Témoignage(3) de Jean

Texte publié le dimanche 28 mai 2006.

La banalisation doit cesser (extrait)


Trop de gens, beaucoup trop de gens croient que le VIH se règle par des médicaments, c’est tout. Non, ce n’est pas tout : le VIH sait comment déjouer les médicaments et c’est ce qu’il fait, dès qu’il le peut. Le nombre en multiplication de patients dont le VIH est résistant ou multirésistant aux médicaments le prouve. Il est compréhensible que les faits soient si difficiles à envisager, si implacables et si durs que le premier réflexe soit d’éviter tout simplement d’y porter attention, mais faire cela n’empêchera pas le VIH de frapper et il faut dépasser ce premier réflexe pour se protéger et améliorer nos connaissances sur cette maladie qui sans qu’on le veuille, qu’on soit hétéro, bisexuel ou gay, vient déranger notre vie sexuelle. Il est incroyable de voir que l’idée générale qui a été retenue sur le SIDA dans la population, aux gouvernements et aux agences de santé et services sociaux est celle d’une maladie simplement réglée par les médicaments, ce qui n’est vraiment pas le portrait réel.

Avec un portrait changeant de la vie avec le VIH dans les sociétés occidentales dû aux limites et aux échecs des traitements, à leurs multiples effets secondaires à moyen et long termes très graves, dont entre autres le dévastateur syndrome de lipodystrophie, qui se sont démontrés depuis 1997 et la mutation du virus du SIDA maintenant sur le terrain avec des résistances et multirésistances aux médicaments, il est intolérable que la population reste avec de vieilles informations sur le SIDA qui datent de dix ans. Une personne qui croit que le VIH n’est plus un problème grâce aux médicaments est incroyablement mal informée. Des informations éducatives du Ministère de la Santé, des émissions à la télévision et à la radio, doivent parler du VIH et du SIDA, expliquer les vraies facettes de l’infection, des médicaments multiples à prendre, des résistances du virus à ceux-ci par mutations et de la vie avec le VIH actuellement en 2005-2006 pour encourager les gens de tous âges à se protéger et à utiliser les préservatifs. Les médicaments à prendre ne sont pas seulement ceux pour faire baisser le VIH soit trois ou quatre, qui ont des effets graves à moyen et long termes, mais aussi ceux pour les complications et les infections soit fréquemment trois, quatre médicaments supplémentaires et plus et des antibiotiques. Un antidépresseur est aussi nécessaire dans une proportion très grande des cas, vu l’impact atterrant et très déstabilisant de l’infection par ce virus sur tous les aspects de la vie d’une personne atteinte.

Tous savent qu’il faut utiliser les condoms pour se protéger, mais cette information est manifestement insuffisante à cause de fausses croyances, de fausses perceptions à corriger et du manque d’informations. Il est certain que si plus de gens savaient qu’il est possible d’être infecté par une souche VIH qui résiste aux médicaments, et même à presque tous les médicaments, plus de gens se protégeraient grâce aux condoms. La réelle possibilité de contracter une hépatite par voie sexuelle ou par voie d’une aiguille partagée doit également être davantage connue et davantage communiquée. Contracter une hépatite ou ajouter une hépatite virale à l’infection par le VIH sont des risques à éviter en se protégeant. Une fausse confiance envers les médicaments contre le VIH est profondément implantée et il faut informer la population des risques réels encourus et de la vie avec ces cocktails de médicaments qui sont des chimiothérapies continuelles et permanentes. Cette fausse confiance envers les médicaments anti-VIH est une illusion avant et après l’infection.

Le SIDA est, ne l’oublions pas, un syndrome complexe et incurable. Syndrome incurable, dans lequel le ralentissement du processus dégénératif permis par les avancées pharmaceutiques des années "90 nous démontre depuis quelques années ses limites dues aux mutations de résistance et de multirésistance aux médicaments fréquentes ainsi qu’aux toxicités graves, après un certain nombre d’années d’expérimentation des thérapies les plus puissantes par les patients infectés par le virus du SIDA tel que nous l’expliquons dans le présent article...

Jean D.

Voir l’article (révisé novembre 2006) à droite en format PDF



Forum

  • > Témoignage(3) de Jean
    26 juin 2006, par foudetoi

    La diabolisation du traitement ce n’est pas mieux. Je rencontre des personnes atteintes du VIH à chaque jour qui refuse les traitements actuellement disponibles et qui laisse leur état de santé aller à la dérive parce qu’ils ont lu des histoires d’horreur sur les traitements. Je prends des traitements contre le VIH depuis maintenant 15 ans et je n’ai pas d’effets secondaires. Alors le mieux c’est de lutter contre le VIH non contre les traitements. Sylvain Langlois


    • > > Témoignage(3) de Jean
      16 août 2006, par maha1111

      Bonjour je suis séropo cette nouvelle m a annoncé il y a 1 mois.pour l e moment jai pas besoin de traitement mais dans quelques mois peut etre.dites moi comment vous vous senté depuis que vous avez commencé le traitement ?merci


      • > > > Témoignage(3) de Jean
        31 août 2006, par foudetoi

        J’intégrés la médication dans ma vie de tous les jours et pour le moment j’ai aucun effets secondaire, mi à part les cachets. Ton médecin est mieux placer que moi pour vérifier les paramètres de ta condition physique, moi je pense qu’il faut commencer les traitement seulement quand ton système immunitaire est faible. Bon courage @+


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