le HHV8 est associé, indépendamment du nombre de partenaires au cours de la vie, au nombre de ceux qui ont un statut VIH inconnu et une pratique de relations oro-anales avec des partenaires de statut VIH inconnu. Les odds ratio respectifs sont évalués à 2,2 ; 1,7 ; 2,7. L’oropharynx est bien le lieu de tous les dangers dans la contamination par le HHV8. Et les relations sexuelles avec des hommes séropositifs ou au statut VIH inconnu en majorent le risque.
« Sexually Transmitted Infections » 2006 ; 82 : 229-235.
Source : http://www.sidanet.asso.fr/
MALAWI : L’ONUSIDA s’inquiète du taux élevé du Sida
14 juin 2006 - PANAPRESS
L’ONUSIDA a qualifié le nombre des nouvelles infections au VIH/Sida au Malawi "d’inacceptablement élevé" et demandé au gouvernement et aux organismes donateurs de "faire quelque chose pour renverser la tendance", a appris mercredi la PANA, de source officielle.
"L’année dernière (2005), le Malawi avait près de 100.000 nouvelles infections au VIH, c’est un chiffre inacceptablement élevé", a déclaré Peter Piot, directeur exécutif de l’ONUSIDA, au cours d’une conférence de presse à Lilongwe, à l’issue d’une mission "d’information" de trois jours dans la capitale malawite. M. Piot, dont l’organisation finance le programme du gouvernement sur le lancement des médicaments antirétroviraux (ARV), a constaté qu’il est nécessaire pour le Malawi de faire plus pour ralentir les taux de prévalence du VIH/Sida d’autant que dans ce pays, un million sur les douze millions d’habitants sont porteurs du virus du Sida. Le directeur exécutif de l’ONUSIDA, a toutefois apprécié que le Sida ne soit plus un sujet tabou au Malawi où même au sein de la communauté des Nations unies, les gens avouent ouvertement leur statut sérologique... (suite de l’article)
Source : http://www.jeuneafrique.com/
CAMEROUN : Homophobie : l’homosexualité bouc émissaire au Cameroun
Jean-François Laforgerie
En quelques mois, le Cameroun a révélé un visage homophobe inquiétant. La libération, après plusieurs mois de détention arbitraire, de neuf gays présumés est une bonne nouvelle qui dissimule à peine le statut de bouc émissaire de l’homosexualité dans ce pays où les homosexuels tentent de s’organiser.
De présumés homosexuels qu’on pourchasse au mépris des règles de droit, des listes de dénonciation de gays publiées dans les quotidiens, des lycéennes lesbiennes qu’on place en détention : le Cameroun a donné, ces derniers mois, un visage effrayant de ce que l’homophobie peut être et provoquer comme dégâts. Certes la libération de neuf homosexuels présumés le 12 juin est une bonne nouvelle mais elle dissimule mal l’attitude d’une justice sans éthique qui poursuit sans preuve et fait de l’homosexualité un bouc émissaire bien pratique. "Les arrestations dont ont été victimes mes clients ont tout de l’arbitraire et constituent de véritables voies de fait, elles-mêmes constitutives de violations graves des libertés, explique maître Alice Nkom, leur avocate... (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com/
GHANA : Le secteur privé prête main forte pour la distribution d’ARV
ACCRA, 14 juin (PLUSNEWS) - Freiné par les capacités limitées du secteur public de la santé, le programme d’accès aux antirétroviraux (ARV) au Ghana bénéficie désormais du renfort du secteur privé, un partenariat avec des structures de santé annoncé mercredi.
Le ‘réseau Arc-en-ciel’ (Rainbow Network), lancé dans la capitale ghanéenne, est le fruit de négociations menées depuis deux ans par le Programme national de lutte contre le sida (NACP) ; il s’inscrit dans le cadre du programme pilote initié en octobre 2005, et financé pour un an à hauteur de 200 000 dollars par l’organisation américaine Family Health International (FHI). Grâce à un système de « franchise sociale » délivrée au secteur privé, qui assure déjà près de 40 pour cent de la prise en charge sanitaire nationale, ce programme, également expérimenté au Kenya, a pour objectif de permettre à des structures sanitaires de répondre aux besoins de traitement de populations vivant dans des zones où le secteur public est absent. Actuellement, seuls cinq centres publics, tous situés dans la moitié sud du pays, sont habilités à distribuer ces médicaments qui prolongent et améliorent la vie des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Sur les 72 000 personnes qui auraient besoin de ces traitements, moins de 5 000 en bénéficient dans le cadre du programme national. « Le besoin de qualité et de standardisation de l’accès aux soins dans le pays a donné naissance à ce nouveau partenariat public-privé », s’est félicité le docteur Derek Aryee, directeur de FHI au Ghana. « Ce partenariat s’intensifie et il constitue une part essentielle de notre lutte contre cette épidémie. »... (suite de l’article)
Source : http://www.plusnews.org/fr/ [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]


