Défendre "Diane", c’est aussi nous défendre toutes et tous

Texte publi� le mardi 4 mars 2008.

Demande de don

En date du 23 juin 2009, le Fonds St-Valentin a cumulé 35 000$ des 40 000,00$ nécessaires à la demande d’appel de « Diane ». Merci à tout ceux et celles ayant contribué au Fonds Saint-Valentin.

Il ne manque que 5000 $ pour porter la cause de D.C. en appel. C’est pourquoi nous continuons à faire appel à votre générosité.

Ayant été quatre ans en couple, une femme séropositive est reconnue coupable d’agression sexuelle pour ne pas avoir dévoilé son statut sérologique lors des premières relations sexuelles avec son ex-conjoint. Tandis que ce même fait a été la raison d’absoudre cet ex-conjoint du verdict de culpabilité pour voie de fait et violence conjugale envers cette femme et son fils.

Le cas de D.C. est un exemple emblématique de la discrimination que peuvent subir les personnes vivant avec le VIH et ce, jusque devant la justice. À ce jour, nous avons recueilli 35 000 $ des 40 000 $ nécessaires pour infirmer la décision discriminante d’un juge à son égard. Cet appel est nécessaire puisqu’il créera une jurisprudence ayant un impact sur le vécu de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH au Québec.

Joignez-vous à tous ceux et celles qui croient en la justice pour tous et qui ont décidé de soutenir cette cause.

Faites un don et ainsi soutenez les droits humains, les droits de D.C.

Envoyez vos dons à la :

Fondation québécoise du sida,

1, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2X 3V8 Canada

(sur le chèque, spécifiez : Fonds Saint-Valentin)

(voir détails au bas de la page)

Note de Fréquence VIH : vous trouverez plus bas sur cette page deux textes écrits par des amis de Diane.

Pour notre amie « Diane » qui a été reconnue coupable d’agression sexuelle pour ne pas avoir dévoilé son statut sérologique positif au VIH lors d’une relation sexuelle.


Texte 1

« Quand nous sommes perdus,

Ceci est notre prière,

Quand nous perdons notre chemin,

Guidez-nous vers le bon endroit,

Guidez-nous avec Votre grâce,

Dans un lieu où nous nous sentirons en sécurité. »

La semaine dernière, les paroles et la mélodie de la chanson « Prière » (chantée par Céline Dion et Josh Groban) ne sont pas sorties de nos têtes. Nous avons vécu un drame et nous voulons vous en parler.

Nous essayons d’aider une amie québécoise qui nous est très chère à retrouver SON chemin vers un lieu où elle se sentira en sécurité. Nous sommes avec elle et son fils depuis le mois de janvier 1994, alors que nous l’avons connue par l’entremise d’un ami, un travailleur social qui travaille exclusivement auprès des personnes vivant avec le VIH/sida. À cette époque, son petit garçon n’avait que trois ans. À son insu, elle avait contracté le VIH par son mari, le père du petit garçon, avec lequel elle était mariée depuis trois ans, c’est-à-dire, depuis 1988. Elle a su qu’elle avait été infectée seulement une semaine après le décès de son mari, en 1991. (Tous deux ne savaient pas qu’il était infecté. Pendant trois ans, ils ont eu une vie conjugale normale). Lorsqu’elle a découvert qu’elle avait contracté le VIH, elle a été dévastée, mais ayant appris que son fils était en santé à 100 %, elle a entrepris de lui trouver des parents dans l’éventualité où elle décéderait. Nous nous sommes engagés envers elle à devenir les parents de son fils quand le moment viendrait. Depuis, nous sommes restés avec elle. Elle a vécu beaucoup plus longtemps que prévu et nous n’avons pas eu à devenir « parents ». Elle et son enfant sont une partie extraordinairement enrichissante de nos vies. Ensemble, nous avons connu de grands moments de bonheur. À un moment donné, afin de solidifier la relation et l’aider quand son état de santé a décliné, son enfant est venu vivre avec nous pendant environ six mois, en octobre 1994, juste après que nous ayons eu le bonheur d’avoir notre cher enfant. Pendant quelque temps, nous avons eu deux enfants ici – un bébé et un enfant de trois ans.

Au cours de l’été de l’année 2000, pendant une partie de soccer de son fils, elle a rencontré le père d’un coéquipier de son fils. La relation s’est développée. Elle a suivi les conseils professionnels de tous les médecins, de tous les professionnels qui l’aidaient et, quand la relation est devenue intime, elle s’est protégée. Les professionnels de la médecine lui ont dit (comme ils le font d’ailleurs à toute personne dans la même situation) que TANT QU’ELLE PRATIQUAIT DES RELATIONS SEXUELLES PROTÉGÉES, son partenaire serait totalement en sécurité et que, de cette façon, elle N’ÉTAIT PAS tenue de dévoiler son statut au début (c’est-à-dire la première ou la deuxième fois). Étant donné que son fils aurait pu être stigmatisé par ses coéquipiers, si son état était connu, elle a pris la décision de ne pas informer son partenaire au début. Elle A FAIT tout ce qui lui avait été conseillé. Elle S’EST assurée qu’une protection ÉTAIT utilisée. Elle a informé son partenaire de son état avant la deuxième fois où ils ont été ensemble, lorsqu’il a commencé à lui déclarer son amour. Au début, il était abasourdi et ne l’a pas vue pendant plusieurs semaines. Puis, il est revenu pour la voir disant qu’il l’aimait et qu’il voulait rester avec elle, sa condition n’étant pas un empêchement. Ils ont fini par vivre heureux ensemble pendant environ trois ans. En 2003, les choses ont commencé à se gâter pour eux (au cours de cette période, nous ne les avons pas vus, puisque, entre autres choses, nous avions des engagements professionnels ailleurs). Avec le temps, son partenaire est devenu très contrôlant, il critiquait sévèrement son enfant et les abus verbaux se sont accrus. Le climat étant devenu malsain pour elle, et surtout pour son enfant, elle a décidé de mettre FIN à la relation. Peu après, elle est devenue victime de violence conjugale. En décembre 2004, suite à un appel au 911, la police a arrêté son partenaire. Elle s’est retrouvée à l’hôpital avec des blessures à la tête, au visage et au cou et souffrant d’un stress émotionnel. Son fils, qui lui avait sauvé la vie, a eu un bras cassé en essayant de la protéger. Ce qui était une histoire d’amour pleine de bonheur était devenu une histoire tragique !

Son ex-partenaire fut accusé et jugé coupable d’agression en 2005. Juste avant que sa sentence soit rendue (essayant apparemment d’être acquitté), il a divulgué qu’ELLE était séropositive. Il l’a accusée d’avoir eu des relations sexuelles NON PROTÉGÉES avec lui quand ils sont devenus intimes pour la première fois, cinq ans auparavant, soit en 2000, ET qu’elle ne lui avait pas avoué son statut. Elle, une victime de violence conjugale, qui avait suivi à la lettre les conseils professionnels qu’elle avait reçus, a été accusée d’agression criminelle. L’homme, séronégatif et jugé coupable de l’avoir battue, a, au moment de faire cette accusation, reçu un pardon inconditionnel. (! !!)

Le jour de la Saint-Valentin 2008, exténuée après des mois d’audiences, dans un état de santé de plus en plus fragile, et maintenant en faillite, elle a écouté la décision du juge. Elle a été jugée COUPABLE. Le juge a décidé qu’elle n’était pas crédible, même si elle avait reçu l’appui total de son équipe médicale et des professionnels médicaux spécialisés dans ce domaine. Plusieurs autres personnes, dont nous-mêmes, ont aussi témoigné de ses qualités en matière d’éthique et d’honnêteté.

Le 14 mars, elle fera face à une sentence d’emprisonnement. Son fils (maintenant âgé de 17 ans) risque de perdre sa maman. Leur relation, si proche et remplie d’amour, est sur le point d’être physiquement rompue. Le fait que SA vie pourrait être ruinée par quelque chose de TOTALEMENT MENSONGER nous dégoûte. Il n’est pas question que nous restions les bras croisés et laissions une telle chose se produire !

Après s’être écroulée sous la tension, notre amie a passé la nuit de la Saint-Valentin à l’hôpital. Par la suite, elle a passé quelques jours avec nous afin que nous puissions l’aider. Elle est repartie ces derniers jours. Elle reprend ses forces graduellement...pour continuer.

Quand nous l’avons rencontrée pour la première fois, notre amie était belle, jeune, intelligente, la « voisine d’à coté » qui avait assumé pendant 16 ans un poste de responsabilité dans une grande entreprise. Elle est encore la même merveilleuse mère dévouée à son fils, celle que nous avions rencontrée pour la première fois. Sous un voile de tristesse et de désespoir, elle demeure la fille dynamique qui aime la musique, la nature, la lecture, monter à cheval, faire du ski et du parachutisme (! !) et SURTOUT son enfant. Nous voulons l’aider à retrouver l’endroit où elle se sentira en sécurité. Avec tous ceux qui veulent l’aider nous ALLONS faire en sorte qu’elle revienne…au moins pour qu’elle vive le reste de ses jours en femme LIBRE.

Nous cherchons l’appui de tous ceux et celles qui peuvent nous aider à obtenir les 30 000.00$ nécessaires à l’appel de sa sentence.

Votre contribution pour réparer cette injustice serait essentielle et inestimable. Nous préférons ne pas nous adresser aux médias afin de protéger notre amie, son fils et, éventuellement nous-mêmes, de son ex-partenaire. Avec le soutien de tous ceux et celles qui veulent l’aider, nous avons établi un fonds auprès de la Fondation québécoise du Sida, appelé le « Fonds Saint-Valentin » afin de faire face aux coûts légaux de la procédure d’appel. L’adresse est mentionnée ci-dessous. Tout surplus serait utilisé pour aider d’autres personnes vivant avec le VIH/SIDA à affronter les coûts de leurs procédures légales.


Texte 2

Comment vous sentiriez-vous ?

Nous écoutions le discours que Barack Obama a prononcé en acceptant l’investiture à la présidence des Etats-Unis, lorsqu’il a déclaré que l’un des facteurs les plus importants dans sa vie a été un conseil qu’il a reçu de sa mère, lui disant de toujours se mettre dans la peau de l’autre avant de le juger. “Essaie toujours de t’imaginer ce qu’il ressent” lui a-t-elle dit, comme nous le disons aussi à notre propre fils. Cette phrase nous a fait penser à la situation d’une de nos amies les plus chères.

Cela nous a inspirés à conter l’histoire de son point de vue à elle.

Voici cette histoire.

Tout d’abord, essayez d’imaginer votre réaction si vous appreniez par un appel téléphonique de l’hôpital, la semaine suivant la mort de votre mari en 1991, qu’une autopsie a montré qu’il avait le SIDA, alors que vous ignoriez, vous et lui, qu’il souffrait de cette infection. Cela fait plusieurs années que vous étiez mariés. La nouvelle crée l’état de choc en vous, elle bouleverse votre vie de fond en comble.

Vous avez un tout jeune garçon. Vous devrez tous les deux vous rendre immédiatement à l’hôpital pour subir un test pour le VIH. Vous découvrez, horrifiée, que vous êtes effectivement séropositive. Heureusement, votre garçon est libre de l’infection. (En certains cas le virus ne se transmet pas de la mère à l’enfant.)

Face à la possibilité d’une mort imminente, vous vous mettez à la recherche de parents potentiels pour votre fils. Vous êtes évidemment sujette à des crises d’angoisse. Vous découvrez en peu de temps ce qu’est la vie d’une personne souffrant d’une diagnostique séropositive …la lutte physique pour la santé, la stigmatisation sociale affectant ce groupe marginalisé, les comportements des nombreuses personnes qui vous évitent parce qu’elles ne comprennent pas cette maladie. Vous devez abandonner un bon emploi que vous aviez depuis plusieurs années au sein d’une compagnie réputée.

Vous décidez alors de récupérer quelque bienfait de votre triste situation en faisant de l’éducation public sur la maladie auprès d’écoles et d’autres associations. Un de vos principaux buts dans cette démarche est d’épargner à d’autres personnes de tomber dans la même situation que vous. Vous aidez le Département de Santé Publique à combattre la propagation de cette maladie en passant le message d’observer des pratiques de « safe sex » telles que l’utilisation SYSTÉMATIQUE de condoms lorsqu’on devient actif sexuellement.

Dix ans plus tard vous rencontrez quelqu’un, père monoparental d’un des amis de soccer de votre fils. Vous vous liez d’amour avec lui dans une relation qui dure quatre ans. La relation débute de façon heureuse mais au bout d’un certain temps l’autre devient abusif et contrôlant. Le climat dans la maison devient malsain pour vous et pour votre fils. Vous essayez de mettre fin à la relation mais vous vous retrouvez à être battue par votre partenaire qui ne veut pas vous voir partir. Votre fils subit une fracture du bras en essayant de vous protéger de la violence qui vous est infligée.

À cause de vos blessures vous et votre fils devez aller à l’hôpital. Après vous avoir fait traiter, et sachant que vous ne seriez pas en sécurité en retournant chez vous, vous cherchez l’hébergement dans un abri pour femmes violentées. Là vous recevez du support émotionnel et des consultations. L’on vous conseille de poursuivre votre ex-conjoint pour violence conjugale, pour le décourager d’avoir des comportements semblables envers d’autres femmes à l’avenir. Vous apprenez que beaucoup de femmes évitent de porter plainte, ce qui ne fait que perpétuer le cycle de violence.

Ainsi votre ex est accusé et, un an plus tard, jugé coupable de voies de fait.

Suivant le conseil de votre avocat, vous n’êtes pas présente en cour le jour où la sentence est prononcée. Il advient que ce jour-là, pour éviter les conséquences fâcheuses de ses actes, votre ex-partenaire invente une histoire, une fausse histoire qui ne pourrait être utilisée que contre une personne comme vous, séropositive et donc vulnérable au mauvais traitement de la société en proie à sa peur du SIDA.

En votre absence, le juge ainsi que les DEUX avocats écoutent l’histoire mensongère de votre ex. Celui-ci, qui est en parfaite santé, et 100% séronégatif déclare que vous n’aviez pas utilisé un condom lors de vos premières rencontres 5 ans auparavant, et que vous ne l’aviez jamais informé de votre condition médicale.

Les juges et les avocats sont choqués d’entendre son histoire. Malgré le fait que vous n’êtes pas présente pour vous défendre, malgré le fait qu’il n’existe pas la moindre preuve de la véracité de sa version des faits, sans suivre aucun processus de recherche pour valider les accusations portées contre vous, sans prendre en considération qu’il s’agit d’un acte de vengeance de la part d’un homme qui veut se sauver de la sentence, le juge ainsi que les deux avocats conviennent que l’accusation contre votre ex-partenaire soit immédiatement abandonnée, et ce, malgré le fait qu’il avait déjà été trouvé coupable ! On lui accorde sur-le-champ un pardon inconditionnel ( ! )

Votre avocat communique avec vous pour vous informer de l’étonnant développement dans votre dossier. Lorsque vous en protestez l’injustice flagrante votre avocat vous déclare simplement, « mais Madame, vous avez le SIDA » (! !!), comme si le fait d’être séropositif justifie un mauvais traitement à la cour de justice.

Pire encore, vous vous trouvez accusée du crime majeur de violence aggravée et d’agression sexuelle, sans autre investigation des faits.

Deux ans plus tard, après une bataille judiciaire très longue et très stressante, dans un état de santé très détériorée, épuisée émotionnellement et ruinée financièrement par les coûts légaux de votre cause, vous entendez enfin le verdict du juge sur l’accusation d’agression sexuelle…Vous avez été trouvée « coupable selon les accusations », sur la base du témoignage de votre ex-partenaire contre vous.

Le juge a manqué de voir qu’en trois procès différents (le procès initial d’agression conjugale lors duquel votre ex-partenaire a été trouvé coupable, puis pardonné ; un deuxième procès où l’ex-partenaire a essayé sans succès d’obtenir de l’argent de vous ; et puis ce troisième procès où vous êtes accusée d’agression sexuelle), votre ex a conté trois versions différentes de son témoignage selon les besoins du moment, alors que votre témoignage est resté inchangé et consistant dans tous ses détails selon la vérité. Depuis le tout début du procès le juge s’est montré mal à l’aise avec votre statut de VIH, malgré le fait que vous êtes devenue séropositive sans geste posé de votre part. Le verdict du juge contre vous est choquant, injuste et BIZARRE, pour la multitude des gens qui vous connaissent bien : vos médecins, travailleurs sociaux et amis qui sont venus témoigner en cour, et donner des références sur votre caractère impeccable. Le juge aura cru l’histoire de votre ex-conjoint, qui a failli vous tuer et votre fils, et qui est venu à la cour sans autre personne pour témoigner de son caractère que son avocat.

En entendant ce verdict dévastateur, et comprenant l’impact sur votre vie déjà si compromise, vous vous effondrez émotionnellement, et vous devez passer la nuit à l’hôpital. Vous vous sentez trahie par le système judiciaire. Votre santé physique, déjà dangereusement affaiblie, s’effondre complètement. Peu après vous devez entrer dans une clinique pour recevoir des traitements expérimentaux pour vous garder en vie et de tenter de renforcer votre système immunitaire presque inexistant, décimé par le stress.

Vous attendez une sentence pour un crime que vous n’avez pas commis…

Le 8 juillet, 2008 vous recevez la « meilleure » sentence que vous auriez pu espérer avoir… une année complète de résidence surveillée suivie d’une année de probation. Vous devez signer des documents légaux déclarant votre statut de criminel jugé coupable, qui a volontairement commis des actes d’agression sexuelle. Vous devez rentrer à la maison chaque soir avant le couvre-feu. Il vous est interdit de voyager ou de passer la nuit en la compagnie d’amis ou de famille. À chaque nuit vous êtes réveillée par la visite d’un officier de police pour répondre à des questions alors que vous avez tellement besoin de votre sommeil. Vous devez visiter chaque semaine un agent de libération conditionnelle. Vous devez également accepter de fournir un échantillon d’ADN et vous laisser prendre les empreintes digitales (qui resteront en filière pendant 99 ans). Une photo policière portant au-dessus de votre tête votre nom et numéro d’identification criminelle est prise au poste de police. …Votre vie est sévèrement limitée. Vous aurez à tout jamais un dossier policier. Vous devrez toujours prouver le bien-fondé de votre bon caractère. Vous avez perdu, au moins aux yeux du grand public, votre bonne réputation. Vous combattez non seulement le stigmate d’être séropositive, mais également celui d’être considérée une criminelle. Vous risquez constamment cette humiliation pour un crime que vous n’avez PAS commis !!!!

Vous vous demandez quel impact aura cette situation sur votre fils, maintenant adolescent. Il vous a vu passer à travers tous ces événements à un âge où l’on est très impressionnable.

Vous subissez également un traitement terrible par certains membres de la presse, et par un grand nombre de lettres écrites dans la chronique publique. Les gens ne savent pas toute la vérité sur votre histoire ; ils ignorent que vous n’avez pas commis les actes pour lesquels vous avez été trouvée coupable. Ils ne connaissent que le verdict de CULPABILITÉ… et vous juge en conséquence. Vous ne pouvez pas vous défendre sous peine d’être coupable de « manquer de remords ».

Est-ce que votre vie ne pourrait jamais redevenir « normale » ?

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Maintenant, vous qui lisez cette histoire très vraie et toujours d’actualité, comment vous sentiriez-vous s’il s’agissait de VOTRE histoire ???? Pourriez-vous vous mettre à la place de cette personne et vous imaginer ce qu’elle ressent en ce moment ???

Quant à nous, qui connaissons notre amie depuis 1994 lorsque nous avons accepté de devenir des parents « potentiels » après lui avoir été présentés par un travailleur social, depuis des mois nous sommes témoins de cette travestie de justice scandaleuse. Plutôt que de nous sentir impuissants en restant passivement à ne rien faire, nous avons entrepris d’organiser une levée de fonds pour porter sa cause en appel, pour blanchir son nom, pour mettre fin à cette injustice, et pour lui rendre une vie normale. Grâce à la générosité des nombreuses personnes qui sont au courant de cette affaire, et qui ont contribué au Fond Valentine par cette campagne faite « de bouche à oreille », nous avons réussi à recueillir 25,000$ des 40,000$ nécessaires pour l’appel. Nous avons urgemment besoin d’un 15,000$ additionnelle pour mener cette affaire à bien.

Si vous pensez pouvoir aider de quelque façon que ce soit ou si vous avez déjà fait une contribution, sachez que cela est fort apprécié. Nous vous remercions tous du fond de notre cœur.

La Fondation québécoise du sida a gracieusement accepté de gérer les fonds pour la demande d’appel.


Veuillez, s’il vous plaît, libeller votre chèque* au nom de la :

Fondation québécoise du Sida

(IMPORTANT : écrivez « LE FONDS SAINT-VALENTIN » en bas sur la marge du chèque afin qu’il soit adressé à ce cas spécifique).

Veuillez, s’il vous plaît, envoyer votre chèque à l’adresse :

Fondation québécoise du SIDA

1, rue Sherbrooke Est,

Montréal, Qc, Canada H2X 3V8

Nous vous remercions de votre aide et d’avoir pris le temps de lire cette histoire.

Solidairement,

*Des reçus seront émis pour des montants égaux ou supérieurs à 20.00 $.



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