Actualités VIH

Texte publi� le lundi 7 janvier 2008.

FRÉQUENCE VIH

CANADA : QUÉBEC : Un sidéen veut honorer la Dre Maria Di Lorenzo - FRANCE : Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida, en grève des soins contre les franchises médicales - ARABIE SAOUDITE : Les séropositifs appelés à dénoncer toute discrimination - MOZAMBIQUE : Les orphelins, dépossédés de leurs biens - MALI : Un enseignant meurt de sida chaque jour - FRANCE : Libération est-il gagné par la « nouvelle droite gaie américaine » ? - FRANCE : Bernard Pécoul, médecin de l’année - CANADA : SASKATCHEWAN : Collectes de sang : Les étudiants veulent boycotter les cliniques - ALGÉRIE : Un million d’Algériens sont atteints d’hépatite B et 320.000 autres souffrent d’hépatite C - ALGÉRIE : Prise en charge de l’hépatite : Le calvaire des malades à Annaba - DJIBOUTI : 5ème semaine nationale de lutte contre le sida : " Oui à la vie " boucle la semaine - FRANCE : Le prieur des dominicains nommé au conseil national du sida - SOUDAN : « Je dis aux gens que j’ai le VIH pour qu’ils sachent que cela existe vraiment » - AFRIQUE DU SUD : Sida : un week-end ordinaire à Soweto passe par le cimetière - SWAZILAND : Liaisons dangereuses : nouvel éclairage sur le commerce du sexe - AFRIQUE DU SUD : Pour protéger leur famille, leurs projets et leur santé - Les séropositifs prennent de l’assurance - ZAMBIE : La peur des violences empêche les femmes d’accéder aux services du VIH/sida - MALAWI : Un projet de loi pour le dépistage obligatoire du VIH chez les femmes enceintes - PNEUMOCYSTIS CARINII : Essais cliniques de la pafuramidine d’Immtech suspendus

CANADA : QUÉBEC : Un sidéen veut honorer la Dre Maria Di Lorenzo

Le vendredi 04 janvier 2008

Martin Croteau

La Presse

Gaétan Lamarre ne sent rien dans le bas de ses jambes. La batterie de médicaments qu’il s’administre chaque jour le laisse abattu. Le sida lui a presque tout pris, à commencer par sa femme Nicole. Espérant sensibiliser la population au triste sort des personnes atteintes de cette maladie, il souhaite que l’hôpital Sainte-Justine ravive un souvenir douloureux : honorer la Dre Maria Di Lorenzo, cette chirurgienne séropositive qui a opéré des centaines d’enfants dans les années 90.

Ancien pompier, le résidant de Rosemère se décrit comme une « victime indirecte » du scandale du sang contaminé. Lorsque sa femme a accouché de sa fille, en 1988, des complications l’ont obligée à recevoir cinq transfusions sanguines en cinq jours. Ce n’est que deux ans plus tard qu’elle a appris qu’elle avait contracté le VIH pendant l’opération. Elle est morte en 1990. Infecté entre-temps, Gaétan Lamarre a développé ses premiers symptômes huit ans plus tard. Ce qui motive sa quête ? Mettre fin au malaise qui entoure le sida, ce fléau qui affecte 33 millions personnes dans le monde, et plus de 20 000 personnes au Québec. Un millier de personnes contractent le VIH chaque année dans la province. Et dans chaque cas, la honte et l’exclusion s’ajoutent à la tragédie. Dans l’imaginaire populaire, dénonce Gaétan Lamarre, les sidéens sont des homosexuels, des junkies, des prostituées. « Je connais une dame qui est décédée en 2005 après avoir été contaminée par son mari, raconte Gaétan Lamarre. Sa fille n’a su qu’après son enterrement qu’elle était morte du sida. Elle n’a jamais osé lui dire. C’est la même chose pour ma femme. Nous l’avons caché : nous avions dit à la famille qu’elle était morte du cancer. » L’homme de 50 ans estime que la Dre Di Lorenzo a prouvé que les sidéens sont des humains comme les autres : des travailleurs, des parents, parfois même des héros. « C’est une pionnière qui a soigné des enfants et sauvé des centaines de vies. » Voilà pourquoi, en février dernier, il a expédié une lettre à la direction de l’hôpital Sainte-Justine. Il demande à l’institution du chemin de la Côte-Sainte-Catherine de nommer une salle d’opération, un bloc opératoire, ou encore une salle d’attente après la chirurgienne, disparue en 2003 à l’âge de 48 ans. « Je ne leur demande pas de changer le nom de l’hôpital, dit-il en entrevue, On pourrait simplement honorer sa mémoire avec une plaque à l’entrée. »

Refusé

Après avoir soumis la requête à son comité interne de toponymie, l’hôpital a choisi de ne pas donner suite à la demande… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

FRANCE : Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida, en grève des soins contre les franchises médicales

20Minutes.fr, éditions du 04/01/2008

Catherine Fournier

« Monsieur le Président, je vous fais part officiellement de ma grève de soins que j’entame aujourd’hui en soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale. » Ce message, Bruno-Pascal Chevalier l’a posté sur 20minutes.fr ce vendredi, deux jours après l’avoir adressé à l’Élysée. Dans sa lettre, cet homme de 45 ans explique qu’il est malade du sida et que les nouvelles franchises (lire encadré) appliquées à partir du 1er janvier vont l’obliger à payer « 50 euros par an d’impôt supplémentaire ».

Plus de trithérapie, de médicaments ni d’examen

Contacté par 20minutes.fr, ce « travailleur social » de Morsang-sur-Orge (Essonne) répond d’une voix fatiguée. « Oui », il observe bien une grève de soins depuis trois mois, qu’il a décidé de médiatiser à l’entrée en vigueur de ces franchises. Autrement dit, plus de trithérapie, de médicaments tout court ni d’examens pour vérifier l’évolution de son état de santé. A l’Élysée, on indique que le courrier a bien été reçu mais que Nicolas Sarkozy n’en a pas encore pris connaissance. « Le Président lui répondra sans faute », ajoute-t-on.

7,7 millions de malades longue durée

Militant de longue date — il a été membre d’Aides et préside deux associations, dont le Patchwork des noms, qui soutient les personnes endeuillées par le sida — Bruno-Pascal Chevalier a pris cette décision « au nom de tous les malades » et plus particulièrement des 7,7 millions de personnes atteintes d’affection longue durée (ALD) en France, comme les malades du diabète, du cancer ou d’une insuffisance rénale... A moins de bénéficier de la Couverture médicale universelle (600.000 ALD à ce jour), d’être âgées de moins de 18 ans ou d’être enceintes, elles ne font pas partie des 15 millions personnes exonérées de ces franchises, selon le ministère de la Santé.

60% des dépenses de santé

« Je n’encourage pas d’autres malades à faire comme moi, mais certains le font déjà officieusement, faute de pouvoir payer les soins qui ne sont pas pris en charge à 100%. » Et de citer les médicaments de confort nécessaires pour soigner les effets secondaires liés aux traitements… (suite de l’article)

Source : http://www.20minutes.fr/

ARABIE SAOUDITE : Les séropositifs appelés à dénoncer toute discrimination

AFP 02.01.08

Un groupe saoudien de défense des droits de l’Homme a appelé les personnes atteintes du virus HIV en Arabie saoudite, un royaume ultraconservateur, à lui faire part de toute discrimination dont elles seraient victimes en raison de leur séropositivité, a rapporté mercredi un journal.

Cet appel de l’Association nationale des droits de l’Homme intervient en prévision de la promulgation, prévue en mars, d’une nouvelle législation qui devrait, pour la première fois, protéger des droits des séropositifs dans le royaume, a précisé le quotidien Arab News. La nouvelle loi devrait garantir l’accès des séropositifs à l’éducation, à l’emploi et aux voyages, selon le journal. Près de 11.000 personnes ayant contracté le virus HIV ont été recensées en Arabie saoudite entre 1984, date du premier cas de sida diagnostiqué dans le royaume, et fin 2005, avait indiqué un responsable du ministère saoudien de la Santé, cité par la presse locale.

Source : http://www.lemonde.fr/

MOZAMBIQUE : Les orphelins, dépossédés de leurs biens

CATANDICA, 27 décembre 2007 (PlusNews) - Dans une ferme du district de Bárue, dans la province centrale de Manica, Helena Ivan, 16 ans, se hâte de rentrer chez elle, un petit ballot sur la tête. Après plusieurs heures passées à emballer des pommes de terre, elle a le droit d’en prendre quelques-unes pour elle et ses deux frères, dont elle s’occupe depuis le décès de ses parents, emportés par des maladies opportunistes en 2005.

De tous les biens laissés par le père et la mère d’Helena – un kiosque, une maison, un minibus et quelques chèvres – les enfants n’ont reçu que la maison, et ce uniquement parce qu’elle avait été mise au nom du plus jeune d’entre eux, Januário, aujourd’hui âgé de 12 ans. « Mes oncles ont pris le reste. Ils ont dit que nous n’étions pas assez âgés pour faire tourner la boutique, mais ils ne viennent jamais nous donner de l’argent pour vivre, et quand on va les voir pour leur demander des provisions, ils disent qu’ils n’ont pas d’argent », a raconté Helena. Selon une étude publiée récemment par l’organisation internationale à but non-lucratif Save the Children et menée dans quatre districts du Mozambique, dont Bárue, les veuves et les orphelins sont souvent dépossédés de leurs biens par les membres de leurs familles. Et les biens accaparés sont rarement récupérés. Au Mozambique, les cas de déshéritement sont répandus, conséquence du taux élevé de mortalité liée au sida. Les statistiques officielles révèlent que 1,6 million des plus de 10 millions de Mozambicains âgés de moins de 18 ans sont orphelins. Sur ce total, 380 000 auraient perdu un ou leurs deux parents des suites du sida. L’étude montrait par ailleurs que l’explosion du nombre d’orphelins était à l’origine d’un effondrement des structures de soutien familial, qui servaient traditionnellement de filet de sécurité aux veuves et aux orphelins… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

MALI : Un enseignant meurt de sida chaque jour

A. Keïta

Aurore du 24 décembre 2007

École, mœurs et santé - Si l’on n’y prend garde, l’État perdra plus d’inestimables ressources dans la formation d’enseignants qui se révéleront inaptes à remplir leurs fonctions. C’est le SNEC lui-même qui tire la sonnette d’alarme sur le danger, à travers notamment le coordinateur du projet EPT-Sida et non moins secrétaire à la formation et à l’éducation, Maouloud Ben Khatra.

C’était à la faveur d’une restitution, avant-hier samedi, des activités dudit projet, dans le cadre du mois de la lutte contre Sida. L’événement s’est déroulé à la Bourse du Travail où le public a eu droit à un bilan assez éloquent du Syndicat National de Education et de la Culture en matière de lutte contre le fléau du Sida. Il a été présenté par son secrétaire à la formation qui a les activités de formation et de sensibilisation menées par le SNEC au niveau de ses multiples points focaux à travers le pays. Convié pour la circonstance, le ministre de l’Enseignement de Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré, s’est réjoui du fait que le Snec aient ainsi démontré qu’un syndicat n’a pas qu’une vocation revendicative. Ce qui n’est point réjouissant, en revanche, ce sont les alarmants indicateurs et ravages du VIH-Sida en milieu scolaire, particulièrement dans les rangs des enseignants. Selon les données révélées par les enquêtes du projet EPT-VIH et rendues publiques par son coordinateur, la progression de la maladie est nettement supérieure dans le monde enseignant que chez les élèves et étudiants. En effet, sur 246 enseignants dépistés entre 2001 et 2006, vingt-trois (23), soit 9,34%, sont porteurs du VIH. Celui-ci fait par ailleurs plus de victimes chez les femmes enseignantes que dans les rangs du sexe opposé, avec 22,7% contre seulement 4,44% chez les hommes. En tout état de cause, un enseignant meurt chaque jour du Sida, soit 365 enseignants chaque année, a révélé le secrétaire général du SNEC, en regrettant que la maladie fasse tant de victimes dans un milieu où elle doit être combattue. Il est anormal qu’un éducateur soit porteur du VIH, a laissé entendre Tibou Telly… (suite de l’article)

Source : http://www.lemali.fr/

FRANCE : Libération est-il gagné par la « nouvelle droite gaie américaine » ?

mercredi 2 janvier 2008 par GS

Libération est-il gagné par la « nouvelle droite gaie américaine » ? On peut se poser la question en lisant l’article de Libération du 27 novembre 2007 sur l’épidémie de sida en France. Son auteur, Éric Favereau écrit pour la première fois en France, l’épidémie de sida est en baisse. Pour autant - et c’est un paradoxe -, les pratiques à risque sont de plus en plus banalisées dans la communauté gay. Les données épidémiologiques portent sur l’année 2006. Je suis allé consulter le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 27 novembre 2007 qui est la source d’information sur laquelle se fonde l’article. Et là surprise, je lis que l’année 2006 est marquée par une diminution globale des nombres de découvertes de séropositivité et de diagnostics de sida, un arrêt de l’augmentation du nombre de découvertes de séropositivité chez les homosexuels. Pour l’InVS, la stabilisation du nombre de découvertes de séropositivité chez les homosexuels en 2006 est en soi un constat encourageant, après une période d’augmentation de ce nombre entre 2003 et 2005, dans un contexte d’augmentation des comportements à risque. Cependant les hommes homosexuels restent la seule population pour laquelle on n’observe pas de diminution des découvertes de séropositivité et la seule pour laquelle l’âge moyen au diagnostic n’augmente pas, signe d’un renouvellement plus important des séropositifs dans cette population. Évidemment avec cette information fondamentale, on constate que la vision très négative des gays diffusée par l’article de Libération ne correspond pas exactement à celle de sa source. Au contraire de l’article d’Éric Favereau, si l’InVS note bien l’augmentation des pratiques à risque ainsi que le renouvellement des séropositifs, l’institut note aussi des signes positifs dans l’évolution de la situation épidémiologique en population homosexuelle. La seule mention par le journaliste de Libération de ce qu’il qualifie de banalisation des pratiques à risque dans la communauté gay peut même laisser l’impression au lecteur que, contrairement au reste de la population les contaminations sont en forte augmentation dans cette communauté, ce qui ne correspond pas aux données épidémiologiques. Nous ne souhaitons pas ici entrer dans une polémique autour de la fiabilité des chiffres fournis par l’InVS. Nous constatons simplement que certains journalistes habitués à traiter des questions homos ont une fâcheuse tendance à adopter une posture fondamentalement négative quand il s’agit des gays face au sida, alors que les réalités appellent à davantage de nuances.

L’article de Libération confond « pratiques à risques » et contaminations. En fait c’est la définition des « pratiques à risques » qui est à revoir. Un rapport sexuel sans préservatif entre deux personnes, qu’il y ait vraiment risque ou pas de transmission est rangé dans les rapports à risque. Ainsi les pratiques anales sans préso entre personnes séropositives sont comptabilisées dans le même panier que les autres. Mais alors de quel type de risque parle-t-on ? En quoi cela a-t-il à voir avec les contaminations VIH ? Ainsi s’explique le paradoxe entre l’augmentation des « pratiques à risques » chez les gays et le nombre de contaminations qui lui ne suit pas toujours cette courbe ascendante. Il est clair qu’assimiler tout rapport sans préservatif à une prise de risque ne permet plus de comprendre quoi que ce soit de la situation actuelle, sauf à fabriquer du bouc émissaire… (suite de l’article)

Source : http://www.thewarning.info/

FRANCE : Bernard Pécoul, médecin de l’année

Rédigé le 31/12/2007

Éric Favereau

Voilà une bien bonne nouvelle, et un choix incontesté. Et en plus, une bonne façon de terminer joliment l’année. Alors que 2007a été marquée par des discours sans fin sur les salaires des médecins, sur les dépassements d’honoraires qui deviennent la régle, sur la crise de l’hôpital, bref sur le malheur des soignants, voilà Bernard Pécoul, longtemps directeur de la « Campagne pour l’accès aux médecins essentiels de Médecins sans frontières », qui a été élu médecin de l’année par les lecteurs de l’hebdomadaire Impact-Médecin. Il est aujourd’hui directeur d’une initiative qui vise à investir dans les traitements des maladies oubliées des pays du sud.

51 ans, avec une moustache éternelle, parlant doucement, il fait partie de ces « french doctors » qui paraissent à l’antipode de leurs aînés très médiatisés. Discret, parlant avec douceur, se glissant dans la peau de l’expert engagé, Bernard Pécoul a eu un rôle essentiel pour faire basculer dans les années 90, Médecins sans frontières vers la question de l’accès aux médicaments, en particulier autour des trithérapies contre le sida : pendant des années il a milité, s’est engagé à Paris puis à Genève ; il a élaboré des argumentaires extrêmement précis sur le prix des traitements dans le sud, sur les incroyables décalages tarifaires. Il s’est battu pour les génériques. Ensuite, se rendant compte qu’il y avait aussi d’autres étapes à franchir, avec quelques autres il a travaillé sur l’idée de partenariat avec le secteur privé pour booster les recherches dans le traitement des maladies des pays du sud. Ainsi, avec Sanofi-Aventis, ils ont mis au point en 2007 un antipaludéen « simple et efficace ». Bref, un parcours d’une grande efficacité. A mille lieux des plaintes, parfois lassantes, du milieu médical.

Source : http://societe.blogs.liberation.fr/

CANADA : SASKATCHEWAN : Collectes de sang : Les étudiants veulent boycotter les cliniques

Mise à jour le jeudi 3 janvier 2008

Les étudiants de l’Université de Regina joignent un mouvement national et demandent à la Société canadienne du sang de modifier ses critères de présélection des donneurs. L’association songe même à interdire les cliniques de collecte de sang sur le campus en raison d’une politique qu’elle qualifie de discriminatoire.

La Société canadienne du sang n’accepte plus les dons de sang des homosexuels afin de diminuer les risques de transmission du VIH, le virus qui cause le sida. Des statistiques publiées en 2005 par l’Agence de santé publique du Canada révèlent que les homosexuels représentent 58 % des cas de VIH/ SIDA au pays. Compte tenu de ces données, la Société canadienne du sang exclut tout homme ayant eu une relation homosexuelle depuis 1977. Les associations des gais, des lesbiennes et des bisexuels dénoncent entre autres l’obligation de remplir un questionnaire détaillé où l’on demande des renseignements sur les activités sexuelles des candidats. Ces associations sont d’avis que les politiques de présélections portent à croire que gai rime avec VIH, ce qui est à leur avis une forme officielle de discrimination… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca/

ALGÉRIE : Un million d’Algériens sont atteints d’hépatite B et 320.000 autres souffrent d’hépatite C

lundi 7 janvier 2008

El Moudjahid — Kamélia H.

Pour optimiser la qualité de prise en charge des malades atteints des hépatites virales, la CNAS en Algérie s’est engagée à rembourser à partir de cette année les frais des médicaments et des examens médicaux.

Maladie sexuellement transmissible, la plus répandue et la plus meurtrière sur la planète, l’hépatite B affecte 2 milliards d’individus dans le monde. Actuellement, on estime qu’environ 350 millions de personnes atteintes d’hépatite B chronique. Cette maladie, qui est à l’origine de 2 millions de décès par an, représente la deuxième cause de cancer après le tabac. Ces chiffres effrayants peuvent être évités par la vaccination systématique des nouveau-nés. 116 pays dont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la France ont intégré sur la liste des vaccinations le vaccin contre l’hépatite B, ce dernier reste malheureusement hors de portée des pays pauvres où le virus est le plus présent. Un autre virus inquiète encore plus les autorités de santé, c’est l’hépatite C, une maladie qui évolue de façon silencieuse et insidieuse pendant des années avant de s’exprimer sous forme de cirrhose ou de cancer du foie. Selon les estimations de l’OMS, 3% de la population mondiale serait infectée par ce virus. 70% des personnes contaminées développeront une hépatite chronique et seront susceptible d’infecter leurs proches. Le virus de l’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine. Jusqu’aux années 90, il s’est propagé par les dons de sang, mais ce problème semble aujourd’hui réglé. En revanche, il faut être extrêmement vigilant sur certaines pratiques à haut risque telles que l’utilisation des seringues à usage multiples, mauvaise stérilisation de matériel d’endoscopie ou de chirurgie (soins dentaires, circoncision...), pratique de tatouage ou du piercing avec du matériel non jetable… (suite de l’article)

Source : http://actualite.el-annabi.com/

ALGÉRIE : Prise en charge de l’hépatite : Le calvaire des malades à Annaba

Lundi 07 Janvier 2008

Par : Hafiza M

Face à un manque d’intérêt flagrant des pouvoirs publics, l’association SOS Hépatite de Annaba tente, depuis plus de trois mois, d’obtenir audience auprès du directeur du CHU Ibn-Rochd, dans le but d’améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’hépatite, en vain.

En effet, les patients, issus pour la majorité de milieux défavorisés, affichent des réticences face aux contraintes liées au traitement telles que le coût très élevé, variant entre 16 000 et 20 000 DA. Aussi, le suivi du traitement étant relativement exigeant, les malades atteints d’hépatite n’ont d’autre alternative que de baisser les bras, avec tout ce que cela comporte comme risques de contamination de l’entourage et les graves conséquences qui se répercuteront sur la santé publique. “Nous demandons simplement la prise en charge de l’hépatite, comme le fait d’ailleurs la majorité des CHU du pays, en application des instructions de la tutelle. Le ministère de la Santé a alloué un budget spécial et demandé la prise en charge de cette maladie en application de l’instruction n°197/07 du 28/01/2007”, a déclaré M. Messibah, président de l’association SOS Hépatite qui, rappelons-le, compte des ramifications dans une trentaine d’autres wilayas du pays. Selon un autre membre de l’association, on estime le nombre de personnes atteintes d’hépatite, admises au niveau du service d’épidémiologie du CHU de Annaba, à près d’une centaine à attendre le début du traitement. Un traitement qui, faut-il le signaler, est conditionné par la détermination de la charge virale. Les médicaux directement concernés par cette maladie, dont le responsable du laboratoire, a clairement fait savoir qu’“il n’y avait aucune contrainte pour la prise en charge médicale de l’hépatite, pour peu que les moyens soient mis à sa disposition”… (suite de l’article)

Source : http://www.liberte-algerie.com/

DJIBOUTI : 5ème semaine nationale de lutte contre le sida : " Oui à la vie " boucle la semaine

Mercredi 02 Janvier 2008

M.M.KADIEH

L’association ’Oui à la vie’ a organisé lundi soir dernier une Journée porte ouverte, marquant la clôture d’une série d’actions qu’elle a entreprise du 25 au 31 décembre dernier dans le cadre de la 5e semaine nationale de lutte contre le Sida.

L’ONG Oui à la vie, principale structure non gouvernementale regroupant des personnes vivant avec le Sida a organisé lundi dernier au siège de Bender Djedid sis aux Salines Ouest une cérémonie, marquant la clôture d’une série d’actions de sensibilisation et d’information menée dans le cadre de la cinquième semaine nationale de lutte contre le Sida. Cette cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités parmi lesquelles le représentant du PAM, des médecins référents de la Santé publique et du privé, des responsables du Secrétariat Exécutif du comité de lutte contre le Sida, des leaders religieux et des représentants de la société civile. Dans un discours prononcé à cette occasion, le président de Oui à la vie, M Ahmed Ali Moumin, a précisé que l’objectif de cette cérémonie était de présenter le bilan des actions que l’association mène depuis sa création sur le terrain et d’éveiller la conscience de la population sur le danger omniprésent que représente cette pandémie. Selon Ahmed Ali Moumin, le temps où le virus était perçu comme un sujet tabou est désormais révolu et il n’est plus question que l’on se voile la face. " Le sida est une réalité et nous devons conjuguer tous nos efforts pour le vaincre ", a-t-il précisé. Ahmed Ali Moumin a insisté sur le rôle et la place des PVVS dans la riposte, car a-t-il précisé " les femmes et les hommes qui vivent avec le VIH/SIDA doivent participer pleinement à la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques, programmes et recherches ayant trait à la lutte contre cette maladie. " M.Moumin a toutefois reconnu que des efforts considérables ont été entrepris par le gouvernement, notamment en matière d’accès au traitement et de soutien aux personnes infectées et affectées par le VIH. De son côté, Me Aref Mohamed Aref a indiqué que pour prévenir contre la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH, la République de Djibouti a mis en place un cadre juridique approprié destiné à protéger les droits sociaux des personnes vivant avec le virus du Sida à Djibouti… (suite de l’article)

Source : http://www.lanation.dj/

FRANCE : Le prieur des dominicains nommé au conseil national du sida

Il y a 2 heures

PARIS (AFP) — Le frère Bruno Cadoré, prieur des dominicains de France, a été désigné par le président de la République au conseil national du sida, selon un décret paru vendredi au Journal officiel.

Bruno Cadoré, 53 ans, est médecin et professeur d’éthique biomédicale à l’université catholique de Lille. Le Conseil national du sida, qui compte 24 membres, a été créé en 1989 pour donner des avis sur les problèmes posés à la société par la maladie. Il peut être saisi par les autorités de l’État ou s’auto-saisir. Il est présidé depuis 2003 par le professeur Willy Rozenbaum. Le conseil publie tous les deux ou trois ans des rapports sur le thème "Éthique, sida et société".

Source : http://afp.google.com/

SOUDAN : « Je dis aux gens que j’ai le VIH pour qu’ils sachent que cela existe vraiment » - Angelina Lino

JUBA, 31 décembre 2007 (PlusNews) - Angelina Lino, 23 ans, travaille comme bénévole à People Living with AIDS in Southern Sudan (PLASS), une organisation non-gouvernementale de Juba, capitale provinciale. Chauffeuse et mécanicienne qualifiée, Angelina a découvert qu’elle était séropositive en mars 2007 et a révélé son statut pour empêcher que d’autres jeunes contractent le virus. Elle raconte son histoire à IRIN/PlusNews.

« Je suis la cadette de ma famille et j’avais trois mois seulement lorsque mes parents se sont séparés. Maman labourait les terres des autres pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes neuf frères et sœurs. C’était pendant la guerre, et c’était très dur pour elle de nous faire vivre et de payer nos frais de scolarité ». « J’étais encore à l’école quand je l’ai rencontré. Il travaillait pour une ONG internationale basée à Yambio, ma ville d’origine [située près de la frontière entre le Soudan et la République démocratique du Congo]. Les enfants du quartier allaient chercher de l’eau dans un trou de forage qui se trouvait dans son domaine, alors tout le monde le connaissait. C’était un haut responsable [de l’Armée de libération du peuple soudanais] qui se déplaçait dans un gros Land Cruiser [Toyota]. « Il a dû entendre parler de mes problèmes, alors il a envoyé des gens me voir pour me demander d’aller lui rendre visite. Quand j’ai demandé ce qu’il voulait, ils ont tous dit que c’était un brave homme, disposé à m’aider et à payer mes frais de scolarité ». « J’ai résisté à ses avances pendant environ un mois – j’avais 15 ans et les hommes ne m’intéressaient pas – mais un soir, il a envoyé son chauffeur et son agent de sécurité, je me suis faufilée dehors, j’ai sauté dans le Land Cruiser et quelques minutes plus tard, on me déposait devant son domicile ». « Il était content de me voir ; tout excité, il m’a dit plein de choses : qu’il m’aimait, qu’il voulait payer mes frais de scolarité. Il m’a emmenée jusqu’à son lit en disant : "N’aie pas peur, je serai ton père et ta mère, je vais m’occuper de toi". Il m’a promis qu’il irait voir papa le lendemain pour lui annoncer qu’il était mon petit ami ». « On a couché ensemble. C’était ma première fois et c’était très douloureux. Je n’ai pas pris de plaisir, mais je me suis dit que Dieu m’avait trouvé un homme attentionné, qui m’aimerait et me permettrait d’achever mon cursus scolaire ». « Il a tenu parole et a rencontré ma famille. J’ai emménagé avec lui. Il a payé le solde de mes frais de scolarité à Yambio et a aussi payé pour que j’aille à l’école secondaire d’Arua, dans le nord-ouest de l’Ouganda ». « Il m’a même acheté un terrain à Yambio et m’a construit une maison de deux pièces en briques. J’étais heureuse. Un jour, pendant les vacances scolaires, il m’a amené un cadeau : une petite Toyota Corolla. Nous étions heureux ensemble et j’avais l’impression d’avoir tout ce dont j’avais besoin ». « Aux vacances suivantes, je suis retournée chez moi [depuis Arua] et j’ai découvert qu’il avait été muté à Nairobi. On aurait dit un autre homme. Il m’a dit qu’il continuerait de payer mes frais de scolarité, mais qu’il ne reviendrait jamais à Yambio. J’étais anéantie ». « La dernière fois que nous nous sommes parlé, c’était en 2003. Par la suite, j’ai essayé de l’appeler et de lui envoyer des emails, mais en vain. J’ai douloureusement pris conscience de la réalité cette année, en mars, lorsque j’ai souffert d’une crise de tuberculose, de fièvre et de paludisme. Le médecin m’a suggéré de faire un test de dépistage du VIH. Je ne me suis pas inquiétée – après tout, je n’avais connu qu’un seul homme »… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

AFRIQUE DU SUD : Sida : un week-end ordinaire à Soweto passe par le cimetière

Il y a 7 heures

SOWETO (AFP) — Un samedi ordinaire à Soweto. Comme chaque week-end, le plus grand township d’Afrique du Sud, ravagé par le virus du Sida, se prépare à enterrer ses morts.

Les corbillards sillonnent les rues de l’ancien ghetto noir du sud-ouest de Johannesburg, suivis par de longues processions funéraires. Aux carrefours, des dizaines d’agents ont été déployés pour réguler la circulation. Dans le cimetière d’Avalon, où gisent plusieurs héros de la lutte anti-apartheid, des fosses béantes attendent les nouveaux défunts, tandis que de petits monticules de terre marquent les tombes fraîchement recouvertes. "De nos jours, les jeunes meurent comme des mouches", regrette Modise Selebogo, 27 ans, qui assiste aux obsèques d’un ami. La cérémonie ne sera pas longue : "Les tentes et les autobus sont attendus à un autre enterrement. Le corbillard aussi." Des chants s’élèvent autour de la sépulture, bientôt brouillés par les cantiques d’une autre cérémonie : à moins de cinq mètres, un jeune homme, victime du Sida, est lui aussi mis en terre. L’Afrique du Sud, avec plus de 5,5 millions de séropositifs sur 48 millions d’habitants, est le pays le plus affecté au monde par le virus, qui fauche surtout les jeunes générations. "Les décès dans le groupe d’âge des 30 à 34 ans ont augmenté de 212% entre 1997 et 2005", a relevé l’Institut des relations entre les races, dans un récent rapport. Le Sida ne peut être mentionné comme cause de la mort sur un certificat de décès, mais la multiplication des cas de tuberculose et de pneumonie —des maladies qui profitent de l’immunodéficience des séropositifs— suggère que la plupart des décès "ont une composante liée au VIH", selon ce rapport. "Chaque semaine, j’enterre des jeunes âgés de 18 à 40 ans", confirme le révérend Gijimane Radebe, qui prêche depuis quatre ans dans une église d’Orange Farm, le plus grand bidonville du pays à 45 km au sud de Johannesburg. Ce pasteur et ses collègues sont soutenus moralement et psychologiquement par des responsables de la paroisse. "Ils savent dans quel stress nous travaillons. Ca nous affecte, parfois". Outre sa charge religieuse, le révérend Radebe prodigue des conseils pratiques à ses ouailles. "Je les encourage à ne pas dépenser trop pour l’enterrement. Dans la culture africaine, vous devez tuer une vache et préparer à manger et vous dépensez facilement 20.000 rands (2.000 euros)." "Dans certaines familles, les gens meurent en grand nombre, et c’est dur de tous les enterrer." Mais la plupart des fidèles ne l’écoutent pas. "Les gens me répondent +Que vont dire mes voisins ? + et ils finissent par s’endetter alors qu’ils auraient pu l’éviter." Comme à chaque chose malheur est bon, des centaines de sociétés funéraires s’épanouissent dans ce contexte, faisant fleurir les panneaux publicitaires sur les murs de Soweto et les annonces à la radio. Au cimetière d’Avalon, 250 à 275 funérailles ont lieu chaque semaine. Les obsèques se font à la chaîne et le samedi, les gens attendent leur tour, en ligne… (suite de l’article)

Source : http://afp.google.com/

SWAZILAND : Liaisons dangereuses : nouvel éclairage sur le commerce du sexe

MANZINI, 28 décembre 2007 (PlusNews) - On n’en sait pas beaucoup sur les travailleurs du sexe au Swaziland, mais un rapport, publié dernièrement, vient apporter les premiers éclaircissements sur l’industrie du sexe dans ce pays, qui affiche le taux d’infection au VIH le plus élevé du monde.

Cette étude, menée par le Conseil national d’intervention d’urgence pour la lutte contre le VIH et le sida (NERCHA) pour le compte du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a été motivée par la découverte sinistre, fin septembre, d’une centaine de fœtus, dans un ruisseau utilisé par une communauté périurbaine, au domaine industriel de Matsapha, près de la ville commerciale centrale de Manzini. L’incident a d’abord été imputé aux travailleuses du sexe, mais plusieurs sources au sein de la police soupçonnaient également les ouvrières des usines de Matsapha qui, sous-payées, offrent leur corps à la demande après le travail, et auraient été susceptibles de faire appel à un faiseur d’anges local, qui se serait ensuite débarrassé des fœtus. Lorsque la controverse s’est apaisée, les travailleurs de la santé ont voulu évaluer la nature du commerce du sexe, pour concevoir une stratégie visant à aider ce groupe de population extrêmement exposé ; toutefois, il leur a été difficile de trouver des travailleurs du sexe à qui s’adresser, cette pratique étant illégale et passible de peines de prison. La première phase de recherche consistait en un « sondage snap », dans le cadre duquel 53 femmes âgées de 15 à 39 ans et huit hommes ont été interrogés. Un rapport de suivi est attendu pour le début de l’année 2008, qui couvrira d’autres régions où le commerce du sexe est pratiqué, telles qu’Ezulwini, banlieue de Mbabane, la capitale, où se situent les principaux hôtels touristiques. Si l’étude montre que les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans la profession, « il importe de noter que de plus en plus d’hommes rejoignent la tendance », a indiqué Margaret Thwala-Tembe, responsable nationale des programmes de l’UNFPA au Swaziland. Les hommes ont des rapports sexuels avec des femmes riches, propriétaires de petites entreprises ou cadres. « Ce rapport n’est que le début d’un long processus à suivre au cours de la phase deux de l’étude »… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

AFRIQUE DU SUD : Pour protéger leur famille, leurs projets et leur santé - Les séropositifs prennent de l’assurance

Wal Fadjri (Dakar)

26 Décembre 2007

Clémence Petit-Perrot

L’Afrique du Sud était devenue en 2006 le second pays au monde à proposer une gamme d’assurances-vie aux personnes séropositives. L’arrivée sur ce marché, en ce mois de décembre 2007, de la plus grande compagnie d’assurance nationale, représente pour deux millions de Sud-Africains porteurs du VIH la perspective d’une protection pour leur famille, leurs projets et même leur santé.

L’Afrique du Sud bat deux records : celui du plus grand nombre de personnes séropositives avec un total de 5,5 millions et celui du plus grand nombre de patients sous tri-thérapie (presque 300 000). Le croisement de ces deux chiffres permet de comprendre le pari de certaines compagnies d’assurances sur le marché à haut risque de l’assurance-vie des porteurs du VIH dans un pays où l’espérance de vie a chuté de 13 ans depuis 1991. Pieter Coetzer, médecin conseiller pour Sanlam, première compagnie nationale qui vient de lancer un produit appelé Life Power, résume la situation en ces termes : ’Si cette maladie est désormais traitable, on ne peut pas l’ignorer et l’on se doit d’offrir un produit aux gens atteints.’… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

ZAMBIE : La peur des violences empêche les femmes d’accéder aux services du VIH/SIDA

LUSAKA, 21 décembre 2007 (PlusNews) - Le taux élevé de violence sexiste en Zambie empêche de nombreuses femmes d’avoir accès aux services du VIH/SIDA, selon le nouveau rapport de l’association internationale de défense des droits humains Human Rights Watch.

D’après les chercheurs, il est particulièrement difficile pour les Zambiennes d’obtenir des conseils, de l’information ou d’effectuer des tests de dépistage « en raison du contrôle perçu ou réel qu’exercent les hommes [en particulier leurs compagnons] sur leurs vies ». Dans son rapport, intitulé Hidden In The Mealie Meal : Gender-Based Abuses and Women’s HIV Treatment in Zambia [Cachés dans la farine de maïs - Maltraitances sexistes et traitement du VIH chez les femmes de Zambie], le groupe de pression new-yorkais dit avoir découvert que de nombreuses femmes prenaient des médicaments antirétroviraux (ARV), susceptibles de prolonger leur espérance de vie, sans en informer leurs maris, et qu’elles étaient forcées de recourir à des moyens extrêmes pour cacher leurs médicaments. « Certaines femmes ont révélé qu’elles creusaient des trous dans la terre ou dans des pots de fleurs pour y cacher leurs ARV. Ces femmes récupèrent ensuite les médicaments – qu’elles doivent prendre pour le restant de leurs jours – deux fois par jour et les cachent de nouveau », peut-on lire dans le rapport ; le rapport fait également état de diverses maltraitances qui empêchent les femmes zambiennes d’entamer un régime de traitement contre le VIH, et d’y adhérer. En Zambie, selon l’ONUSIDA, environ 1,6 million de personnes sont séropositives sur une population de 11,7 millions, et 57 pour cent d’entre elles sont des femmes ; pourtant, seules 100 000 personnes reçoivent des ARV par le biais du programme de traitement gratuit mis en place par le gouvernement. Dans le cadre de son engagement à assurer l’accès aux traitements contre le sida pour tous d’ici à l’an 2010, la Zambie, qui affiche l’un des taux d’infection au VIH les plus élevés du monde, s’est fixé d’ambitieux objectifs en matière d’élargissement rapide du traitement contre le VIH/SIDA ; pour les chercheurs, néanmoins, le statut inférieur des femmes va grandement compromettre la réussite de ces programmes. « Le gouvernement s’intéresse peu au traitement vu sous l’angle des spécificités sexuelles, et notamment à l’impact d’une discrimination fermement enracinée, et des violences et autres maltraitances sexistes. Cela doit changer si l’on veut que le traitement du VIH soit prodigué de manière équitable », a expliqué Nada Ali, l’auteur de Hidden In The Mealie Meal, à IRIN/PlusNews… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

MALAWI : Un projet de loi pour le dépistage obligatoire du VIH chez les femmes enceintes

MALAWI , 26 décembre 2007 (PlusNews) - Le gouvernement du Malawi envisage de présenter au Parlement un projet de loi controversé, qui rendrait obligatoire le dépistage du VIH chez les femmes enceintes. Cette mesure vise à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant, mais selon les opposants au projet proposé, cette loi constituerait une violation des droits de la femme.

Au Malawi, la politique actuelle consiste à soumettre à un dépistage systématique les quelque 500 000 femmes enceintes qui fréquentent les maternités du pays chaque année, à moins qu’elles ne demandent expressément à ne pas se faire dépister. Néanmoins, selon le docteur Mary Shawa, secrétaire principale en nutrition et VIH/SIDA, en octobre 2007, seules quelque 162 000 femmes enceintes s’étaient soumises au test de dépistage du VIH ; 13 pour cent d’entre elles étaient séropositives. Sans une intervention, le risque de voir une mère séropositive transmettre le virus à son bébé se situe entre 30 et 35 pour cent, à en croire les spécialistes de la santé. Miriam Chipimo, qui dirige le service santé reproductive et VIH/SIDA d’UNICEF Malawi, a expliqué à IRIN/PlusNews que seules un peu plus de moitié des 19 120 femmes enceintes déclarées séropositives au Malawi en 2006 avaient suivi un traitement préventif. Le Malawi est récemment passé du traitement par névirapine à dose unique à la trithérapie associant trois médicaments antirétroviraux (ARV), plus efficace et recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant ; d’après le docteur Chipimo, néanmoins, seuls 28 pour cent des 544 cliniques qui offrent des services de maternité au Malawi proposaient des services de PTME (prévention de la transmission mère-enfant) au mois de septembre de cette année. Le gouvernement espère déployer ce programme dans toutes les cliniques, d’ici à la fin de l’année 2008. Pour Mary Shawa, ce projet de loi qui oblige les femmes enceintes à se soumettre à un dépistage VIH ne sera approuvé qu’après consultation de toutes les parties prenantes. Le gouvernement a déjà mené une enquête auprès des Malawites des quatre coins du pays pour recueillir leurs points de vue sur le dépistage obligatoire. Selon le docteur Shawa, bon nombre des personnes interrogées étaient opposées à l’idée ; elle n’a toutefois pas pu donner de détails à ce sujet… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

PNEUMOCYSTIS CARINII : Essais cliniques de la pafuramidine d’Immtech suspendus

Agence France-Presse

Le vendredi 28 décembre 2007

Paris

Les essais cliniques de la pafuramidine maléate développée par l’américain Immtech, dont BioAlliance Pharma a acquis les droits de commercialisation en Europe, ont été suspendus, a indiqué le laboratoire biopharmaceutique français dans un communiqué reçu vendredi.

Cette molécule, qui a obtenu le statut de médicament orphelin aux États-Unis, était en cours d’essais cliniques de phase III dans ce pays pour deux indications : le traitement de la pneumonie à Pneumocystis carinii (PCP) chez les patients souffrant du sida et le traitement de la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil). BioAlliance indique qu’il « décidera de continuer ou non avec le produit, après avoir pris connaissance des données de sécurité disponibles ainsi que des recommandations émises », précisant que son « exposition financière est limitée aux 3 millions de dollars versés initialement à la signature de l’accord ». Immtech teste actuellement cette molécule en Afrique du Sud et « les résultats préliminaires de cette étude ont montré des anomalies de laboratoires chez des volontaires », explique le communiqué… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/



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