Actualités VIH

Texte publi� le jeudi 17 juillet 2008.

FRÉQUENCE VIH

ÉTUDE : Cause génétique de la résistance innée au VIH/sida - RECHERCHE : Du nouveau pour expliquer la diversité du VIH : la réplication sans intégration dans le génome d’une cellule hôte - CANADA : QUÉBEC : La Veille Électronique c’est nous tous - Un événement estival qui sort de l’ordinaire et ne laissera personne indifférent - MEXICO 2008 : Lien entre abus des droits humains et propagation du VIH - FRANCE : Edvige : 24 organisations LGBT saisissent la Halde pour dénoncer le fichage de l’homosexualité et de la santé - ÉTUDE : Transplantation hépatique chez les patients infectés par le VIH - ÉTATS-UNIS : Le Sénat américain autorise près 50 milliards USD pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme - ÉTATS-UNIS : Le condom féminin boudé par les autorités américaines - CAMEROUN : Contraception - Les femmes boudent leur préservatif - OUGANDA : « Rencontrer est difficile, alors j’ai fait passer une annonce »

ÉTUDE : Cause génétique de la résistance innée au VIH/sida

Des chercheurs du CUSM et du CHUM démontrent l’implication de deux gènes spécifiques dans la résistance innée à l’infection par le VIH.

MONTREAL, le 16 juill. /CNW Telbec/ - Certaines personnes résistent de façon innée à l’infection par le virus du VIH et ne développent pas de SIDA. Les résultats de l’étude menée par la Dre Nicole Bernard, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), nous rapprochent de l’explication génétique de cette intrigante observation. Ils ont été publiés dans le journal AIDS le 16 juillet.

L’expression simultanée de certaines versions de deux gènes spécifiques, KIR3DL1 et HLA-B(*)57, serait à l’origine de cette résistance innée à l’infection par le VIH. Selon les versions de ces deux gènes que le patient possède, il sera résistant au VIH/SIDA ou développera la maladie plus lentement. Ces résultats ont été obtenus en comparant les profils génétiques de patients VIH primo-infectieux (c’est-à-dire dans leur première année après infection) et de patients exposés de façon répétée au virus mais non infectés. Le groupe des patients exposés mais non infectés provient d’une cohorte dirigée par la Dre Julie Bruneau du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. La cohorte de patients primo-infectieux est étudiée par le Dr Jean-Pierre Routy, du CUSM. Les analyses montrent que la combinaison des "bonnes" versions des deux gènes était présente chez 12,2 % des patients exposés non infectés, contre seulement 2,7 % chez les patients primo-infectieux. Aucune étude n’a encore clairement décrit le mécanisme à l’origine de cette protection. Le gène KIR3DL1 code pour un récepteur à la surface des cellules NK du système immunitaire qui, une fois activées, détruisent les cellules infectées du corps. Le gène HLA-B(*)57 code pour une protéine qui se trouve normalement à la surface de toutes les cellules du corps, se lie à KIR3DL1 et empêche l’action des NK. L’hypothèse la plus probable postule que la présence du VIH empêcherait la protéine issue de HLA-B(*)57 d’être exprimée à la surface des cellules infectées, et donc de se lier à KIR3DL1. Ainsil’action des cellules NK ne serait pas empêchée et elles pourraient détruire les cellules infectées par le virus. Ce mécanisme se met en place très tôt après l’entrée du virus dans les cellules du corps. En conséquence, les personnes porteuses de ces deux versions des deux gènes seraient capables de détruire plus efficacement les cellules infectées juste après l’exposition au VIH, diminuant ainsi leurs chances de développer le SIDA. "Il sera nécessaire de poursuivre nos études pour dévoiler le mécanisme exact derrière la protection que nous observons, mais ces résultats nous montrent une voie prometteuse," selon la Dre Bernard. Ces conclusions ouvrent la voie à une nouvelle conception de la lutte contre l’infection du VIH. "Dans le futur, ces résultats pourraient être utilisés pour "doper" le système immunitaire inné et ainsi combattre le virus dès son entrée," explique la Dre Bernard. La Dre Nicole Bernard est chercheuse dans l’axe "Infection et immunité" de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et membre du Centre SIDA McGill. Elle est également professeure adjointe de médecine à la Faculté de médecine de l’Université McGill. La Dre Julie Bruneau est médecin au Service de médecine des toxicomanies du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et directrice scientifique adjointe pour la recherche clinique au Centre de recherche du CHUM. Elle est également professeure adjointe au Département de médecine familiale de l’Université de Montréal. Le Dr Jean-Pierre Routy est chercheur dans l’axe "Infection et immunité" de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et professeur adjoint en hématologie à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ)… (suite de l’article)

Source : http://www.newswire.ca/fr/

RECHERCHE : Du nouveau pour expliquer la diversité du VIH : la réplication sans intégration dans le génome d’une cellule hôte

Rédigé le 16 juillet 2008

Le VIH-1 n’aurait pas forcément besoin de s’intégrer dans le génome d’une cellule hôte pour parvenir à se multiplier. En effet, dans le cas de co-infection par plusieurs souches de VIH-1 (situation assez fréquente), les provirus non intégrés du VIH-1 pourraient exprimer quand même leur génome aboutissant ainsi à la production de nouveaux virions infectieux. Ceci expliquerait en partie l’émergence de nouvelles souches virales.

Jusqu’à présent, on pensait qu’il ne pouvait y avoir réplication du VIH-1, que si le virus avait réussi à intégrer son matériel génétique dans l’ADN chromosomique d’une cellule hôte. L’expression des gènes de provirus non intégrés semblait limitée aux gènes précoces incapables de conduire à la synthèse de néovirions.

David Levy et ses collaborateurs viennent de démontrer que s’il existe au moins un provirus intégré dans la cellule hôte, de nouveaux virions infectieux peuvent être produits à partir de provirus non intégrés. En effet, en cas de co-infection, les provirus peuvent utiliser les facteurs de transcription produits à partir de virus qui eux sont parvenus à s’intégrer, assurant une expression efficace des génomes viraux non intégrés.

Ainsi, les virions produits dans les cellules co-infectées peuvent contenir des informations provenant de différents virus. Une fois réunies, ces informations peuvent recombiner et conduire à l’émergence de nouvelles souches, ce qui pourrait vraisemblablement jouer un rôle dans le maintien et la production de la diversité génétique des souches virales. La co-infection par plusieurs souches de VIH-1 étant malheureusement assez fréquente, ce mécanisme contribue vraisemblablement à l’évolution particulièrement rapide du génome du VIH.

Dans la presse scientifique :

- "Viral complementation allows HIV-1 replication without integration" ; Gelderblom HC, Vatakis DN, Burke SA, Lawrie SD, Bristol GC, Levy DN Retrovirology 2008, 5:60 (9 July 2008)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

CANADA : QUÉBEC : La Veille Électronique c’est nous tous - Un événement estival qui sort de l’ordinaire et ne laissera personne indifférent

MONTREAL, le 16 juill. /CNW Telbec/ - Comment appréhender le sida en 2008 ? Sommes-nous capables d’en parler simplement ? Au-delà de nos peurs et de notre statut, quel effet la possible présence de ce petit virus a-t-il dans notre rapport à l’autre et à nous-mêmes ? La question est-elle réglée ? ... Ou la menace vient-elle de partout ? Où se situe notre choix personnel entre se couper du monde et agir dans l’insouciance ?

La Veille Électronique offre à chacun, à travers l’art communautaire dynamique, un outil de réflexion original afin d’explorer ses propres réponses face à ces choix. Par le biais d’une installation sculpturale et multimédia, chacun est invité à écouter ou à déposer son propre témoignage vidéo. La Veille Électronique crée un espace restreint de diffusion pour ces témoignages afin de favoriser une intimité collective où chacun peut écouter, s’exprimer et influer sur sa parole, ses actions et celles des autres. C’est une sorte de réacteur artistique et social permettant à la personne qui s’y engage, une observation privilégiée et respectueuse d’elle-même et de sa collectivité. L’activité propose de se souvenir de nos disparus, de porter un regard positif vers l’avenir, afin de mieux vivre au présent. L’activité est gratuite, il n’y a rien à gagner et ne comporte aucun risque sinon de mieux vivre avec soi-même et avec les autres.

L’activité se déroulera tous les vendredis, samedis et dimanches en soirée à partir du 18 juillet jusqu’à la fin de septembre au Parc de l’Espoir, au coin des rues Ste-Catherine Est et Panet. (En cas de pluie, le lancement se transporte au bar Le Cocktail, 1669 rue Sainte-Catherine Est.) L’ouverture aura lieu le 17 juillet dans un 5 à 7 convivial au Parc de l’espoir. Le dévoilement des sculptures multimédia est prévu pour 18h00(*). Il y aura conférence de presse et des pochettes de presse vous seront remises. Une sélection de fromages sera offerte par Maître corbeau, fromager. Les journalistes et les médias sont invités à pré-diffuser le lancement de l’événement. L’Activité se voyant enrichie de nouveaux témoignages tout au cours de l’été, une couverture en continu est également souhaitée… (suite de l’article)

Source : http://www.newswire.ca/fr/

MEXICO 2008 : Lien entre abus des droits humains et propagation du VIH

Lusaka - 16/07/2008

Pana

Tant que les gouvernements n’agiront pas pour mettre un terme aux abus des droits humains qui accélèrent la propagation du VIH, les efforts consentis dans le cadre de la lutte contre cette épidémie, qui touche l’ensemble de la planète, auront très peu d’impact, ont constaté mercredi quelque 400 organisations impliquées dans la lutte contre le SIDA et la défense des droits humains.

La coalition a appelé les organisateurs de la Conférence internationale sur le VIH/SIDA, dont l’ouverture est prévue le 3 août prochain, à Mexico et qui se tient tous les deux ans, à faire de la question des droits humains un point central des débats qui se tiendront au cours du plus grand rassemblement international sur le VIH/SIDA. “A la veille de la 17ème conférence internationale sur le SIDA, les gouvernements continuent de violer les droits des Personnes vivant avec l’infection à VIH ou exposés à un risque élevé de contamination par le virus”, affirme dans un communiqué José Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de Human Rights Watch. Il a ainsi noté que “les gouvernements ont fait très peu dans le sens du respect de leurs nombreuses promesse de mettre un terme aux abus des droits humains liés au VIH. Cependant, tant qu’ils n’auront pas agi pour faire cesser ces abus, même les politiques les mieux planifiées visant à traiter le VIH et à stopper la propagation du SIDA connaîtront l’échec”. Le gouvernement mexicain, hôte de l’édition de cette année de la conférence internationale sur le SIDA, a également pris l’engagement de s’attaquer aux abus des droits humains liés au VIH/SIDA par le biais de l’adoption de textes de lois et la mise en œuvre de programmes, mais il n’a pas encore matérialisé ses promesses, constate également le Réseau mexicain des Personnes vivant avec le VIH/SIDA. “Le Mexique dispose d’une législation efficace sur le VIH/SIDA”, a relevé Anuar I. Luna Cadena, du Réseau mexicain des Personnes vivant avec le VIH/SIDA. “Cependant, les institutions gouvernementales ne suivent pas de manière appropriée les abus auxquels les Personnes vivant avec le VIH/SIDA sont confrontées ou ne s’assurent pas qu’ils bénéficient des traitements nécessaires et/ou de la protection à laquelle ils sont en droit de prétendre”… (suite de l’article)

Source : http://www.afriquenligne.fr/

FRANCE : Edvige : 24 organisations LGBT saisissent la Halde pour dénoncer le fichage de l’homosexualité et de la santé

Mis en ligne le 16/07/08

24 organisations LGBT ont décidé de saisir la Halde à propos du fichier Edvige, mis en place par le ministère de l’intérieur, qui prévoit notamment de ficher les militants associatifs en fonction de leur santé ou leur homosexualité.

La démarche s’inscrit dans le droit fil d’une précédente saisie, le 21 avril dernier, au sujet de la mise en place litigieuse du logiciel Ardoise par le même Ministère de l’Intérieur. Plusieurs associations LGBT avaient déjà dénoncé certaines fonctionnalités de ce fichier policier qui attentaient à la vie privée et qui réservaient un traitement discriminatoire fondée sur l’orientation sexuelle et l’état de santé aux personnes ayant à déposer auprès des forces de police. La mobilisation du monde associatif et de l’opinion publique avaient été fortes et l’intervention de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) auprès de la Ministre de l’Intérieur avaient alors conduit celle-ci à suspendre la généralisation de ce logiciel à l’échelle nationale. "Nous pensions ce risque de fichage discriminatoire définitivement écarté. Pourtant, le Ministère de l’Intérieur vient de récidiver", écrivent aujourd’hui les associations dans un courrier à Louis Schweitzer (président de la Halde), dont E-llico s’est procuré la copie. Les 24 organisations (1) se disent "stupéfaites" que le Ministre de l’Intérieur propose la possibilité pour ses services de mentionner entre autres "les origines ethniques, l’état de santé et la vie sexuelle de certains citoyens, notamment ceux ayant un engagement militant (syndical, associatif, politique)". "Ce fichage par recoupement est inquiétant et approximatif, affirment les signataires. Inquiétant car il permettrait à terme de constituer des fichiers de personnes ayant la même orientation sexuelle ou le même statut sérologique par exemple. Approximatif car l’adhésion d’une personne à une association de défense des droits des personnes homosexuelles ou de lutte contre le sida par exemple, n’augure en aucun cas de sa propre orientation sexuelle ou de son propre statut sérologique". Les organisations soulignent que le fichier Edvige "rompt avec la pratique établie par le décret 91-1051 du 14 janvier 1991 qui ne prévoyait aucune collecte d’informations relatives à l’orientation sexuelle ou à l’état de santé". Elles mettent en doute le "caractère exceptionnel" prévu par le texte et craignent qu’une absence de "cadre réglementaire strict" ne donne lieu à des dérives… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com/

ÉTUDE : Transplantation hépatique chez les patients infectés par le VIH

Rédigé le 17 juillet 2008

La transplantation hépatique (TH), traitement de la cirrhose décompensée obéit à des indications strictes. Jusqu’à présent, les patients infectés par le VIH étaient exclus par principe de la transplantation mais les progrès dans la prise en charge permettent de remettre en cause cet algorithme.

Une étude publiée dans la revue "Médecine et Maladies Infectieuses" décrit les aspects cliniques, biologiques et immunovirologiques d’une cohorte de transplantés hépatiques infectés par le VIH de l’hôpital Paul Brousse de Villejuif en France.

De décembre 1999 à février 2008, 82 patients ont été transplantés. L’inscription sur la liste d’attente en vue d’une transplantation hépatique imposait :
- une charge virale VIH inférieure à 50 copies par ml ;
- un taux de lymphocytes CD4 supérieur à 150 par ml ;
- l’absence d’antécédent d’infection opportuniste.

Tous les patients ont reçu un traitement immunosuppresseur selon les recommandations en vigueur dans le cadre de la transplantation hépatique. Le traitement antirétroviral et la prophylaxie des infections opportunistes ont été réalisés conformément à un protocole local. Au moment de la transplantation, l’âge moyen des patients était de 44 ans (29-63). Les causes ayant conduit à cette indication de transplantation hépatique étaient : 2 hépatites fulminantes, 3 hyperplasies nodulaires régénératives, 1 hémochromatose, 14 cirrhoses virales B et 63 cirrhoses virales C.

Après intervention, la survie à 2 ans était de 78 % et à 5 ans de 73 %. Quatre infections opportunistes ont été diagnostiquées, dont 2 candidoses œsophagiennes et 2 primo-infections à cytomégalovirus. La charge virale n’a jamais été détectable. Le taux des lymphocytes CD4 était avant la transplantation hépatique de 287 ± 202 par ml, au 6e mois 222 ± 163 (p = 0,033) par ml, au 12e mois 253 ± 145 (p = 0,290) par ml.

Après transplantation hépatique, la rechute de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) était constatée systématiquement si la PCR en amont était positive, imposant un traitement anti-VHC chez 23 des 63 patients coinfectés (36 %). Une insuffisance rénale a été notée 26 fois (31,3 %) et un diabète 6 fois (7,3 %).

Les auteurs de cette étude concluent que la transplantation hépatique est réalisable chez les patients infectés par le VIH, moyennant un respect des critères de sélection stricts, une discipline des patients et une prise en charge multidisciplinaire.

Dans la presse scientifique : Transplantation hépatique chez le patient infecté par le VIH : expérience chez 82 patients E. Teicher, J. Duclos Vallée, P. Vaghefi, F. Chiappini, C. Duval, B. Wyplosz, D. Samuel and et al Médecine et Maladies Infectieuses Volume 38, Supplement 2, June 2008, Page S110 9es Journées Nationales d’Infectiologie

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

ÉTATS-UNIS : Le Sénat américain autorise près 50 milliards USD pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

DMG/od/APA

17-07-2008

APA-Jackson (États-Unis) Le Sénat américain a voté mercredi une importante autorisation de financement destinée en priorité à l’Afrique, pour un montant jusqu’ici inégalé de plus de 48 milliards de dollars, a appris APA sur place.

Il s’agit, soulignent les observateurs, de la plus ambitieuse politique de coopération des États-Unis, en direction de l’Afrique pour la lutte contre les maladies comme le SIDA, le paludisme et la tuberculose. Cette nouvelle loi d’autorisation du Sénat américain va permettre de continuer les programmes d’assistance humanitaire et sociale en cours, financés par les États-Unis en Afrique. La présente loi de financement doit expirer en septembre 2008. Cet effort de l’Amérique est à mettre au crédit de l’administration Bush qui, depuis 2003, a dégagé des crédits substantiels pour venir en aide à l’Afrique. Même ses farouches détracteurs au Sénat comme le sénateur Joe Biden, ancien candidat à l’investiture démocrate, ont publiquement félicité Georges Bush. « Ces programmes vont sauver des centaines de milliers de vies humaines et le Président mérite notre reconnaissance à cet effet », a déclaré Joe Biden, président de la puissante Commission des Affaires étrangères du Sénat américain. Cette autorisation de financement déjà approuvée par la Chambre des représentants en avril dernier, va permettre de financer sur cinq ans, des programmes de lutte contre le SIDA, en priorité (90% du financement global), soit plus 41 milliards de dollars… (suite de l’article)

Source : http://www.apanews.net/

ÉTATS-UNIS : Le condom féminin boudé par les autorités américaines

jeudi 17 juillet 2008

Michel Monette

Source : ELDIS – Saving lives now : female condoms and the role of US foreign aid

Voilà peut-être qui va en surprendre plus d’un : la moitié des 33.2 millions de personnes infectées par le virus V.I.H. dans le monde sont des femmes, un pourcentage qui grimpe à 61% en Afrique subsaharienne. Le nombre de personnes, par conséquent de femmes, atteintes continue d’aller en augmentant. Pour chaque personne qui reçoit des traitements, plus de six deviennent infectées. Pourtant, les pays qui financent des campagnes de prévention, les États-Unis en tête, ne s’entendent pas pour axer leurs interventions sur une méthode vraiment efficace dans le cas des femmes : le condom féminin.

Bien qu’ils permettent à la fois de prévenir le SIDA et d’agir comme moyens contraceptifs, les condoms féminins, contrairement aux condoms masculins, sont plus difficiles à manipuler, plus bruyants et plus coûteux. Or, ces obstacles, en particulier le dernier, pourraient être surmontés si les autorités américaines voulaient vraiment contribuer à son adoption, affirme le Center for Health and Gender Equity (CHANGE), une ONG américaine, dans un récent rapport. Les États-Unis sont en effet un des plus importants producteurs de condoms féminins au monde, et par conséquent pourraient jouer un rôle clé dans sa distribution. L’obstacle auquel se heurtent ceux qui font la promotion du condom féminin dans les pays où est distribuée l’aide américaine est de taille : la politique du gouvernement Bush est résolument axée sur l’abstinence. Cette politique stigmatise l’usage du condom, que celui-ci soit masculin ou féminin, sauf exception pour les personnes à haut risque. Ces dernières ne comprennent ni les femmes mariées, ni les jeunes. Pire, plus d’un dollar sur trois de l’aide américaine destinée à lutter contre la propagation du SIDA doit être obligatoirement dépensé dans la promotion de l’abstinence jusqu’au mariage, selon une directive du Sénat américain pourtant contrôlé par les Démocrates… (suite de l’article)

Source : http://www.naturavox.fr/

CAMEROUN : Contraception - Les femmes boudent leur préservatif

Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

16 Juillet 2008

Sandrine Tonlio (stagiaire)

Alors que certaines le disent inconfortable et grossier, des praticiens parlent de blocage psychologique.

Pendant la causerie éducative conduite par l’Association camerounaise pour le marketing social (Acms), les femmes venues nombreuses ont affirmé leur dégoût par rapport au port préservatif féminin. Cet échange s’inscrivait dans le cadre de la remise des fonds Ppte aux associations et réseaux féminins, qui s’est tenue au Centre de promotion de la femme et de la famille à Akwa dans la ville de Douala. "Pourquoi notre préservatif est aussi grossier ? On dirait un antenois. Comment est-ce qu’on procède pour avoir les rapports sexuels avec ces deux bagues ?", s’est interrogée une dame venue assister à la cérémonie solennelle de remise des prix. Cette remarque a été approuvée par l’assistance quasiment constituée de la gente féminine à cette assise. "C’est un contraceptif qui nous fait souffrir parce que le médecin nous demande de l’introduire au fond du vagin et de le tenir pendant l’acte. Pourquoi torturer tant la femme ? Ce n’est pas parce que nous accouchons avec douleur que même l’acte sexuel doit se faire avec toutes ces tracasseries ?", lance une dame au terme de l’exposé du chef de la section socio sanitaire dudit centre, Mme Cécile Nyekel. Selon certaines femmes, le préservatif féminin est réservé pour une catégorie de personnes. "Je pense que les prostituées sont les personnes indiquées parce que les bagues sont très grosses, et il faut une personne sexuellement active pour l’introduire facilement dans son vagin", soutient Mme Monique Bayiya.

Difficultés

Contrairement au préservatif masculin, il faut passer par six étapes pour introduire celui dédié aux femmes. Après avoir vérifié la date de péremption et déchiré l’emballage suivant la flèche indiquée, on doit le frotter pour bien repartir le lubrifiant. Ensuite, il convient de maintenir la petite bague et la pincer de façon à en faire un "8". A l’aide d’un doigt de la main gauche, la femme qui a fait ce choix doit introduire le latex aussi loin que possible dans son vagin et pousser vers le haut pour qu’il ne soit pas tordu. "Elles doivent procéder de la même manière qu’elles le font avec les ovules", conseille un médecin. "Pour celles qui ne supportent pas la station debout, elles doivent adopter la position qu’elles préfèrent pour mettre leur ovule", conseille Mme Cécile Nyekel. Pendant la pénétration, la femme doit tenir l’autre bague restée à l’extérieur et diriger le pénis à l’intérieur de son préservatif. Cela évite les éventuels incidents. Après l’acte sexuel, c’est la femme qui doit s’occuper de l’enlever. Pour se faire, elle doit d’abord pincer la bague extérieure en la faisant tourner. Ceci exige une sortie en douce. A la suite de ce retrait il est conseillé de jeter le préservatif féminin dans la poubelle loin des enfants. Ce mode d’emploi "compliqué" serait, en effet, l’une des causes du désistement de certaines femmes. "Je ne l’ai jamais utilisé. Son mode d’emploi m’en dissuade. Toute une gymnastique pour l’enfiler !", s’émeut Henriette Wageu, une étudiante de l’Université de Douala… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

OUGANDA : « Rencontrer est difficile, alors j’ai fait passer une annonce »

KAMPALA, 16 juillet 2008 (PlusNews) - Joanna*, âgée de 25 ans, est institutrice vivant avec le VIH, à Kampala, la capitale ougandaise. Elle a décidé de tenter sa chance en amour en faisant passer une annonce dans un journal. Elle a parlé à IRIN/PlusNews juste avant son premier rendez-vous avec un homme qui lui a répondu.

« J’avais eu un seul rendez-vous [auparavant] avec une personne qui n’était pas séropositive. C’est un peu difficile, parce que tu ne connais pas ton avenir ou comment les choses vont se passer. Tu n’es pas prêt à passer l’infection à cette personne. C’est pour cela que j’ai passé mon annonce dans la section ‘rencontres’ du New Vision [un quotidien national ougandais]. « Je voulais juste voir, ‘est-ce que ça va marcher ?’ Est-ce que ça marche ? Mais là… j’ai ouvert mes emails et il y avait de nombreuses réponses d’hommes –peut-être 20. « J’ai un rendez-vous dimanche. Nous ne savons pas vraiment ce que nous allons faire –je n’aime pas rester assise quand je rencontre quelqu’un pour la première fois, donc peut-être qu’on ira quelque part ou qu’on fera quelque chose. Quelque part où on peut faire une activité, pas seulement discuter et manger. « Ce que j’aime avec lui c’est que quand on parle, il me traite comme une personne. Les autres étaient intéressés par des choses comme ‘à quoi tu ressembles ?’ et je ne veux pas de quelqu’un qui s’intéresse à mon apparence, mais à ma personnalité. Cela fait trois semaines maintenant qu’on se parle au téléphone. Il travaille en province –il est administrateur d’une ONG [organisation non gouvernementale] qui s’occupe du VIH. « J’espère qu’il sera le genre de personne que j’ai imaginé au téléphone ; quelqu’un de drôle, pas quelqu’un de triste ou dépressif. Certaines personnes n’arrêtent pas de parler de leur statut [sérologique] et de ce genre de choses –elles ne l’ont pas encore accepté. J’espère qu’il aura du caractère. Je veux quelqu’un qui se sente libre d’être lui-même. « J’ai peur, je voudrais vraiment que ça marche, mais que se passera-t-il si ce n’est pas le cas ? Que se passera-t-il si on se retrouve et qu’on ne sait pas quoi dire ? Que se passera-t-il si on peut si bien communiquer par téléphone mais qu’il ne se passe rien quand on est l’un en face de l’autre ?... (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]



Nouveautés sur le Web

Interesting videos and pictures with intimate undertones for youpron you pron well you can always find the newest porn portals redtube.com, xvideos.com x videos postyourgirls red tub shufuni