FRÉQUENCE VIH
OMS : L’Afrique doit réagir face aux tuberculoses multi-résistantes - GRANDE-BRETAGNE : le gouvernement renforce la répression contre le crystal - CANADA : ONTARIO : Un chercheur obtient les fonds pour tester un vaccin contre le VIH-sida - ALGÉRIE : Enfants de sidéens, ces futurs orphelins - KENYA : Des orphelins du sida apprennent à cultiver - FRANCE : les chiffres de la syphilis - FRANCE : Des recommandations contre l’hépatite B ambiguës - NIGERIA : Le handicap, une cause de vulnérabilité au VIH à considérer d’urgence - GABON : La tuberculose affecte encore plusieurs centaines de Gabonais
OMS : L’Afrique doit réagir face aux tuberculoses multi-résistantes
AFP 17.10.06 | 16h56
Les pays africains doivent réagir avec vigueur face à l’augmentation des cas de tuberculose résistante aux antibiotiques, a indiqué mardi à Pretoria un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Les gouvernements concernés devraient prendre des mesures (...). Jusqu’ici, il n’y a rien eu de concret sur le terrain", a déclaré Teguest Guerma, directeur adjoint du département VIH-Sida au sein de l’OMS. L’Afrique du Sud, où 78 personnes sont mortes récemment des suites de tuberculoses pharmaco-résistantes, organise une conférence de deux jours, avec des spécialistes de la santé des pays d’Afrique australe, pour mettre en place "des plans d’action" à l’échelle régionale... (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr/
GRANDE-BRETAGNE : le gouvernement renforce la répression contre le crystal
Mis en ligne le 18/10/06
Alarmé par la forte augmentation de la consommation de crystal chez les gays et son impact en matière de prises de risques, le gouvernement anglais s’apprête à reclassifier cette drogue. Elle passerait de la classe B et à la classe A. La fabrication, la détention, la vente et l’usage des drogues de classe A sont nettement plus sévèrement sanctionnés.
Source : http://v2.e-llico.com/
CANADA : ONTARIO : Un chercheur obtient les fonds pour tester un vaccin contre le VIH-sida
Canadian Press
Published : Tuesday, October 17, 2006
TORONTO (PC) - Un vaccin contre le VIH-sida mis au point par un chercheur de l’Université Western Ontario pourrait bientôt passer au stade des essais cliniques chez des humains. Une compagnie coréenne a en effet annoncé mardi qu’elle était prête à financer ces travaux dispendieux.
La société Curocom investira les 15 millions $ nécessaires pour les phases 1 et 2 des recherches sur le vaccin mis au point par le Dr Yong Kang, un virologue. Les essais cliniques feront partie de la phase 2. Selon le Dr Kang, le processus d’homologation du vaccin, s’il s’avère efficace, pourrait coûter jusqu’à 50 millions $. Mais il est encore trop tôt, a-t-il indiqué, pour prévoir si le vaccin subira toutes les épreuves avec succès. "Nous devons être prudents, parce que rien ne prouve que les résultats des tests sur les animaux seront les mêmes chez les humains", a déclaré le spécialiste de London, en Ontario... (suite de l’article)
Source : http://www.canada.com/
ALGÉRIE : Enfants de sidéens, ces futurs orphelins
Leurs parents n’arrivent pas à leur assurer une vie décente
mercredi 18 octobre 2006
par Nassima Oulebsir
Il est midi passé en ce mercredi, lorsque nous arrivons au douar Sidi Abed de la commune Tassala El-Mardja, pas loin de Birtouta. Ici, nous avons rendez-vous avec Mohamed pour nous emmener chez lui. Car au début, il nous a été très difficile de repérer ce que nous pouvons appeler une maison, parmi tous les taudis.
A notre arrivée, c’est l’heure de la sortie des classes. C’est à ce moment-là que nous avons réellement pris conscience de la misère qui frappe beaucoup de familles dans ce douar. Des enfants sans cartables ! Pour pouvoir prendre leurs affaires scolaires, ils se contentent de sacs en plastique. Ici, on a seulement eu écho des opérations de solidarité du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale. « Nous n’avons rien vu », disent certains parents en colère. Nous voulions, avant d’arriver à la maison de Mohamed, rencontrer ses deux filles, loin du regard des parents, pour leur parler et avoir un aperçu de leur situation scolaire. Mais il ne fallait surtout pas demander après elles à l’école, où dans la rue. Ici, tout le monde s’épie, allant parfois jusqu’à la médisance. On a des doutes sur tout, sur le moindre geste. Pourquoi demandent-ils après Zineb et Amel ? Le père voulait absolument qu’on soit reçu chez lui pour discuter loin des regards curieux des habitants du village. Très connu dans ce douar, au vu de sa situation sociale, Mohamed tient parfaitement à ce que son « secret » ne soit pas divulgué en dehors de ce qui lui sert de refuge ou de semblant de maison. Un secret auquel il tient absolument, non pas par honte, mais surtout pour préserver la dignité et le respect de ses enfants dans leur milieu social et scolaire. Ces derniers le savent et conservent bien ce secret : leurs parents sont atteints de VIH/Sida. En dépit de leur âge, à peine 11, 13 et 16 ans, ils sont conscients de la gravité de la maladie. Ils la connaissent parfaitement. Mais ils ont parfaitement conscience que les sidéens ont le droit de vivre parmi les autres membres de la société. Ils savent qu’aucun membre de cette société, dont la majorité ignore leur statut sérologique, ne doit les bannir ou les blâmer. « C’est une maladie comme les autres et ses voies de transmission sont bien connues », argumente Malika, leur maman.
Celle-ci, que nous avons rencontrée une année auparavant à l’hôpital El-Kettar d’Alger, spécialisé dans les maladies infectieuses, y séjourne souvent, en fonction de son état de santé. Aujourd’hui, elle ne se porte pas bien ; néanmoins, elle ne s’en soucie point. Sa seule et unique préoccupation : ses trois enfants. Mes enfants sont déjà... orphelins - Pourquoi es-tu énormément inquiète, Malika, pour tes enfants ? Ils ne sont pourtant pas atteints ! - Mes enfants sont déjà... orphelins. Moi, il ne me reste que peu de temps à vivre et ils n’ont personne pour les prendre en charge. Leur père est également condamné. - N’as-tu pas de famille à qui tu pourrais, éventuellement, les confier ? - Personne n’est au courant de ma maladie. Malika voit déjà sa fin arriver. La mort la côtoie chaque jour. D’ailleurs, elle ne fait pas de différence entre l’existence qu’elle mène en tant que malade et la mort. Elle déploie des efforts surhumains pour se montrer courageuse devant ses enfants... (suite de l’article)
Source : http://www.jeune-independant.com/
KENYA : Des orphelins du sida apprennent à cultiver
BONDO, 17 octobre (PLUSNEWS) - Un projet mis en place au Kenya par les Nations unies apprend depuis deux ans à des enfants orphelins du sida comment cultiver et vivre.
Basé à l’ouest du Kenya, au bord du lac Victoria, dans la province de Nyanza, ce projet appelé ‘École pratique d’agriculture et de vie pour jeunes’ (Junior Farmer Field and Life Schools project, JFFLS en anglais) apprend à 120 enfants orphelins les techniques agricoles de base et des notions de santé sociale, comme la vie à deux, les dangers de l’alcool et l’égalité entre les sexes. « Traditionnellement, ce sont les parents qui enseignent les techniques agricoles aux enfants, mais de nombreux parents sont morts avant d’avoir eu la possibilité de partager leur savoir-faire », a expliqué Edwin Adbenya, en charge de l’évaluation et du déroulement du JFFLS. « Nous sommes confrontés à un fossé intergénérationnel qui laisse les orphelins sans les connaissances et les compétences nécessaires à leur avenir », a-t-il ajouté. Nyanza, qui abrite le district de Bondo et le village d’Odhuro, où sont scolarisés les enfants, affiche un taux de prévalence du VIH/SIDA de 15 pour cent, soit deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Un tiers des orphelins du pays ont perdu leurs parents des suites du sida... (suite de l’article)
Source : http://www.plusnews.org/fr/ [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]
FRANCE : les chiffres de la syphilis
J.-F. L.
L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) a publié le 12 octobre un état des lieux de la surveillance de la syphilis en France entre 2000 et 2005. Les homosexuels occupent une place prédominante dans les cas d’infection recensés.
Côté chiffres, 1 841 cas de syphilis infectieuse ont été notifiés depuis le début de la surveillance initiée en 2001. En 2000, on dénombrait 37 cas puis 2007 en 2001, 417 en 2002, 448 en 2003 puis 403 en 2004 et 329 en 2005. L’Ile-de-France représente à elle seul 64 % des cas sur l’ensemble de la période 2000-2005. En 2005, cependant le nombre de cas franciliens ne représente que 46 % du total des cas notifiés. Ce sont à 95 % des hommes, âgés d’environ 36/37 ans qui sont concernés. Pour chaque année étudiée, la proportion d’hommes ayant eu des rapports homos est égale ou supérieure à 80 %. Ce sont donc toujours les gays qui sont les plus concernés... (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com/
FRANCE : Des recommandations contre l’hépatite B ambiguës
L’INPES oublie un groupe vulnérable dans ses recommandations pour la vaccination des personnes les plus exposées
mardi 17 octobre 2006 par OJ
L’Institut National de la Prévention vient de publier un document d’information destiné aux médecins sur la prévention de l’hépatite B. Sous le titre « Prévention de l’hépatite B auprès des personnes les plus exposées », ce document fait suite à l’étude menée en 2003/04 par l’INVS sur le VHB en France et à la volonté de relancer la vaccination, en perte de vitesse, après la polémique qui a eu lieu du fait de cas d’épisodes démyélinisants aigus chez des sujets récemment vaccinés.
Il faut regretter toutefois que dans ses recommandations, l’INPES ne conseille pas aux médecins de les inciter à proposer la vaccination pour leurs patients homosexuels et bisexuels masculins. Du point de vue de la transmission sexuelle du VHB, le document se concentre sur les multipartenaires. Pourtant, les travaux menés il y a peu par l’INVS montrait clairement deux groupes très exposés : les personnes multipartenaires (échangistes) et les homos, du fait notamment de la prévalence du VHB dans cette population [1]. Pourquoi alors n’avoir gardé qu’une catégorie ?... (suite de l’article)
Source : http://www.thewarning.info/
NIGERIA : Le handicap, une cause de vulnérabilité au VIH à considérer d’urgence
LAGOS, 17 octobre (PLUSNEWS) - Les personnes handicapées au Nigeria ignorent tout du VIH/SIDA, des moyens de s’en prévenir aux comportements à adopter, une lacune des programmes nationaux que les activistes estiment particulièrement dangereuse.
Se fondant sur les résultats d’une étude menée en 2005 dans l’état d’Ibadan, dans le sud-est du Nigeria, deux organisations de lutte contre le VIH/SIDA ont affirmé, au cours d’une table ronde organisée par l’ONG nigériane Journalistes contre le sida (JAAIDS), que les connaissances de ce groupe vulnérable concernant le VIH « étaient très faibles ». Ainsi, nombreuses sont les personnes handicapées qui n’ont pas conscience de devoir limiter le nombre de leurs partenaires pour éviter l’infection au VIH : près de 70 pour cent des personnes interrogées ont admis avoir eu des relations non protégées avec plus d’une personne au cours de l’année. « Plus d’hommes que de femmes handicapés ont reconnu avoir eu des partenaires sexuels multiples et avoir très peu utilisé les préservatifs », a rapporté l’étude... (suite de l’article)
Source : http://www.plusnews.org/fr/ [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]
GABON : La tuberculose affecte encore plusieurs centaines de Gabonais
Date de parution : mercredi 18 octobre 2006.
FIN/IPG/JRM/APG/2006
LIBREVILLE, 18 octobre (Infosplusgabon) - La tuberculose qui tue plus de 3 millions de personnes par an en Afrique, affecte également plusieurs centaines de Gabonais, remarque le Dr Daniel Nzengui-Makita, directeur de l’hôpital de Nkembo de Libreville, considéré comme le plus grand centre spécialisé dans le traitement de cette infection pulmonaire.
Spécialiste des maladies respiratoires, le Dr Nzengui-Makita met l’accent sur la régularité du traitement jusqu’à son terme pour les personnes atteintes de tuberculose et s’inquiète de la résurgence de cette pandémie au Gabon qui peut être amplifiée par l’infection au VIH-Sida qui fait des victimes avec une prévalence nationale évaluée à 8 pour cent. « La contagion de la tuberculose se produit directement par voie aérienne et la lutte passe essentiellement par le dépistage des malades, le traitement et la prévention, notamment par la vaccination BCG. Traitée correctement et régulièrement, la tuberculose guérit à cent pour cent pourvu que les patients prennent correctement et régulièrement leurs médicaments (...) », rapporte le Dr Nzengui-Makita. « La tuberculose, après un déclin dans les années 80-81, refait surface avec la pandémie du VIH-Sida et constitue un problème de santé publique. Ce que je crains aujourd’hui, c’est l’émergence des résistances ou des formes particulières. D’où la nécessité de prendre correctement en charge les malades », a expliqué le Dr Nzengui-Makita... (suite de l’article)
Source : http://www.infosplusgabon.com/


