Réseau canadien pour les essais VIH
CTN 173
Vaccination avant interruption de traitement
Étude pilote visant à déterminer l’impact d’une vaccination anti-VIH thérapeutique suivie d’une interruption structurée du traitement antirétroviral sur la fonction immunitaire et le rebond de la virémie chez des patients ayant connu une suppression virale prolongée.
À propos de l’étude :
Le but de cette étude est de déterminer si une vaccination administrée avant l’interruption structurée de traitement (IST) est associée à une amélioration de la fonction immunitaire susceptible de retarder et d’atténuer la remontée de la virémie (présence du virus dans le sang). Les 60 participants à cette étude prennent au moins trois antirétroviraux, dont un inhibiteur de la protéase, et ont une charge virale indécelable depuis plus de deux ans. Ils seront assignés aléatoirement à recevoir soit RemuneMD et ALVAC, soit un Remune placebo et ALVAC, soit deux placebos correspondants. Le traitement antirétroviral sera suspendu dans les trois groupes à la semaine 24.
Les charges virales et les numérations des CD4 seront vérifiées toutes les quatre semaines avant l’interruption du traitement. Après l’interruption de traitement, elles seront mesurées deux fois par semaine pendant les quatre premières semaines, une fois par semaine pendant les huit semaines suivantes et une fois par mois par la suite. On vérifiera si la fonction immunitaire spécifique au VIH s’est améliorée et on déterminera quelles mesures immunologiques sont associées à la rapidité et à la l’ampleur du rebond virologique après l’interruption de traitement.
Infection VIH : Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) appartient à un groupe de virus appelés rétrovirus. Les rétrovirus ont ceci de particulier qu’ils peuvent copier leur propre matériel génétique sur le matériel génétique des cellules de la personne qu’ils infectent. Par l’entremise de mécanismes encore mal élucidés, le VIH empêche le système immunitaire de fonctionner adéquatement. En temps normal, le système immunitaire combattrait l’infection. Le VIH peut infecter cellules CD4 qui coordonnent la lutte du système immunitaire contre l’infection. À mesure que les cellules CD4 sont détruites et diminuent en nombre, on observe un déclin de la fonction immunitaire de l’organisme. Ce déclin provoque à son tour le développement d’infections ou de cancers charactéristiques du sida (syndrome d’immunodéficience acquise).
À propos du traitement/intervention
L’étude évalue l’effet de deux vaccins administrés ensemble pour stimuler une réaction immunitaire plus généralisée et soutenue dirigée contre le VIH.
Remune est fabriqué à partir de particules entières du VIH débarrassées de leur enveloppe et stérilisées. On l’utilise pour simuler l’infection et provoquer le système immunitaire. Le virus mort est émulsifié dans un adjuvant incomplet de Freund. L’adjuvant incomplet de Freund est un mélange d’eau et d’huile minérale qui aide à stimuler le système immunitaire.
ALVAC est une préparation faite à partir d’un virus canary pox recombinant modifié utilisé ici pour transporter les produits géniques du VIH-1 dans l’organisme et stimuler l’immunité protectrice. Le virus canary pox virus est spécifique à l’espèce d’oiseau canari. Aucun cas de réplication du virus canary pox n’a été signalé chez l’être humain jusqu’à présent. Le virus a été modifié de façon à fabriquer certaines protéines du VIH, ce qui simule une infection et stimule la réponse immunitaire.
Les participants seront assignés aléatoirement à des vaccins actifs ou à des placebos correspondants avant d’interrompre leur traitement antirétroviral, à la semaine 24.
Posologie :
Remune 1mL i.m.* aux semaines 0, 12 et 20.
ALVAC 1 mL i.m.* aux semaines 8, 12, 16 et 20.
*i.m. : par voie intramusculaire
CRITÈRES D’INSCRIPTION À L’ÉTUDE :
Critères d’inclusion
Être VIH-positif
Avoir une charge virale inférieure à 50 copies/mL depuis au moins deux ans
Prendre au moins trois antirétroviraux, y compris au moins un inhibiteur de la protéase (à l’exclusion de l’atazanavir)
Avoir une numération des CD4 supérieure à 500 cellules/uL
Avoir un rapport CD4/CD8 supérieur à 0,5
N’avoir jamais eu de numération des CD4 inférieure à 250
Accepter d’utiliser une mesure contraceptive de type barrière
Être en mesure de donner son consentement éclairé
Critères d’exclusion
Grossesse ou allaitement
Traitement en cours au moyen d’un inhibiteur de la transcriptase inverse non nucléosidique
Antécédents d’infections opportunistes associées au diagnostic du sida
Antécédents de chimiothérapie contre le cancer ou de traitement immunosuppresseur systémique (à l’exclusion de la pretentaine ou l’équivalent utilisés durant moins d’un mois)
Hépatite B
Hépatite C
Problèmes rénaux ou hépatiques (AST, ALT, ALP, créatine ou urée > trois fois la limite supérieure de la normale)
Anomalies sanguines (hémoglobine inférieure à 100, globules blancs inférieurs à 1500 ou plaquettes inférieures à 100)
Allergies à l’un ou l’autre des ingrédients de Remune, ALVAC
Contre-indications de l’un ou l’autre des ingrédients des vaccins
Remarque : D’autres critères pourraient s’appliquer.
Si vous êtes intéressé(e) à participer à cette étude, discutez-en avec votre médecin ou communiquez directement avec :
Ottawa General Hospital, Ottawa, Ontario
Investigateur Principal : Dr Jonathan Angel
613-737-8442
Montreal Chest Institute, Montréal, Québec
Dr Jean-Pierre Routy
514-843-1558
Hôtel-Dieu du CHUM, Montréal, Québec
Dre Cécile Tremblay
514-890-8000
Fréquence VIH : Note importante : avant de communiquer avec les médecins de l’étude, consultez la page du Réseau canadien pour les essais VIH consacrée à cette étude de vaccination en suivant ce lien, afin de connaître les dernières mises à jour de cette information.