La Journée de la justice pour les prisonniers est une journée de deuil, de souvenir, de plaidoyer et de protestation. C’est l’occasion pour les détenus de pleurer la perte de consoeurs et confrères détenus qui ont perdu la vie pendant leur incarcération ; et c’est le moment pour les militants de mettre au jour certains cas d’injustice et d’abus de droits qui ont cours en prison. Pour de plus amples renseignements au sujet de cette journée veuillez aller au site web de la Société canadienne du sida
Vous pouvez contribuer à changer les choses !
On estime que les taux de VIH dans les systèmes carcéraux, au Canada, sont 10 fois plus élevés que dans la population générale. Le nombre de détenus vivant avec le virus de
l’hépatite C (VHC) est encore plus élevé - soit environ 20 fois supérieur au taux parmi le grand public.
Les taux élevés de VIH et de VHC dans les prisons canadiennes sont dus en grande partie à des pratiques non sécuritaires pour l’injection de drogue et le tatouage ainsi qu’aux rapports sexuels sans protection. Les condoms, lubrifiants et digues dentaires ne sont pas universellement accessibles, dans nos prisons. Et aucune aiguille ou seringue stérile n’est mise à la disposition des détenus. Il est crucial d’élargir les initiatives de réduction des méfaits, y compris la provision d’aiguilles et seringues stériles et les salles de tatouage sécuritaire, dans les systèmes de prisons du Canada.
Par ailleurs, plusieurs détenus qui vivent avec le VIH et/ou avec le VHC ne reçoivent pas les soins ou le soutien qui leur sont nécessaires. Il est fréquent d’entendre des récits de détenus qui n’ont pas accès au traitement à la méthadone, à des médicaments anti-douleur, ou à la nutrition qu’il faut pour favoriser la meilleure réussite possible de leurs régimes de traitement.
Que pouvez-vous faire ?
Vous pouvez faire bien des choses pour aider à améliorer la situation. En voici quelques exemples.
1. Prenez le temps d’écrire une lettre à votre député-e pour demander à ce que l’on mette en œuvre les initiatives et services susmentionnés, dans les prisons. Vous pouvez trouver les coordonnées des députés fédéraux via ce lien
2. Considérez la possibilité de diffuser un communiqué de presse sur le sujet, ou d’écrire un article pour un journal de votre localité.
3. Songez aux moyens par lesquels vous et votre organisme pourriez contribuer à des changements au sein du système des prisons. Pour vous informer sur les démarches par lesquelles votre organisme pourrait mettre en branle des programmes fructueux dans une ou des prisons, communiquez avec le Réseau d’action et de soutien des prisonniers et prisonnières vivant avec le sida (PASAN) au 416-920-9567, ou consultez son document intitulé : Des pros pour les détenus : un guide pour créer et réussir des actions communautaires contre le VIH/sida, pour les détenus. On peut commander ce guide du Centre canadien d’information sur le VIH/sida (voir ce lien)
4. La SCS coordonne un Groupe de réseautage sur les prisons, qui tient des réunions par conférence téléphonique à tous les deux ou trois mois. Nous y discutons du travail de nos organismes, dans leurs prisons locales, des obstacles qu’ils rencontrent, des préoccupations des détenus, et nous tentons de mettre nos idées en commun pour favoriser l’avènement de changements. Si vous êtes intéressé à faire partie du Groupe de réseautage sur les prisons, communiquez avec Claire Checkland à clairec@cdnaids.ca ou téléphonez-lui au 613-230-3580 (poste 141).
NOTE DE FRÉQUENCE VIH :
Si « par miracle » vous avez accès à un ordinateur et que vous êtes en prison, n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience et de vos difficultés. Et bien sûr, tout le monde est invité à réagir à ce texte et à exprimer sa solidarité. Nous nous engageons à transmettre vos réactions aux autorités concernées.