FRÉQUENCE VIH
CANADA : Couper des fonds = perdre des vies - PROJECTIONS : 41% de gays de 40 ans contaminés dans les décennies à venir - ÉTATS-UNIS : Lancement d’une campagne anti-drogues à destination des gays - OUGANDA : Les dignitaires religieux séropositifs brisent le silence - FRANCOPHONIE : Coopération internationale dans la Francophonie : « Très frustrant », dit Réjean Thomas - MONDE : Sida en Finlande, en Suède et au Japon - RDCONGO : USAID : l’aide américaine pourrait dépasser 100 M USD pour cette année fiscale - FRANCE : Sidaction 2008 : chaînes de solidarité - CANADA : À vélo pour lutter contre le VIH ! - GABON : Ouverture à Libreville du 4e Congrès international sur le virus Ebola et Marburg
CANADA : Couper des fonds = perdre des vies
MONTREAL, le 18 mars /CNW Telbec/ - Une campagne d’envoi de cartes postales pour sauver des vies a été lancée par les personnes vivant avec le VIH/sida, leurs amis, leurs familles et les organismes de services de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec, suite à la décision du gouvernement fédéral de couper, à travers le pays, le financement des organismes communautaires.
Ce financement est utilisé pour offrir des services directs aux 62 000 Canadiens vivant avec le VIH/sida ainsi que des programmes d’éducation pour prévenir de nouvelles infections. En 2006, 2 508 Canadiens ont été diagnostiqués porteurs du VIH, soit 14 % de plus qu’en 2001. Actuellement, on estime qu’environ 4 000 Canadiens sont infectés par le VIH à chaque année. Le sida ne se guérit toujours pas et demeure une maladie débilitante et fatale. A elle seule, l’Ontario a déjà perdu 30 % du financement fédéral promis avec une réduction de 1 million de dollars en financement des programmes pour prévenir la propagation du VIH et fournir des services d’aide aux personnes déjà infectées. Le Québec a perdu 24 % des fonds promis. Tandis qu’en Alberta, les organismes de lutte contre le sida n’ont reçu aucun engagement quant à la continuation de leur financement qui se terminera le 31 mars 2008. Les organismes de lutte contre le sida de l’Alberta, du Québec et de l’Ontario se sont réunis pour demander aux Canadiens de faire parvenir un message : "Couper des fonds = perdre des vies" à leurs députés et au Premier ministre Stephen Harper. "Étant donné l’engagement de tous les principaux partis politiques canadiens à doubler le financement pour l’année 2008, nous avons été choqués d’apprendre les coupures" a mentionné Mme Sue Cress, présidente du Conseil communautaire de lutte contre le VIH/sida de l’Alberta. L’Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida promettait une augmentation du financement de 42,2 millions à 84,5 millions de dollars annuellement pour 2008-2009. En fait, les chiffres fournis par le gouvernement lui-même montrent que, sur une période de cinq ans, 7 millions de dollars seront coupés dans le financement des organismes offrant des services de première ligne aux niveaux national et régional. Ces coupures ont lieu malgré le fait qu’entre 1993 et 2003, les programmes et services de lutte contre le VIH/sida ont subi une augmentation de 43 % de la demande de services entraînée tant par les nouvelles infections que par le fait que les personnes vivent plus longtemps avec la maladie. Mme Lyse Pinault, directrice générale de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) au Québec a déclaré que : "Jamais auparavant, le Québec n’a subi des coupures dans le financement de ses services de prévention et d’aide à la lutte contre le VIH/sida et ce, de la part de tous les gouvernements fédéraux précédents. Le coût de la prévention des infections au VIH est beaucoup moindre que celui des médicaments pour le traiter."Chaque infection au VIH évitée signifie des économies d’environ trois quarts de million de dollars en termes de coûts directs et indirects. Dans un communiqué de presse publié en juillet 2006, le ministre de la Santé, M. Tony Clement, a déclaré que "...le VIH/sida demeure une préoccupation pour le Canada." Malgré cette assurance, les organismes de lutte contre le sida n’ont pas été prévenus du fait qu’il y aurait des coupures et n’ont pas reçu d’explications claires les justifiant. L’information disponible sur le site de l’Agence canadienne de la santé publique indique que des fonds ont été détournés vers un nouveau programme de vaccin contre le sida annoncé par le Premier ministre et M. Bill Gates, le 20 février 2007. Selon M. Rick Kennedy, directeur exécutif du Réseau ontarien de lutte contre le SIDA (Ontario AIDS Network) : "La recherche sur un vaccin est importante pour notre avenir, mais elle ne devrait pas se faire au détriment des personnes infectées par le VIH/sida. Nos vies ne devraient pas être plus sacrifiables que celles des personnes vivant avec d’autres problèmes de santé graves. C’est difficile d’imaginer des coupures gouvernementales dans les services d’aide aux personnes atteintes du cancer et d’autres maladies sérieuses afin d’investir l’argent dans la recherche qui peut ou ne peut pas sauver des vies. Un vaccin contre le sida est encore loin, bien loin dans l’avenir. Maintenant, que se passe-t-il avec notre santé ?"… (suite de l’article)
Source : http://www.newswire.ca/fr/
PROJECTIONS : 41% de gays de 40 ans contaminés dans les décennies à venir
Le 18 mars 2008
DL
La récente conférence internationale de Chicago a présenté d’inquiétantes projections sur les taux de contamination par le VIH chez les gays dans les décennies à venir. Ronald Stall, un chercheur de l’université de Pittsburg, annonce un taux de contamination de 40 % à l’âge de 40 ans pour les hommes qui ont des relations avec des hommes.
En analysant vingt études menées entre 1995 et 2005, il a développé un modèle de calcul qui permet de visualiser la dynamique de l’épidémie. Ainsi, parmi un groupe de jeunes séronégatifs de 18 ans aujourd’hui, 15 % d’entre eux seront infectés à l’âge de 25 ans, 33 % le seront à 35 ans et 41 % à 40 ans. « Ce modèle qui aboutit à une prévalence de 41 % au début de la quarantaine n’est pas une prédiction de ce qui pourrait arriver : nous sommes en train de décrire un phénomène épidémiologique qui est déjà celui qui nous entoure. Il se poursuivra chez les jeunes hommes américains si nous ne trouvons pas de moyen de réduire les taux d’incidence actuels », a-t-il déclaré.
Source : http://www.tetu.com/
ÉTATS-UNIS : Lancement d’une campagne anti-drogues à destination des gays
19/03/2008 G.L. & TOF - Actualities Gay
La Californie vient de lancer une campagne antidrogues avec un budget de 11 millions de dollars, ciblée principalement sur les homosexuels. L’initiative du gouvernement arrive après une étude publiée cette semaine au sein de la communauté gay, qui montre que la consommation de méthanphétamines appelées crystal y est 11 fois plus importante que la consommation moyenne du reste de la population californienne. La recherche montre que 55% des 549 homosexuels et bisexuels interrogés utilisent couramment ces drogues, alors que ce taux descend à 5% chez les hétérosexuels. Des données officielles rapportent en outre que quasiment un homosexuel ou bisexuel sur trois est positif aux tests sur les méthanphétamines, ce qui représente trois fois plus qu’en 2001. Selon une recherche commandée par le gouvernement, les gays sont l’unique groupe à adopter des comportements sexuels à risque en présence de ces substances. Des chiffres inquiétants qui peuvent être lourds de conséquences, comme l’a souligné le docteur Michelle Roland, chef du Département de santé publique dans le domaine du Sida « Non seulement les probabilités qu’ils [les utilisateurs] aient des rapports sexuels sans protection sont plus importantes, mais cela augmente aussi les rapports avec plusieurs partenaires, et le risque de contracter le virus du Hiv ». Les hommes et les femmes hétérosexuels, qui utilisent ces produits pour maigrir ou gagner de l’énergie, sont bien entendu également concernés. Pour le docteur Renee Zito, du California Department of Alcohol and Drug Programs, même si la campagne est dirigée principalement sur les gays, elle « pourrait servir à décourager n’importe qui de prendre ces stupéfiants ».
Source : http://citegay.fr/
OUGANDA : Les dignitaires religieux séropositifs brisent le silence
KAMULI, 18 mars 2008 (PlusNews) - Il n’est pas facile, pour qui que ce soit, d’avouer sa séropositivité, mais en tant que pasteur de l’Église Nankandulo de la délivrance, située à Kamuli, à une centaine de kilomètres de Kampala, la capitale, David Balubenze s’est trouvé confronté à des difficultés particulières.
M. Balubenze connaissait son statut depuis un an lorsqu’il l’a révélé aux aînés de ses fidèles, et il a attendu plusieurs années de plus avant d’en informer sa congrégation. « Je craignais, en le leur disant, qu’ils n’abandonnent l’église », a confié le pasteur Balubenze à IRIN/PlusNews. Le déclic s’est fait en 2004, après une réunion du Réseau africain des chefs religieux vivant avec le VIH/SIDA ou personnellement touchés par la maladie (ANERELA) qui se tenait à Mukono, en Ouganda. C’est à Mukono, en effet, que le pasteur Balubenze a rencontré Canon Gideon Byamugisha, fondateur d’ANERELA, devenu, en 1992, le premier chef religieux africain à annoncer publiquement sa séropositivité. M. Byamugisha a lancé ANERELA en 2003, dans le but de créer un réseau de soutien aux chefs religieux séropositifs, qui leur permettrait d’aborder leur statut et d’informer leurs congrégations sur le virus. Fin 2006, ANERELA comptait plus de 2 000 membres dans 39 pays d’Afrique. La branche ougandaise d’ANERELA, le Réseau ougandais des chefs religieux vivant avec le VIH/SIDA ou personnellement touchés par la maladie (UNERELA), compte environ 245 membres, dont au moins 40 chefs religieux qui vivent ouvertement avec le VIH/SIDA. Selon Gabriel Amori, coordinateur national d’UNERELA et diacre, la révélation révolutionnaire du pasteur Byamugisha a changé la façon dont les Ougandais perçoivent le sida. « Avant, le VIH était considéré comme une maladie causée par le péché », a-t-il indiqué. « Le fait que Canon Gideon ait eu l’audace d’avouer qu’il était atteint du virus montrait que le VIH/SIDA était une maladie comme les autres ». Grâce à UNERELA, le pasteur Balubenze en a appris davantage sur l’épidémiologie de la maladie, et sur la façon d’aborder le VIH/SIDA avec les membres de sa congrégation et ses collègues. Avant d’annoncer son statut, en 2005, il avait posé à sa congrégation une série de questions visant à mettre en exergue leur propre prédisposition à contracter le virus. « Nous sommes tous exposés [au risque de contracter le VIH] », a-t-il estimé. Par la suite, bon nombre de ses fidèles étaient venus lui demander conseil, a indiqué M. Balubenze. Certains lui avaient demandé où et comment s’effectuaient les dépistages, d’autres étaient venus s’informer des effets secondaires des médicaments antirétroviraux (ARV), sous-entendant ainsi qu’eux aussi étaient atteints du VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Canoë Bernard Plante
18/03/2008 15h54
Le Dr Réjean Thomas estime qu’il est de plus en plus souvent très frustrant pour les organisations non gouvernementales (ONG) d’œuvrer dans le domaine de la coopération internationale pour soutenir les pays en développement. Le Dr Thomas œuvre dans ce domaine depuis le milieu des années 1990. Il est le porte-parole du Rendez-vous de la coopération québécoise et canadienne dans la Francophonie qui se tiendra à la mi-octobre à Québec en marge du 12e Sommet de la Francophonie.
En point de presse, il a expliqué que depuis 2002, la Francophonie a choisi de diriger davantage son soutien financier vers de grandes organisations internationales comme l’Organisation des Nations Unies (ONU) ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS) plutôt que vers les ONG. Réjean Thomas n’est pas content : « Il est souvent impossible d’avoir de l’argent pour faire de la prévention. C’est impossible et c’est très frustrant. La société civile est de moins en mois impliquée dans l’aide internationale alors qu’elle peut faire un travail incroyable avec peu d’argent ». En entrevue il a ajouté : « C’est évident que cette orientation permet aux gouvernements d’exercer un plus grand contrôle politique sur l’aide internationale. C’est bien évident. » Le point de vue est partagé par Réjean Lantagne, le directeur général de la Société de coopération pour le développement international. Il souligne que les grandes organisations internationales grugent davantage de budgets pour la bureaucratie et qu’elles sont moins promptes à répondre à certains des besoins des populations des pays en développement. « Elles ne nous semblent pas être des plus efficaces », a-t-il laissé tomber. En outre, le Dr Thomas rappelle que le Canada est encore très loin de son objectif de consacrer 0,7 % de son revenu national brut (RNB) à l’aide internationale. À 0,3 %, il souligne que nous sommes loin du compte. En chiffres absolus, ça représente environ 3 milliards, alors que ça devrait être plus du double. Il souligne aussi que ça coûterait en tout 15 milliards par année pour lutter efficacement contre le SIDA sur l’ensemble du globe, c’est-à-dire exactement ce que coûte la guerre en Irak en un mois seulement… (suite de l’article)
Source : http://www2.canoe.com/
MONDE : Sida en Finlande, en Suède et au Japon
Le 18 mars 2008
DL
Même si le nombre des nouvelles contaminations n’atteint pas les chiffres français ou anglais, d’autres pays enregistrent une importante hausse des contaminations chez les homosexuels. En 2006 et 2007, la Finlande a subi un chiffre record de 170 nouvelles infections par an, c’est à dire une progression de 30 %. En Suède, cette augmentation a été de 20 % pour la seule année 2007 ; 80 homosexuels ont été contaminés cette année, contre 50 l’année précédente. Dans l’ensemble du pays, 500 nouveaux cas ont été répertoriés en 2007, contre 390 en 2006 selon l’Institut suédois de contrôle des maladies infectieuses, qui note un retour généralisé de toutes les infections sexuellement transmissibles (IST). Enfin, le Japon a dépassé la barre symbolique des 1 000 nouvelles contaminations en un an :1 048, plus exactement. C’est la cinquième augmentation consécutive depuis 2002. Dans l’archipel, l’épidémie du sida est extrêmement masculine.
Source : http://www.tetu.com/
RDCONGO : USAID : l’aide américaine pourrait dépasser 100 M USD pour cette année fiscale
Date : 18 Mar 2008
L’Administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Henrietta Fore, a effectué une visite en RDC du 15 au 17 mars 2008. Au cours de cette visite, elle a annoncé que l’aide américaine pour le développement de la RDC pourrait dépasser 100 millions de dollars pour cette année fiscale.
« L’augmentation de notre assistance démontre l’engagement des États-Unis à travailler avec le peuple congolais pour bâtir un pays plus stable et plus prospère », a déclaré Mme Fore au cours d’un point de presse à Kinshasa le 17 mars, après sa tournée à Goma, au Nord Kivu et en Ituri, dans la Province Orientale. Ainsi, le montant de l’aide américaine en RDC pour 2008 dépasse 500 millions de dollars contre environ 460 en 2007, compte tenu que l’aide humanitaire au Congo et la contribution américaine au financement de la MONUC atteignent plus que 400 millions de dollars… (suite de l’article)
Source : http://www.reliefweb.int/
FRANCE : Sidaction 2008 : chaînes de solidarité
Le 18 mars 2008
LM
Les 28, 29 et 30 mars, onze chaînes de télévision (TF1, le groupe France télévisions, C+, Arte, M6, LCI et pour la première fois W9) et cinq radios (Europe1, le groupe Radio France et RTL) se mobilisent et forment une chaîne de solidarité audiovisuelle en faveur du Sidaction 2008, présidé par Pierre Bergé (...) Outre les très nombreux reportages prévus dans les journaux et magazines d’information des médias participant à l’opération, on notera cette année quelques événements ou programmes originaux. Au rayon divertissements, TF1 prépare une spéciale de Qui veut gagner des millions ? et France 2, un N’oubliez pas les paroles de circonstance, sans oublier un prime-time, le 29 mars, sur France 2, avec Line Renaud. À voir aussi, le 27 mars, toujours sur France 2, un Envoyé spécial sur le Swaziland, le pays d’Afrique le plus touché par le sida… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
CANADA : À vélo pour lutter contre le VIH !
2008 Friends for Life Bike Rally
Par : André-Constantin Passiour [18-03-2008]
Un 10e rallye d’endurance à vélo se mettra en branle le 27 juillet prochain. Il rassemblera près de 500 cyclistes de tous âges et milieux ayant en commun un seul but, celui d’amasser plus d’un million de dollars pour la Toronto People with AIDS Foundation venant en aide aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH/sida.
Il s’agit d’un rallye de six jours qui les mènera de la Ville Reine à Montréal. Pour plusieurs, surtout des personnes vivant avec cette maladie, cela constitue un vrai défi personnel. Plusieurs participants le font aussi en mémoire d’un être cher disparu. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, tous y participent avec le même enthousiasme et la même volonté de dépassement de soi. Chaque cycliste membre du contingent du 2008 Friends for Life Bike Rally doit ainsi rassembler un somme de plusieurs milliers de dollars de commanditaires afin de pouvoir récolter, au total, le million d’huards. Avec les années, ce rallye cycliste est devenu la 2e plus importante campagne de cueillette de fonds pour le VIH/sida au Canada… (suite de l’article)
Source : http://fugues.vortex.qc.ca/
GABON : Ouverture à Libreville du 4e Congrès international sur le virus Ebola et Marburg
Date de parution : mardi 18 mars 2008.
LIBREVILLE, 18 mars (Infosplusgabon) - Le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) organisera à Libreville, au Centre culturel français (CCF) du 26 au 28 mars, le 4e Congrès international sur les virus Ebola et Marburg.
Plusieurs chercheurs du monde entier, spécialisés dans le domaine des maladies virales émergentes, feront le déplacement. La création du Centre de recherches médicales de Franceville, décidée conjointement par l’État gabonais et ELF Gabon, date de 1979. Le CIRMF est un centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la reproduction humaine, les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA… (suite de l’article)
Source : http://www.infosplusgabon.com/


