Le comité des personnes atteintes du VIH du Québec a terminé les deux journées qu’il consacrait à un exercice de réflexion et à son assemblée générale sous de favorables auspices.
La journée de samedi avait, cependant, débuté dans une certaine confusion puisqu’à peu près personne n’avait compris que le document distribué préalablement par la poste aux membres du CPAVIH présentait uniquement les propositions de réforme élaborées par le Conseil d’administration sortant ; il ne s’agissait pas comme plusieurs le pensaient du rapport de la chargée de projet embauchée pour appuyer le processus de planification stratégique de l’organisme. Ce qui fait qu’on doit maintenant tenir compte de cette confusion quand on lit les réactions du Forum ou les opinions exprimées sur le sujet sur Fréquence VIH. La surprise de ce samedi matin a été de voir défiler des diapositives dont le contenu était beaucoup plus critique et détaillé que celui du Cahier de recommandations « Orientation futures : le retour à la mission ». Invitée à réagir à cette analyse, l’assemblée a regretté avec un brin d’exaspération que les organisateurs n’eurent pas pris soin de joindre ce document à l’envoi du Cahier de recommandations. La bonne volonté a cependant prévalu et des photocopies des conclusions de cette experte ont été distribuées sans tarder à l’assemblée (plutôt nombreuse en cette journée de canicule).
D’ailleurs, la bonne volonté a été à l’œuvre plus d’une fois ce samedi-là et le lendemain aussi ; il faut le souligner. Les membres présents voulaient manifestement s’exprimer sur ce qui va mal au CPAVIH et l’occasion leur a été donnée de le faire, quitte à chambouler l’ordre des discussions initialement prévu. La gravité des enjeux et la nervosité de l’équipe actuelle relativement au défi qu’elle doit relever expliquent en bonne partie les cafouillages, sans doute. Ce qui compte réellement est le résultat de ces journées de discussions souvent enflammées et les réactions recueillies à la sortie nous laissent croire qu’il est positif. Sans entrer dans les détails (nous aurons l’occasion d’y revenir et de recueillir vos réactions également), disons que le CPAVIH s’engage dans un processus qui doit l’amener à mieux représenter les personnes séropositives du Québec, à mieux se préoccuper des enjeux de « toutes » les personnes séropositives et de « tous » les enjeux.
Avec l’élection de dimanche, les femmes, les hétérosexuels et les gens de l’extérieur de Montréal sont entrés avec force au conseil d’administration du CPAVIH, signe d’un renouveau certain. Souhaitons-leur et souhaitons-nous que les démons du CPAVIH soient terrassés pour de bon et qu’ils ne reviennent plus jamais le hanter !
Albert Martin


